On vous ment, 1er festival documenteur

Vincent Raymond | Mardi 24 mai 2016

Photo : © DR


Genre hybride aux allures de plaisanterie potache, le documenteur est un canular (avoué au spectateur ou non) empruntant au cinéma du réel sa forme canonique. Pratiqué par Welles, Allen, Karel, Robbins ou Varda, il continue de faire des émules et s'offre même un festival. Cinq longs-métrages et douze courts se mesureront aux suffrages d'un jury composé notamment des comédiens Elina Löwensohn, Féodor Atkine et Lou Castel. Une rétrospective vampires, une soirée concerts et des rencontres (dont une table ronde en présence de Jean-Teddy Filippe, Gérard Soeteman et Nicolas & Bruno, portant sur notre rapport à la vérité au cinéma) concluront le programme. Du très sérieux.

Au Cinéma Jeanne-Mourguet et au CNP Bellecour du 27 au 29 mai

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De vrais mensonges

On vous ment ! | Tout comme le festival de Cannes, qui lui rend hommage à travers son affiche, la quatrième édition de On vous Ment ! doit se sentir orpheline de la regrettée (...)

Élise Lemelle | Mardi 30 avril 2019

De vrais mensonges

Tout comme le festival de Cannes, qui lui rend hommage à travers son affiche, la quatrième édition de On vous Ment ! doit se sentir orpheline de la regrettée Agnès Varda, disparue il y a quelques jours. La cinéaste à coiffure à Demy-trompeuse a mieux que personne pratiqué le genre documenteur — n’a-t-elle pas forgé le mot en 1982 pour une fiction éponyme ? À présent, les documenteurs sont des fictions aux allures de documentaires qui s’amusent de notre naïveté et nous rappellent qu’il est facile de mentir sous couvert de vérité. Le festival On vous Ment ! les célèbre, et met en compétition des longs et courts-métrages aux origines multiples. De la personnification de Rien contée par Iggy Pop dans In Praise of Nothing (de Boris Mitic) à la découverte horrifique de Gonjiam (Jeong Beom-Sik), en passant par une expérimentation temporelle The Death and Life of Otto Bloom (de Cris Jones), pour enfin trouver l’amour avec Love possibly (de Michael Boccalini & Che Grant). Face à tant de diversité, le j

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Le festival On vous ment ! fait la part belle au documenteur

Documenteur | Si le cinéma parvient à suivre la vie d’un serial killer complétement déjanté (interprété par Benoit Poelvoorde dans C’est arrivé près de chez vous), ou réussit (...)

Margaux Rinaldi | Mardi 22 mai 2018

Le festival On vous ment ! fait la part belle au documenteur

Si le cinéma parvient à suivre la vie d’un serial killer complétement déjanté (interprété par Benoit Poelvoorde dans C’est arrivé près de chez vous), ou réussit (presque) à prouver que les Américains ne sont jamais vraiment allés sur la Lune (avec Opération Lune de William Karel), comment se fait-il que le faux documentaire, alias le documenteur (qui existe quand même depuis les années 1960, notamment grâce à Culloden de Peter Watkins) reste un genre aussi discret ? Heureusement que le festival On vous ment ! le met à l’honneur, en présence d’un jury composé cette année de Mathilda May, Richard Bohringer, Yves Boisset et Jonathan Hyde. Et ça pour le coup, ce n’est pas un mensonge. Dès le 23 mai, dans les cinémas de Lyon et Villeurbanne, le festival diffusera des longs et courts documenteurs, provenant de la planète entière. Du monde de la musique avec Guy (du Français Alex Lutz) et Spit’n’split (du Belge Jérôme Vandewattyn), au monde de l’angoisse avec Autohead (de l’Indien Rohit Mittal),

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Kino Lyon : du cinéma pour de vrai (et de faux)

ECRANS | Importé de Montréal, le Kino est un mouvement cinématographique participatif et créatif ayant trouvé du répondant à Lyon. Chaque mois, il attire près d’une centaine de sympathisants à l’Aquarium Ciné-Café… lequel ne compte que 70 places. Mieux vaut ne pas arriver en retard, au risque de rester sur le trottoir…

