10 concerts à ne pas manquer en décembre

Votre calendrier en décembre est déjà bien rempli ? Nul doute que vous trouverez une petite place pour ces dix concerts immanquables.


Oxia

Dans le cadre du festival Elekt'rhône, Oxia viendra faire danser le Petit Salon en début de mois. Incontournable derrière les platines de la région, le Grenoblois propose depuis plus de dix ans une techno en perpétuelle évolution. Agrémentant ses tracks de funk, de rythmes tribaux ou proposant une techno minimale dans la plus pure tradition du genre, Oxia a toujours su utiliser la bonne recette au bon moment.

Au Petit Salon le vendredi 2 décembre

Benjamin Biolay

Après avoir passé plusieurs années au fond du gouffre, mélangeant spleen, alcool et médicaments, Benjamin Biolay est de retour avec Palermo Hollywood, un album placé sous le signe du renouveau. Enregistré en Argentine, cet opus permet enfin au chanteur de laisser s'exprimer son côté festif – si, si, il en a un – sans délaisser sa moitié mélancolique. Biolay s'est fait du bien et ça s'entend.

Au Radiant Bellevue le dimanche 4 décembre

Mathis

Après une courte pause, le guitariste-chanteur retrouve le chemin de la scène pour continuer à présenter son deuxième album, Ombres et visages (2016). Toujours fidèle à ses racines blues et rock, Mathis emprunte aussi aux codes de la pop pour délivrer ses textes. Des récits qui parlent de nous, de notre rapport aux autres et au monde. Parfois simples, rarement niaises, ses paroles ont l'avantage d'être sincères.

Au Ninkasi Kao le mardi 6 décembre

Meyhem Lauren

Le cloud rap a beau être à la mode, il n'est pas prêt d'enterrer le hip-hop old school de New York. Venu tout droit du Queens, le MC Meyhem Lauren ne fait pas dans la poésie. Sur des instrumentaux violents, il crache ses lyrics sans détours. Bagarres de rue, vie dans le ghetto, tout y passe. Ici pas d'autotune ni de nappes synthétiques planantes, mais des boîtes à rythmes et des rafales verbales.

À la Marquise le mardi 6 décembre

Nazca

Comme un rayon de soleil qui viendrait fendre le ciel gris du mois de décembre, Nazca viendra dévoiler son EP Of Lights and Shades au Transbordeur. Petit joyau de folk épurée, le groupe lyonnais n'a besoin que des deux douces voix de Zoé et Juliette et des instrumentaux de Marc et Navid pour réchauffer les cœurs. Idéale pour retrouver le sourire ou simplement pour le garder, la musique intimiste de Nazca a de beaux jours devant elle.

Au Transbordeur le mercredi 7 décembre

Peter Kernel

Quelque part entre l'art punk, la pop et le rock expérimental, Peter Kernel défend un troisième album, Thrill Addict (2015) pour le moins étonnant. Toujours aussi brute et percutante, la musique du duo parvient cette fois-ci à mêler la pluie et le beau temps, à semer le vent avant de récolter une véritable tempête. Un bel ouragan venu de Suisse et du Canada qui passera par la Saône en décembre.

Au Sonic le mercredi 7 décembre

Stéphane Vincenza Trio

Une petite plongée spatio-temporelle pour se rendre directement dans le New York des années 1950 et 1960, voilà ce que proposent le pianiste Stéphane Vincenza et ses deux acolytes, Héliodore et Cédric Perrot. Avec talent et passion, ce trio rend hommage aux plus belles heures du swing pour faire danser les foules comme sur Broadway.

À la Clef de Voûte le samedi 10 décembre

 

Le labo du Conservatoire

Depuis quelques années déjà, le Conservatoire de Lyon développe sa branche musiques actuelles en accompagnant des groupes de la région, leur proposant répétitions encadrées et concerts organisés. Cette fois-ci, on retrouvera sur la scène du Marché Gare le trio de rock instrumental Pratos, l'électro aux multiples influences duproducteur Gohue et le hard rock énergique des Sun Sharpies.

Au Marché Gare le jeudi 15 décembre

Sheik Anorak et Esse Vanderbruggen

Lyonnais délocalisé à Göteborg, en Suède, le multi-instrumentiste Sheik Anorak n'en a jamais assez de créer. Après avoir sorti Let's just bullshit our way through en début d'année, il s'est associé à la danseuse flamande Esse Vanderbruggen pour écrire Pattern 0. Une rencontre qui pousse les deux artistes dans leurs retranchements, chacun devant s'adapter à l'autre pour créer un spectacle sonore, où l'ouïe et la vue deviennent indissociables.

Au Périscope le jeudi 15 décembre
 

Ti'kaniki

Une fois par mois, le collectif zoréol Ti'kaniki fait découvrir au Sirius les joies du maloya, la musique traditionnelle de La Réunion. Héritier du chant des esclaves, le maloya est aujourd'hui classé au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Mêlant chants et percussions traditionnelles pendant des heures, les membres du Ti'kaniki semblent ne jamais s'essouffler. Et c'est tant mieux pour nos oreilles.

Au Sirius le dimanche 18 décembre


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