"Trashed" : le plastique, c'est satanique

Le Film de la Semaine | Jeremy Irons nous guide à travers le monde des déchets gouverné par de belles saloperies : dioxines et plastiques — des polluants ubiquistes impossibles à recycler, résidus de la révolution industrielle et des Trente Glorieuses. Un documentaire aussi édifiant qu’effrayant.

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

Photo : © Tiberius Films


Fin octobre, le WWF publiait une étude révélant l'extinction de 50% des espèces de vertébrés durant les quarante dernières années. À qui la faute ? Trashed délivre davantage qu'une ébauche de réponse à ce cataclysme supérieur à tous les accidents géologiques passés, en accumulant des strates d'informations. Pour certaines collectées au grand jour ; pour d'autres ramassées dans la fange putride de nos poubelles. Lesquelles, sous nos yeux obstinément aveugles, ont gagné notre espace vital. Elles gagneront tout court, si l'on n'y prend garde.

Ordures !

Sur le front environnemental, d'aucun(e)s pensent qu'il est plus productif pour la cause d'encenser en sautillant benoîtement un chapelet de micro-initiatives positives, en prenant grand soin d'éviter de s'attarder sur la situation actuelle, décidément trop anxiogène. Une étrange forme de méthode Coué consistant à consentir un traitement, sans accepter de reconnaître la maladie — tout à fait en phase avec notre époque de l'aseptisé triomphant. Ici, Jeremy Irons ne fait pas de cœurs avec les doigts, ni n'étreint ses interlocuteurs sur fond chill-out. Pas plus qu'il ne déverse un discours ruisselant d'optimisme angélique pour ne pas risquer d'effrayer le bourgeois.

Attendez-vous donc à voir les images-choc d'Everest de poubelles broutées par des animaux et laissant goutter leur jus dans la Méditerranée, d'incinérateurs poussant à côté d'écoles, de cas de cancers liés à l'utilisation de plastiques, de malformations consécutives à des herbicides. Sans oublier les animaux marins piégés par les détritus ou le bouillon flottant ressemblant à un continent au milieu de l'océan, nourrissant le premier niveau de la chaîne alimentaire. Et le poison se diffuse en boomerang, puisque nous nous situons à l'autre bout…

Rassurez-vous, Irons ne nous abandonne pas au seul désespoir : il salue la nouvelle émergence du commerce en vrac, la tendance zéro déchet / décroissance et suit l'exemple fructueux (bien connu) de la ville de San Francisco, pionnière en matière de tri et de super valorisation des ordures. Tout n'est donc pas perdu ; il ne reste plus qu'à régler la question des déchets nucléaires ultimes…

Trashed de Candida Brady (G-B, 1h38) documentaire avec Jeremy Irons…


Trashed

De Candida Brady (Angl, 1h38) avec Jeremy Irons

De Candida Brady (Angl, 1h38) avec Jeremy Irons

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TRASHED suit le voyage à travers le monde de l’acteur oscarisé Jeremy Irons pour étudier les dommages causés par les déchets sur l’environnement et notre santé. De l’Islande à l’Indonésie en passant par la France et le Liban, il rencontre des scientifiques, des politiciens et des gens ordinaires dont la santé et le mode de vie ont été profondément affectés par cette pollution. Terrible et beau à la fois, ce documentaire délivre aussi un message d’espoir et montre qu’il existe des démarches alternatives pour régler le problème.


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“Bergman Island” de Mia Hansen-Løve : île en faut peu pour être Fårö

Cannes 2021 | Une réalisatrice sur l’île d’un réalisateur autofictionne sa relation avec un autre réalisateur et signe un film faisant penser à un autre réalisateur. On préfère le cinéma de Mia Hansen-Løve quand il s’intéresse aux histoires des autres qu’aux récits à peine transformés de sa propre existence.

