Pendant Les Toiles des Mômes, place aux jeunes

Vincent Raymond | Mardi 13 octobre 2015

À dix ans, est-on encore un enfant ? Sans aucun doute, mais l'on commence à se métamorphoser. La règle s'applique aussi au festival Les Toiles des Gones, dont la décennie d'existence s'accompagne d'une formidable crise de croissance. Ainsi que d'un changement d'état civil, consécutif à l'élargissement de son périmètre initial (la Métropole, ex-Grand Lyon) : gagnant l'Ain, le Jura et la Loire, le festival s'est rebaptisé Les Toiles des Mômes, moins connoté lyonnais. Il conserve cependant la même formule, en l'appliquant désormais à 34 salles indépendantes affiliées au réseau régional GRAC.

Le principe ? Proposer une cascade de films jeune public durant les vacances de la Toussaint, assortis de rencontres, d'expositions et d'animations conviviales (ateliers créatifs, goûters…). Parmi les événements, des avant-premières (Avril ou le monde truqué au Cinéma Gérard-Philipe de Vénissieux le 21, Tout en haut du monde au Zola de Villeurbanne le 1er novembre), une rencontre avec un inspecteur de police au Ciné Mourguet pour Phantom Boy (le 20), un ciné-concert par l'ARFI sur le film Les Fantasmagories de Segundo De Chomon au Ciné-Duchère (le 24) et un autre par Cyrille Aufaure sur Sametka, la chenille qui danse (suivi d'un petit buffet sucré) au Ciné Mourguet (le 30).

En général, ces manifestations ne renchérissent pas le prix du billet, car il s'agit pour les salles d'un investissement : en guidant le (parfois très) jeune public au cinéma, en lui offrant à chaque séance davantage d'émerveillement et d'inattendu, elles fabriquent leurs futurs spectateurs…

Les Toiles des Mômes
Du 17 octobre au 1er novembre dans les salles du GRAC


Phantom Boy

D'Alain Gagnol (Fr-Bel, 1h24) animation

D'Alain Gagnol (Fr-Bel, 1h24) animation

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À New York, un mystérieux homme défiguré blesse Alex, un inspecteur de police lancé à ses trousses. Immobilisé à l’hôpital, Alex fait la rencontre de Léo, un garçon de onze ans qui possède la faculté de sortir de son corps. Comme un fantôme, invisible de tous, il s'envole et passe à travers les murs. Le gangster défiguré menace la ville avec un virus informatique. Grâce aux pouvoirs extraordinaires de l’enfant, Alex reprend son enquête.


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Inutile d’attendre les vacances pour se rendre au cinéma. Mais impossible de ne pas profiter des vacances pour aller faire un tour dans les salles. Surtout lorsque l’on a de la progéniture à distraire ou à écarter de la console/l’ordinateur/la télé (biffer les — éventuelles — mentions inutiles). Les Toiles des Mômes continuent de répondre aux attentes des publics exigeants avec une sélection éclectique balayant toutes les tranches d’âge (dès 3 ans et jusqu’au dentier) composée exclusivement d’œuvres pouvant se réclamer du label art et essai. C’est-à-dire que vous ne trouvez pas ici la dernière production à grandes oreilles ; plutôt des films alternatifs (et néanmoins qualitatifs) d’animation ou en prises de vues réelles, doublant le divertissement d’une réflexion toujours profitable et/ou d’une approche esthétique singulière. On vous recommandera ainsi Parvana, histoire d’une petite afghane confrontée aux talibans, Le Quatuor à cornes, équipée mugissante de quatre aventurières rigolotes. Mais aussi la reprise de Kirikou et la Sorcière

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Le redoux ambiant ne doit pas vous abuser : les vacances de la Toussaint ont bien débuté, malgré l’obstination du soleil, semblant lutter pour maintenir son empire sur l’automne et dissuader le jeune public de se réfugier dans les salles de cinéma. Il lui faudra darder de sacrés rayons pour lutter contre l’affiche de Toiles des Mômes, ce festival se déroulant simultanément à travers 37 salles indépendantes du Rhône, de l’Ain et de la Loire. Plus d’une vingtaine de films choisis parmi les sorties récentes (ou quelques-unes à venir) attendent les spectateurs dès deux ans, pour des séances en général “augmentées” : en plus de la projection, la salle de cinéma propose qui un atelier, qui une exposition, qui un concert, qui un goûter, qui une animation en écho avec le film présenté. Débutant par une excellente initiative, à savoir une programmation conjointe avec le Festival Lumière (La Belle et la Bête, Le Bossu de Notre-Dame et Les Aristochats issus de la programmation Disney à Paris, auxquels s’ajoutent En vitesse avec Haro

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Eh oui, les vacances scolaires sont déjà là… Cette année, elles ont la cocasserie de débuter un mercredi — ce qui époulaille tout le monde, sauf les salles obscures, pour qui ce jour constitue le commencement ordinaire d’une semaine cinématographique. Parents désœuvrés, lorgnez en confiance sur les écrans du réseau GRAC, qui programment leur traditionnel rendez-vous Les Toiles des mômes dans 37 sites de la Métropole. Au menu, un joli mixte entre les meilleurs films jeune public (dès 2 ans !) sortis ces derniers mois (Ma vie de courgette, Ivan Tsarévitch et la princesse changeante, La Chouette entre veille et sommeil, Les Nouvelles aventures de Pat et Mat…), des reprises (Fievel et le Nouveau Monde), des avant

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Le renouveau de l’animation viendrait-il de la diversité européenne ? Même si l'on trouve mille qualités à Vice-Versa, à Dragons voire à L’Âge de glace, l’honnêteté oblige à admettre que ces films souffrent d’un regrettable conformisme esthétique — quand ils ne succombent pas à certains gimmicks narratifs. Comme si la créativité de leurs auteurs ne pouvait s’exprimer qu’à l’intérieur d’un champ clos produisant des fruits ronds, colorés et sucrés, à la saveur prévisible. De notre côté de l’Atlantique, les cinéastes ont une autre approche : ils ne cherchent pas à rivaliser dans la restitution de la réalité — cette course à l’échalote technique servant d’argument aux films ayant les scénarios les plus pauvres —, ils investissent l’écriture en traitant de sujets plus segmentants, moins glamour ; et réfléchissent à la dimension plastique de leurs œuvres. Découvrir Tout en haut du monde, c’est avoir le regard ébloui par une bourrasque de pureté et de clarté. Rémi Chayé propose un traitement visuel allant à l’essentiel, très flat design, qui change les perspectives

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Le temps où "film d’animation" avait pour étroit synonyme "dessinanimédeoualdisney" (en un seul mot) est définitivement révolu. Si la concurrence a fait son œuvre et créé de l’émulation là où le studio aux grandes oreilles vivait confortablement de sa rente, il serait illusoire de croire que les seules majors ont permis à l’animation de connaître son boum actuel : l’évolution des techniques, les alternatives soumises par les indépendants (en particulier en Europe et en Asie) ont fait naître chez les spectateurs le désir de voir d’autres images. Depuis, la mondialisation des talents a rempli son office ; une relative uniformisation contamine Hollywood, qui lorgne sur le modèle esthétique et narratif (gagnant) développé par Pixar. La pompe aspirante californienne recrute à tout-va, consacrant les animateurs qui s’assimilent à son modèle. Dernier exemple en date, le Français Pierre Coffin, réalisateur des Minions, tombeur du Mission Impossible de Tom Cruise cet été. Mais la Nature a horreur du vide, et les départs outre-Atlantique favorisent l’émergence de nouvelles générations. Mieux : une démarcation plus nette s’opère entre

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