Ils seront aux reflets…

Christophe Chabert | Jeudi 10 mars 2011

Laura Maña
Actrice chez Bigas Luna ou Vicente Aranda, Laura Maña viendra présenter son cinquième film en tant que réalisatrice, "La Vida empieza hoy", le lundi 28 mars à 20h45.

Antonio Ferreira
Son deuxième film, "Embargo", est une comédie noire inspirée de José Saramago, romancier disparu l'an dernier. Il le présentera le lundi 21 mars à 20h45.

Nicolás Rincón Gille
Dans la riche sélection de films colombiens présentés aux Reflets, le documentaire "Los Abrazos del Rio" sur les mythes et réalités du fleuve Magdalena sera défendu par son réalisateur le dimanche 27 mars à 21h.

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«Un mélange réussi»

ECRANS | Entretien / Michel Dulac, président de l’Association pour le Cinéma du Zola. Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Lundi 14 mars 2011

«Un mélange réussi»

Petit Bulletin : Quelle est l’importance des festivals dans la politique du Zola ?Michel Dulac : On s’est rendu compte que pour une petite salle monoécran comme la nôtre, ce sont les événements en dehors de la programmation, que ce soient les festivals ou les soirées spéciales, qui construisent notre identité. Cela se traduit dans les chiffres : la fréquentation hors-CNC, c’est-à-dire en dehors des films à l’affiche, est en hausse, alors que la fréquentation générale est en baisse. Par ailleurs, beaucoup de jeunes ont rejoint l’Association pour le Cinéma, et leur implication participe à la dynamique et l’originalité des festivals. Il y a aussi le travail mené dans le "Journal des Reflets" rédigé par l’Association. Il est important de remettre les films en perspective, que ce soit dans le parcours des cinéastes ou dans le contexte politique du pays. Quel regard portez-vous sur cette nouvelle édition des Reflets ?Cette année, il y aura beaucoup de films intéressants : je pense par exemple à "Contracorrente", ou bien sûr le nouveau film d’Alex de la Iglesia. Les Reflets sont un panorama : on es

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Prophète en son pays

ECRANS | Événement / Il y a quelques semaines, Alex de la Iglesia claquait bruyamment (mais avec classe) la porte de l’Académie des sciences et des arts (...)

Christophe Chabert | Mercredi 9 mars 2011

Prophète en son pays

Événement / Il y a quelques semaines, Alex de la Iglesia claquait bruyamment (mais avec classe) la porte de l’Académie des sciences et des arts cinématographiques d’Espagne, en désaccord avec une partie de la profession sur l’équivalent ibérique de la loi Hadopi, qu’il jugeait liberticide. Manière de rappeler que le réalisateur du très punk "Action mutante" n’avait rien perdu de sa gnaque, malgré les succès publics et son tout récent triomphe à la Mostra de Venise avec son dernier film, "Balada triste de trompeta", qui y a obtenu le prix du scénario et le prix de la mise en scène. Il était temps de reconnaître le travail du cinéaste à sa juste valeur, c’est-à-dire non pas comme un geek officiant dans le cinéma de genre, mais comme un incroyable inventeur de formes et de récits, un des plus créatifs du cinéma européen contemporain. "Le Jour de la bête", "Perdita Durango", "Mort de rire", "800 balles" ou "Le Crime farpait" traduisaient une montée en puissance pour De la Iglesia, passant du rire potache à une réflexion caustique sur l’Histoire espagnole, ancienne ou récente, où le triomphe du consumérisme et l’oubli d’une culture populaire à la sincérité fondamentale se mariaient d

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¡ Caramba ! Un festival…

ECRANS | Cinéma / Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain du Zola s’offrent un grand cru 2011 : normal, cela faisait longtemps que les cinémas espagnol et sud-américain n’avaient affiché une si belle et grande diversité. Passage en revue obligatoire ! Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 9 mars 2011

¡ Caramba ! Un festival…

On l’avait dit en revenant de Cannes : dans un festival en retrait, le cinéma latino-américain avait plus que tiré son épingle du jeu, toutes sélections confondues. À Venise, il avait confirmé sa bonne santé grâce notamment à "Santiago 73", "Post mortem" du Chilien Pablo Larrain, film bien glaçant quoiqu’un chouille aut(eur)iste, à redécouvrir aux Reflets ; et c’est un film espagnol, "Balada triste de trompeta" signé Alex De La Iglesia, qui avait fait figure de grand gagnant au palmarès avec deux prix majeurs (lire encadré). Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain n’avaient donc que l’embarras du choix pour concocter une édition 2011 grand luxe, comme ils n’en avaient pas proposé depuis quelques années, il faut le reconnaître. Difficile de faire un tour exhaustif de tout ce qu’il ne faudra pas rater pendant cette quinzaine ; esquissons donc les grandes lignes et les films majeurs de cette sélection. Cry for me, Argentina Il y en a sûrement qui, malgré nos conseils répétés depuis sa présentation cannoise, n’ont toujours pas vu l’extraordinaire "Carancho" de l’Argentin Pablo Trapero. Plus d’excuse : vous allez tous vo

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