Joséphine

ECRANS | D’Agnès Obadia (Fr, 1h28) avec Marilou Berry, Mehdi Nebbou, Bérengère Krief…

Christophe Chabert | Mercredi 12 juin 2013

Librement adapté du personnage créé dans sa BD par Pénélope Bagieu, Joséphine se présente surtout comme un Bridget Jones à la française, avec son héroïne célibataire et complexée, cherchant l'amour en se contentant, temporairement, d'un plan cul régulier avec un homme marié et de la compagnie de son chat nommé Brad Pitt, plus l'amitié de sa bande — copine d'enfance, collègue de bureau et pote homo.

Tout cela pourrait avoir le charme sucré de la comédie girly, d'autant plus qu'il y a un talent certain du côté des comédiens — Marilou Berry, notamment, actrice encore sous-employée par le cinéma d'ici ; or Obadia se repose complètement sur son casting pour venir à la rescousse d'une production bâclée et sans âme. Le scénario accumule jusqu'à l'overdose les péripéties et la réalisatrice s'avère incapable de mettre en scène les gags, passés au hachoir d'un montage hystérique pour créer un rythme illusoire.

On a l'impression que tout a été vite fait mal fait, au point qu'il faut vraiment avoir le nez dans le seau de pop corn pour ne pas remarquer les faux raccords et les incohérences scénaristiques. Le modèle anglais de la comédie romantique est donc très, très loin…

Christophe Chabert


Joséphine

D'Agnes Obadia (Fr, 1h35) avec Marilou Berry, Mehdi Nebbou...

D'Agnes Obadia (Fr, 1h35) avec Marilou Berry, Mehdi Nebbou...

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Joséphine, 29 ans trois-quart, obnubilée par la taille de ses fesses, source de tous ses problèmes, n’a toujours pas trouvé l’homme de ses rêves non-fumeur-bon-cuisinier-qui-aime-les-chats-et-qui-veut-plein-d’enfants. Sa seule consolation, c’est qu’elle vit avec Brad Pitt…


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"Je m’appelle humain" : apaisée Joséphine Bacon

VOD | Grande plume de la poésie innue, Joséphine Bacon fait l’objet d’un portrait documentaire encapsulant une part de l’âme de sa culture. À découvrir en exclusivité en VOD, pour le moment.

Vincent Raymond | Mercredi 24 mars 2021

Québec, de nos jours. Poétesse reconnue et célébrée pour son écriture bilingue (en français et en innu-aimun, la langue des Premiers peuples du Canada), Joséphine Bacon évoque devant la caméra de Kim O’Bomsawin son parcours, de son passage au pensionnat à sa jeunesse semi beatnik à Montréal. Et comment, en maintenant vivace le souvenir de sa culture ancestrale faite d’oralité et de coutumes, elle a su en perpétuer l’essence à travers ses écrits… Paysages inspirants, lumière magique, palette harmonieuse… L’image de ce premier film est souvent flatteuse. Kim O’Bomsawin, pour son premier long-métrage, soigne son double sujet : le peuple Innu, survivant malgré l’entreprise d’acculturation destructrice menée par le gouvernement canadien depuis des décennies, et surtout Joséphine Bacon. D’ailleurs, si la réalisatrice ne convoque que si peu d’archives pour illustrer les souvenirs de sa charismatique interlocutrice, c’est s

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Lyon : au Tambour, la sororité règne

Lieu d'accueil | Le premier lieu lyonnais dédié au bien-être et à l’inclusion des femmes victimes de précarité, d’isolement et de violences a ouvert ses portes le 1er juillet. L’idée ? Qu’elles puissent (re)trouver leur corps, leur identité, leur dignité, leur force. Leur place, aussi. Une initiative plus que nécessaire.

Julie Hainaut | Mercredi 9 septembre 2020

Lyon : au Tambour, la sororité règne

La France en général, et Lyon en particulier, est en retard sur l’accompagnement des femmes isolées et en grande précarité. « Les huit accueils de jour lyonnais sont fréquentés à 90% par des hommes. Quant aux seuls bains-douches de la ville (Paris en compte 17 !), ils ont accueilli en avril 2018 plus de 2800 personnes, dont 2075 hommes isolés, 268 femmes isolées, 93 couples et 79 familles. » explique Anne Kahlhoven, l’initiatrice et la coordinatrice du projet Au Tambour ! L’une des raisons ? L’invisibilité de ces femmes. « Se rendre invisible est une stratégie d’évitement. Par peur des agressions, du harcèlement, les femmes seules évitent les lieux mixtes dans lesquels ni leur intimité ni leur sécurité ne peut être assurée. Cette invisibilisation explique sans doute qu’on réfléchisse peu à leurs situations et que les structures d’accueil ne soient pas pensées pour les femmes. » Au Tambour ! est donc un lieu non mixte. Un véritable cocon, un espace hors du quotidien et des difficultés qui accueille les femmes seules. Sans mari et sans enfant, donc. Et c’est une nécessité. C'est après deux années d’enquêtes et d’échange

