Palmarès

Christophe Chabert | Mercredi 26 mai 2010

Palme d'or
Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures d'Apichatpong Weerasethakul

Grand Prix
Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois

Prix de la mise en scène
Mathieu Amalric pour Tournée

Prix d'interprétation masculine
Javier Bardem pour Biutiful et Elio Germano pour La Nostra Vita

Prix d'interprétation féminine
Juliette Binoche pour Copie Conforme

Prix du jury
Un homme qui crie de Mahamat-Saleh Haroun

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Un Oncle, des vieux et quelques clichés…

ECRANS | Festival de Cannes / En couronnant "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures", le jury du festival de Cannes a conclu un festival terne par une note positive, provoquant quelques remous imbéciles. Dernier bilan en quatre points. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 26 mai 2010

Un Oncle, des vieux et quelques clichés…

On le disait la semaine dernière : "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures" d’Apichatpong Weerasethakul était une des rares joies de la compétition cannoise. On ne pensait pas alors que Tim Burton et ses camarades du jury auraient le courage de lui attribuer la Palme d’or — on pensait plutôt à "Poetry" dans le meilleur des cas, à "Another year" dans le pire… Du coup, joie immodérée à l’annonce du palmarès. Non seulement ce choix est mille fois justifié, mais il couronne une œuvre appelée à durer et un cinéaste qui n’a cessé de s’ouvrir au spectateur de films en films. À peine rendue publique, cette Palme a déclenché des réactions qui en disent long sur le délabrement actuel de la presse cinéma. Accusation d’élitisme (venant du "Figaro" ou du "Parisien", c’est-à-dire l’aristocratie de la presse française, il y a de quoi se tordre de rire !), procès pour lenteur arrogante et contemplation vaine… Respect Des cinéastes qui se regardent filmer et des films qui prennent le spectateur de haut, cela ne manquait pas à Cannes cette année ; mais pas "Oncle Boonmee" qui ne demande aucun savoir particulier, aucune réf

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Blog : Cannes, Jour 11 : This is the end (photos)

ECRANS | "Soleil trompeur 2" de Nikita Mikhalkov. "Ha ha ha" de Hong Sang-Soo. "Film socialisme" de Jean-Luc Godard. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 25 mai 2010

Blog : Cannes, Jour 11 : This is the end (photos)

Samedi 22 mai, veille de palmarès, veillée d’armes, remise des prix dans les sections parallèles. C’est la fin, donc. Dimanche retour à Lyon, d’où l’on suivra la cérémonie de clôture sur notre petit écran, avec les commentaires des critiques du "Masque et la plume" en fond sonore. On est assez curieux de voir comment Michel Ciment, éminent rédacteur à "Positif" et grand ami de Thierry Frémaux, va se dépatouiller pour trouver de bons côtés à cette compétition foireuse jusqu’au bout (de nos nerfs), puisqu’elle s’est terminée avec la projection de "Soleil trompeur 2" de Mikhalkov — on y revient dans quelques lignes… Un indice : lors de la conférence de presse de Tender son, le pénible film hongrois de la veille, Ciment posa au réalisateur cette question qui nous a laissé pantois : «Qu’est-ce que vous avez voulu dire avec le chromatisme du film ?». Nous ne sommes donc pas les seuls à finir le festival sur les rotules, même le vaillant Ciment semble carbonisé. Carbonisés, c’est ainsi que finissent les décors de Soleil t

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Vaches maigres cannoises

ECRANS | Festival de Cannes / La deuxième partie du festival de Cannes n'a pas plus convaincu que la première avec une compétition faiblarde et des sections parallèles pauvres en découvertes. Du coup, deux cinéastes ont emporté l'adhésion : Lee Chang-dong et Apichatpong Weerasethakul. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Samedi 22 mai 2010

Vaches maigres cannoises

2009 était un cru exceptionnel ; 2010 restera une année faible pour le festival de Cannes. À quelques heures du Palmarès — pour cause de lundi férié et de bouclage avancé, nous ne pouvons le commenter ici — le bilan est sans appel : la compétition n'a pas réservé de chocs égalant Le Ruban blanc ou Un prophète l'an dernier, et on peine à trouver des équivalents aux Inglorious basterds ou Fish Tank de 2009. Pire : certains films présentés relevaient du navet pur et dur, comme le terrible La Nostra Vita de Daniele Luchetti, un téléfilm berlusconien nauséabond, ou l'impossible Hors la loi de Rachid Bouchareb, sans doute le blockbuster français le plus académique depuis Germinal de Claude Berri — à côté, Tavernier paraissait presque moderne, c'est dire ! Dans un registre à peine plus glorieux, l'effarant Biutiful d'Alejandro Gonzalez Iñarritu déballait un obscène bazar doloriste, sulpicien, démagogique et complaisant. Au rayon film d'auteur dont seul l'auteur a le mode d'emploi, Mon bonheur de l'Ukrainien Sergei Loznitza nous a envoyé dans le fossé à force de décrochages narratifs et de références crypté

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Blog : Cannes, jour 10 : Désordres

ECRANS | Hors la loi de Rachid Bouchareb. Tender son de Kornel Mundruczo.

