Les Ogres

ECRANS | Léa Fehner tend le barnum de son deuxième long-métrage au-dessus du charivari d’une histoire familiale où les rires se mêlent aux larmes, les sentiments fardés aux passions absolues… Qu’importe, le spectacle continue !

Vincent Raymond | Mardi 15 mars 2016

Photo : © DR


Surprenant de voracité, le titre ne ment pas : Les Ogres est bien un film-monstre. Car pour évoquer de manière lucide le quotidien d'une troupe tirant le diable par la queue, confondant la scène et la vraie vie, l'enfant de la balle — voire, enfant de troupe — Léa Fehner n'aurait pu faire moins que cette chronique extravagante, profuse, débordante de vie. D'une durée excessive, et cependant nécessaire, cette œuvre vrac et foutraque rend compte du miracle sans cesse renouvelé d'un spectacle, né d'un effarant chaos en coulisses, produit par la fusion d'une somme d'individus rivaux soumis à leurs démons, leurs passions et jalousies.

Quel cirque !

Ogres, ces saltimbanques le sont tous à des degrés divers, se nourrissant réciproquement et sans vergogne de leur énergie vitale — à commencer par le propre père de la cinéaste. Chef de bande tout à la fois charismatique et pathétique, odieux et investi dans le fonctionnement de la compagnie qu'il dirige en pote-despote, il tiendrait même de Cronos, dévorant ses enfants comme le Titan mythologique.

Si Léa Fehner a su dépeindre les relations complexes se nouant au sein de ce groupe d'artistes cabossés, se querellant volontiers pour des tromperies passées ou les faveurs dont certains jouissent au détriment d'autres, il faut aussi reconnaître une forme de courage à François Fehner d'avoir endossé un tel rôle… ne lui laissant, en définitive, pas le beau rôle. Quoique… Il est toujours difficile de situer la frontière entre l'intimité réelle d'un comédien et celle qu'il offre en représentation, et donc de savoir jusqu'où va son impudeur contrôlée.

Solaire et enlevé, y compris dans ses (nombreuses) séquences d'affrontement cruel ou d'émotion douloureuse, Les Ogres appartient à ce genre de films rendant justice à l'univers du spectacle vivant, et surtout à ceux dont la flamme intérieure se consume pour lui. Car les meilleures évocations du théâtre sur grand écran — Opening Night (1978) de Cassavetes en tête — parlent de fragilité, de rupture imminente, d'autodestruction ; de précarité générale : sentimentale souvent (l'amour semble une comédie aussi peu sérieuse que celles jouées pour le public), sociale, parfois. Soumis à une foule d'aléas et au nomadisme, le métier est réduit à l'incertitude chronique. Mais il est, fantastique paradoxe, animé d'une pulsion ineffable et d'une énergie contagieuse. VR

Les Ogres de Léa Fehner (Fr, 2h25) avec Adèle Haenel, Marc Barbé, Lola Dueñas, François Fehner…


Les Ogres

De Léa Fehner (Fr, 2h25) avec Adèle Haenel, Marc Barbé...

De Léa Fehner (Fr, 2h25) avec Adèle Haenel, Marc Barbé...

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Ils vont de ville en ville, un chapiteau sur le dos, leur spectacle en bandoulière. Dans nos vies ils apportent le rêve et le désordre. Ce sont des ogres, des géants, ils en ont mangé des hommes, des femmes, des enfants, du théâtre et des kilomètres.


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La Cité Internationale des Arts du Cirque devrait voir le jour à Vénissieux

Cirque | L’un des grands projets culturels des prochaines années sur le territoire métropolitain, la Cité Internationale des Arts du Cirque portée par la compagnie MPTA et l’école de cirque de Lyon, devrait, selon toute vraisemblance, s’implanter à Vénissieux — et non à Saint-Genis-Laval comme prévu initialement. Explications.

Nadja Pobel | Mercredi 24 mars 2021

La Cité Internationale des Arts du Cirque devrait voir le jour à Vénissieux

Le constat est ancien et cruel pour les circassiens de la région : il n’y a pas assez de lieux d’entraînement et de pratique. La France, de manière globale, en manque. Seule La Grainerie à Toulouse répond à cette demande. Un espace d’entraînement dans La Chapelle de La Cascade (en Ardèche), seul Pôle National de Cirque en Auvergne-Rhône-Alpes, est bien prévu — mais les travaux n’ont pas encore commencé. Pire, le confinement a accentué ces besoins car ces artistes sont aussi des athlètes qui ont besoin d’entretenir leurs corps. Le récent festival Circa qui s'est déroulé à Auch à l’automne a vu se multiplier les blessures : les artistes n'ont pu suffisamment s’exercer en amont. Julie Tavert, acrobate formée à Lyon puis passée par le Graal qu’est le CNAC (Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne) dit n’avoir pas du tout su où aller lors des six premiers mois de la crise sanitaire. L'école de cirque de Lyon implantée dans l’enceinte de la MJC Ménival est elle trop à l’étroit et jongle a

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Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

Crise Sanitaire | Certes très subventionnées, les structures culturelles en régie directe de la Ville de Lyon n’en sont pas moins fortement impactées par la crise sanitaire, car elles ne peuvent bénéficier d’aucun dispositif d’aide. Les Célestins tablent sur un déficit de 600 000€ en 2021, l’Auditorium affiche déjà un trou de 2M€ pour 2020. Toutes deux en appellent à l’État pour pallier la rupture d’égalité avec d’autres établissements aux missions similaires.

Nadja Pobel | Vendredi 12 mars 2021

Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

« Même si on rouvre en mai et juin, avec une jauge dégradée d’environ 50%, fin décembre la perte de recette de billetterie du théâtre s’élèvera à 600 000€ » affirme Pierre-Yves Lenoir, co-directeur du Théâtre des Célestins. Du côté de l’Auditorium de Lyon, son homologue Aline Sam-Giao estime à un million d’euros ses pertes à la fin de l’année civile avec la même hypothèse de reprise — fatalement très aléatoire —, qui se cumuleront avec les deux millions de déficit sur 2020. Aux Célestins, le dernier exercice s’est terminé à l’équilibre notamment grâce au fonds de soutien de la Ville de Lyon ; et parce qu’ils n’avaient pas prévu de jouer dans la grande salle entre avril et

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Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Théâtre | À 34 ans, Martha Spinoux-Tardivat vient d’être nommée directrice des Clochards Célestes, où elle exerçait déjà en accompagnant avec entrain tant les artistes que les spectateurs et spectatrices. Portrait.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des professionnels et des étudiants qui parfois font halte pour leur formation dans ce théâtre de 49 places. Martha est arrivée sous l’ère d’Élisabeth Saint-Blancat et aura prolongé son apprentissage aux côtés de Louise Vignaud dans la foulée. Le 27 août dernier, elles étaient réunies sur la place Chardonnet pour un hommage à la comédienne-directrice décédée d’un cancer six jours plus tôt. Une cérémonie simple, chaleureuse et émouvante pour celle qui porta haut, de 1986 à 2017, cette maison fondée en 1978. Alors, quand Louise Vig

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Les Clochards Célestes annulent leur saison

Théâtre | Ils sont les premiers à Lyon, certainement pas les derniers. À l'instar de ce qu'a fait le Centre Dramatique National de Toulouse en janvier, le théâtre des Clochards Célestes annonce tirer un trait sur le reste de sa saison face à l’incertitude perpétuelle d’une date de réouverture des lieux culturels.

Nadja Pobel | Mercredi 3 février 2021

Les Clochards Célestes annulent leur saison

Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de l’été. Tant d’autres depuis septembre avaient déjà dû rester au placard... « Alors qu'on nous demande de rester en suspens, prêts à ouvrir quand on nous donnera enfin le feu vert, à une date indicible, je fais le choix de reporter intégralement la saison du Théâtre des Clochards Célestes à l'année prochaine. Puisque cette saison est exceptionnelle, assumons-la comme telle. Attendre le mois de mai pour savoir s'il sera possible ou non de jouer en juin, c'est demander aux compagnies programmées de se maintenir dans le qui-vive ; leur proposer d'ores et déjà un report, c'est leur offrir la possibilité de penser l'avenir. Et c'est nous l'offrir aussi » affirme la directrice Louise Vignaud dans un communiqué paru ce mercredi 3 février. Et c’est probablement là, la plus grande marque de considération due aux spectateurs et spectatrices comme a

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Courtney Geraghty, nouvelle directrice du Théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | Pour succéder à Jean Lacornerie, directeur du Théâtre de la Croix-Rousse en partance à la fin de l'année, le jury a choisi ce lundi 21 septembre la Franco-Américaine Courtney Geraghty.