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Conte d’été : "Ma folle semaine avec Tess"

Récit initiatique | En vacances familiales sur une petite île néerlandaise, Sam se lie d’amitié avec une fillette de son âge, Tess, aussi délurée qu’il est enclin à la solitude. Si Tess va l’aider à s’ouvrir au monde, Sam va lui permettre en retour de faire la connaissance d’une personne comptant beaucoup pour elle…

Vincent Raymond | Mardi 17 septembre 2019

Conte d’été :

Si vous vous souvenez du Grand Chemin (1988) de Jean-Loup Hubert et de ses deux jeunes protagonistes faisant les 400 coups dans les champs, Sam et Tess vous évoqueront sans doute leurs dignes successeurs : ici aussi, un gamin timoré transplanté à la campagne se fait dessaler par une fillette fantasque, vêtue comme l’as de pique — les costumiers n’ont pas lésiné : on croirait une Punky Brewster batave — et à la vie familiale compliquée. Récit initiatique dans lequel les enfants imitent avec leur maladroite innocence les rites des adultes pour se convaincre qu’ils appartiennent à leur monde, ce film aux couleurs chaudes et marquées est parsemé d’éclats sombres — les petites bouffées d’angoisse inhérentes aux contes gothiques, souvent symbolisées par une fuite en forêt. Rien qui soit de nature à traumatiser le jeune public hexagonal, lequel risque d’être plus choqué par la légendaire permissivité des parents néerlandais… Ma folle semaine avec Tess U

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Viens dans mon comics trip

Lyon BD Festival | Lyon accueillera les 8 et 9 juin la 14e édition du Lyon BD Festival. Dévoilée lundi matin, la programmation réunit une cinquantaine de grands noms internationaux parmi lesquels Pénélope Bagieu, Étienne Davodeau, ou encore Charlie Adlard…

Nina Roussel | Mardi 30 avril 2019

Viens dans mon comics trip

Cette année, le grand rendez-vous BD du mois de juin retourne au Palais de la Bourse, travaux sur la place des Terreaux obligent. Aux côtés dudit Palais et de l’Hôtel de Ville, qui formeront le “centre névralgique de l’événement”, le festival et ses quelques 200 artistes s’inviteront dans une dizaine de lieux de la Presqu’île lyonnaise. Étienne Davodeau, auteur de Lulu femme nue, Catherine Meurisse (Les Grands Espaces), Bill Morrisson, l’illustrateur des Simpsons ou encore le Britannique Charlie Adlard, dessinateur de la fameuse série The Walking Dead figurent au rang des invités. Une exposition sera consacrée à ce dernier au Musée d’Art Contemporain. Marc-Antoine Mathieu, qui a cette année “carte blanche”, Aurélie Neyret (Les Carnets de Cerise) et Pénélope Bagieu, à qui une exposition était consacrée lors de la dernière édition, seront également au rendez-vous. La soirée d’ouverture aura lieu au Transbordeur le 7 juin. Grande première : elle sera désormais ouverte au public. Cette “Lyon BD Festival Party” en partenariat avec Media

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La chair de ta chair : "Duelles"

Thriller | De Olivier Masset-Depasse (Fr-Bel, 1h33) avec Veerle Baetens, Anne Coesens, Mehdi Nebbou…

Vincent Raymond | Mardi 30 avril 2019

La chair de ta chair :

1960, une banlieue cossue bruxelloise. Habitant deux propriétés mitoyennes, Alice et Céline sont mères d’enfants se fréquentant. Leur amitié se rompt lorsque Alice assiste impuissante à l’accident fatal au fils de Céline. Le deuil passé, une relation trouble se noue entre les deux voisines… Changement de registre pour Olivier Masset-Depasse : après des réalisations sous le sceau du politique et/ou du social (le court Chambre foide, le long Illégal, le téléfilm Sanctuaire…), ce thriller psychologique se double d’un habile exercice de style tant esthétique que narratif plongeant dans les faux-semblants feutrés et l’élégance glamour de la fin des années 1950 : l’ombre de Boileau-Narcejac plane sur l’interprète d’Alice, Veerle Baertens (pourquoi les réalisateurs ne pensent pas davantage à elle ??), dont la silhouette épouse admirablement les formes de l’époque et la coiffure n’a rien à envier à Lana Turner. Le récit pouvant à tout moment basculer du suspense hitch

