Gravity de retour en IMAX

Christophe Chabert | Mercredi 13 novembre 2013

Pour tous ceux qui ne l'auraient pas encore vu, et pour tous ceux qui voudront le revoir dans les conditions voulues par son cinéaste Alfonso Cuarón, Gravity ressort pour une semaine en IMAX au Pathé Carré-de-Soie de Vaulx-en-Velin, avec notamment une seule et unique projection en VO ce lundi 18 novembre à 19h10. Dans cette version, le spectacle est encore plus immersif et la beauté de la mise en scène, notamment le magnifique travail d'Emmanuel Lubezki, qui a cherché à redonner une texture proche de l'argentique à l'image numérique, toujours plus frappante.


Gravity

D'Alfonso Cuarón (ÉU-GB, 1h30) avec Sandra Bullock, George Clooney...

D'Alfonso Cuarón (ÉU-GB, 1h30) avec Sandra Bullock, George Clooney...

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Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky qui effectue son dernier vol avant de prendre sa retraite.


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Au Pathé Carré de Soie : écran laser !

Cinéma | Cadeau de Noël avant l’heure pour les spectateurs du Pathé Carré de Soie. En plus de la rénovation des salles 1 et 9 (les plus grandes du site vaudais), l’IMAX s’est refait une jeunesse. Au laser.

Vincent Raymond | Mercredi 18 décembre 2019

Au Pathé Carré de Soie : écran laser !

Un écran de taille inchangée mais “silver“ pour mieux réfléchir l’image, un son 12.1 enveloppant en lieu et place du 5.1 classique ; une image laser 4K d’une netteté et d’une précision comparables aux projections offertes dans les salles Dolby… Bienvenue dans nouvelle la salle IMAX du Carré de Soie ! Trois mois de faramineux travaux auront été nécessaires pour doter le multiplex Pathé de la dernière génération d’appareil de projection développée par les Canadiens d’IMAX Corporation. Un temps indispensable pour reconfigurer jusqu’au gradinage de la salle, dont la capacité passe de 480 siège à 280 fauteuils grand confort inclinables, mais aussi pour installer le précieux module de commande en cabine à l’aide… d’une grue et d’une ouverture pratiquée spécialement dans le toit du cinéma ! On évoque un investissement global de 1, 6M€. Mais la salle est prête pour la sortie du nouvel opus de Star Wars : L’Ascension de Skywalker — il n’y a donc pas que les Jedis qui s’équipent de lasers. Rester premier Cette montée en gamme devrait contribuer à renforcer l’attractivité du Pathé Carré de

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Festival Lumière : en dixième vitesse

Festival Lumière | Vous qui entrez dans cette semaine, renoncez à toute vie sociale : à partir du samedi 13 (ou du vendredi 12 si vous effectuez l’inauguration du village), (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 octobre 2018

Festival Lumière : en dixième vitesse

Vous qui entrez dans cette semaine, renoncez à toute vie sociale : à partir du samedi 13 (ou du vendredi 12 si vous effectuez l’inauguration du village), le Festival Lumière va mobiliser l’ensemble de vos forces vives. Mais vous serez payé en retour grâce à des projections et des rencontres mémorables. Sans dérouler le programme, dont l’épaisseur remplacerait avantageusement un annuaire, on insistera ici sur quelques incontournables. La masterclass avec Liv Ullmann dimanche 14 à 15h30 à la Comédie Odéon, que vous pourrez faire suivre par une vision profitable du Persona (1966) de Bergman au Comœdia à 20h, où la comédienne norvégienne irradie l’écran par son mutisme tantôt fragile, tantôt menaçant. L’un de ses plus grands rôles, dans un film essentiel du patrimoine mondial cinématographique. Le même jour à 19h, c’est un trio de luxe qui présentera Délicatessen au Zola : Jeunet et Caro, ainsi que

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Redrum on the dance floor : "Climax"

Le Film de la Semaine | Le réveillon d’un corps de ballet vire inexplicablement en orgie hallucinatoire et sanglante, rythmée par le tempo du DJ. Après Love, Gaspar Noé signe un nouveau film de beat ; un cocktail de survival et de transe écarlate soignant au passage la télé-réalité à la sangria arrangée.

