Jean-Paul Belmondo à Lumière

Benjamin Mialot | Mardi 6 octobre 2015

Photo : Thomas Bernardi


Deux ans après l'hommage que lui a rendu par Quentin Tarantino en ouverture, Jean-Paul Belmondo fait son retour au festival Lumière.

Il accompagnera son fils Paul mardi 13 octobre à 15h au Pathé Bellecour pour assister à la projection de Belmondo par Belmondo, le documentaire qu'il lui consacre avec le concours de Régis Mardon.

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Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2015

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Lorsque que vous aurez découvert le hobby de Nicolas Winding Refn, vous ne serez plus étonné par la musique qu’il choisit pour habiller ses œuvres — ni par aucune d’entre-elles, d’ailleurs. Le réalisateur de Drive et de Pusher, qui pratique en effet les lumières hurlantes et les sonorités aussi tranchées que des sashimis par goût de l’authenticité référentielle, collectionne les affiches de films. Pas celles des chefs-d’œuvres du 7e art, à l’instar de Gaspar Noé ; plutôt les productions de seconde zone diffusées dans les salles interlopes : films de blaxploitation, érotiques ou sous-séries Z. Des affiches aux tons criards, aux slogans aguicheurs, généralement ornées de dames nues et de messieurs menaçants. Acquéreur d’un énorme lot auprès d’un autre collectionneur, le journaliste Jimmy McDonough, NWR (comme les initiés, appelez-le par ses initiales) a contemplé l’étendue de ses richesses et pris une sage décision : réunir dans un ouvrage 316 de ces réalisations graphiques. Contribution à l’histoire souterraine et déviante de la communication cinématograph

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Lumière 2015 : le mystère Desplat

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Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2015

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Georges Delerue, Michel Legrand, Maurice Jarre, Gabriel Yared et désormais, Alexandre Desplat. Aussi prolifique que ses prestigieux aînés, le compositeur a enfin rejoint cette année le cercle fermé des Français récompensés pour leurs partitions à Hollywood, après 6 cérémonies infructueuses. C’est The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson qui lui a valu sa statuette… alors qu’il était également en lice avec Imitation Game de Morten Tyldum. Deux films rigoureusement différents, mais Desplat est coutumier du grand écart. Travaillant avec une égale facilité dans tous les styles, sans opérer de distinction pour les supports — il n’accorde pas moins d’attention à un téléfilm qu’à une superproduction — Desplat s’inscrit dans la fidélité, ajoutant volontiers de nouveaux noms à son palmarès. Compositeur attitré de Jacques Audiard et de Florent Emilio-Siri depuis toujours, il est devenu celui de Wes Anderson, de Polanski, de Matteo Garrone, de Clooney… Mais si chacun s’accorde à reconnaître à Desplat son talent, la richesse de ses arrangements et son incroyable polyvalence, le grand public serait bien en peine de siffloter l’u

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Lumière 2015 : au Ciné-Mourguet, vive la péloche !

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Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2015

Lumière 2015 : au Ciné-Mourguet, vive la péloche !

En moins d’une décennie, la projection cinématographique a migré du support pellicule 35mm classique au numérique : désormais, les films arrivent dans les salles sur des disques durs, et non plus sur bobines. Les exploitants n’ont eu d’autre choix que de s’adapter, donc de s’équiper — bénéficiant il est vrai d’aides professionnelles et territoriales. Dans la Métropole lyonnaise, tous les sites est désormais passé au numérique. Se défaisant au passage de ses archaïques projecteurs, faute de place, d’usage et de moyens. Tous ? Pas exactement : l’institut Lumière conserve naturellement, en sa qualité de musée vivant du cinéma, de quoi effectuer une projection à partir de n’importe quel source. Autre exception notable, le Ciné Mourguet de Sainte-Foy-lès-Lyon, bien connu pour sa Caravane des cinémas d’Afrique. Flambant neuf (il a été inauguré en septembre 2014), ce petit complexe a opté pour le double équipement dans ses deux salles, rachetant même un projecteur 35mm. Il faut préciser que, parmi les très nombreux bénévoles qui font vivre ce cinéma associatif classé art et essai, figurent d’authentiques passionnés de la pellicule, aptes à valoriser cette richesse.

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Lumière 2015 : qui êtes-vous, Larissa Chepitko ?

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Benjamin Mialot | Mardi 6 octobre 2015

Lumière 2015 : qui êtes-vous, Larissa Chepitko ?