Sébastien Broquet | Mardi 22 septembre 2020

Courtney Geraghty, nouvelle directrice du Théâtre de la Croix-Rousse

Le choix du jury, qui s'est réuni le lundi 21 septembre et composé de l’association de gestion du Théâtre de la Croix-Rousse, de la Ville de Lyon, de la Région et de la DRAC Auvergne Rhône Alpes, s'est porté sur Courtney Geraghty. C'est donc la jeune femme de 37 ans originaire de Boston qui dirigera le Théâtre de la Croix-Rousse dès janvier 2021, succédant ainsi à Jean Lacornerie, lequel va quitter ses fonctions le 31 décembre prochain après dix ans à ce poste. 24 dossiers de candidatures avaient été déposés, parmi lesquels cinq finalistes ont été désignés pour passer l'oral — vingt minutes de présentation, vingt minutes de questions — ce lundi. C'est à la quasi unanimité que Courtney Geraghty a été désignée pour diriger ce théâtre emblématique de la ville. Elle s'est associée au metteur en scène auvergnat Johanny Bert, pour les prochaines saisons du théâtre. Courtney

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Cycle Effondré-es : l'effondrement qui vient

Réflexion | Un peu partout dans la ville et dès le 1er octobre, le Cycle Effondrée-es #3 explore les facettes sombres du monde qui advient.

Stéphane Duchêne | Jeudi 24 septembre 2020

Cycle Effondré-es : l'effondrement qui vient

Vous en avez assez de cette bande de catastrophes ? Eh ben c'est pas aujourd'hui qu'on va vous débarrasser. En revanche, on peut vous aider à penser la chose. C'est ce que propose le Cycle Effondré-es (oui, l'effondrement est inclusif) du Théâtre du Bruit pour la troisième fois du 1er au 11 octobre. Soit un festival non pas de catastrophes mais de conférences et rencontres de littérature, sciences humaines, économie et politique, dispersés dans une poignée de lieux de l'agglomération lyonnaise. L'idée étant d'essayer de remédier au pire qui, faut-il le rappeler, n'est jamais certain (mais rarement en retard). La soirée d'ouverture, à la MJC Monplaisir, interrogera l'avenir écologique avec l'expert en risques systémiques Arthur Keller et l'essayiste Vincent Mignerot. S'ensuivra un week-end art et psyché humaine entre théâtre (Transcendo et Là le Feu au Crois

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Élisabeth Saint-Blancat est décédée

Disparition | Élisabeth Saint-Blancat s'en est allée. Celle qui fut la directrice de 1986 à 2017 du Théâtre des Clochards Célestes est décédée des suites d'un cancer le 19 août, (...)

Nadja Pobel | Vendredi 28 août 2020

Élisabeth Saint-Blancat est décédée

Élisabeth Saint-Blancat s'en est allée. Celle qui fut la directrice de 1986 à 2017 du Théâtre des Clochards Célestes est décédée des suites d'un cancer le 19 août, à 75 ans. Elle n'aura cessé de voir des spectacles (plus de 200 par an) dans les grandes structures mais aussi les MJC, les hangars pour voir ce que les jeunes artistes fabriquaient et les accompagner dans leur éclosion. Joris Mathieu (cie Haut et Court), Ivan Pommet (Théâtre Mu), Quentin Dubois et tant d'autres sont nés auprès d'elle. Un chaleureux hommage lui a été rendu sur la place Chardonnet au soir de ses obsèques, jeudi 27. Ses proches ont rappelé à quel point cette comédienne, danseuse, chanteuse était obsédée par la justesse et clamait à l'envi « Merci la vie ! »

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Cinq finalistes pour la direction du Théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | Cinq dossiers ont été retenus parmi les 25 candidatures à la succession de Jean Lacornerie à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse.

Sébastien Broquet | Mercredi 29 juillet 2020

Cinq finalistes pour la direction du Théâtre de la Croix-Rousse

Jean Lacornerie, par choix personnel, quittant ses fonctions à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse le 31 décembre prochain, les tutelles se sont lancées en quête de son — ou sa — successeur. Les représentants et représentantes de la Région, de la Drac et de la Ville se sont ainsi réunis le jeudi 23 juillet pour étudier les 25 dossiers de candidatures déposés. Les finalistes retenus ont jusqu'au 7 septembre pour affiner leur projet, qui sera ensuite auditionné par le jury le 21 septembre. Cinq candidats et candidates ont été retenus, que voici : - Un premier duo, avec le musicien et metteur en scène Camille Rocailleux, issu du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon, qui a fondé et co-signé les spectacles de la compagnie de danse ARCOSM de 2001 à 2016. Il a collaboré avec Jérôme Savary ou la chanteuse Camille et fondé la compagnie EVER en 2013, mêlant spectacle vivant et technologie. Il fait équipe avec A. Favr

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Benjamin Forel fore son théâtre

Portrait | À 34 ans, Benjamin Forel a déjà soulevé quelques montagnes pour que le théâtre existe hors les murs. Cet art de l'éphémère, il l'a appris en option théâtre au lycée (...)

Nadja Pobel | Mercredi 24 juin 2020

Benjamin Forel fore son théâtre

À 34 ans, Benjamin Forel a déjà soulevé quelques montagnes pour que le théâtre existe hors les murs. Cet art de l'éphémère, il l'a appris en option théâtre au lycée Charlie Chaplin de Décines où il passe un bac S et c'est le metteur en scène Sarkis Tcheumlekdjian qui est aux manettes les mercredis après-midi. Inscrit en fac de bio, sur le chemin de la Doua, il s'arrête souvent à Charpennes où est installé la compagnie Premier acte du metteur en scène du bel Andorra, au point qu'il deviendra son assisant durant cinq années. En 2008, Benjamin Forel crée sa compagnie, la Troupe du Levant dont certains font encore route avec lui. Il a bien joué aux Marronniers, aux Clochards Célestes, mais, féru de Mnouchkine et son Théâtre du Soleil, il veut du monde sur le plateau et pouvoir aussi imaginer le bar, la fa

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Le Théâtre du Grabuge retrouve son public

Théâtre | Le théâtre revient timidement mais il revient même hors des cafés-théâtres, avec la classe "Départ Lyon Métropole". À la MJC Laënnec-Mermoz, du jeudi 25 au (...)

Nadja Pobel | Mardi 16 juin 2020

Le Théâtre du Grabuge retrouve son public

Le théâtre revient timidement mais il revient même hors des cafés-théâtres, avec la classe "Départ Lyon Métropole". À la MJC Laënnec-Mermoz, du jeudi 25 au vendredi 26 juin, gratuitement, il sera possible d'assister — à 50 en même temps au maximum — aux soirées Putain d'voyage. Il s'agit de la projection du film Du haut du ciel tomba la nuit, réalisé en février dernier avec l'ensemble des douze jeunes volontaires qui auraient dû créer un spectacle pour le mois de mai, au NTH8, annulé en raison de la crise sanitaire. Depuis l'assouplissement des mesures de restriction d'accès aux salles de spectacle, ils ont pu retravailler et se raconteront, à l'issue du film, à travers le slam, le théâtre, la chanson, la danse et la photo. Cette troupe est composée de volontaires en service civique qui se sont engagés dans des pratiques artistiques afin de faciliter leur inclusion sociale et professionnelle. Ils sont so

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L'Ineffable Théâtre ouvre la friche de l'été à Oullins

Urbanisme Transitoire & Théâtre | À Oullins, une friche culturelle ouvre quand les théâtres restent pour la plupart fermés. L'Ineffable Théâtre accueille spectacles et performances dès maintenant, en petite jauge, dans les locaux emplis de vie et d'activités passées du technicentre de la SNCF.

Nadja Pobel | Mercredi 24 juin 2020

L'Ineffable Théâtre ouvre la friche de l'été à Oullins

À deux pas (deux minutes à pied en traversant la rivière Yzeron) de la gare d'Oullins et pas même un quart d'heure de bus depuis Bellecour (C10 arrêt Pont d'Oullins ou 15, arrêt de la gare), le metteur en scène Benjamin Forel a déniché des locaux étonnants pour son nouveau "bac à sable" ouvert à tous les arts ayant trait au corps. Après avoir investi des lieux ouverts (friche RVI, site antique de Fourvière, Vélodrome de la Tête d'Or...), il s'attache désormais à trouver des endroits couverts sur une durée plus longue (quelques semaines auparavant, plusieurs mois désormais) afin de ne pas dépendre de la météo. Après la Confluence l'an dernier, le voilà désormais dans l'ancien technicentre industriel SNCF d'Oullins grâce au « vrai soutien » de la ré

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Le Cirque du Soleil annule toutes ses représentations de "Kooza"

Covid-19 | Le Cirque du Soleil vient d'annoncer l'annulation de l'intégralité des représentations de Kooza qui devaient se tenir au Parc OL du 19 mars au 26 avril (...)

