The Ink Factory, l'idée de deux tatoueurs passionnés

The Ink Factory

Anciennes usines Fagor-Brandt

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement

Tatouage / Rencontre avec les organisateurs, Teodor Milev et son épouse Morgane, tous deux tatoueurs passionnés gérant aussi à Lyon la boutique 681 Tattoos.

Une première édition en 2018, la suivante en 2019. Depuis, la situation sanitaire avait rendu impossible l’organisation d’un tel événement. Un temps qui vous permet un retour plus mûri, une convention pensée différemment des précédentes ?
Teodor Milev :
Il est certain que nous avons eu le temps de mûrir et de stresser. En deux ans, The Ink Factory a été reporté trois fois avant d’être annulé. Une période difficile. Aujourd'hui, nous sommes très contents que la troisième édition voit enfin le jour !

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Morgane Milev : Les visiteurs partagent notre enthousiasme, tout le monde a manqué d’échanges sociaux, de moments qui permettent de sortir du quotidien. Nous aussi tatoueurs, nous avons ressenti le manque d’assister à ce genre de meeting.

Y aura-t-il plus de tatoueurs que lors des éditions précédentes ?
Teodor :
C’était un désir mais notre ancien site a limité cette envie de par le manque de surface. On a eu l’opportunité d'investir les usines Fagor-Brandt, un lieu bien plus grand, avec plus de place, ce qui nous a permis de repenser le salon pour en faire quelque chose de beaucoup plus agréable. On veut avoir un plateau très haut de gamme et d'une certaine taille. Avant, nous avions 150 places pour 600 demandes. En changeant de salle, on peut augmenter un peu le nombre d'artistes. Après, la sélection reste toujours très difficile…

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Morgane : On veut pouvoir présenter un panel varié, sur la qualité, les styles, la provenance des artistes, pour faire découvrir aux visiteurs ce qu’est le tatouage dans sa globalité.

Vous êtes gérants de 681 Tattoos où vous exercez tous les deux depuis plusieurs années. Est-ce aussi une occasion de faire connaître votre boutique ?
Teodor :
The Ink Factory nous apporte un peu en notoriété mais ce n’est pas ce que l’on recherche. On ne souhaite pas que notre nom soit lié à la convention systématiquement. Il y a des retombées positives mais ce n’est pas notre objectif premier.

Morgane : On préfère rester dans l’ombre. La convention existe pour réunir des artistes et faire connaître le métier, pas spécifiquement nous.

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C’est bien plus que des trucs sur la peau

Une convention pour les passionnés et pour les novices ?
Teodor :
L’univers des artistes tatoueurs est très large, on veut le montrer. Beaucoup de tatoueurs viennent de domaines artistiques variés. Tous ont leur mot à dire, leur univers à montrer. C'est un salon pour ceux qui veulent rencontrer ou se faire tatouer par un artiste polonais, australien ou japonais qui sera là, à deux pas de chez eux. Une occasion de se rassurer, de discuter d’un éventuel projet. On n'organise pas ce salon pour que les gens viennent se faire tatouer, ce n’est pas une obligation. C’est tout public.

Morgane : On défend ce statut artistique. On veut montrer que derrière un tatoueur, il y a avant tout un artiste. Cela représente plus que des trucs sur la peau. The Ink Factory est ouvert à tous, tatoués ou non !

681 Tattoos
158 rue Vendôme, Lyon 3e
T. 04 82 31 17 60

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