Qui êtes-vous Larissa Iefimovna Chepitko ? De vous, on ne sait presque rien ; à peine a-t-on déchiffré un jour votre nom figurant au palmarès de la Berlinale, parmi les récipiendaires de l’Ours d’Or. On radote beaucoup sur Jane Campion et sa Palme en 1993, mais en 1977, vous étiez déjà la deuxième femme à recevoir la récompense suprême à Berlin. C’était pour L’Ascension, votre quatrième long métrage. Vous n’en ferez pas d’autre : un accident de voiture deux ans plus tard, alors que vous préparez votre film suivant, Les Adieux à Matiora, vous emporte en compagnie d’une partie de votre équipe de tournage. Vous n’avez que 41 ans. Vous n’aurez pas eu le temps d’accompagner l’évolution de l’URSS comme vous l’auriez souhaité ; de goûter à la Pérestroïka et à l’assouplissement du régime. En mourant pendant le règne de Brejnev, vous avez été statufiée dans l’oubli comme cinéaste soviétique. Et "soviétique", même si l'on est ukrainienne comme vous ; même si l’on a connu dans sa carrière, comme vous, les foudres de la censure, cela reste une tache indélébile. Cela vous politise à votre insu, vous marginalise. Ajoutez à cela

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Lumière 2015 : Scorsese, un cinéphile parmi nous

ECRANS | ​Proposer à un amateur de cinéma de faire escale au festival Lumière, c’est comme donner à un bec sucré l’opportunité de passer la nuit dans une pâtisserie. Et quand Martin Scorsese s’infiltre aux fourneaux, comment résister à la tentation de goûter à toutes les délices qu’il se propose de servir ? Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2015

Lumière 2015 : Scorsese, un cinéphile parmi nous

Même si le festival Lumière ne débute que le lundi 12 octobre, Martin Scorsese est déjà parmi nous. Sur les murs, les abribus, les vitrines et surtout, dans les esprits. D’aucuns attribuent sa venue en terres lyonnaises à la proximité de l’hommage que lui consacre la Cinémathèque française (dès le 14 octobre). On mettra volontiers cette conjonction sur le compte du hasard : même s’il ne fait pas son âge, Scorsese est désormais entré dans une période de sa vie où se succèdent les honneurs et les life achievements. Lui qui, pendant des lustres, a attendu qu’on lui remette son Oscar (c’était en 2007), parcourt aujourd’hui la planète de musées en célébrations — le MoMa de New York achève en ce moment même une exposition-rétrospective présentant une partie de sa collection personnelle d’affiches. Cela, bien évidemment, sans que Marty ne cesse de tourner. Ni de voir des films : s’il exerce depuis près d’un demi-siècle son métier de cinéaste, il n’a certes pas abandonné sa carrière de cinéphile, engagée une quinzaine d’années plus tôt. Un comble pour cet homme qui a renoncé à la prêtrise : Scorsese semble entré en cinéphili

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La rentrée de l'Institut Lumière

ECRANS | Frappé par la perte de son historien maison Raymond Chirat fin août, l'institut Lumière trompe son deuil en s'investissant sur tous les fronts. La frénésie scorsesienne semble contagieuse…

Vincent Raymond | Mardi 1 septembre 2015

La rentrée de l'Institut Lumière

La rentrée s’est déjà effectuée rue du Premier-Film. Tristement, d'abord, avec la disparition de l'une des mémoires des lieux ; l'un de ceux qui, avec Bernard Chardère, avaient milité pour que Lyon se dote, à l'endroit où le 7e art était né, d'une institution cinématographique digne de ce nom. Cruelle ironie du sort : Raymond Chirat est mort la veille de la soirée de reprise de saison. Une saison ne célébrant plus d'énigmatique chiffre moyennement rond (les 120 ans de l'invention du Cinématographe, à l'instar de la Maison Gaumont), mais qui s'annonce conquérante sur le site historique, comme hors les murs. Dans la ligne de mire, le Festival Lumière (du 12 au 18 octobre) avec un hommage à Pixar, une Nuit de la Peur et le Prix Lumière décerné au cinéaste Martin Scorsese. Pour réviser son œuvre récente, les quatre films qu’il a tournés avec sa nouvelle muse Leonardo DiCaprio (Aviator, Les Infiltrés, Shutter Island et Le Loup de Wall Street) seront projetés en septembre. La salle du Hangar accueillera également Costa-Gavras à l’occasion d’une jolie rétrospective (le grand Const

