Room 514

ECRANS | De Sharon Bar-Ziv (Israël, 1h34) avec Asia Naifield, Ohad Hall…

Christophe Chabert | Mardi 1 octobre 2013

Étouffant au-delà du raisonnable, Room 514 l'est à au moins deux titres : d'abord par son sujet, où une enquêtrice de l'armée israélienne tente de confondre un officier gradé qui aurait fait subir des violences gratuites à un Palestinien. Le film ne sort presque jamais de la salle d'interrogatoire, sinon pour quelques trajets en bus, et ne dévie de l'enquête que pour accéder à l'intimité de l'héroïne, en l'occurrence une relation essentiellement physique avec un autre soldat. Cela ne suffit pas à donner du corps à ce dilemme moral qui n'a d'original que sa localisation géopolitique.

Mais l'étouffement, c'est surtout celui que procure une mise en scène monolithique, qui ne connaît que le plan séquence, serré qui plus est. Ce mélange de claustrophobie et de temps réel est assez insupportable à l'écran, et culmine lors d'une scène de cul d'un ennui absolu, où la caméra semble secouée au rythme du coït et des râles des amants. N'y a-t-il pas mieux à montrer aujourd'hui en matière de cinéma israélien ?

Christophe Chabert


Room 514

De Sharon Bar-Ziv (IL, 1h30) avec Asia Naifeld, Ohad Hall

De Sharon Bar-Ziv (IL, 1h30) avec Asia Naifeld, Ohad Hall

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Anna, enquêtrice dans l’armée israélienne, est une jeune femme idéaliste. Quand elle confronte un officier supérieur à des accusations de violence gratuite à l’encontre d’un Palestinien, sa propre intégrité et sa détermination sont mises à l’épreuve.


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