Vincent Raymond | Vendredi 16 juillet 2021

“Bergman Island” de Mia Hansen-Løve : île en faut peu pour être Fårö

Chris et Tony, un couple de cinéastes, débarque sur Fårö, l’île où vécut Ingmar Bergman (et où demeure son empreinte) pour écrire, chacun s’attelant à son projet personnel. Entre les obligations liée à la résidence artistique de l’un, le désir (ou la nécessité) d’explorer l’univers bergmanien, les impasses narratives de l’autre, le couple perd un peu de son harmonie et la fiction contamine le réel… Un vent de déjà-vu traverse ce bien sage ego-fan-trip où Mia Hansen-Løve ne se donne pas vraiment la peine de dissimuler les visages derrières les personnages : Tony, c’est Assayas et Chris… eh bien c’est elle. Deux artistes ensemble, unis par le métier et une enfant, mais dissociés par l’impossibilité de construire conjointement une famille équilibrée et chacun leur œuvre. Une incapacité qui les rapproche de Bergman, ou du moins que Fårö semble révéler à Chris : quand Tony avance dans son écriture et est célébré par les insulaires, elle se trouve en proie aux doutes, aux atermoiements, son stylo tombant régulièrement (et symboliquement) en panne sèche…

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“Titane” de Julia Ducournau : au lit, motors !

Palme d'Or 2021 | Une carrosserie parfaitement lustrée et polie, un moteur qui rugit mais atteint trop vite sa vitesse de croisière pépère… En apparence du même métal que son premier et précédent long-métrage, Grave, le nouveau film de Julia Ducournau semble effrayé d’affronter la rationalité et convoque le fantastique en vain. Dommage.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Titane” de Julia Ducournau : au lit, motors !

Victime enfant d’un accident de voiture dont elle a été la cause, Alexia vit depuis avec une plaque de titane dans le crâne. Devenue danseuse, elle se livre en parallèle des meurtres affolant le sud de la France et “s’accouple” avec une voiture. Pour se faire oublier après une soirée très sanglante, Alexia endosse l’identité d’Adrien, un adolescent disparu depuis dix ans. Son père, un commandant de pompiers détruit, va cependant reconnaître ce “fils” prodigue et l’accueillir… Programmé par la Semaine de Critique en 2016, le sympathique Grave avait instantanément transformé Julia Ducournau, dès son premier long-métrage, en nouvelle figure de la hype cinématographique française. Sans doute les festivaliers, déjà peu coutumiers des œuvres se revendiquant d’un “autre cinéma” louchant vers le fantastico-gore, la série B et les séances de minuit, avaient-il été titillés par le fait que ce film soit signé non pas par l’un des olibrius vaguement inquiétants fréquentant les marches du Palais (Gaspar

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“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : le Retour du Roi

Comédie | À la fois prologue et poursuite de la série télévisée, film d’épée et de fantasy, épopée dramatique teintée de notes burlesques et d’éclats symphoniques, Kaamelott – Premier Volet marque le retour attendu de l’inclassable saga arthurienne comme celui du réalisateur Alexandre Astier. Une concrétisation artistique ouvrant sur une prometteuse trilogie.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : le Retour du Roi

Deux tailles, deux ambiances… La porosité est faible entre le petit et le grand écran. S’il arrive qu’un succès au cinéma trouve des prolongations en feuilletonnant à la télévision en version longue des sagas (Le Parrain, Jean de Florette/Manon des Sources) ou en donnant naissance à une déclinaison/spin off (M*A*S*H, Fame, L’Arme Fatale, Star Wars : Clone Wars, The Mandalorian…), plus rares sont les séries TV à atteindre les salles. Et encore : sous forme de reboot semi-nostagique, comme en témoignent Chapeau melon et bottes de cuir (1998), The Wild Wild West (1999), Starsky et Hutch (2004) ou The Man from U.N.C.L.E. (2015). Rares exceptions à ce jour, Espace détente (long métrage autour de Caméra café, 2005), Sex and the City (2008) ou Downtown Abbey (2019) ont poursuivi dans la foulée de leur diffusion — et avec leur distribution originale — des aventures conçues pour la récurrence télévisuelle. Mais elles ressemblaient surtout à des épisodes de luxe. Jusqu’à Kaamelott - Premier Volet, excep

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Alexandre Astier : « vous croyiez connaître Arthur… »

Kaamelott | Alors que sort le mercredi 21 juillet le film plus attendu de l’année, Alexandre Astier revient sur la genèse et le tournage de "Kaamelott - Premier Volet". Écriture, personnages, musique, image, distribution… L’auteur-réalisateur-compositeur-interprète aborde tous les postes et ouvre des perspectives. Attention, spoilers ! Vous viendrez pas nous dire qu’on vous aura pas prévenus !