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Martin Scorsese : un Prix Lumière en majesté

ECRANS | Immense cinéphile et cinéaste majeur, Martin Scorsese avait depuis le début le profil d’un prix Lumière parfait. Son sacre aura lieu au cours de l’édition 2015 du festival Lumière, dont la programmation, même incomplète, est déjà enthousiasmante. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 18 juin 2015

Martin Scorsese : un Prix Lumière en majesté

Plus encore que Quentin Tarantino, qui est un peu son héritier débraillé et furieux, Martin Scorsese avait depuis la création du festival Lumière la stature parfaite pour recevoir un Prix Lumière. D’abord parce que son apport au cinéma est considérable ; ensuite parce que sa passion pour la conservation et la redécouverte des films est au diapason de la mission que se sont fixée Thierry Frémaux, l’Institut Lumière et le festival : célébrer le patrimoine cinématographique comme une histoire vivante qu’on se doit de conserver et de diffuser aux générations nouvelles. Il aura donc fallu attendre sept années où Scorsese n’a pas chômé — quasiment un film par an, et quels films ! pour qu’il vienne recevoir à Lyon le précieux trophée qui ira grossir sa collection déjà bien chargée — Palme d’or cannoise pour Taxi Driver, Oscar du meilleur réalisateur pour Les Infiltrés… Ce sera de plus l’occasion unique de revoir son œuvre, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle raconte le cinéma américain contemporain mieux qu’aucune autre. Violence et passions Débutée dans le sillage de son ami John Cassavetes (Who’s That Knocking at My Doo

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Lumière s’annonce brillant

ECRANS | Ouverture ce lundi du cinquième festival Lumière, avec d’ores et déjà un engouement exceptionnel lié à la venue de Quentin Tarantino. Mais il ne sera pas le seul invité prestigieux de cette édition… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 4 octobre 2013

Lumière s’annonce brillant

Une heure pour les 3000 places du Prix Lumière, deux pour les 4600 places de la Halle et la clôture du festival. C’est le temps qu’il a fallu pour que les deux séances de Lumière 2013 rendant hommage à Quentin Tarantino affichent sold out, record qui n’est pas lié à la rareté des films présentés — Jackie Brown et Pulp fiction — mais bien à la présence du maître Quentin, sorte de cinéaste-cinéphile-DJ dont on murmure qu’il ira se mettre aux platines du Sucre après la remise de son prix ! Car si certains se lamentent de n’avoir pu récupérer un précieux ticket pour voir leur idole en chair et en os, qu’ils soient rassurés : Tarantino sera omniprésent au cours du festival, dirigeant sa version de la Sortie de l'usine Lumière et allant présenter les films qu’il a choisis dans sa «Proposition», mélange de curiosités absolues — Hitler dead or alive, Le Justicier du Minnesota, western post-Django de Corbucci, Le Spécialiste du même Corbucci avec notre Johnny national, Le Déserteur, film soviétique daté 1939 que Tarantino voulait absolument vo

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Rio répond à nouveau

ECRANS | Eldorado commercial à la formule perdue, le cinéma français populaire de qualité des années 60 et 70 se déguste aujourd’hui avec un zeste de nostalgie et un fond (...)

Christophe Chabert | Mercredi 5 juin 2013

Rio répond à nouveau

Eldorado commercial à la formule perdue, le cinéma français populaire de qualité des années 60 et 70 se déguste aujourd’hui avec un zeste de nostalgie et un fond de mauvaise foi. Il faut revoir L’Homme de Rio (1964) de Philippe De Broca pour comprendre que ce cinéma-là n’a jamais été l’égal de son cousin américain, même si il lui a fourni d’élégants brouillons — il y a du Indiana Jones dans L’Homme de Rio, notamment dans sa dernière demi-heure pleine de péripéties à base de grottes piégées et de jungle sauvage. De même, il faut remarquer qu’il tire profit des leçons de la Nouvelle Vague et de la fraîcheur filmique qu’elle a insufflée dans le cinéma français. À commencer par Belmondo, qui chambre avec le même charme canaille que chez Godard policiers et notables ; mais la mise en scène elle-même se soucie assez peu de cette "réalisation" qui glaçait les films commerciaux d’avant et pétrifie les films pour multiplexes de maintenant. De Broca n’a pas peur des faux raccords et des jump cuts, il privilégie le bloc qu’est la séquence plutôt que la fluidité dans l’enchaînement des plan

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