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Je t’aime, je t’aime : "Mon inconnue"

Comédie | De Hugo Gélin (Fr-Bel, 1h58) avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Je t’aime, je t’aime :

Dix ans après leur coup de foudre, Raphaël et Olivia vivent ensemble. Lui est devenu auteur à succès, elle a remisé ses rêves de concertiste. Un matin, Raphaël s’éveille dans un monde alternatif où ils n’ont jamais fait connaissance. Il doit la séduire pour espérer reprendre sa vie d’avant… Plutôt enclin aux comédies de potes et d’enfants malades ruisselant de bons sentiments, Hugo Gélin aurait-il atteint avec ce troisième long-métrage le fatidique “film de la maturité“ ? Il s’inscrit ici en tout cas dans le sillage plutôt recommandable de Richard Curtis (et son charmant About time, 2013), voire d'Harold Ramis (pour l’indispensable Un jour sans fin, 1993), maître de cette spécialité anglo-saxonne qu’est la comédie fantastico-sentimentale se lovant dans les replis du temps — n’assumant qu’à moitié le fantastique et le côté “décalque“ de Coppola, Camille redouble (2012) de Noémie Lvovsky n’en fait évidemment pas partie. À la fois léger comme l’exige la romance et dense du point de vue nar

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Wonder Women

Lyon BD Festival | 250 autrices et auteurs invités pour plus de 170 évènements à travers 50 lieux. Par son histoire et son écosystème, Lyon s’impose comme l’une des capitales européennes de la bande-dessinée. Et sans doute comme la plus féministe.

Lisa Dumoulin | Mardi 5 juin 2018

Wonder Women

« Cette année, plus de la moitié des projets sont réalisés par des autrices » indique Mathieu Diez, directeur du Lyon BD Festival. Une parité que l’on peut applaudir, d’autant plus qu’elle existe depuis le début, sans que l’organisation ne s’astreigne à des considérations genrées. Le festival est depuis toujours axé sur la jeune création, et la jeune génération compte beaucoup de femmes. Sandrine Deloffre, coordinatrice générale explique : « C’est une problématique à laquelle on fait attention, par exemple nous avons travaillé avec HF Rhône-Alpes sur la place des autrices dans la BD, nous avons aussi créé l’exposition Héro(ïne)s il y quatre ans avec JC Deveney, qui questionne la place de la femme dans les personnages de bande-dessinée en inversant les genres. » Les héros deviennent des héroïnes, les rôles et les situations s’inversent. Tintin devient Tintine, Gaston devient Gastonne, aux côtés de Supermeuf, la femme d’acier, Lucky Lucy qui se coltine un fiancé colla

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Joséphine Kaeppelin : l'artiste à la lisière du réel

La BF15 | Joséphine Kaeppelin fait partie de ces nombreux artistes qui jouent avec les symboles, les dispositifs, les façons d'agir ou de penser propres à notre époque. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 février 2017

Joséphine Kaeppelin : l'artiste à la lisière du réel

Joséphine Kaeppelin fait partie de ces nombreux artistes qui jouent avec les symboles, les dispositifs, les façons d'agir ou de penser propres à notre époque. Mi-fascinés, mi-écœurés par l'un ou l'autre des motifs du monde contemporain (que ce soit les flux numériques, le virtuel, le capitalisme financier, les nouveaux modes de communication, etc.), ces artistes s'en emparent, le creusent, le détournent, le déclinent sous diverses formes, sans trop savoir pour autant où ils vont en faisant cela, ni quelle est leur position éthique... On ne peut le leur reprocher : l'artiste est d'abord un trouble-fête (un trouble-fait), pas un moraliste ni un candidat à l'élection présidentielle. Joséphine Kaeppelin, elle, s'intéresse en particulier « aux standards du monde du travail » comme elle nous le confie, et plus généralement encore à « l'équilibre entre les machines et l'humain ». À la BF15, la Lyonnaise née en 1985 présente une exposition en trois temps : une première salle où elle montre et vend des tissus « communicants », des tissus-messag

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"Irréprochable" : Marina Foïs modelée dans la noirceur

ECRANS | Un film de Sébastien Marnier (Fr, 1h43) avec Marina Foïs, Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy, Benjamin Biolay…