Vincent Raymond | Mercredi 19 septembre 2018

Redrum on the dance floor :

Chorégraphe, Selva a réuni une équipe internationale de danseurs pour son nouveau projet qu’elle achève de répéter dans une salle isolée. Après un ultime filage, la troupe s’octroie un réveillon festif sur la piste, s’enivrant de musique et de sangria. Mais après quelques verres, les convives se mettent à vriller sérieusement. Qu’y avait-il donc dans cette satanée sangria ? On achève bien les chevaux, Orange mécanique, La Mort en direct et Chorus Line (à sniffer) sont sur un parquet. Et c’est Gaspar Noé qui mène le bal, imprimant son rythme de contredanse dès une brève ouverture proleptique annonçant la boucherie finale, sur fond de générique (grandiose) à rebours. Comme un shoot de futur pour amplifier par l’excitation de l’attente l’effet obtenu par la désagrégation progressive de la mécanique artistique la plus disciplinée qui soit : une chorégraphie. Sauf que celle-ci se déroulant durant un réveillon — point d’orgue dionysiaque de tous les paganismes — est vouée à la dilacération.

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Mandico, Jeunet & Caro, Gaspar Noé : l’art et la matière

Cinéma | À l’heure où la virtualité s’impose à chaque maillon de la chaîne cinématographique, demeure une frange de cinéastes faisant résonner leur 6e sens avec le 7e art. Pour elles et eux, filmer est un acte définitivement charnel. Ça nous a plu ; on en veut en corps !

Vincent Raymond | Lundi 3 septembre 2018

Mandico, Jeunet & Caro, Gaspar Noé : l’art et la matière

De même que les saumons nagent à contre-courant pour frayer, certains cinéastes se révèlent remarquablement féconds en évoluant à rebours de leurs congénères. En manifestant, par exemple, un attachement viscéral à la pellicule moins pour des raisons de conservatisme rétro-snobinard que des motivations profondément artistiques — ce qui ne les empêche pas de recourir à des effets numériques. Ou en s’obstinant à spectrographier l’âme humaine à l’aune de leurs obsessions plastiques. Le premier groupe réunit à Hollywood une aristocratie d’auteurs bankable — Tarantino, Nolan, Spielberg, Scorsese, Aronofsky, Anderson (Wes & Paul Thomas), Abrams, Coen (Joel & Ethan) etc. — et rassemble en France un aréopage de cin-éaste-philes sans doute nostalgiques d’une certaine sérendipité expérimentale : Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro, F.J. Ossang pour les “ancêtres“, Hélène Cattet et Bruno Forzani, Bertrand Mandico, Antonin Peretjatko dans la nouvelle génération… Bien souvent des courts-métragistes acharnés malaxant influences comme les bandes son et images sans tabou, jonglant d’un format à l’autre entre deux longs.

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Le 4DX arrive au Pathé Lyon Bellecour

Cinéma | Vaisseau amiral de la firme au coq à Lyon, le Pathé Bellecour a profité de l’été pour se doter de sa dernière innovation, une salle 4DX. La deuxième pour l’agglomération, après le Carré de Soie fin 2017 et la 25e sur la cinquantaine prévue par l’enseigne d’ici 2020 dans l’Hexagone.

Vincent Raymond | Mardi 21 août 2018

Le 4DX arrive au Pathé Lyon Bellecour

Nauséeux s’abstenir. Technologie développée par la firme coréenne CJ 4DPLEX, le 4DX “repense“ l’expérience du public en sollicitant tous ses sens… à l’exception du goût. Si l’image et le son de l’écran se trouvent relayés par des effets périphériques dans la salle, la principale curiosité vient du fauteuil, digne d’un aéronef de space opéra. Montée sur vérins, l’infernale bascule, vibre, tangue ou secoue le spectateur en écho aux trépidations du film. Mais ce n’est pas tout : pour augmenter l’impression de réalité, un savant système de tuyauteries pulse qui de l’air, qui de l’eau, qui des odeurs… Tandis que des confettis neigeux tombent sur l’écran. Bien entendu, ce procédé sensément immersif a davantage vocation à accompagner les blockbusters à sensations (Mission Impossible : Fall out l’a inauguré) que les œuvres contemplatives intimistes. Il s'agit surtout d’un produit d’appel de premier choix pour la clientèle ado-adulesce

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Cuarón, enfin en orbite

ECRANS | Le triomphe de Gravity sonne pour Alfonso Cuarón les cloches d’une renommée tardive, après pas mal de rendez-vous manqués. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 16 octobre 2013