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Alexandre Astier : « vous croyiez connaître Arthur… »

Dix ans se sont écoulés entre la fin du Livre VI de la série télévisée et Kaamelott - Premier Volet. La même durée dans la fiction pour les personnages (donc l’équipe) que pour le public… Néanmoins, vous avez vécu à la fois avec et sans Arthur durant tout ce temps puisqu’il a été celui de la préparation du film… Alexandre Astier : Il y a déjà un avantage à cet arrêt : la série se termine sur un mec lui-même à l’arrêt, plus du tout concerné par ce qui se passe dans une Bretagne sur laquelle il n’a plus aucun impact, et qui erre à Rome comme un clochard. Le royaume de Logres, aux prises avec ses anciens camarades, est devenu un état dictatorial mené par un taré, dans un bain de collaboration et de résistance. Du point de vue d’Arthur, comme ça ne le concerne plus, ça aurait pu durer vingt ou trente ans. Dire « je pars ; non, je déconne, en fait je reviens », ça ne peut pas marcher ! Il faut justement que celui qui ne voudrait pas revenir soit obligé de revenir sur une seule patte. L’autre avantage concerne l’écriture. À part quelques grands traits, je ne pouvais pas s

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“Rouge“ de Farid Bentoumi : poussée à boue

Thriller | De petits arrangements avec la sécurité dans une influente usine vont empoisonner l’environnement, les salariés et les relations familiale d’une infirmière trop jeune et trop honnête. Après la belle histoire Good Luck Algeria, Farid Bentoumi monte d’un cran avec cet éco-thriller tristement contemporain. Label Cannes 2020.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Rouge“ de Farid Bentoumi : poussée à boue

Tout juste diplômée, Nour a été embauchée comme infirmière dans l’usine où son père est syndicaliste. Très vite, elle découvre l’existence de graves pollutions boueuses affectant l’environnement et les salariés, ainsi que de nombreuses complicités pour dissimuler ces empoisonnements… Ironie tragique, le rouge du titre ne renvoie pas à la couleur du monde ouvrier, celui-ci ayant pactisé avec le patronat autour d’intérêt communs ; en l’occurence sur le dos du monde vert. C’est d’ailleurs l’un des enjeux remarquables de ce film qui infléchit de manière pragmatique la démarcation entre “les bons et les méchants“. En vérité, on n’est plus dans la dialectique ancienne parant mécaniquement le prolétaire de toutes les vertus et l’employeur des pires turpitudes : la loi du marché est passée par là. Et les compromissions clientélistes successives des élus comme des représentants syndicaux ont fait le reste. Le capitalisme ayant horreur du vide (comprenez : de ne pas avoir une classe à exploiter impunément) a donc jeté son dévolu sur l’environnement, au sens large. Alerte rouge

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“Profession du père“ de Jean-Pierre Améris : complots de famille

Drame | Entre introspection et rétrospection, Jean-Pierre Améris s'approprie le roman autobiographique de Sorj Chalandon racontant une enfance face à un père mythomane. Une œuvre grave, complexe et cathartique, dominée par un Benoît Poelvoorde bipolaire tantôt exalté, tantôt féroce.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Profession du père“ de Jean-Pierre Améris : complots de famille