Sébastien Broquet | Mardi 10 mars 2020

Le Cirque du Soleil annule toutes ses représentations de

Le Cirque du Soleil vient d'annoncer l'annulation de l'intégralité des représentations de Kooza qui devaient se tenir au Parc OL du 19 mars au 26 avril 2020. Le communiqué précise que « menant des opérations partout dans le monde, le Groupe Cirque du Soleil met régulièrement à jour ses procédures et applique des mesures spécifiques à chaque région du monde et à chaque projet. Bien que cette situation résulte de circonstances indépendantes de sa volonté, le Cirque du Soleil s'excuse de tout inconvénient que cette annulation pourrait causer. L’équipe de planification des tournées du Cirque du Soleil travaille dès lors à l’élaboration de la prochaine visite d’un de nos Grands Chapiteaux à Lyon. » Tous les billets seront remboursés. Le service clientèle peut être contacté au 00 800 1 548 0000.

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Le Cirque du Soleil s'installe au Parc OL

Cirque | Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au monde présente (...)

Nadja Pobel | Mardi 22 octobre 2019

Le Cirque du Soleil s'installe au Parc OL

Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au monde présente Kooza, un show avec des circassiens et acrobates hors pairs comme dans toutes les productions de la compagnie montréalaise. Mais certainement aussi avec déferlement de couleurs et éclats de lumière dans tous les sens. On ira vérifier s'il reste un brin d'âme. Tarifs : de 36€ à 239€

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Consumée d’amour : "Portrait de la jeune fille en feu"

Le Film de la Semaine | Sur fond de dissimulation artistique, Céline Sciamma filme le rapprochement intellectuel et intime de deux femmes à l’époque des Lumières. Une œuvre marquée par la présence invisible des hommes, le poids indélébile des amours perdues et le duo Merlant/Haenel.

Vincent Raymond | Mardi 17 septembre 2019

Consumée d’amour :

Fin XVIIIe. Officiellement embauchée comme dame de compagnie auprès d’Héloïse, Marianne a en réalité la mission de peindre la jeune femme qui, tout juste arrachée au couvent pour convoler, refuse de poser car elle refuse ce mariage. Une relation profonde, faite de contemplation et de dialogues, va naître entre elles… Il est courant de dire des romanciers qu’ils n’écrivent jamais qu’un seul livre, ou des cinéastes qu’ils ne tournent qu’un film. Non que leur inspiration soit irrémédiablement tarie au bout d’un opus, mais l’inconscient de leur créativité fait ressurgir à leur corps défendant des figures communes ; des obsessions ou manies constitutives d’un style, formant in fine les caractéristiques d’une œuvre. Et de leur singularité d’artiste. Ainsi ce duo Héloïse-Marianne, autour duquel gravite une troisième partenaire (la soubrette), rappelle-t-il le noyau matriciel de Naissance des pieuvres (2007) premier long-métrage de Céline Sciamma : même contemplation fascinée p

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Un nouveau Point du Jour avec Angélique Clairand et Éric Massé

Théâtre | Pour leur première rentrée en tant que directeur et directrice à la tête du Théâtre du Point du Jour, Angélique Clairand et Éric Massé s’associent à de jeunes collectifs qui ont le vent en poupe et proposent des entrées très diverses au théâtre (expositions, projets participatifs, immersifs et itinérants).

Nadja Pobel | Mardi 10 septembre 2019

Un nouveau Point du Jour avec Angélique Clairand et Éric Massé

Une photo d’un rassemblement spontané dans le parc de Gezi d’Istanbul prise en 2013 par Leonora Baumann, membre du collectif Item, orne la plaquette de cet An 1 du Point du Jour nouvelle ère. Ce cliché en dit long sur la volonté du duo élu de tisser des liens avec le territoire (Item est installé à Lyon), de regarder et considérer ceux qui luttent contre l’oppression (Gezi jouxte la place Taksim) et de s'ouvrir à d’autres arts. Deux fois par saison un journaliste, un photojournaliste, un metteur en scène et un interprète s’empareront d’un sujet d’actualité pendant une semaine. Ce Grand ReporTERRE aura pour thème la radicalisation politique en 2019-20. Par ailleurs, une expérience sensorielle et sonore, Fugueuses (en mai) par une jeune autrice tout juste sortie de l’ENSATT, Judith Bordas, se basera sur une collecte de témoignages des habitants du 5e arrondissement. De nombreux spectacles seront en langue des signes et d’autres nomades, en balade dans les quartiers de l’arrondissement. Passer la 5e Celui qui ouvre la saison sera en appartements : Elle et lui

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Une rentrée en C majeurs

Institut Lumière | Cassavetes, Coppola, Carpenter, Clint… Étrange convergence d’initiales, mais surtout de prestigieuses signatures à l’affiche de l’Institut Lumière en ce mois de septembre, où l’on joue avec vertiges du rétroviseur et de la lorgnette.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Une rentrée en C majeurs

Navigant entre passé, futur — l’avant-première des Misérables le 25 — et anticipation d’un retour vers le futur (la reprise de films de Francis Ford pour annoncer sa venue lors du Prix Lumière), la programmation ressemble en effet à un délicieux travelling compensé. À force de sauts temporels, on en finirait presque à se prendre pour l’héroïne de Peggy Sue s’est mariée, l’un des films sélectionnés avec le rétro Outsiders et le palmé Conversation secrète en guise d’apéritif ! Du Festival Lumière, il en sera question aussi avec Mystic River de Clint Eastwood projeté en hommage aux 10 ans de la remise du Prix à son premier récipiendaire (jeudi 5). Tout aussi mélomane (mais dans un autre registre) que Clint et aussi féru de westerns que lui, John Carpenter sera également à l’honneur pour un format adapté à ses atmosphères : une nuit comptant quatre titres. The Thing, Fog, Les Aventures de Jack Burton et, pour finir, son prophétique chef-d’œuvre

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Peau d’âme : "Le Daim"

Le Film de la Semaine | Revenant de quelques infortunes artistiques, Jean Dujardin se prend une belle veste (au sens propre) taillée sur mesure par Quentin Dupieux en campant un monomaniaque du cuir suédé. Un conte étrange et intriguant totalement à sa place à la Quinzaine des Réalisateurs.

Vincent Raymond | Mardi 18 juin 2019

Peau d’âme :

Ça a tout l’air d’une tocade, et pourtant… Georges, 44 ans, a tout quitté pour acheter une fortune la veste en daim de ses rêves, au fin fond d’une région montagneuse. Ainsi vêtu, il se sent habité par une force nouvelle et se lance dans un projet fou, aidé par Denise, la barmaid du coin… Propice aux films de zombies (plus nombreux que des doigts sur un moignon de mort-vivant), l’année serait-elle aussi favorable aux récits de fringues maudites ? Après In Fabric de Peter Strickland (la déclinaison sur-diabolique de La Robe de Van Warmerdam vue notamment au festival Hallucinations Collectives), Le Daim renoue avec cette vieille tradition héritée de la mythologie où l’habit influe sur l’humeur ou la santé de celui qui le porte. À l’instar de la tunique de Nessus fatale à Hercule, ou de la tiare d’Oribal pour les lecteurs d’Alix, le blouson ocre va conditionner Georges, le menant à supprimer ses semblables — comprenez ceux du porteur de daim ainsi que tous les autres blousons du monde. Vaste programme, aurait pu dire de Gaulle.

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Cirques en tous genres

Festival des 7 Collines | Rendez-vous incontournable du cirque international, le Festival des 7 Collines fait la part belle au Québec dont quatre compagnies sont invitées, en tête desquelles Machine de Cirque, véritable locomotive.

Nadja Pobel | Mardi 11 juin 2019

Cirques en tous genres

Dans leur spectacle éponyme, Machine de cirque, les acrobates de la compagnie forçaient un peu trop sur l'aspect démonstratif et blagues clin d’œil. Au vu des premières images, il semblerait que le tout récent La Galerie, présentée en ouverture des 7 Collines ait une sobriété étonnante. Vêtus de costards noir et blanc, les circassiens jouent avec des pots de peintures et créent des séquences visuellement marquantes. Plus qu'intriguant. Autre troupe québecoise incontournable en France et notamment à Saint-Étienne : Les 7 Doigts de la Main qui cette fois, avec Passagers, tracent des parcours de vie en s'appuyant aussi sur des projections vidéo en plus de leur savoir-faire de circassiens. Roue libre Outre quelques concerts (le Syrien Omar Souleyman, les Sud-Africains de BCUC, la Portugaise Pongo), c'est bien la piste qui animera ces nuits ligériennes. Et deux pépites françaises y trouvent place : le chantre de magie nouvelle, Yann Frisch, également épatant maître de cérémonie et ambianceur (Le Terabak de Kiev de Stéphane Ricordel) débarque avec son camion-théâtre pour délivr

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Le théâtre est-il encore politique ?

Essai | Puisque dans le terme "théâtre politique", "politique" ne sert plus qu’à faire joli, l’universitaire Olivier Neveux redonne du sens aux mots. Dans son ouvrage «Contre le théâtre politique» paru mi-avril, il dresse un diagnostic de l’état de la création actuelle, réhabilite la notion "d’alternative" loin du macronisme qu’il fustige et fait place au spectateur.

Nadja Pobel | Mardi 23 avril 2019

Le théâtre est-il encore politique ?

