Mode d'emploi : la vie des idées à la Villa Gillet

Portrait du journaliste en narrateur : récits du réel

Villa Gillet

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement

Festival / Nouveau brassage d'idées pour cette édition de Mode d'Emploi, porté par la Villa Gillet, autour des enjeux liés au journalisme et à la démocratie. En vedette : le journaliste américain William Finnegan, l'Historien Pierre Rosanvallon et une pléiade d'auteurs méditerranéens.  

Avec la venue de Richard Powers en préambule du festival, c'est sans doute le point d'orgue de Mode d'Emploi que la venue d'un autre prix Pulitzer en la personne de William Finnegan (le journaliste-surfeur a obtenu le prestigieux prix pour son autobiographie Jours Barbares). La plume du New Yorker, entre autres, y animera les journées du mercredi 17 et jeudi 18 novembre. D'abord, au Club de la Presse devant des étudiants en journalisme pour évoquer les nouvelles formes de récit long à l'œuvre dans le journalisme d'investigation – outre Jours Barbares, Finnegan a publié des ouvrages sur ses enquêtes en Afrique du Sud, au Mozambique, ou sur la pauvreté aux États-Unis —, ensuite lors de deux conversations-tables rondes à la Villa Gillet en compagnie d'Ariane Chemin et Adrien Bosc puis de la même Ariane Chemin, de Leila Guerreiro et de Nadia Khiari. La première relative aux récits du réel sur le thème du "journalisme narratif en France et aux États-Unis" qui sera suivie d'un entretien avec la précitée journaliste argentine Leila Guerreiro, qui tentera d'expliquer que "l'objectivité est un mensonge", la seconde sur "le journalisme dans le débat démocratique" et le rôle qu'il y joue dans différents pays du monde.

à lire aussi : Richard Powers : “Nous devons remettre le “plus qu'humain” au coeur de l'histoire”

Écoutes croisées

L'autre vedette de Mode d'Emploi sera la Méditerranée et plus précisément le Liban, auquel une soirée aura déjà été consacrée le mardi précédent. Le 19 novembre à 11h, la Villa Gillet accueillera une lecture de Valérie Cachard, écrivaine née à Beyrouth, de sa pièce Victoria K, Delphine Seyrig et moi ou la petite chaise jaune. Le soir, c'est à une cartographie méditerranéenne que le spectateur sera invité, en compagnie de certains des sept auteurs (Camille Ammoun, Salah Badis, François Beaune, Hadrien Bels, Valérie Cachard, Nadia Khiari, et Abdellah Taïa) du projet "Écoutes croisées" qui s'attache à faire témoigner des auteurs de l'arc méditerranéen ayant vécu de l'intérieur les Printemps arabes. Ceci sous la forme de conversations ("Méditerranées. Le Polygone étoilé", "Engagements et identités"), d'une lecture musicale "L'identité n'est pas un héritage mais une création" et d'une exposition sonore.

La Villa au Musée

La dernière journée, celle du samedi sera elle attachée à certaines des problématiques de la démocratie avec une table ronde réunissant Pierre Auriel (docteur en droit public), Charles Girard (Maître de conférence en philosophie), Clément Mabi (maître de conférences en sciences de l'information et de la communication) et Juliette Poussin (fondatrice de Poussin communication) qui se demanderont "Ce qu'Internet fait à la démocratie" autour de questions sur les fake news et la liberté d'expression ; une conversation entre Emmanuelle Barozet et Cécile Faliès autour de l'important virage démocratique pris par le Chili (une réforme de sa Constitution est à l'œuvre) et la possibilité que celui-ci devienne un "laboratoire démocratique" ; enfin un grand entretien de clôture qui accueillera Pierre Rosanvallon, historien de la démocratie et de ses mutations, auteur cette année de Les Épreuves de la vie : comprendre autrement les Français, qui se penche sur les émotions en explorant les origines affectives des bouleversements sociaux récents.

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Il faut noter pour finir qu'en dehors des événements proposés à la Villa Gillet et de nombreuses dédicaces en librairie notamment, Mode d'Emploi propose une soirée sise au Musée des Confluences le mercredi 17 novembre, ponctuée d'une conversation avec l'anthropologue Charles Stépanoff qui s'interroge sur le rapport entre l'humain et le non humain, et évoquera notamment son dernier ouvrage, L'Animal et la mort. Chasses, modernités et crises du sauvage. Et d'une lecture et conversation sur "les nouveaux arts de la description" avec Bérengère Cournut (Élise sur les chemins), Arthur Lochmann (Toucher le vertige) et Emmanuelle Salasc (Hors Gel).

Mode d'emploi : un festival des idées
À la Villa Gillet et autres lieux jusqu'au samedi 20 novembre

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