Christophe Chabert | Samedi 22 mai 2010

Blog : Cannes, jour 10 : Désordres

À peine débarqué sur la Croisette aux aurores, on a senti que l’ambiance avait changé. Il faut dire que le nez dans le cinéma, on oublie assez vite que l’actualité continue, et qu’elle finit par rejoindre parfois les films présentés ici. On parle bien sûr de l’affaire Hors la loi qui a entraîné un pénible désordre avec hordes de gendarmes, de CRS et de militaires à chaque coin de rue, fouilles particulièrement musclées à chaque entrée dans le palais, provoquant des queues interminables et quelques retards dans le programme. Déjà crevé par dix jours intenses, ce cirque a eu tendance à mettre les nerfs à vif, et on n’était pas mécontent de rentrer à l’hôtel ce soir — pas de bol, un accident nous a fait mariner pendant une heure avant d’y arriver ! Ça s’appelle la poisse… D’autant plus que le film a fait figure de double peine. Car Hors la loi est (encore !) un navet, achevant de plonger dans le ridicule une compétition déjà lassante de médiocrité. Le scandale, car il y en a un, c’est l’académisme insuppor

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Blog : Cannes jour 9 : Mon oncle de Thaïlande

ECRANS | Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures d’Apichatpong Weerasethakul. Fair game de Doug Liman. Route Irish de Ken Loach.

Christophe Chabert | Vendredi 21 mai 2010

Blog : Cannes jour 9 : Mon oncle de Thaïlande

C'est donc dans la dernière ligne droite du festival que Thierry Frémaux avait caché les meilleurs films de la compétition. Une manière de tester l'endurance du cinéphile, lui faire d'abord traverser une rivière de boue avant de le récompenser par de beaux trésors justifiant enfin de passer dix à douze heures par jour dans les salles obscures. Après le choc Poetry hier, c'est donc l'étonnant Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul qui a offert un film magnifique, un enchantement de cinéma qui, malgré les ronchonnements qui ne manqueront pas sur son compte, devrait trouver sa juste place au palmarès dimanche soir. Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures est à la fois un conte pour enfants, un film trip et une comédie bizarre ; en tout cas, un geste de cinéma d'une grande force, d'autant plus surprenant qu'il vient d'un metteur en scène inscrivant son œuvre dans le réseau de l’art contemporain au sens large. Depuis Tropical malady, Weerasethakul a fait un pas vers le spectateur, faisant

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Blog : Cannes jour 8 : We love Lee

ECRANS | Poetry de Lee Chang-dong. La Nostra vita de Daniele Luchetti.

Christophe Chabert | Jeudi 20 mai 2010

Blog : Cannes jour 8 : We love Lee

Ouf ! Enfin, la voilà, la claque de la compétition, le film que l'on désespérait de voir durant ce festival, celui qui remet les pendules à l'heure et les points sur les i. Poetry de Lee Chang-dong a eu cet effet-là et on serait très fâché après Monsieur Burton et ses camarades du jury si le film n'obtenait pas au minimum la Palme d'or (le prix d'interprétation féminine et celui du scénario sont en option). Le cinéma de Lee, écrivain et éphémère ministre de la culture sud-coréen, a connu une montée en puissance depuis la découverte de Peppermint candy. Secret sunshine faisait déjà figure d'œuvre majeure, mais Poetry le surpasse encore. Madame Mija est une paisible grand-mère qui élève seule son petit-fils ; en sortant de la clinique après une consultation de routine, elle décide sans réelle raison de suivre des cours de poésie. Cette femme simple, souriante et dévouée traversera ensuite une série de drames qui vont entamer sa joie de vivre, mais lui offrir aussi un accomplissement intime dont le film tait pudiquement s'

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Blog : Cannes, jour 7 : Indépendances américaines

ECRANS | Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Mon bonheur de Sergei Loznitza. Two gates of sleep d’Alistair Banks Griffin. The Myth of the Americain sleepover de David Robert Mitchell. Blue Valentine de Derek Cianfrance.