Lyon, 1961. Émile a un père formidable : parachutiste pendant la guerre, membre d’une armée secrète opposée à de Gaulle, fondateur des Compagnons de la Chanson… Las ! Rien n’est vrai et la mythomanie paranoïaque de cet homme tyrannique contamine dangereusement Émile… Il faut parfois aller au plus près de soi-même pour toucher à l’universel et au cœur des autres. Jean-Pierre Améris en avait fait l’expérience avec son film sans doute le plus intime à ce jour, Les Émotifs anonymes (devenu comédie musicale outre-Manche) qui évoquait avec une délicatesse à la fois désopilante et touchante l’enfer de sur-timidité. Étonnamment, effectuer un détour peut également permettre d’accéder à des zones plus profondes de son âme. C’est le cas ici où la transposition du roman homonyme de Sorj Chalandon dont l’essence autobiographique fait écho à l’enfance du cinéaste. La proximité générationnelle et le cadre lyonnais commun ont sans doute contribué à rapprocher les deux histoires pour aboutir à cet hybride semi-fictif : un film épousant le point de vue d’un fils et tenant au

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“OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire“ de Nicolas Bedos : agent blanchissant

Comédie | OSS 117 continue ses “exploits“ en Afrique, où il échappe aux crocs des cocos comme des crocos et se trouve lesté d’un jeune partenaire… Un troisième volume en-dessous des deux précédents (Nicolas Bedos ne réalise pas tout à fait qu’il a pris la succession de Michel Hazanavicius), porté toutefois par son scénario et ses comédiens. Parfait pour clore un cycle et le festival de Cannes… devant un président de jury doté d’un solide sens de l’humour.

Vincent Raymond | Lundi 19 juillet 2021

“OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire“ de Nicolas Bedos : agent blanchissant

1981. De retour d’Afghanistan, Hubert Bonisseur de La Bath alias OSS 117 est affecté à de nouvelles fonctions administratives. Mais la disparition du jeune agent OSS 1001 en Afrique convainc sa hiérarchie de renvoyer en mission sur le terrain son “meilleur élément“… Doué en théorie de raison, l’Humain se distingue par son incomparable capacité à user au quotidien de déraison. Placez-le face à une boîte de biscuits au chocolat (et à l’orange) : même s’il sait que la vider d’un coup : a/ lui coupera l’appétit b/ l’écœurera c/ le privera d’en manger plusieurs jours durant, que croyez-vous qu’il fera ? La réponse d/ : il la bâfrera jusqu’au couvercle ! Au cinéma, c’est un peu pareil : lorsqu’une franchise de qualité fonctionne, se pose invariablement la question de la laisser à son apogée en cultivant la frustration du public… ou de courir le risque de lui offrir une suite, quitte à déchoir et décevoir. Mais comme le public a la mémoire courte et les poches profondes — vous souvenez-vous d’Indiana Jones et le Royaume du crâne du cristal (2008), le plus rentable au box office et cepen

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“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Comédie | Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, (...)

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, un scénariste, un comédien paraplégique ainsi que son épouse, actrice à la mémoire défaillante. Leur haine routinière est perturbée par l’irruption d’admirateurs : des agents immobiliers désireux de faire main basse sur leur bâtisse. Mais on ne s’attaque pas si aisément à des experts en construction dramatique… Jadis lauréat d’un Oscar pour un thriller politico-sentimental — Dans ses yeux — et vieux routier des plateaux étasuniens où il a tourné bon nombre de séries, Juan José Campanella concocte ici un délice de manipulation auto-réflexive et métafilmique jouant autant avec les règles du genre policier qu’avec le public. En découle une comédie noire sardonique très Sunset Boulevard sur les vieilles peaux encapsulées dans leur passé, une réflexion mélancolique sur l’éphémère de la séduction (et à ses faux-semblant troubles), ainsi qu’un éloge vachard et jouissif du pouvoir absolu de la création artistique,

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”Fast & Furious 9” de Justin Lin : des roues et des roustes

Action | Carburant à l’extrait de testostérone et aux moteurs thermiques en surrégime, la musculeuse et vrombissante saga revient pour un 9 ou 10e tour de (...)