Vincent Raymond | Mercredi 16 mai 2018

Kino Lyon : du cinéma pour de vrai (et de faux)

Bientôt vingt ans que le Kino a vu le jour à Montréal. Favorisé par l’essor des “petites caméras“, ce mouvement réunissant des techniciens, artistes et créateurs audiovisuels répond au besoin d’expérimenter et obéit à une philosophie collectiviste et optimiste, pouvant se résumant à cette joyeuse maxime : « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant ». Tous les mois, les participants se réunissent au cours de soirée “cabaret“, durant lesquelles ils projettent leur œuvres respectives, réalisées avec ou sans contrainte (de durée, de thème). Une “démo“ permanente des talents de toutes et tous, créant une saine dynamique de groupe, et incitant chacune à travailler avec chacun. Lancée en octobre dernier à l’initiative de deux transfuges de Montréal, la cellule lyonnaise a immédiatement connu le succès : « le modèle est mûr », analyse Nayan Ducruet, l’un des animateurs du groupe, qui programme déjà chaque mois une dizaine de courts métrages de moins de 3 minutes. En avril, la thématique Super-héros avait permis de couronner le film

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On vous ment ! Le rendez-vous du documenteur

Festival | …Mais on ne vous spoile pas ! La 2e édition du festival consacré aux documenteurs arrive avec son cortège de faux-semblants, et son lot d’impostures (...)

Vincent Raymond | Mardi 30 mai 2017

On vous ment ! Le rendez-vous du documenteur

…Mais on ne vous spoile pas ! La 2e édition du festival consacré aux documenteurs arrive avec son cortège de faux-semblants, et son lot d’impostures volontaires. Entre une compétition nourrie de courts et longs-métrages et quelques belles reprises (le Forgotten Silver de Peter Jackson, le Incident au Loch Ness avec Werner Herzog et le plaisant hh, Hitler à Hollywood de Frédéric Sojcher), vous aurez votre content de canular cinématographique. Notons la présence au jury de deux figures de poids : le comédien Fabio Testi ainsi que le réalisateur de Highlander Russell Mulcahy. Mais aussi Sean Connery — eh non, lui c’est un mensonge. Sans rancune ? On vous ment ! Au Zola, Cinéma Opéra, Comœdia, Aquarium et Lumière Bellecour du jeudi 1er au dimanche 4 juin

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Seconde(s) chance(s) : les reprises ciné de l'été

ECRANS | Comme dans les années 80, la saison estivale est devenue le moment privilégié pour exposer des classiques dans les salles. La moisson 2014 est belle du côté du Comœdia, avec notamment un thriller génial de John Frankenheimer et les aventures américaines d’Agnès Varda. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 15 juillet 2014

Seconde(s) chance(s) : les reprises ciné de l'été

Premier événement de cet été de classiques au Comœdia : l’exhumation d’une perle rare du thriller américain, un film matrice et pionnier de John Frankenheimer, Seconds, L’Opération diabolique (à partir du 23 juillet) où un banquier âgé et déprimé par la monotonie de son existence accepte la proposition d’une mystérieuse organisation : changer de visage et démarrer ainsi une nouvelle vie. Le visage en question est celui de Rock Hudson, et voilà notre homme propulsé dans une communauté constituée uniquement d’autres «reborns» menant la vie facile, jusqu’à ce qu’il se rende compte du prix à payer pour cette opération effectivement diabolique. Dans un noir et blanc spectaculaire signé par le vétéran James Wong Howe — qui fut le directeur photo de John Ford — Frankenheimer signait un objet culte, le premier film casse-tête de l’histoire du cinéma. Tourné en 1965, c’est aussi un prototype parfait et précoce du cinéma conspirationniste et parano qui allait envahir Hollywood cinq ans plus tard. Terres étrangères Devenu invisible depuis sa sortie en 1970, Moonwalk One (à partir du 30 juillet) de Theo Tamecke r

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