La splendeur bergmanienne

Monika
D'Ingmar Bergman (1953, Suè, 1h34) avec Harriet Andersson, Lars Ekborg...

À l’honneur lors du dernier festival Lumière, l’œuvre d’Ingmar Bergman aura donc joué les prolongations sur grand écran à l’Institut durant tout le mois de mars. On arrive sans doute un peu tard pour en (re)parler, même si les trois films proposés cette semaine sont parmi ses plus beaux : Monika, Le Septième sceau et l’intégrale de Fanny et Alexandre, tous dans des copies superbement restaurées.

On avait pu voir celle de Monika au festival, et sa beauté plastique nous avait littéralement subjugués. C’est ce que l’on a tendance à oublier concernant Bergman : la fulgurance visuelle de ses films, cette haute idée de son art qui le pousse à travailler au scalpel la psychologie de ses personnages tout en les sublimant sur l’écran. C’est sans doute ce qui a assuré l’exceptionnelle pérennité de sa filmographie : chez lui, tout, du scénario aux acteurs, de la lumière au décor, de la métaphysique au physique, doit faire spectacle et créer de la sidération.

La redécouverte de Bergman est de fait cruelle pour toute une partie du cinéma "d’auteur" actuel, dont la constance à se complaire dans l’arte povera pour se donner une profondeur qu’elle ne possède même pas relève autant du tour de passe-passe que de la fainéantise intellectuelle.

Christophe Chabert

Rétrospective Ingmar Bergman
À l’Institut Lumière, jusqu’au 8 avril

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