Cuarón, enfin en orbite

Alors que des cinéastes comme Fincher, P. T. Anderson ou Guillermo Del Toro sont depuis longtemps installés au sommet du cinéma contemporain, Alfonso Cuarón restait, jusqu’à Gravity, un outsider. Pourtant, il a débuté avant tous ces cinéastes-là et, à 52 ans, affiche plus de vingt années d’activité derrière la caméra. Son premier film, tourné en 1991 dans son Mexique natal, Solo con tu pareja, est remarqué par la presse mais est devenu quasiment introuvable — en DVD, seul l’excellent éditeur américain Criterion en propose une version. Quatre ans plus tard, le voilà déjà à Hollywood pour y réaliser l’adaptation d’un classique de la littérature enfantine, La Petite Princesse, qui fera l’admiration de Tim Burton mais qui s’avèrera un échec à sa sortie. Puis il signe pour une transposition contemporaine du roman de Dickens, De grandes espérances, sans doute son moins bon film, handicapé par un casting raté réunissant un fade Ethan Hawke et une peu crédible Gwyneth Paltrow. On sent que

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Gravity

ECRANS | En propulsant le spectateur en apesanteur aux côtés d’une femme perdue dans l’immensité sidérale, Alfonso Cuarón ne réussit pas seulement une révolution technique, mais donne aussi une définition nouvelle de ce qu’est un film d’auteur. Et marque une date dans l’Histoire du cinéma. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 16 octobre 2013

Gravity

Le silence, la Terre, et un panoramique excessivement lent, comme si la caméra elle-même flottait dans l’espace. On distingue ensuite une silhouette lointaine dans un scaphandre, tournant autour d’une station spatiale arrimée au satellite Hubble, en cours de réparation. Mission de routine pour ces astronautes américains ; l’un, Matt Kowalsky, chevronné et effectuant sa dernière sortie — un Georges Clooney égal à lui-même, c’est-à-dire dans un professionnalisme hawksien et une décontraction absolue — l’autre, Ryan Stone, passant pour la première fois du laboratoire aux travaux pratiques dans l’immensité spatiale — Sandra Bullock, fabuleuse, transmuée par un rôle qui la pousse vers une gamme complète d’émotions. D’ailleurs, durant cette introduction déjà furieusement immersive, le dialogue, remarquablement écrit, cherche une simplicité que l’on retrouvera dans la ligne claire de son récit et relève du badinage ordinaire ; Stone supporte mal le tangage lié à l’apesanteur, Kowalsky raconte des histoires sur sa jeunesse et sa femme, un troisième astronaute s’amuse à faire des pirouettes et Houston — Ed Harris, une voix

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Gravité sur la rentrée ciné

ECRANS | Après un été en demi-teinte, les quatre prochains mois devraient confirmer le cru exceptionnel de cette année 2013. Avec les locomotives cannoises et une pléiade d’auteurs dont on trépigne de découvrir les nouveaux opus, la rentrée est en effet salement musclée. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 20 août 2013

Gravité sur la rentrée ciné

Après le marteau-piqueur estival qui faisait résonner semaine après semaine le même air connu fait de blockbusters, d’animation pour gamins décérébrés, de films d’auteur qu’on ne savait pas où mettre ailleurs et de comédies françaises dont tout le monde se fout, le cinéma reprend ses droits comme à chaque rentrée, avec des œuvres plus audacieuses et moins routinières. C’est évidemment le cas des deux gagnants du dernier Cannes, en l’occurrence La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (9 octobre) et Inside Llewin Davis des frères Coen (6 novembre). Rien de commun toutefois entre le roman naturaliste sur les amours adolescentes déployé magistralement, trois heures durant, par Kechiche, et le vagabondage d’un folkeux dépressif et poissard dans l’Amérique des années 60 raconté en mode faussement mineur et vraiment métaphysique par les Coen. Rien, sinon une envie de pousser les murs du cinéma, en faisant imploser les limites de la durée d’un côté, et celles des structures scénaristiques de l’autre. En cela, ce sont les deux grands films insoumis de cette rentrée.

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Une rentrée cinéma en apesanteur

ECRANS | De septembre à décembre, le programme de la rentrée cinéma est riche en événements. Grands cinéastes au sommet de leur art, nouveaux noms à suivre, lauréats cannois, blockbusters attendus et peut-être inattendus. Morceaux de choix à suivre… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 21 août 2012