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

”Fast & Furious 9” de Justin Lin : des roues et des roustes

Carburant à l’extrait de testostérone et aux moteurs thermiques en surrégime, la musculeuse et vrombissante saga revient pour un 9 ou 10e tour de piste (tout dépend si l’on compte les spin off au paddock), à nouveau piloté par Justin Lin, déjà aux commandes de la moitié de la franchise. Suivant la règle de la suite accumulative du type Expandables, cet opus surenchérit à tous les étages : davantage d’actions spectaculaires (les voitures vont en orbite, à l’instar de celles d’Elon Musk), plus de personnages — donc de vedettes. John Cena ajoute donc ses biscottos à la fine équipe, dans le rôle de Jakob-le-frère-jusqu’alors-caché-car-maudit-de-Dom-Toretto. Il rejoint à la distribution de Helen Mirren, Charlize Theron, Kurt Russell ou Jason Statham qui viennent eux-aussi montrer le bout de leur museau entre deux poursuites en moto, camion, voiture qui plane ou qui accélère. Sinon, l’histoire ? Disons qu’elle est facultative et ne constitue pas un argumen

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“Benedetta” de Paul Verhoeven : la chair et le sang

Cannes 2021 | Exaltée par sa foi et la découverte de la chair, une nonne exerce une emprise perverse sur ses contemporains grâce à la séduction et au verbe. Verhoeven signe un nouveau portrait de femme forte, dans la lignée de Basic Instinct et Showgirls, en des temps encore moins favorables à l’émancipation féminine. Quand Viridiana rencontre Le Nom de la Rose…

Vincent Raymond | Lundi 12 juillet 2021

“Benedetta” de Paul Verhoeven : la chair et le sang

Italie, début du XVIIe siècle. Encore enfant, Benedetta Carlini entre au monastère des Théatines de Pescia où elle grandit dans la dévotion de la Vierge. Devenue abbesse, des visions mystiques de Jésus l’assaillent et elle découvre le plaisir avec une troublante novice, sœur Bartolomea. Son statut change lorsqu’elle présente à la suite d’une nuit de délires les stigmates du Christ et prétend que le Messie parle par sa voix. Trucages blasphématoires ou miracle ? Alors que la peste menace le pays, la présence d’une potentielle sainte fait les affaires des uns, autant qu’elle en défrise d’autres… Les anges du péché Entretenue depuis son enfance dans un culte dévot de la Vierge, conditionnée à adorer des divinités immatérielles omnipotentes, coupée du monde réel, interdite et culpabilisée lorsqu’il s’agit d’envisager les sensations terrestres, Benedetta vit de surcroît dans un monde de fantasmes et de pensées magiques, où chaque événement peut être interprété comme un signe du ciel — ce que la superstition ambiante ne vient surtout pas démentir. Prisonnière d’une communa

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Cinq expos à voir cet été

Bons Plans | Du XIXe au XXIe siècles, des frères Flandrin à Weerasethakul, voici notre sélection éclectique des expositions d’art à ne pas manquer cet été.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 15 juillet 2021

Cinq expos à voir cet été

Apichatpong Weerasethakul, entre rêve et réalité Le cinéaste (Palme d’or à Cannes en 2010 pour Oncle Boonmee…) et artiste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul investit l’ensemble des espaces de l’IAC pour un véritable trip en images vidéo. De salle en salle, on est immergé, entre rêve et réalité, dans différents dispositifs de projections, où l’on découvre de jeunes gens jouant avec un ballon de feu, un couple se promenant dans un jardin de sculptures, d’étranges chiens fantomatiques… Un parcours hallucinant ! Apichatpong Weerasethakul, Periphery of the night À l’Institut d’Art Contemporain à Villeurbanne jusqu’au 28 novembre La fratrie Flandrin Auguste, H

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Le retour, en plus grand, du Lyon Street Food Festival

Food | Le festival de la bouffe de rue, et plus encore, revient pour une cinquième édition — cette fois à Faogr-Brandt, du 16 au 19 septembre 2021.