Où encore lit-on ces vérités sans que ce ne soit un bon mot ou une manière d’accrocher la lumière ? « Pour le spectacle vivant, elle [la présidence de François Hollande] fut juste nulle. "Nulle" signifiant inexistante ». « Telle serait la conclusion de ce mandat. Ils n’avaient pas d’idées ». Emmanuel Macron « a, triste mécanique, la sensibilité artistique de son milieu », soit celle de son simili ministre de la Culture Jean-Marc Dumontet, dont le festival Paroles Citoyennes est dynamité en ouverture d’ouvrage. Jamais pourtant Olivier Neveux ne se contente de distribuer des coups. Ce serait si vain. Bien au contraire, il n’a de cesse de tisser, lesté de ses très nombreuses lectures, pièces vues et heures d’enseignement, un lien entre ce qui peut se voir sur scène et la façon dont les tutelles le permettent ou l’empêchent. Que voit-on sous le vernis idéologique ? Qu’il faut défendre une « Cause » (de facto inattaquable), que les récits de vie sont encore le plus court chemin pour y parvenir. Jamais didactique (interrogeant même le sens de ce mot employé à tout-va, CQFD), il témoigne d’abord d

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Marc Lesage quitte les Célestins

Théâtre | Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er (...)

Nadja Pobel | Mercredi 21 novembre 2018

 Marc Lesage quitte les Célestins

Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er janvier 2019. Claudia Stavisky est donc seule à bord des Célestins jusqu'à une prochaine nomination pour perpétuer cette co-direction. Après l'annonce du départ de Cathy Bouvard aux Subsistances (qui part fin décembre pour les Ateliers Médicis en Seine-Saint-Denis), l'attente d'une nomination au Théâtre du Point du Jour (suspendue à l'avis de Gérard Collomb qui a pris la main sur ce dossier), le renouvellement dans un an du directeur du TNP, le paysage théâtral local connait des changements d'une ampleur majeure.

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Le Cirque Éloize sera aux prochaines Nuits de Fourvière pour une création

Nuits de Fourvière | Au tour de Nuits de Fourvière de dévoiler une partie de sa programmation : l'on apprend ainsi que le Cirque Éloize sera programmé l'été prochain pour une (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 15 novembre 2018

Le Cirque Éloize sera aux prochaines Nuits de Fourvière pour une création

Au tour de Nuits de Fourvière de dévoiler une partie de sa programmation : l'on apprend ainsi que le Cirque Éloize sera programmé l'été prochain pour une nouvelle création dénommée HOTEL, qui prendra place au sein du grand théêtre du 17 au 22 juin 2019. La compagnie de Montréal fêtera à cette occasion ses 25 ans. Ouverture de la billetterie pour ce spectacle le 15 janvier sur le site www.nuitsdefourviere.com. Le Cirque Éloize est actuellement programmé à la Maison de la Danse avec le spectacle Saloon, et ce jusqu'au 25 novembre.

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Crédit révolver : "En liberté !"

Comédie | Pour compenser ses années de taule, un innocent commet des délits. Sans savoir qu’il est “couvert“ par une policière, veuve de celui qui l’avait incarcéré à tort, elle-même ignorant qu’un collègue amoureux la protège… Encore un adroit jeu d’équilibriste hilarant signé Salvadori.

Vincent Raymond | Mardi 30 octobre 2018

Crédit révolver :

Policière, Yvonne élève son fils dans la légende de son défunt époux Santi, flic héroïque mort en intervention. Découvrant fortuitement que celui-ci était un ripou de la pire espèce, elle entreprend de réhabiliter une de ses victimes, et cause son pesant de dommages collatéraux… Après une parenthèse semi-tendre célébrant les épousailles de la carpe et du lapin (Dans la cour, avec Deneuve et Kervern), Pierre Salvadori revient à ses fondamentaux : une comédie portée par des bras cassés, émaillée d’un franc burlesque et construite autour de mensonges plus ou moins véniels. Qu’ils proviennent de mythomanes pathologiques ou d’affabulateurs·trices d’occasion, qu’ils visent à duper ou à adoucir la vie de ceux qui en sont les destinataires, les gauchissements de la vérité constituent en effet la trame régulière du cinéma salvadorien. Ce qui change toutefois dans En liberté ! — et en juste écho avec le titre — c’est que le mensonge se trouve ici en constante réécriture. En impro(ré)visant la légende dorée de Santi qu’elle raconte chaque soir à son fils, Yvo

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Les 30 saisons du Théâtre de l'Iris

Théâtre | Sans paillette, le Théâtre de l'Iris fête néanmoins ses trente ans d'existence tout au long de la saison avec reprises-phares et créations clin d’œil. Rencontre avec son directeur-fondateur Philippe Clément.

Nadja Pobel | Mardi 30 octobre 2018

Les 30 saisons du Théâtre de l'Iris

Avec quelles intentions arrivez-vous dans ce lieu en 1988 ? Philippe Clément : Le lieu est un pur hasard. Je faisais alors un petit break dans ma carrière d'acteur et metteur en scène, après des années passées aux côtés de descendants de Jacques Copeau qui travaillaient sur l’éducation populaire, puis auprès de Marcel Maréchal notamment. J'ai ensuite fait des études de médecine chinoise, puis repris le théâtre et j'ai monté une compagnie. Nous voulions une salle pour répéter. On a fini par trouver cet ancien cinéma de quartier (près du métro Cusset) dont je suis tombé amoureux. Et on a décidé de faire de la programmation en plus de présenter nos spectacles. Comment s'est construite votre histoire avec les spectateurs ? Elle est liée à la permanence du spectacle et du lieu et au fait qu'on a choisi un chemin peu à la mode à l'époque et qui ne l'est toujours pas : on est un des rares endroits en France habité par une compagnie qui ait une troupe permanente. De plus, nous avons un répertoire qu'on tourne, qu'on reprend dont Les Fourberies de Scapin qu'on joue depuis trente ans. Vou

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Six finalistes pour le Point du Jour

Théâtre | La short-list pour reprendre la direction du Point du Jour est désormais connue.

Nadja Pobel | Vendredi 14 septembre 2018

Six finalistes pour le Point du Jour

Ils ne sont plus que six désormais à pouvoir prétendre prendre la direction du Théâtre du Point du Jour : le Collectif X, Abdelwaheb Sefsaf, Éric Massé & Angélique Clairand, Thierry Jolivet (du collectif La Meute), Baptiste Guiton & Pauline Laidet et enfin Olivier Coulon-Jablonka. Seul ce dernier n'est pas un local, puisqu'il était membre de l'ensemble artistique du CDN de Sartrouville jusqu'en septembre 2017 et qu'il est actuellement associé au CDN de la Commune d'Aubervilliers. Le Collectif X est basé à Saint-Étienne tout comme Abdelwaheb Sefsaf et sa compagnie Nomade in France (Aligator, Médina Mérika, Si loin si proche) ainsi que la compagnie des Lumas fondée par Angélique Clairand et Éric Massé (Mujer vertical, Tartuffe) par ailleurs membre du collectif artistique du CDN de Valence. Les autres candidats sont lyonnais : Pauline Laidet (Fleisch), Baptiste Guiton (Lune jaune, Groenland, artiste associé au TNP) et Thierry Jolivet du collectif La Meute (Belgrade, La Famille royale

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Aïtal, Marius, Les Nuits : une idée de la permanence

Nuits de Fourvière | Voir naître un spectacle qui lui-même s'attelle à exposer les difficultés de sa propre création. Récit de ce doux moment qui dit aussi en creux l'importance de la fidélité d'institutions à l'égard des artistes – par ailleurs virtuoses comme ceux du cirque Aïtal. Sur la piste, comme en dehors, voici l'histoire d'une permanence.

Nadja Pobel | Vendredi 29 juin 2018

Aïtal, Marius, Les Nuits : une idée de la permanence

Flash back. 2013. Les Nuits de Fourvière sur leur esplanade en contrebas de l'Odéon accueillent un couple, Victor Cathala et Kati Pikkarainen. Ils seront l'éblouissement de cette édition. Deux circassiens se tiennent par la main. Il la fait virevolter à la force de son poignet, elle le fait s'agacer et se calmer. À nous spectateurs, ils collent les larmes aux yeux à force de tant mêler technicité et dramaturgie. Et si l'émotion n'est pas, loin s'en faut, l'indicateur de la pertinence d'un travail, elle en garantit la prégnance dans le temps. Pour le meilleur pour le pire tournera longtemps encore mais déjà les Nuits de Fourvière font la promesse qu'ils accueilleront leur travail futur. Il faudra cinq ans pour cela. Dans l'intervalle, sont nés leurs deux enfants, Pour le meilleur s'est interrompu plutôt que de remplacer Kati par une acrobate pourtant castée et qui aurait, malgré elle, fait s'écrou

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L'été au Bac à Sable

Spot Éphémère | Un bac, c'est un lieu pour « créer, se salir, expérimenter ». Ainsi le définit Benjamin Forel, à la tête de L'Ineffable Théâtre depuis dix ans. Il vient (...)