Christophe Chabert | Mardi 22 janvier 2013

Blog : Cannes, jour 7 : Indépendances américaines

Ça devient monotone de le répéter quotidiennement mais ça ne s'arrange pas en compétition. Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, troisième film français à concourir pour la Palme, a fait l'effet d'une douche glacée au réveil. Relatant l'enlèvement puis le massacre des Moines de Tibéhirine dans les montagnes de l'Atlas, le film se calque sur le rythme de la vie monastique, multipliant les plans tableaux, les rituels et les cantiques, Beauvois étant autant fasciné par le religieux que par l’humain, abandonnant tout point de vue sur son histoire au profit d'une contestable quête du sacré et du sacrifice au Christ. Cela passe aussi par de longues scènes de dialogue où chaque moine exprime son sentiment sur la situation, ses doutes et sa foi, jusqu'au vote final pour savoir s'il faut partir ou rester. La dialectique voulue est annulée par le côté panel des personnages qui ressemble à une énorme facilité d'écriture. L'académisme du film éclate lors des intrusions des terroristes et de l'armée algérienne, puisque Beauvoi

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Blog : Cannes, jour 6 : Le spectateur brutalisé

ECRANS | La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier. R U There de David Verbeek. Biutiful d’Alejandro Ganzalez Iñarritu. Outrage de Takeshi Kitano.

Christophe Chabert | Mardi 18 mai 2010

Blog : Cannes, jour 6 : Le spectateur brutalisé

24 films, ça commence à être suffisant pour faire un début de bilan. Globalement, Cannes 2010, c'est pas ça. La compétition officielle est décevante, Un certain regard en dessous des attentes, et les meilleurs films sont parfois en séance spéciale (Kaboom, Draquila) ou hors compétition (le Woody Allen, rare film à se bonifier avec le temps). En sortant de La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, cruel exemple, on se disait que les sélectionneurs n'avaient vraiment pas eu grand chose à se mettre sous la dent pour retenir ce film poussiéreux, qui dissimule mal son académisme pantouflard derrière une caméra en mouvement (mais pourquoi ?) et le renfort d'une jeunesse dont il ne sait quoi faire, laissant toutes les bonnes scènes à Michel Vuillermoz et la morale ronflante au personnage de Lambert Wilson. Catastrophe totale ! Niveau rien du tout, R U There du Hollandais David Verbeek n'était pas mal non plus. Sur le thème déjà saccagé par Hideo Nakata des rapports entre les

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Blog : Cannes, jour 5 Impressions cannoises

ECRANS | Photographies prises lors du Festival de Cannes 2010 par Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Lundi 17 mai 2010

Blog : Cannes, jour 5
Impressions cannoises

La Salle Debussy, où s’affiche en grands les cinéastes de la sélection Le Grand Palais lumière au balcon. Le Marché du film : le stand Filmax, où l’on annonce la prequel et la deuxième sequel de Rec. Les cortèges officiels au moment de la montée des marches Les marches du Palais, au pet

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L'ordre moral cannois

ECRANS | Après l'édition très rock'n'roll de l'an dernier, le festival de Cannes 2010 semble avoir choisi la rigueur pour sa sélection. Du coup, ce sont les films fous et les cinéastes faussement sages qui raflent la mise. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 17 mai 2010

L'ordre moral cannois

"Tout fout l'camp, ma bonne dame et quand on entend c'qu'on entend, on a bien raison de penser c'qu'on pense !" Est-ce l'avis fatigué du critique aux neurones grillés à mi-parcours par le marathon cannois ? Non, tout va bien, merci... Il s'agit plutôt de la rengaine qui se dégage de certains films vus cette année au festival. Un relent moralisateur parcourt pour l'instant la sélection et là où l'on attendait des fictions de crise, on assiste au contraire au triomphe de la pensée vieux con, et ce quel que soit l'âge du capitaine-cinéaste. Exemples : Chatroom d'Hideo Nakata ("Un certain regard"), ou comment transformer les clichés réactionnaires d'Hortefeux sur Internet en film pour parents d'élèves angoissés et singulièrement à côté de la plaque. Pas mal non plus, la lourde leçon de Wang Xiaoshuai dans Chongking blues (Compétition). Pendant que les pères se tuent à la tâche, les enfants vont, ô scandale, faire la fête dans des clubs techno, jouent toute la journée au baby-foot sur les toits et s'expriment avec quatre mots de vocabulaire, les p’tits cons ! Pire : ils ont la mauvaise idée de crever en laissant leurs parents pétris de culpabilité. Dans le

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Blog : Cannes, jour 4 : Vive la fin du monde !

ECRANS | Another year de Mike Leigh. You will meet a tall dark stranger de Woody Allen. Kaboom de Greg Araki.

Christophe Chabert | Dimanche 16 mai 2010

Blog : Cannes, jour 4 : Vive la fin du monde !

