Les démons déjantés de Camion Bazar

Chaque année les Monts-d'Or,  s'ornent de leur plus belle parure durant trois jours de festival... Et pour sa douzième édition,  Démon d'Or se paye un joyeux bazar en sus d'une belle programmation.


Festival qui n'a rien d'angélique, Démon d'Or se déroulera cette année du 24 au 26 juin,  accueillant une pointure comme Noisia, mais aussi Brainless ou Sadhu. Et chaque soir, un camion un brin particulier va prendre racine sur le site, après s'être garé sur quelques autres festivals et fêtes qui comptent, comme le Weather.

Des licornes, des paillettes, des couleurs à n'en plus finir ; et surtout de la musique, beaucoup de musique : un panel de titres (sur vinyles) que le DJ Romain Play joue avec un entrain sans faille, accompagné de sa femme Benedetta Bertella qui met un point d'honneur à ce que l'ambiance plus que survoltée ne s'arrête pas une seule seconde. 

Camion Bazar c'est une scène chill-out qui bouge tout le temps : « on n'avait pas envie de faire quelque chose de fixe, on aime la musique, voyager, on a concilié les deux. On a vraiment réussi à apporter un truc qui change des scènes électro ordinaires. » raconte Benedetta. C'est une véritable échappatoire musicale devant laquelle se retrouve le public pendant parfois six heures d'affilée.

« Nous voulons que les gens dansent et s'amusent, c'est le principal ! Si on se retrouve dans de bonnes conditions, on parvient à faire bouger le public toute la nuit. » Jamais seuls dans ce camion où l'amour est le maître mot, leurs amis DJs ou danseurs sont invités à prendre part à la folle ambiance qui règne à l'intérieur, transportant les festivaliers dans leur monde complètement dingue. « Romain passe beaucoup de temps dans son studio à bidouiller ses instruments », et il n'est pas rare de le croiser devant son camion, à jouer de la batterie avec son panier de légumes bio : poivron, concombre, courgette... toujours dans le seul but de faire bouger tout le monde, tout le temps.

Passant de la house à la variété, c'est un set totalement éclectique qu'ils offrent à leur public : « c'est un peu chiant de se cantonner à un seul style de musique ! » Ils se font plaisir, et réussissent à le transmettre : « il y a toujours un échange particulier avec les gens, c'est super important pour nous. » Une belle pagaille qui redonne le sourire. Vous saurez quoi faire entre deux groupes, avec le risque d'être happés par ce camion d'un autre genre !

Festival Démon d'Or
À Poleymieux-au-Mont-d'Or du 24 au 26 juin


<< article précédent
Insomniaque : vos trois soirées de la semaine