Adrien Simon | Jeudi 8 juillet 2021

Le retour, en plus grand, du Lyon Street Food Festival

Après quatre éditions passées aux Subsistances, le Lyon Street Food Festival avait prévu de se décaler, en automne 2020, du côté des usines Fagor-Brandt (bien connues des amateurs de Nuits Sonores). L’objectif ? Prendre ses aises et augmenter la jauge, alors que plus de 30 000 personnes étaient venus manger (avec les doigts) l’année précédente. Patatras, la Covid est passé par là, alors on se donne rendez-vous même lieu même heure, presqu’un an plus tard. L’événement qui, depuis la première édition, voit accourir les Lyonnais et Lyonnaises par l’odeur (de street food) alléchés, n’a cessé de gonfler au fil des années. Résultat, il devient peu aisé de le définir. Est-ce un rassemblement de foodtrucks ? Un rencard pour grands chefs voulant s’essayer à la nourriture de rue (cette année, notamment, Anne-Sophie Pic, Yoann Conte, Mathieu Viannay, tous étoilés) ? Un salon de créateurs locaux (une cinquantaine « d’artisans fait-main », répart

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On se lève pour (et à) Woodstower

Festival | Assis, couché, debout, l'été des festivals ressemble de plus en plus à un immense « Jacques a dit ». Et comme cette fois Jacques, enfin, Jean et (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 juillet 2021

On se lève pour (et à) Woodstower

Assis, couché, debout, l'été des festivals ressemble de plus en plus à un immense « Jacques a dit ». Et comme cette fois Jacques, enfin, Jean et Emmanuel ont dit : « debout » et bien à Woodstower, comme à Nuits Sonores, on pourra finalement se lever. Ça n'a l'air de rien mais ce n'est pas la moitié d'une bonne nouvelle vues les fourmis dans les jambes de tout le monde. Plus donc, de chaises, de numérotation, de distanciation et de chorégraphies — le pass sanitaire ou le certificat de vaccination sont eux obligatoires, sauf pour la plage et les animations gratuites — et bonjour le placement libre où tu veux : là, là et même là — il sera quand-même permis de s'assoir dans des gradins conservés à cet effet pour la team des fatigués. Et pour fêter le retour de son public en mode bipède, le festival sis du 24 au 29 août a décidé de prolonger un peu les festivités du vendredi et du samedi jusqu'au bout de la nuit

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Feyzin : le musicien Alexandre Rochon nommé directeur de l'Épicerie Moderne

Mercato | François Jolivet s'en va, Alexandre Rochon arrive : l'Épicerie Moderne vient de changer de tête.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 juillet 2021

Feyzin : le musicien Alexandre Rochon nommé directeur de l'Épicerie Moderne

Pour ceux qui ont suivi de près l'essor de la scène clermontoise entre la deuxième moitié de la décennie 2000 et du début de la suivante, le nouveau directeur de l'Épicerie Moderne n'est certainement pas un inconnu. En 2006, Alexandre Rochon avait fondé avec un collectif d'artistes le label artisanal et indépendant Kütü Folk spécialisé dans le revival folk (St. Augustine, Leopold Skin...). Un label sur lequel on retrouvait logiquement son propre groupe The Delano Orchestra, drôle de vaisseau aux frontières du folk et du post-rock avec lequel il publia pas moins de cinq albums et multiplia les collaborations, discographique comme sur le Babel de Jean-Louis Murat, ou scénique avec la conception musicale de l'adaptation du cycle de Marie de l'auteur belge Jean-Philippe Toussaint (M.M.M.M). En parallèle, également vidéaste, le Clermontois a beaucoup œuvré à la réalisation de

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“Annette” de Leos Carax : noces de son

Cannes 2021 | Espéré depuis un an, le nouveau Carax tient davantage de la captation d’un projet scénique que de ses habituelles transes cinématographiques. Vraisemblablement nourrie de son histoire intime, cette mise en abyme du vampirisme trouble entre artistes, artistes et modèles, artistes et environnement familial dépose presque toute fragilité en multipliant les oripeaux chic, glamour et trendy. Parfait pour le tapis rouge de l’ouverture de Cannes ; moins pour l’émotion…