Une rentrée cinéma en apesanteur

Une rentrée sans Palme d’or cannoise n’est pas vraiment une rentrée. Et même si, comme il y a trois ans, elle est signée Michael Haneke, il ne faudra pas rater Amour (24 octobre), tant le film est un accomplissement encore plus sidérant que Le Ruban blanc dans la carrière du cinéaste autrichien. Avec sa rigueur habituelle, mais sans le regard surplombant qui a parfois asphyxié son cinéma, Haneke raconte le crépuscule d’un couple dont la femme (Emmanuelle Riva) est condamnée à la déchéance physique et qui demande à son mari (Trintignant) de l’accompagner vers la mort. C’est très dur, mais aussi très beau et puissamment universel, grâce entre autres à la prestation inoubliable des deux comédiens, au-delà de tout éloge. L’autre événement post-cannois est aux antipodes de ce monument de maîtrise et d’intelligence ; pourtant, Les Bêtes du sud sauvage (12 décembre), premier film de l’Américain Benh Zeitlin, procure des émotions et des sensations tout aussi intenses. Osant le grand pont entre

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Le Marsupilami en IMAX avant tout le monde !

ECRANS | Sur la piste du Marsupilami d'Alain Chabat sera le premier film français à sortir en IMAX (le format cinématographique le plus spectaculaire qui soit, cf (...)

Christophe Chabert | Jeudi 8 mars 2012

Le Marsupilami en IMAX avant tout le monde !

Sur la piste du Marsupilami d'Alain Chabat sera le premier film français à sortir en IMAX (le format cinématographique le plus spectaculaire qui soit, cf Inception, Avatar, Mission Impossible : Protocole fantôme). À cette occasion, le Pathé Carré de Soie, seule salle de l'agglomération équipée en la matière, organise une semaine avant la sortie nationale une journée "IMAXUPILAMI". Ce sera le mercredi 28 mars, avec trois séances exceptionnelles pour découvrir le film en avant-première et en IMAX à 14h15, 16h30 et 20h30.

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IMAX, nouvelle frontière

ECRANS | Au cœur de l’apathie estivale s’est ouvert au Pathé Carré de soie de Vaulx-en-Velin la première salle IMAX de l’agglomération lyonnaise. IMAX ? Sans se livrer (...)

Christophe Chabert | Vendredi 27 août 2010

IMAX, nouvelle frontière

Au cœur de l’apathie estivale s’est ouvert au Pathé Carré de soie de Vaulx-en-Velin la première salle IMAX de l’agglomération lyonnaise. IMAX ? Sans se livrer à une description geek, disons que la salle propose un écran immense mais carré, des gradins pensés pour donner l’impression d’être constamment le nez dans le film, et un son tellement puissant qu’il fait trembler les fauteuils comme si le cinéma s’écroulait. Les chanceux qui ont tenté l’expérience en allant voir la version IMAX d’Inception en ont eu pour leurs frais (car la place est particulièrement chère : 15 euros en plein tarif !) ; non seulement le film est beaucoup plus spectaculaire, mais surtout il est projeté dans le format pensé par Nolan, le scope de la version normale s’apparentant à un incompréhensible coup de rabot en haut et en bas de l’écran. La séquence parisienne notamment prenait tout son sens en IMAX, tant Nolan l’a mise en scène avec la même verticalité que la scène d’ouverture de The Dark Knight (elle aussi pensée pour l’IMAX). Depuis vendredi dernier, c’est le Avatar de James Cameron, rallongé d’une dizaine de minutes, qui a droit à sa projection en IMAX, et en 3D cette fo

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Les Fils de l'homme

ECRANS | ALFONSO CUARÓN Universal vidéo

| Dimanche 6 mai 2007

Les Fils de l'homme

Vous êtes prévenus : tant que vous n'aurez pas vu ce film majeur d'Alfonso Cuaron, on risque fort de vous bassiner encore longtemps avec... Laminé par une promo pathétique à sa sortie en salles, Les Fils de l'homme sort maintenant en DVD dans une belle édition qui rend justice via ses nombreux boni au travail impressionnant mené sur le fond et sur la forme par le cinéaste mexicain. Les Fils de l'homme, c'est une fable de SF qui imagine un futur terriblement proche où l'humanité est stérile depuis 18 ans, plongeant le monde dans le repli nationaliste, la guerre civile et le désespoir. Un monsieur tout-le-monde blasé et cynique (Clive Owen, le meilleur acteur britannique depuis Sean Connery) va devoir escorter une jeune noire qui, miracle ! se retrouve enceinte. Cuaron filme tout ça avec une série de plans-séquences dont trois d'entre eux sont juste époustouflants. Si l'influence revendiquée par le metteur en scène est La Bataille d'Alger, c'est aussi (et c'est en cela que le film est incroyablement contemporain) l'esthétique des jeux vidéo qui est la source formelle des Fils de l'homme. Comme dans les grands jeux d'act

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