Les Amant de Caracas : l'ennui

ECRANS | de Lorenzo Vigas Castes (Ven/Mex, 1h33) avec Alfredo Castro, Luis Silva, Alí Rondon…

Vincent Raymond | Mercredi 4 mai 2016

Photo : © DR



Les amants de Caracas

De Lorenzo Vigas Castes (Venez-Mex, 1h33) avec Alfredo Castro, Alí Rondon...

De Lorenzo Vigas Castes (Venez-Mex, 1h33) avec Alfredo Castro, Alí Rondon...

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Armando, un homme aisé d'âge mur, racole de jeunes hommes en échange d'argent. Il ne veut pas les toucher, seulement les regarder à distance. Un intimité déroutante va naître entre lui et un adolescent nommé Elder.


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Tony Manero

ECRANS | De Pablo Larraín (Chili/-Brésil, 1h38) avec Alfredo Castro, Amparo Noguera…

Christophe Chabert | Lundi 9 février 2009

Tony Manero

Oh le beau projet casse-gueule que voilà : démontrer l’horrible absurdité du régime de terreur instauré par Pinochet dans les heures les plus sombres de son régime, via le prisme forcément déviant d’un fan de Tony Manero (le personnage interprété par John Travolta dans La Fièvre du Samedi Soir), dont le parcours chaotique résonne symboliquement avec les exactions du gouvernement chilien. Autant vous dire que le film de Pablo Larrain exige de son spectateur une suspension d’incrédulité à toute épreuve ! Théoriquement, le film est de fait passionnant dans l’exploitation de son postulat narratif carrément improbable, sur sa volonté kamikaze de s’attacher à la froide description d’une névrose qui finira par dévorer son protagoniste déconnecté des réalités l’entourant. Formellement, Pablo Larraín abuse un peu trop d’une complaisance misérabiliste surlignant ses intentions au lieu de leur donner l’ampleur voulue, en particulier dans sa description crue du marasme sexuel de son personnage principal. Le réalisateur nous plonge la tête dans le sordide et le pathétique sans oser s’en relever, et s’enferme volontairement dans le cinéma à thèse pour festivalier en goguette. Dommage

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