Mozart est là, à Saoû

Sacré, profane, opératique, symphonique, concertant ou chambriste : c'est tout le génie Mozartien que fête Saoû, sans chichi mais pas sans ambition. Philippe Yves


Chaque été, le village drômois de Saoû chante Mozart, le célèbre et le donne à entendre un peu partout, à l'église comme sur sa place des Cagnards, épicentre du festival et paysage digne d'une carte postale de Drôme provençale.

Le thème de l'édition 2015, "La modernité de Mozart", souligne le génie novateur du compositeur comme l'influence durable qu'il exerce sur des compositeurs tels que Haydn, Schubert ou Beethoven. Le programme, imaginé par le grand flûtiste et chef d'orchestre Philippe Bernold, propose ainsi un Mozart toujours pertinent et accessible, dans une atmosphère toute en décontraction bucolique. Le maître de cérémonie sera lui-même de la fête, entouré d'autre chambristes émérites (dont le pianiste Emmanuel Strosser et le violoncelliste Roland Pidoux) pour une série de concerts "Bernold & friends" – il officiera aussi en tant que soliste avec l'Orchestre de Chambre de Paris dans deux concertos de Mozart.

Parmi nos coups de cœur : la violoncelliste Anne Gastinel, accompagnée par l'Orchestre des Pays de Savoie dans le Concerto pour violoncelle n°2 de Haydn et la présentation de l'opéra de jeunesse – Mozart était âge de 11 ans lors de sa composition – Apollon et Hyacinthe par Le Concert de l'Hostel Dieu. Côté musique de chambre, notons la présence massive des quatuors à cordes, dont les Varèse qui interpréteront Ainsi la Nuit du regretté Henri Dutilleux.

Les amateurs de virtuosité ne manqueront pas la venue du headbanger Nemanja Radulovic, véritable rock star du violon avec son ensemble Les Trilles du Diable. Mais, ne pas s'y méprendre, la vraie star, à Saoû, c'est Mozart.


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Victoria