Nadja Pobel | Mardi 26 juin 2018

L'été au Bac à Sable

Un bac, c'est un lieu pour « créer, se salir, expérimenter ». Ainsi le définit Benjamin Forel, à la tête de L'Ineffable Théâtre depuis dix ans. Il vient d'ouvrir le Bac à Sables, espace éphémère qui jusqu'au 15 octobre (et plus si disponibilité) accueillera une dizaine de compagnies sur la cinquantaine qui ont répondu à son projet. Dans le quartier de la Confluence (6 place Camille Georges, face à Sainte-Blandine), le metteur en scène a dégotté un hall auprès de Nacarat Immobilier, à qui il ne verse pas de loyer mais fait un reçu fiscal au titre du mécénat. Au programme : de la danse surtout (Rebecca Journo, compagnies MF, LC...), du théâtre et le week-end des soirées électro ou concert. Les artistes reçus travaillent durant cinq jours et s'engagent à deux ouvertures publiques (workshop, spectacle, conférence) sur la semaine, avec eux-mêmes ou des troupes invitées. Ils perçoivent 100% de la recette billetterie,

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Aïtal, pour le meilleur

Cirque | Pas de village cirque cette année à Lacroix-Laval car l'espace est occupé par le Cirque Aïtal qui depuis quelques semaines répète in situ sa nouvelle création. Leur duo magnifique s'est agrandi. Explications.

Nadja Pobel | Mardi 26 juin 2018

Aïtal, pour le meilleur

En 2013, quand ils débarquent aux Nuits sous un chapiteau planté sur l'esplanade en contrebas de l'Odéon, ils sont la divine surprise du festival. Deux circassiens tombés du ciel s'inspirent de leur vie pour déployer leur technicité et leur douceur apprises dans l'école phare française du centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne. Elle, Kati Pikkarainen, s'entraîne depuis son enfance en Finlande et a migré ici pour se professionnaliser ; lui, Victor Cathala, a fait foot-étude dans le sud-ouest, intégré le GAEC familial et appris la voltige équestre non loin. De leur rencontre, naîtra un premier spectacle : La Piste là, puis Pour le meilleur et pour le pire et une famille. Ils collaborent aussi avec les géants suisses Martin Zimmermann, ils étaient à l'école ensemble, et Dimitri de Perrot sur Öper Öpis. Saison de cirque est la nouvelle étape de

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Des Nuits magiques

Nuits de Fourvière | Pour la première fois, la magie (nouvelle) fait son entrée aux Nuits de Fourvière qui accueillent Yann Frisch. Au menu de ce festival, la création mondiale de l'excellent cirque Aïtal et des maîtres de la mise en scène au service d'étudiants de grandes écoles.

Nadja Pobel | Mardi 19 juin 2018

Des Nuits magiques

Le cirque avait eu l'honneur d'ouvrir les Nuits de Fourvière 2016 qui pour la première fois de leur histoire abandonnait le théâtre au profit des canadiens des 7 Doigts de la main en lever de rideau. Un signe fort en direction de cet art qui depuis une trentaine d'années ne cesse de se réinventer. Et comme l'équipe des Nuits a, dans son ADN, la fidélité aux troupes accueillies, elle patientait pour faire revenir le Cirque Aïtal. En 2013, avec le duo Pour le meilleur et pour le pire, les deux circassiens de la compagnie avait ébloui le festival de leur technicité alliée à leur talent de récitateurs. Avec des lancés ariens, des portés, ils racontaient l'histoire d'un couple traversé par toutes les émotions. Littéralement bouleversant. Entre temps, Kati Pikkarainen et Victor Cathala ont eu deux enfants et créent aux Nuits, sous un chapiteau dans le parc de Lacroix-Laval, une fable pour neuf interprètes, quatre musiciens et cinq chevaux. Saison de cirque est pour eux une façon de mélanger tous les c

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L'Europe sous toutes les coutures (théâtrales)

Rencontres du Jeune Théâtre Européen | Et c'est parti pour la 30e édition des bien nommées Rencontres du Jeune Théâtre Européen organisées chaque année début juillet à Grenoble par le Créarc (Centre de création de recherche et des cultures). Mais encore ?

Alice Colmart | Mardi 19 juin 2018

L'Europe sous toutes les coutures (théâtrales)

Pas de changements pour la 30e édition des Rencontres du Jeune Théâtre Européen, mais toujours une même ambition : « faire en sorte d’ouvrir le théâtre à tous et pas qu’à une certaine élite » selon Jordan Nicoletti, chargé de communication du Créarc (l’association qui porte l’événement). Ainsi, pendant une semaine, quinze compagnies de douze pays différents (Italie, Royaume-Uni, France, Roumanie, Portugal, Grèce, Pologne, Lituanie...) fouleront le sol grenoblois afin de se produire en plein air ou dans l'une des quatre salles de l’agglo qui accueille le festival (l'Espace 600, le Théâtre 145, la salle Olivier Messiaen et le Musée archéologique). Et ainsi rencontrer le public. Théâtre en VO Proposés en langues maternelles, les spectacles toucheront à plusieurs genres, du théâtre de répertoire, classique et contemporain, à la création collective en passant par le théâtre-action, « un mouvement initié à Grenoble par Fernand Garnier [le fondateur du Créarc – NDLR] et dont les textes parlent de sujets de société ». Autre forme abordée, le théâtre de l’opprimé, forme militante élab

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(Ne pas) faire son cirque

Cirque | Alors que va s'ouvrir le somptueux festival UtoPistes (du 31 mai au 9 juin), le cirque souffre sévèrement d'espaces de travail en amateur, en apprentissage ou en professionnel, au point que l'école de cirque envisage sérieusement de quitter Lyon. État des lieux.

Nadja Pobel | Mardi 22 mai 2018

(Ne pas) faire son cirque

Durant le festival UtoPistes, le mardi 5 juin de 17h à 19h, place des Célestins, aura lieu un "entraînement sauvage", le premier d'une petite série selon le manifeste d'une centaine de professionnels qui après avoir alerté sur le manque de lieux pour répéter et créer, le prouve. Ainsi pour s’entraîner sur son agrès - le trampoline - Mathurin Bolze doit trouver un créneau sur la pause de midi à l'école de cirque. Le temps de monter et démonter son matériel est plus long que son moment de pratique ! Alors, « il loue un jour ou deux de plateau dans les lieux qui l’accueillent en diffusion, précise Marion Floras, coordinatrice artistique de sa compagnie mpta et co-organisatrice d'UtoPistes, heureusement on tourne beaucoup ! » Et de noter que c'est encore plus compliqué pour les circassiens de l'aérien dont l'outil nécessite des accroches. Est alors évoqué ce vieux serpent de mer : une cité des arts du cirque pour réunir la recherche et les créations des pros, la formation professionnelle et la pratique amateur dans un même lieu pérenne. Plusieurs sites ont été envisagés : la Fouragère mais l'effondrement de la balme a to

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La Célestine out toute la saison prochaine

Théâtre | Fortement endommagée suite aux crues de la Saône cet hiver, la "petite" salle des Célestins n'est plus utilsable depuis. Et ne le sera pas durant la saison (...)

Nadja Pobel | Mercredi 25 avril 2018

La Célestine out toute la saison prochaine

Fortement endommagée suite aux crues de la Saône cet hiver, la "petite" salle des Célestins n'est plus utilsable depuis. Et ne le sera pas durant la saison 2018/19, ainsi que le théâtre munipal lyonnais l'a appris ce mardi 24 avril. Si jusqu'alors les spectacles avaient trouvé refuge au TNG-Ateliers, le lieu d'accueil des neuf propositions au menu de la saison prochaine reste à trouver. Les Ateliers à nouveau ? Une construction éphémère ? Un autre théâtre (Le Point du Jour n'aura plus de directeur et donc de programmation à compter du 15 août) ? Plus les ouvriers analysent les dégâts en Célestine, plus il s'avère que des couches de cette salle située en sous-sol du bâtiment sont touchées. Viendront ensuite des décisions quant aux travaux à effectuer, l'appel d'offre BTP et la réalisation de cette réfection. En attendant, le bar l'Étourdi s'est lui déplacé du niveau -1 au 2e étage du théâtre.

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Amélie Casasole : « je vais amener plus d'art du mouvement »

Théâtre de Villefranche | À 43 ans, et après avoir dirigé l'Atrium de Tassin, Amélie Casasole vient tout juste de prendre ses fonctions à la tête du Théâtre de Villefranche, dont Alain Moreau a fait depuis 1992 un lieu culturel majeur de la région. Comment envisage-t-elle cette nouvelle ère ? Réponses.