Vincent Raymond | Mardi 5 juillet 2016

On ne spolie pas grand-chose de l’intrigue en laissant entendre que Constance, jouée par Marina Foïs, est ici tout sauf irréprochable. Crampon vaguement crevarde au début, elle se révèle ensuite mytho et érotomane, avant de dévoiler au bout du bout un visage plus trouble. Une cascade de “retournements”un peu outrés, censés changer notre point de vue sur ce personnage donné (trompeusement) pour bohème sympa. Le problème, c’est que l’on sait d’entrée qu’il y a un souci : regard fixe et lourd, attitudes maniaques, Constance n’a rien de la fille à qui vous confiriez votre sandwich ni votre code de carte de crédit ; elle respire le vice plus que la vertu. Modeler de la noirceur et des ambiances intrigantes ou inquiétantes semble davantage intéresser Sébastien Marnier qu’animer un personnage cohérent. Dommage, car il dispose par ailleurs d’atouts non négligeables : une distribution surprenante (mais qui fonctionne), ainsi qu’une excellente bande originale signée Zombie Zombie — un adjuvant essentiel.

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Adopte un veuf : une comédie réussie

ECRANS | de François Desagnat (Fr, 1h37) avec André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret, Nicolas Marié…

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

Adopte un veuf : une comédie réussie

On n’aurait pas forcément misé ses deux mois de caution sur cette nouvelle comédie de colocation, surtout après le lourdingue Five. Le plan de masse d’Adopte un veuf n’a rien d’ébouriffant : un vieux misanthrope dépressif qui voit son quotidien s’éclairer grâce à l’irruption d’une blondinette dynamique, ç'a des airs de Tatie Danielle au masculin — mais Dussollier possède un fond trop pur pour égaler en teigne l’abominable Tsilla Chelton. À partir de cet argument digne d’un Au théâtre ce soir moyen, François Desagnat trousse une histoire attachante, dans laquelle la composante humoristique ne se limite pas à de la gaudriole vulgaire, où le sentiment de solitude est réellement perceptible. Les situations n’échouent jamais dans le pathétique, s’enrichissant des tonalités apportées par chacun des comédiens. Bérengère Krief joue de son dynamisme, en évitant ”d’exploser de naturel“, ce qui confère à son personnage de pot-de-colle gaffeuse un indéniable charme. Mais celui dont le récital confine au chef-d’œuvre est l’exceptionnel Nicola

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Joséphine s'arrondit

ECRANS | De et avec Marilou Berry (Fr, 1h30) avec Mehdi Nebbou, Cyril Gueï…

Vincent Raymond | Mercredi 10 février 2016

Joséphine s'arrondit

En s’arrondissant, Joséphine s’affranchit de la BD d’origine signée Pénélope Bagieu. Marilou Berry prend également son autonomie et les commandes du film (au revoir, Agnès Obadia !) pour ce qui devient sa première réalisation. L’actrice accouche d’une comédie plutôt satisfaisante sur le thème rebattu et casse-museau (n’est-ce pas, Rémi Besançon ?) des conséquences d’une gestation sur une primipare et son conjoint (pas vrai, Patrick Braoudé ?). Ce n’est donc pas l’originalité de l’histoire, connue par n’importe quel(le) spectateur(trice) qui mérite le détour, mais sa manière d’être racontée et jouée : sans les niaiseries post-pubères girlie émaillant ce type de production et dynamisée par une distribution très homogène qui ne lorgne pas sur les comédies new-yorkaises pour savoir ce qu’il convient de faire. Mention spéciale à la séquence de jérémiades sous-titrée et à la couette ornée de petites fraises. VR

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Madame rêve

MUSIQUES | Dotée d’une voix insensée et de qualités d’interprète hors-normes, la lady du Colorado Josephine Foster embrume les frontières entre folk old-time, musique classique et psychédélisme tordu, pour une plongée au pays des rêves bizarres à la douceur anesthésiante. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 29 avril 2014

Madame rêve

Un temps, Josephine Foster a envisagé de donner sa voix à l’opéra, qu’elle commença d’étudier à l’Université Northwestern de Chicago en provenance du Colorado, avant de s’en détourner, désarçonnée par les maniaqueries du milieu. Des chanteuses de grands airs, Josephine a gardé cette voix un peu déboitée, naturellement amplifiée et corvéable à l’envie et à la fantaisie ; ce goût de la performance déclamatoire rendue à la plus intense théâtralité, de cette note qu’on va chercher coûte que coûte quitte à se mettre les cordes vocales en tire-bouchon. Car en même temps, en recouvrant sa liberté musicale, Josephine s’est débarrassée du costume corseté de conventions qui étreint tout interprète lyrique, pour mieux plonger dans les eaux vives du psychédélisme, se baigner dans le formol du folk archaïque des Appalaches et même sauter dans le vide, un néant où le temps n’a pas d’âge – on est d'ailleurs incapable de lui en donner un à elle. La louve et l’agneau Un jour, Josephine s

