"First date" : quand Barack rencontre Michelle

ECRANS | Un film de Richard Tanne (E-U, 1h21), avec Parker Sawyers, Tika Sumpter, Jerod Haynes…

Vincent Raymond | Mardi 30 août 2016

Photo : © DR


Ah, la délicate pudibonderie du titre français — et cependant en anglais — "Premier rendez-vous" ! Une formule sibylline que les initiés décrypteront par : "Comment Barack a pécho Michelle…" Car Hollywood ne pouvait rester bien longtemps insensible aux charmes du couple présidentiel le plus décontracté et le plus glamour depuis les Kennedy ; il se devait de les biopiquiser, histoire de dorer davantage leur légende — au moins, Richard Tanne a-t-il eu la décence d'attendre que le président parvienne au terme de son second mandat, pour éviter tout enjeu politique.

L'on suit ici cette fameuse journée de 1989 où Barack, alors stagiaire de Michelle dans un cabinet d'avocats, parvient à convaincre la belle rétive à coup d'argumentations éblouissantes, d'éclatants sourires, de rentre-dedans et d'une visite dans le quartier où il a brillamment servi comme bénévole. Lui, un peu (de) gauche mais décidé, qui fume pour évacuer son stress ; elle, plus fragile qu'elle veut bien l'admettre, se pomponnant dans sa salle de bains avant le rendez-vous… En somme, une mignonne hagiographie se terminant par un baiser à la glace au chocolat. Alléluia.


First Date First Date

First Date

De Richard Tanne (ÉU, 1h21) avec Parker Sawyers, Tika Sumpter...

De Richard Tanne (ÉU, 1h21) avec Parker Sawyers, Tika Sumpter...

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Chicago, été 1989. Une jeune et brillante avocate, Michelle Robinson, est invitée par son stagiaire, Barack Obama, à profiter ensemble d’une belle journée dans le sud de la ville. Ni l’un ni l’autre ne soupçonne alors la portée historique de ce premier rendez-vous.

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Hérisson carré contre Carrey hérissant : "Sonic le film"

Aventure | Exilé sur la planète Terre, le hérisson bleu Sonic vit heureux caché dans une petite ville, jusqu’au jour où il déclenche accidentellement une gigantesque décharge énergétique. Le gouvernement dépêche un savant fou, le Dr Robotnik, pour tirer les choses au clair…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Hérisson carré contre Carrey hérissant :

La nostalgie n’ayant pas d’âge, chacun éprouve une douce mélancolie à la remembrance des décors de sa jeunesse. Quand les septuagénaires susurrent Âmes fifties, les quinqua beuglent L’Île aux enfants et les trentenaires s’emparent de leur console pour se taper des parties de Sonic. Point commun à tous ces comportements innocents : la recherche d’un plaisir régressif et irénique ; le retour à ce fameux paradis perdu à l’âge adulte, auquel ils accèdent par saccades lors de ces plongées dans le bleu des souvenirs… ou du logo Sega, en l’occurrence. Sonic le film illustre bien cette quête sans fin (n’est-ce d’ailleurs pas le propre d’un jeu vidéo d’être construit en quête ?) en révélant le désir un brin réactionnaire des fans de tout retrouver intact — la polémique sur l’évolution morphologie de leur personnage fétiche née de la première bande-annonce en témoigne. Le scénario également suit cette idée, puisqu’on y voit un policier de bourgade rêver de s’épanouir à San Francisco… avant d’y renoncer parce que le home town de son enfance est plus taillé à ses dimensio

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