Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain : ¡Fiesta y cinema!

Faire miroiter les œuvres cinématographiques du monde hispanophone et lusophone, telle est la raison d’être du festival Les Reflets. Que ce soit pour faire découvrir des réalisations passées inaperçues — à l’exemple du long-métrage argentin El Presidente de Santiago Mitre, avec Ricardo Darín à l’affiche, dont la sortie début janvier fut plus que fugace. Ou mettre en avant ceux désignés comme étant les plus prometteurs tel Les Bonnes Manières, un film brésilien un peu surcoté au demeurant, mélangeant tous les genres pour un résultat moyennement convaincant.

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Pour cette 34e édition, la péninsule ibérique est à l’honneur avec dix films espagnols projetés dont deux en présence de leurs réalisateurs — le très attendu Abracadabra de Pablo Berger (auteur du remarquable Bianca Nieves) en avant-première et La Mano Invisible de David Macián, en compétition. On pourra également revoir une copie restaurée de Attache-moi (1989), seul film de l’emblématique Pedro Almodóvar à avoir été présenté à la Berlinale à ce jour.

Changeons de continent et abordons les rivages de l’Argentine et de la Colombie qui, avec six films chacune, auront droit à une belle exposition. Notamment grâce au réalisateur colombien Jhonny Hendrix Hinestroza qui viendra présenter Candelaria (2016), lequel dresse le portrait d’un vieux couple de Havanais dans les années 1990. Du couple, on passe à la relation père-fils revisitée, au centre de trois films : Mala Junta, La Educación del Rey et Saison de chasse. Plus près de l’actualité, El mar, la mar ou El silencio del viento jettent un regard sur les questions de migrations.

Avec 17 réalisatrices pour 42 films, le festival pourrait en remontrer à beaucoup d’autres, question parité. D’autant qu’il accueille également dix longs-métrages proposant des portraits de femmes — à l’instar du documentaire consacré à « figure de proue de la musique mexicaine ranchera » et voix chère au suscité Almodóvar.

Ouvert sur le monde, le festival scintillera aussi hors des murs du Zola, avec une quinzaine de séances délocalisées proposées dans les cinémas de la région, comme au Toboggan de Décines qui propose d’assister à la projection de Buena Vista Social Club : Adiós et Chavela Vargas avec un repas latino entre les deux séances. Ou le Gérard-Philippe qui offre une pause tapas entre La fiancée du désert et Abracadabra. ¡Aquí vamos!

Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain
Au Zola de Villeurbanne du 14 au 28 mars

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