Au quatrième jour, on peut le dire : la compétition ronronne. En témoigne le très inutile film tchadien de Mahamat-Saleh Haroun, Un homme qui crie, dont l’argument très lâche n’est pas vraiment aidé par une mise en scène inutilement contemplative et surtout une interprétation au bas mot catastrophique. En revanche, il va falloir se préparer à ferrailler autour d’Another year de Mike Leigh, très bien accueilli et que certains n’hésitent pas à qualifier de chef-d’œuvre. J’ai simplement détesté le film, à presque tous les niveaux. Déjà, Leigh a une fâcheuse tendance à clamer du premier au dernier plan qu’il tourne ici sa grande œuvre, alors qu’elle n’est qu’une asphyxiante démonstration de maîtrise écrasant tout sur son passage, à commencer par ses personnages. Si la réalisation est élégante, la mise en scène est la plupart du temps purement théâtrale : tout passe par le texte et Leigh ne garde au montage que les personnages qui parlent, jamais la réaction de ceux à qui ils s’adressent, ce qui en

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Blog : Cannes, jour 3 : Un regard roumain

ECRANS | "Mardi, après noël" de Radu Muntean. "Aurora" de Cristi Puiu. CC

Christophe Chabert | Samedi 15 mai 2010

Blog : Cannes, jour 3 : Un regard roumain

Ce vendredi aura été quelque peu décevant, surtout en regard des éclats de la veille. Le Wall Street, Money never sleeps d’Oliver Stone s’est effondré aussi vite que la Bourse de New York lors de la crise mondiale, et ce malgré les performances plutôt amusantes de Michael Douglas et de Josh Brolin, l’un reprenant avec une jouissance manifeste son personnage de Gordon Gecko, l’autre traînant dans son sillage son incarnation de W. Bush dans le précédent Stone, conférant ainsi à son rôle de grand méchant une dimension plutôt troublante. Effondrement aussi du côté d’Hideo Nakata ; le réalisateur du beau Dark Water patauge dans la semoule avec Chatroom, qui enfile comme des perles les clichés réacs sur les ados et internet, avant de les souligner par des truismes visuels dignes d’une médiocre série B (la réalité de Chelsea est filmée avec des teintes ternes, alors que les mondes virtuels vomissent de couleurs criardes). On n’est pas loin du nanar, et on se demande vraiment ce que ce

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Blog : Cannes, jour 2 : Une certaine idée de la politique

ECRANS | "Draquila" de Sabrina Guzzanti. "The Housemaid" de Im Sang-Soo. "L’Étrange cas Angelica" de Manoel de Oliveira. CC

Christophe Chabert | Vendredi 14 mai 2010

Blog : Cannes, jour 2 : Une certaine idée de la politique

Après un oubliable film chinois en compétition, "Chongking Blues", les choses se sont accélérés sur la Croisette avec la présentation en séance spéciale sous haute tension (après protestation officielle de l’État italien) du documentaire choc de Sabina Guzzanti "Draquila", qui revient sur le tremblement de terre de L’Aquila, et sur son instrumentalisation par le pouvoir berlusconien. Guzzanti est une sorte de Michael Moore italienne, qui avait déjà frappé dans Viva Zapatero !. Virée de la télévision publique pour avoir ouvertement critiqué le président du Conseil, elle a développé une rancune tenace qu’elle pratique désormais sur grand écran. Draquila commence comme ça : une charge satirique contre Berlusconi, trop content de trouver dans ce tremblement de terre l’occasion de redorer un blason médiatique terni par les scandales sexuels et judiciaires. Il se rend 25 fois sur les lieux, promet monts et merveilles aux sinistrés, organise des téléthons géants qu’il anime lui-même… C’est ridicule bien sûr, mais jusq

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Blog : Cannes, jour 1. Tournée de bienvenue.

ECRANS | Arrivée à Cannes. "Robin des Bois" de Ridley Scott. Tournée de Mathieu Amalric. CC

Christophe Chabert | Jeudi 13 mai 2010

Blog : Cannes, jour 1. Tournée de bienvenue.

Cette année, plus encore que l’année dernière, on a décidé de ne pas chômer. Arrivée, récupération du badge et direction les salles pour voir des films, des films et encore des films. Manière de se motiver face à une sélection qui, sur le papier, a un peu moins de punch que l’an dernier, même si les Sud-coréens en compétition, les Roumains à "Un certain regard" et quelques noms prestigieux (Kitano, Loach, repêché à la dernière minute, Trapero ou Jia Zhang-Ke) sont des motifs suffisants pour se lever le matin et commencer du bon pied le marathon de la journée. Pour ne brusquer aucun festivalier, Cannes a décidé de démarrer avec un film déjà en salles au moment de sa projection officielle et qui, c’est le moins qu’on puisse dire, n’épuise pas vraiment les neurones. On a souvent défendu Ridley Scott dans nos colonnes, notamment quand il touchait les sommets avec "Gladiator" el La" Chute du faucon noir", mais aussi pour des œuvres plus mineures comme "America

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Festival de Cannes : le blog

ECRANS | Dès jeudi 13 mai, retrouvez chaque jour notre blog en direct du festival de Cannes !

Dorotée Aznar | Mercredi 12 mai 2010

Festival de Cannes : le blog

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