Ixcanul - Le Volcan

ECRANS | De Jayro Bustamante (Gua/Fr, 1h31) avec María Mercedes Croy, Maria Telon, Manuel Antún…

Vincent Raymond | Mardi 24 novembre 2015

Promise à un contremaître de la plantation de café où travaille son père, la jeune Maria couche avec un ouvrier maya qui part sans elle aux États-Unis. Enceinte, malgré ses suppliques au volcan sacré, ne parvenant pas à avorter, elle est rejetée par son ex- futur époux…

Cousin de La Terre et L'Ombre (Caméra d'Or à Cannes), ce film primé à Berlin s'ancre dans la réalité sociale guatémaltèque en adoptant une forme cinématographique tantôt occidentale, tantôt persane.

S'ensuit une impression bizarre d'écartèlement, assez légitime puisque l'un des enjeux dramatiques d'Ixcanul concerne le décalage linguistique demeurant entre les indigènes mayas, parlant leur idiome, et les "dominants" du pays, forcément hispanophones. Dommage que les sous-titres ne marquent pas davantage cette nuance, essentielle.


Ixcanul

De Jayro Bustamante (Guatemala, Fr, 1h31) avec María Mercedes Croy, Maria Telon...

De Jayro Bustamante (Guatemala, Fr, 1h31) avec María Mercedes Croy, Maria Telon...

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Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix...


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Berlinale 2015, jour 3. Au-dessous du volcan.

ECRANS | « Ixcanul » de Jayro Bustamente. « Journal d’une femme de chambre » de Benoît Jacquot. « Victoria » de Sebastian Schipper. « Une jeunesse allemande » de Jean-Gabriel Périot.

Christophe Chabert | Dimanche 8 février 2015

Berlinale 2015, jour 3. Au-dessous du volcan.

Encore une bonne surprise dans la compétition berlinoise ! Cette fois, elle vient du Guatemala, un pays à peu près inconnu sur la carte cinématographique mondiale, d’un jeune cinéaste nommé Jayro Bustamente qui a, d’emblée, conquis les festivaliers — belle salve d’applaudissements à la fin de la projection matinale. Il y avait cependant tout à craindre aujourd’hui de ce world cinema pour festivals dont on connaît désormais les ressorts : un mélange d’exotisme et de misère, d’esthétisme et de lenteur, de scénario en vignettes et de mise en scène intimiste. Ixcanul, à première vue, ne déroge pas à la règle. Nous voici dans une famille d’indiens maya Kaqchikel, des fermiers pauvres vivants aux abords d’un volcan où ils perpétuent des traditions ancestrales. Maria, jeune fille de 17 ans, est promise au propriétaire terrien, ce qui arrange à la fois les affaires des parents, dans la crainte d’être expulsés, et du mari, qui cherche une jeune fille pure pour lui servir d’épouse dévouée. Sauf que Maria est amoureuse de Pepe, Indien comme elle, qui rêve de partir pour les États-Unis et qui, en attendant, se bourre la gueule avec ses amis et travaille san

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