Nadja Pobel | Mardi 30 janvier 2018

Amélie Casasole : « je vais amener plus d'art du mouvement »

Sur quels critères êtes-vous sortie gagnante des 56 candidatures ? Amélie Casasole : Je suis allée sur le terrain. Un projet culturel ne se décrète pas. Ce qui m’intéresse, au-delà du Théâtre de Villefranche que je connaissais bien pour y avoir été spectatrice chaque saison, c'est comment articuler ce projet au territoire. J'ai rencontré énormément de gens : les associations culturelles, les services de la ville (jeunesse, archives...). Je me suis intéressée à la manière dont les gens vivaient à Villefranche et dans l'agglomération. Il ne faut pas regarder que du côté de la programmation et de la diffusion. C'est un théâtre pluridisciplinaire avec chanson, danse, théâtre (parfois international, comme avec Ostermeier l'an dernier). Va-t-il le rester ? Oui, c'est ce qui fait la spécificité de ce théâtre et qu'il est bien identifié. Il n'y aura pas de changement pour le festival Nouvelles Voix car il fonctionne très bien et ça permet d'avoir un public de jeunes qui revient après. Par petites touches, je vais amener un peu plus d'art du mouvement (cirque, magie nouvelle...), des spectacles en

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[Hullu] au TNG : l'acteur et son double

Théâtre | Dans un spectacle infiniment humble, [Hullu], le Blick Théâtre livre lentement mais sûrement une réflexion sur l'Autre. Où il est question de la maladie ou peut-être de ces migrants que l'Occident ne veut pas voir. À tout le moins de la différence faite amie.

Nadja Pobel | Mardi 10 octobre 2017

[Hullu] au TNG : l'acteur et son double

Bien sûr il y a, d'entrée de jeu, cette jeune femme coincée sur une chaise entre deux amis qui fait des gestes bizarres. Cela peut aisément évoquer ce qui est le sujet de la compagnie : l'autisme, « un monde imaginaire peuplé de petits êtres » comme ses membres l'affirment dans leurs documents de travail. Puis rapidement apparaissent des marionnettes, têtes chauves, yeux creux, un peu éberlués... Ce sont peut-être bien les migrants qui veillent, se rebiffent, existent et luttent contre des hôtes bien peu accueillants. Ils chassent même cette fille perturbée, assise sur une chaise. Elle les gêne. Ils veulent construire un mur de cartons. Et pas question de se laisser déranger par des intrus qui tenteraient de passer en douce en ôtant une fausse brique. L'Occidental les traque derrière des chausse-trappes et s'en croit débarrassé ? Ils débarquent dans leurs dos, à plusieurs, comme des fantômes, disparaissant dès qu'ils sont recherchés. On peut voir dans ce jeu de passe-passe une allégorie de la pensée humaine qui n'en finit plus de faire des nœuds comme en témoigne ce tour de magie où sous la tête de la marionnette se trouve une autre tête, plus petite et encore

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L'École de Cirque se dévoile

Cirque | Attraper le C21 à Perrache... et à peine dix minutes plus tard, vous voici à l'École de Cirque de Lyon qui, outre le fait de former des jeunes, accueille chaque année quelques spectacles de ce qui fait la crème de cette discipline. Tour d'horizon avant la présentation de saison le 8 septembre.

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

L'École de Cirque se dévoile

Ils sont douze élèves (huit garçons, quatre filles) à faire leur entrée en deuxième et dernière année de formation. Ils se sont extirpés de la pile de 190 dossiers reçus à l'École de Cirque de Lyon qui, tous les deux ans, reçoit une nouvelle promotion triée sur le volet. Au terme de la saison, ils partiront sur les routes faire ce métier infiniment technique et toujours plus artistique. Beaucoup d'entre eux réussiront certainement à intégrer une des quatre écoles supérieures dédiées à cette discipline en France. Ou celle de Montréal, ou encore de Bruxelles... En juin, alors qu'ils n'étaient qu'à mi-parcours de leur apprentissage, ils présentaient une série de numéros formidablement aboutis. Dans cette salle de l'école, où les gradins sont si proches du plateau, la difficulté de leur exercice était incroyablement tangible. C'est dans ce cadre qu'ils vont encore progresser avant de montrer les 19 et 20 mai leur nouveau savoir-faire sous la houlette du metteur en scène Johan Lescop, qui fut déjà celui de Six pieds sur terre, et le regard extérieur de Yann Frisch sur ce délicat ovni qu'est Le Syndrome de Cass

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Robin Campillo : « Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu »

120 battements par minute | Auréolé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, le scénariste et réalisateur de 120 battements par minute revient sur la genèse de ce film qui fouille dans sa mémoire de militant.

Vincent Raymond | Lundi 21 août 2017

Robin Campillo : « Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu »

Comment évite-t-on de tomber dans le piège du didactisme ? Robin Campillo : Ça fait longtemps que se pose pour moi le problème des scénarios qui prennent trop le spectateur par la main comme un enfant et qui expliquent absolument tout ce que vivent les personnages. La meilleure façon que j’aie trouvée, c’est de reprendre ce truc à Act Up Paris : il y avait un type qui fait l’accueil, qui expliquait très bien comment fonctionnait la prise de parole. Mais ensuite, quand on était dans le le groupe, on ne comprenait absolument plus rien à la manière dont fonctionnaient les gens : il y avait trop d’informations ! On s’apercevait que le sujet sida était éclaté en plein d’autre sujets, et on était perdus. J’ai donc voulu jeter le spectateur dans cette arène, comme dans une piscine pour qu’il apprenne à nager tout seul. Je voulais qu’il n’ait pas le temps de réagir à ce qui se produisait, aux discours ni aux actions, lui donner l’impression que les choses arrivaient sans qu’il ait le temps d’en prendre conscience. Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu, quand on ne sait pas ni où ni à quel moment on

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À Cannes, il a eu le Grand Prix : "120 battements par minute" de Robin Campillo

Act Up Paris | de Robin Campillo (Fr, 2h20) avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel…

Vincent Raymond | Mardi 4 juillet 2017

À Cannes, il a eu le Grand Prix :

Histoires de révoltes et de combats. Celles des militants d’Act Up Paris à l’orée des années 1990, sensibilisant à coup d’actions spectaculaires l’opinion publique sur les dangers du sida et l’immobilisme de l’État. Et puis la romance entre Nathan et Sean, brisée par la maladie… Grand Prix à Cannes, ce mixte d’une chronique politique et d’une histoire sentimentale est aussi une autobiographie divergée de Robin Campillo. Ancien membre d’Act Up, il a toute légitimité pour évoquer le sujet de l’intérieur, en assumant sa subjectivité, et tenant compte du temps écoulé. Le portrait collectif qu’il signe n’est ainsi ni un mausolée aux victimes, ni un panégyrique aux survivants, ni un documentaire de propagande : il s’inscrit dans un contexte historique, à l’instar d’un conflit armée. Campillo emprunte d’ailleurs sa construction aux films de guerre, chaque génération ayant les siennes — les AG étant les réunions d’état-major avant les actions et manifs ; le champ de bataille les lieux d’intervention. Sauf qu’il y a ici deux guerres à mener : l’une, visible, contre les insti

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La jeunesse au pouvoir aux Subsistances

Spectacle Vivant | Après avoir consacré des artistes reconnus mi-juin (Vimala Pons, Alexander Vantournhout), les Subsistances s’intéressent à ceux de demain qui durant quatre jours vont présenter leur création, parrainés par cinq structures dédiées à l'émergence en région.

Nadja Pobel | Mardi 27 juin 2017

La jeunesse au pouvoir aux Subsistances

Il y a un an, ils s’apprêtaient à danser pour la dernière fois dans une production de l'Opéra de Lyon. Ashley Wright et Tadayoshi Kokeguchi ont alors entamé une période transitoire, dite de reconversion, particulièrement fructueuse puisque durant cette session d'Entrée des Artistes, l'Australienne sera au programme de VWA conçu avec Harris Gkekas pour décortiquer « la ruine d'un mouvement ». Elle sera aussi dans May countain traces of, avec cette fois l'intention, toujours en duo, de questionner l'obstination et son contraire - le lâcher prise - dans une danse contemporaine qui n'épargne pas les corps. Alliage du CCN de Rillieux-la-Pape, de Boom'structur (à Clermont-Ferrand), du théâtre de l'Élysée et de l'école de cirque, cette nouvelle manifestation des Subs explore aussi le champ des circassiens (voir page 3) avec d'anciens élèves de l'école de cirque (quartier Ménival), l'une des dix qui prépare aux écoles supérieures. Avec Bankal, la compagnie Puéril péril travaille le main-à-main, le monocycle et use

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Nouvelle ère au théâtre de Vienne

Théâtre | Après une saison très fortement secouée par un plan social concernant cinq employés, le théâtre de Vienne aborde 2017/18 avec un nouveau directeur, Michel Belletante, et une programmation dense et classique.

