Sans plus attendre

de Rob Reiner (ÉU, 1h36) avec Jack Nicholson, Morgan Freeman…


On ne sait ce qui est le plus pathétique dans Sans plus attendre (The Bucket list, en Anglais dans le texte) : que des acteurs immenses comme Nicholson et Freeman en soient réduits, jeunisme hollywoodien oblige, à jouer les vieux cancéreux dans un mélo marketé au point d'en devenir un bidon de lessive prêt à diffuser sur Vivolta ? Qu'un cinéaste autrefois inspiré (Spinal Tap, Quand Harry rencontre Sally) signe une mise en scène pantouflarde et télévisuelle au service d'un carpe diem passablement éculé ?
Qu'on essaye de nous faire rire en montrant un homme qui vomit pendant sa chimiothérapie ? Que le scénario soit manipulateur au point de faire parler les morts ?
Ou qu'une fois de plus, on nous resserve l'antienne bien judéo-chrétienne du «qu'importe qu'on ait eu une vie pourrie, l'important est d'avoir une belle mort» ? On ne sait pas, vraiment, mais c'est effectivement assez pathétique. CC


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Coupable