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Il suffira d'un signe

SCENES | Avec ses prises de parole d'une insanité à faire passer le dératiseur obèse qui tenta d'assassiner Björk avant de filmer son suicide pour un parangon de (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 3 janvier 2014

Il suffira d'un signe

Avec ses prises de parole d'une insanité à faire passer le dératiseur obèse qui tenta d'assassiner Björk avant de filmer son suicide pour un parangon de mesure, Dieudonné a réussi son coup : ici comme ailleurs, on ne parle plus que de la possible interdiction de sa venue à l'Amphi 3000 (le 13 juin). Pas un mot, en revanche, sur la reprise de la survoltée mise à nu d'Alex Ramirès au Complexe du Rire en mai. Ni sur les autres étoiles montantes de la galaxie Jocelyn Flipo (qui mettra en scène la romance porno Trash en mars à la Comédie-Odéon et

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Le café-théâtre veille au grain

SCENES | Une nouvelle salle l'an passé, un nouveau festival cette saison : bien que tous ses acteurs ne s'y retrouvent pas, le secteur du rire confirme sa vitalité. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 8 septembre 2013

Le café-théâtre veille au grain

L'an passé, à cette période, le milieu du café-théâtre était en passe d'être bousculé par l'ouverture de la Comédie-Odéon. Cette rentrée, plus calme, est l'occasion d'en tirer un premier bilan. Il fait d'état d'une seule victime : le Complexe du Rire qui, à une poignée de lointaines reprises près (comme le solo sportif de Yoann Metay, du 19 mars au 5 avril), ne propose quasiment plus que de l'impro et des comédies mineures dont on doute que la Semaine de l'humour (du 5 au 20 octobre), ce dispositif visant, un peu comme Balises, à promouvoir et éclaircir les nombreuses programmations du secteur, suffira à nous les rendre amusantes. D'autant que l'Espace Gerson s'en est désolidarisé pour mieux «faire son festival» (du 26 au 28 septembre à la salle Rameau, où se produiront d'ailleurs le toujours frondeur Christophe Alevêque le 10 octobre et la pétillante Bérengère Krief le 21 décembre). On en reparlera le moment venu, pas seulement parce

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Festival de la BD

CONNAITRE | Du 5 au 7 juin, le palais du commerce s'emplit de bulles pour la 4e édition du festival de BD. La Belgique sera à l'honneur avec une histoire du jazz vue (...)

Nadja Pobel | Mercredi 27 mai 2009

Festival de la BD

Du 5 au 7 juin, le palais du commerce s'emplit de bulles pour la 4e édition du festival de BD. La Belgique sera à l'honneur avec une histoire du jazz vue par des auteurs wallons et bruxellois et les lutins bleus de Peyo seront également de la partie pour célébrer les 50 ans des Schtroumpf. Ce festival accueille évidemment aussi des éditeurs (Bamboo, Makaka...) et des auteurs comme la dessinatrice Pénélope Bagieux révélée via son blog et désormais bien placée dans les tableaux de vente. Son trait simple mais pertinent en fait une observatrice complice et piquante des filles trentenaires. À noter que le festival off se déroule dans divers lieux de Lyon jusqu'au 14 juin.

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Vilaine

ECRANS | De Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit (Fr, 1h33) avec Marilou Berry, Frédérique Bel…

Dorotée Aznar | Vendredi 7 novembre 2008

Vilaine

Altruiste forcenée dont la gentillesse est exploitée sans vergogne par tout son entourage, Mélanie finit par craquer et plonge tête la première dans la méchanceté la plus éhontée - l’occasion rêvée pour les deux réalisateurs de se livrer à un réjouissant jeu de massacre, en forme de conte passé au broyeur de la mesquinerie ordinaire. Au sortir d’une énième cuvée cinématographique française plombée par son lot de comédies toutes plus pourries les unes que les autres, ce premier long-métrage fait un bien fou en dépit de ses faiblesses de rythme manifestes. Outre l’aspect jouissif de son argument de départ, très “anti-Amélie Poulain“ dans l’âme, les deux metteurs en scène parviennent à donner chair à un univers louvoyant sans vergogne du côté de la comédie régressive américaine contemporaine, sans que les références ne se fassent trop envahissantes. Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit réussissent là où tant de leurs collègues hexagonaux ont lamentablement foiré : verser dans la caricature exaltée (les seconds rôles sont particulièrement gratinés) tout en gardant en ligne de mire une cohérence cinématographique indispensable à la dynamique du récit.

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