Nadja Pobel | Mardi 27 juin 2017

Nouvelle ère au théâtre de Vienne

L'année dernière, à la même époque, les salariés (hors direction) du théâtre de Vienne entamaient une grève. Ils savaient leurs postes menacés après qu'en mars 2016, le conseil municipal ait abruptement voté une baisse de dotation de 100 000€ (sur les 740 000 alors attribués). La Chambre régionale des comptes estimait que, sur la période étudiée (2009 à 2013) : « l’établissement devrait rechercher des économies de fonctionnement, en réduisant les frais de personnel et en recherchant des partenariats avec les autres acteurs du spectacle vivant de l’agglomération » pour pallier un « modèle économique [qui] repos[ait] sur une très forte dépendance aux subventions ». Résultat des courses : les levers de rideaux passent de 60 à 105 avec cinq personnes en moins pour les gérer ! Ce défi cornélien est celui qui attend Michel Belletante, metteur en scène directeur de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix (Isère) durant quatorze ans et dont il estime avoir été «

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L'Envol de Plume

Cirque Plume | C'est une aventure comme on n'en fera sans doute plus en France : ces superproductions qu'il faut trois années pour amortir s'éteignent peu à peu, (...)

Nadja Pobel | Mardi 27 juin 2017

L'Envol de Plume

C'est une aventure comme on n'en fera sans doute plus en France : ces superproductions qu'il faut trois années pour amortir s'éteignent peu à peu, contrairement à des locomotives comme le Cirque du Soleil. Il ne reste plus dans cette catégorie que Ariane Mnouchkine, et Bartabas. Et le Cirque Plume. Ces deux derniers sont les seuls à pouvoir remplir trente soirs d'affilée un chapiteau de mille places. Pourtant, il reste une forme d’artisanat derrière ces chiffres. Créée chez eux à Besançon en mai dernier, cette Dernière saison est pour Plume le commencement de la fin. Ce cirque a été précurseur, dès sa création en 1983, avec Amour, jonglage et falbalas, d'une façon de faire vivre le spectacle de rue, la magie, la musique... « C'était une histoire sociale » comme le précisait encore en mars dernier Bernard Kudlak son directeur, « il fallait faire ça pour mille raisons, politiques, personnelles. Nous étions nourris par le Living Theater (NDLR qui fit scandale à Avignon en 1968), le festival international de Nancy (NDLR qui révéla Bob Wilson), Augusto Boal et son théâtre ama

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Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?

Nuits de Fourvière | Pas moins de sept spectacles sont dédiés au cirque cette année aux Nuits de Fourvière, qui accueillent cette discipline depuis 2011. Artisanaux ou grosses machines, en solo ou en meute, littéraires ou très axés sur le corps : que disent ces spectacles d'un art qui ne cesse de se renouveler ?

Nadja Pobel | Mardi 27 juin 2017

Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?

Quand le cirque débarque à Fourvière en 2011, c'est avec Les Tziganes tombent du ciel par les Romanès et une compagnie canadienne rodée aux grands shows, les 7 Doigts de la Main. Cette dernière reviendra quatre fois, jusqu'à évincer le théâtre qui traditionnellement faisait l'ouverture du festival : c'était l'an dernier, avec Triptyque, un travail articulé entre les circassiens et trois chorégraphes, dont Marie Chouinard. De toute évidence, cet art pour petits et grands permet de drainer un large public, avec une durée assez courte (rarement plus d'une heure et trente minutes) quand bien même la qualité est fluctuante. Ainsi, les 7 Doigts ont impressionné avec Psy et Traces, beaucoup moins avec un Cuisine et confessions en roue libre. À ce mastodonte, répondent d'autres spectacles à toute petite échelle v

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Cirque, cinéma et prohibition au Festival des 7 collines

Les 7 Collines | La vitalité créatrice du cirque, qui, aujourd'hui, est bien loin d'être un art mineur, crée des formes inédites. Les créateurs circassiens empruntent volontiers (...)

Monique Bonnefond | Mardi 20 juin 2017

Cirque, cinéma et prohibition au Festival des 7 collines

La vitalité créatrice du cirque, qui, aujourd'hui, est bien loin d'être un art mineur, crée des formes inédites. Les créateurs circassiens empruntent volontiers des matériaux, des codes aux autres arts. Ils reprennent, réactivent, décalent des techniques, des concepts qu'ils se réapproprient. La compagnie The Rat Pack bouscule dans son spectacle Speakeasy, la pratique circassienne en empruntant des techniques cinématographiques, en détournant les références et clichés des films de gangsters dans lesquels le club est un lieu clé où règne une ambiance close, sombre. C'est cet univers reconstitué tel un plateau de cinéma, avec des accessoires d'époque comme le sol en damiers, les meubles Art déco, qui donne son nom au spectacle. Le Speakeasy était un bar clandestin du temps de la prohibition où on demandait aux clients de baisser la voix pour commander de l'alcool. Les six artistes performatifs de la compagnie passionnés par toutes les formes de création artistique, réussissent, par un énorme travail d'expression corporelle inspiré des films muets, à conjuguer parfaitement les arts du cirque et du cinéma et nous font av

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Réversible aux 7 collines : l'équilibre des 7 Doigts

Les 7 Collines | Avec Réversible, la compagnie québécoise Les 7 Doigts de la Main s'impose par un cirque mêlant technicité et surtout humanité. Traitant de thématiques autour du passé, des origines et de la construction de l'être, Réversible frappe un grand coup. Nous avons posé quelques questions au metteur en scène Gypsy Snider, qui fait également partie des créateurs de la Compagnie Les 7 Doigts de la Main en 2002.

Nicolas Bros | Mardi 20 juin 2017

Réversible aux 7 collines : l'équilibre des 7 Doigts

En 2002, avec six autres artistes, vous avez décidé de lancer la Compagnie Les 7 Doigts de la main, un cirque à "l'échelle humaine"... Pourquoi à ce moment-là ? Gypsy Snider : Nous étions tous des artistes de cirque et nous arrivions à un certain âge. Autour de la trentaine, l'acrobate commence à faire une transition importante. Tout d'abord parce que notre physique a un temps limité, mais aussi parce que nous étions déjà mentalement et créativement, des artistes de cirque avec des visions assez larges des expressions que nous pouvions proposer. Si l'on parle des années 90, le cirque était déjà assez développé en Europe. Ce n'était pas encore au même niveau en Amérique du Nord. Nous avions le Cirque du Soleil mais l'expression du cirque contemporain en était à ses débuts. On voyait ce grand frère [ndlr : le Cirque du Soleil] prendre énormément de place dans l'industrie du divertissement. Pour notre part, nous étions des "rebelles adolescents". Nous voulions une image contraire à cela. Le grandiose, le fabuleux, le quasi-extraterrestre qu'ils voyaient ne correspondaient pas à notre vision. Nous souhaitions du minimali

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Sous la piste aux étoiles

Théâtre | Heureux hasard, chaque année, dans le somptueux cadre gallo-romain d'Alba-la-Romaine, il est possible de voir un des spectacles appréciés aux Nuits de (...)

Nadja Pobel | Mardi 20 juin 2017

Sous la piste aux étoiles

Heureux hasard, chaque année, dans le somptueux cadre gallo-romain d'Alba-la-Romaine, il est possible de voir un des spectacles appréciés aux Nuits de Fourvière l'année précédente. C'était le cas de Bestias l'an dernier de Baro d'Evel. Cette fois, voici que s'installe en Ardèche la compagnie Bêtes de Foire. Le couple Elsa de Witte et Laurent Cabrol ont le talent de raconter leur vie de nomade, qui les a mené à déjà jouer près de 400 fois cette création. Lui est passé par l'école Fratellini et a cofondé Convoi Exceptionnel et le merveilleusement grinçant cirque Trottola. Elle, costumière au départ, vient du théâtre de rue, de compagnies comme Babylone et Alama’s givrés. Ensemble ils ont construit ce spectacle de poche qui montre les coulisses et les secrets de fabrication d'un show à taille humaine. Ils se penchent sur l'art du ratage dans une discipline qui ne tient que par l'excellence. Ainsi, leur chien peu obéissant remplace la majesté d'un félin à crinière. Et il est question de ralentir la cadence comme avec ce jongleur qui commence son numéro a

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Plume sur le départ

Nuits de Fourvière | 33 ans après sa naissance, le Cirque Plume vit son ultime spectacle, une bien nommée Dernière saison avant que cette troupe avant-gardiste du nouveau cirque plie définitivement son chapiteau. A quelques mois de s'installer aux Nuits de Fourvière, Bernard Kudlak, le directeur se confiait.

Nadja Pobel | Mardi 20 juin 2017

Plume sur le départ

Ils ont voulu mettre la rêverie et l'esprit vagabond sur un plateau, ils ont inventé le cirque sans animaux, rendant aux humains leur part d'animalité (No animo mas anima, 1990). Alors que les arts du cirque n'étaient pas institutionnalisés en CNAC, les membres de Plume ont défriché un nouveau. Voilà l'épilogue de leur histoire. Qu'est-ce que le cirque pour vous ? Bernard Kudlak : La culture du cirque a à voir avec l'inconscient. Le mot "poétique" n'était pas bien vu à nos débuts. Il fallait être plus guerrier que poète. Le cirque est un art resté longtemps marginal, avec pour fait essentiel de partager un large public sans étiquette sociale. À quoi va ressembler cette Dernière saison ? Nous sommes des gens de la campagne, des indiens, des apaches (sic), on travaille sur les feuilles, la mer... On va créer une 5e saison. On se baladera notamment dans une forêt, cet endroit interdit avec des fuyards, des réprouvés, des immigrés, des hommes sauvages... On sera quinze : sept circassiens et huit musiciens, des Catalans, Italiens, Argentins.

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Déterritorialisation en cours

Théâtre | À partir du documentaire L'Abécédaire de Gilles Deleuze, une jeune troupe plonge dans les entrailles de la vie et de l’œuvre du philosophe disparu en 1995 : un spectacle parfois déséquilibré, mais méritant et joyeusement foutraque.

Nadja Pobel | Mardi 9 mai 2017

Déterritorialisation en cours

Tenter de jouer sur scène la pensée qui se met en branle. C'est un pari risqué, assuré par les six comédiens jouant une sorte de ping-pong philosophique. L'objectif : donner matière et chair aux concepts de Gilles Deleuze, en prenant appui sur le documentaire projeté d'entrée de jeu, L'Abécédaire. Tout commence comme une conférence. Ce film, que Deleuze n'avait accepté qu'à la condition qu'il soit diffusé après sa mort, va être sujet à discussion. De A comme Animal à Z comme Zigzag, la compagnie du MégaSuperThéâtre (dont les membres sont issus pour la plupart du Conservatoire de Toulouse) ne nous montre que quelques minutes de cette conversation au long cours, retransmise en accéléré, à l'exception d'un arrêt sur image à N comme Neurologie. « Qu'est-ce qui se passe dans la tête quand on a une idée ? » Fin de l'intro, début du théâtre. Avant de disséquer quelques lettres de cette liste, il est question de ce qui a caractérisé Deleuze et a même été popularisé, sur M6 et France Inter, depuis quinze ans par le drôle d'érudit de la chanson et du jazz qu'est André Manoukian : la déterritorialisation. En jouant de

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Avril en vrille, un festival bigarré

SCENES | Un grand week-end pour fêter le printemps avec des spectacles et des activités en famille : c’est le programme acidulé et croustillant d’Avril en vrille.

Lisa Dumoulin | Vendredi 24 mars 2017

Avril en vrille, un festival bigarré

Pour la deuxième édition du festival Avril en vrille du 30 mars au 2 avril, Les Subsistances renouent avec la forme des grands week-ends de quatre jours si chère à leur coeur. Quatre jours donc pour fêter le printemps en ouvrant le site - exceptionnel rappelons-le : à flanc de falaise, les pieds baignant dans la Saône et étoffé des jolis bâtiments abritant l’école nationale supérieure des Beaux-Arts. Une invitation conviviale à profiter de l’extérieur avec au programme : des spectacles gratuits en plein air pour toute la famille, un cours de danse géant, des ateliers coloriage ou collage avec des graphistes pour les enfants et les grands... Et une curiosité à ne pas manquer : la visite insolite des Subsistances par Magali Chabroud et le Blöffique théâtre. Son travail axé sur la création de formes théâtrales dans des lieux non dédiés à la représentation comme des immeubles, des squares, l’espace public en général, l'a amené à proposer Ce qui subsiste, brève histoire d’ici, une visite invitant à créer une brèche de fiction dans le quotidien.

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"Orpheline" : critique et entretien avec Arnaud des Pallières

ECRANS | De l’enfance à l’âge adulte, le portrait chinois d’une femme jamais identique et cependant toujours la même, d’un traumatisme initial à un déchirement volontaire. Une œuvre d’amour, de vengeance et d’injustices servie par un quatuor de comédiennes renversantes.

Vincent Raymond | Mardi 28 mars 2017

Enseignante et enceinte, Renée reçoit la visite surprise dans sa classe de la belle Tara, fantôme d’autrefois. Peu après, la police l’arrête, dévoilant devant son époux médusé sa réelle identité, Sandra. Elle qui avait voulu oublier son passé, se le reprend en pleine face : sa jeunesse délinquante, son adolescence perturbée, jusqu’à un drame fondateur. Comme vivre après ça ? Il faut rendre grâce à Arnaud des Pallières d’avoir osé confier à trois actrices aux physionomies différentes le soin d’incarner les avatars successifs d’un unique personnage. Ce parti-pris n’a rien d’un gadget publicitaire ni d’une coquetterie, puisqu’il sert pleinement un propos narratif : montrer qu’une existence est un fil discontinu, obtenu par la réalisation de plusieurs “moi” juxtaposés. À chaque étape, chaque métamorphose en somme, Kiki-Karine-Sandra abandonne un peu d’elle-même, une exuvie la rendant orpheline de son identité passée et l’obligeant à accomplir le deuil de sa propre personne pour évoluer, grandir, s’améliorer. Ce qui n’est pas le cas de son vénéneux génie, l’immarcescible Tara, qui revêt les traits de Gemma Arterton. Brelan de dam

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Le dernier tour du Cirque Plume

SCENES | Les Nuits de Fourvière réinvestissent en 2017 le parc de Parilly et présentent, avec la Maison de la Danse, la der des der création du Cirque Plume, la (...)

Nadja Pobel | Jeudi 2 février 2017

Le dernier tour du Cirque Plume

Les Nuits de Fourvière réinvestissent en 2017 le parc de Parilly et présentent, avec la Maison de la Danse, la der des der création du Cirque Plume, la bien-nommée Dernière saison. Du 30 juin au 5 août, 30 dates sont prévues pour mille spectateurs attendus chaque soir sous l'immense chapiteau de cette compagnie historique du nouveau cirque, née au début des années 80. Déjà venus à ce même endroit pour Tempus fugit en 2013, Bernard Kudlak et sa troupe travaillent cette fois-ci, non pas sur un best of de 30 ans de carrière comme pour le précédent, mais sur la matière qui émaille le déroulement d'une année : les feuilles, la neige, la mer... Cette balade se fera avec sept circassiens dont beaucoup de petits nouveaux venus de Catalogne, Italie, Argentine, et les fidèles musiciens (piano, accordéon, basse, clarinette). Pour cette compagnie, grandiose par l'ambition de son entreprise mais artisanale dans son fonctionnement économique et artistique, ce spectacle est aussi

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Andromaque à la racine

Point du Jour | Gratuite, indéfinie dans le temps, Andromaque est au Point du Jour sans fard et renverse les codes ; à commencer par la façon d'effectuer une sortie théâtrale.

Nadja Pobel | Mardi 24 janvier 2017

Andromaque à la racine

C'est une antienne bien connue que Gwenaël Morin développe depuis des années (et depuis 2013 au Point du Jour) : faire un théâtre permanent et considérer l’œuvre théâtrale comme un bien public qu'il faudrait offrir aux spectateurs, encore et encore, puisque personne n'aura jamais assez d'une vie pour explorer la richesse des écrits de nos anciens. Cette humilité assortie d'un sens de l'économie radicale tranche avec ses congénères : pas de droit d'auteurs pour ces œuvres tombées dans le domaine public et pas de billetterie payante par retour d’ascenseur. Sophocle, Molière, Shakespeare... le metteur en scène a su explorer ses classiques dans son théâtre que, volontairement, il ne transforme pas en bar (à peine une salle d'attente blanche avant d'accéder à la salle) et souvent dans des lieux insolites : reconnaissons-lui le mérite d'avoir emmené le théâtre où il n'est pas, comme des quartiers excentrés du 5e arrondissement cet été dans le cadre des

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À l'Opéra, des airs connus

Classique | Passage en revue des festivités prévues du côté de l'Opéra où l'on rejoue ses classiques, et de l'Auditorium qui fait tout un cirque de son réveillon.

Pascale Clavel | Mardi 13 décembre 2016

À l'Opéra, des airs connus

À l’Opéra, c’est le jeune, fougueux et futur chef permanent, Daniele Rustioni, qui officie : une soirée faite de joyeux pots-pourris, une enfilade de tubes à fredonner plus ou moins discrètement. Des extraits d’œuvres classiques et romantiques, tricotés comme un gros patchwork bien doux. Le public en aura trop et c’est bien cela qu’il cherche : le trop d’émotions, l’envie constante de bulles de champagne. Au menu, des valses de Tchaïkovski tirées pour l’une de la Belle au bois dormant, pour l’autre de la Symphonie n°5 ; des moments choisis des Noces de Figaro de Mozart et même des airs de Rossini à se pâmer. L’orchestre de l’Opéra de Lyon, sous la baguette très attendue de Rustioni, va offrir un moment tout en paillettes, tout en émotions rares et nous sortirons de là le cœur léger, le sourire aux lèvres et l’envie que le monde soit beau. L’Auditorium fait son numéro Avec ses rêves de cirque, le spectacle du Nouvel An risque de plaire aux petits, aux grands, tous confondus dans la même émotion. La salle de l'Auditorium se transforme en un immense

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