Vincent Raymond | Mercredi 7 juillet 2021

“Annette” de Leos Carax : noces de son

Figurer en ouverture sur la Croisette n’est pas forcément une bonne nouvelle pour un film. A fortiori cette année, après deux ans de disette. Car ce que le Festival attend de sa première montée des marches, c’est qu’elle amorce la pompe à coup de stars, de strass et de flashs fédérateurs. L’œuvre qui abrite ces premiers de cordée se trouve souvent reléguée à l’enveloppe de luxe et elle encourt surtout le risque d’être vite oblitérée d’abord par le reste de la sélection, puis par le tamis du temps — on n’aura pas la cruauté de rappeler quelques pétards mouillés du passé… Cochant les cases de la notoriété grand public et auteur, Annette souscrit également — on le verra — à d’autres paramètres prisés par les festivals : une dénonciation à travers la comédie musicale cinématographique de l’égotisme des gens de la “société du spectacle”, à l’instar du All That Jazz

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Lyon : Audrey Henocque et Sylvie Tomic remplacent Victoire Goust, démissionnaire

Politique | Victoire Goust, adjointe à la Ville de Lyon en charge du Tourisme Durable et des Grands Événements, a démissionné en juin. Sa délégation sera partagée entre Audrey Henocque et Sylvie Tomic.

Sébastien Broquet | Mercredi 7 juillet 2021

Lyon : Audrey Henocque et Sylvie Tomic remplacent Victoire Goust, démissionnaire

Victoire Goust, élue EELV jusqu'ici 21e adjointe en charge du Tourisme Durable et des Grands Événements, a démissionné au mois de juin ; conseillère municipale du 8e arrondissement, elle conserve toutefois sa place au conseil municipal. C'est Le Progrès qui a révélé l'information dans son édition du samedi 2 juillet. Novice en politique, lancée dans la campagne municipale dans le sillage de Grégory Doucet qui a fédéré derrière lui nombre de candidatures de militants associatifs, Victoire Goust a choisi de démissionner pour des raisons personnelles. Une défection qui illustre aussi la difficulté pour certains nouveaux mandatés et mandatées débarqués sans formation politique préalable, sans passé dans un parti — et donc principalement chez LREM ou EELV —, à s'imprégner de la réalité du monde politique. La désormais ancienne adjointe sera remplacée par deux femmes, sa délégation étant partagée et réorientée. Ainsi,

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Pistache, le resto au-dessus de la piscine du Rhône, ferme définitivement

Restaurant | À La Piscine avait périclité à l'automne 2019. C'est au tour de Pistache de jeter l'éponge. Le restaurant situé en surplomb de la piscine du Rhône restera vide cet été.

Sébastien Broquet | Mercredi 7 juillet 2021

Pistache, le resto au-dessus de la piscine du Rhône, ferme définitivement

Le lieu va finir par avoir l'image d'un spot maudit. Après l'échec de À La Piscine, restaurant porté par la société Swimming Poule (émanation de Arty Farty qui collaborait alors avec le Café Cousu sur ce projet), fermé à l'automne 2019, c'est son éphémère successeur, Pistache, qui a jeté l'éponge un an plus tard. En cause : une économie initialement fragile, et évidemment la crise Covid qui a coupé net l'espoir d'une potentielle émergence. Nouvelle incarnation du lieu qui se voulait plus classique après les expériences novatrices et marquantes de À La Piscine portées en particulier par le fringant Andrea Pétrini, Pistache était géré au quotidien par le groupe Darwin (Maison Mère, Monkey Club, Soda Bar, Solal et depuis peu la friche La Cité des Halles dans le 7e) qui avait rejoint le projet en octobre 2019 — toujours avec Swimming Poule, suite à une réorganisation et

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Fête du Cinéma : c'est parti pour 5 jours à prix réduit

Promo | Elle avait manqué l’an dernier après le premier confinement, elle s’imposait cette année après 7 mois d’extinction des feux dans les salles : la Fête du Cinéma, (...)

Vincent Raymond | Mercredi 30 juin 2021

Fête du Cinéma : c'est parti pour 5 jours à prix réduit

Elle avait manqué l’an dernier après le premier confinement, elle s’imposait cette année après 7 mois d’extinction des feux dans les salles : la Fête du Cinéma, 36e du nom est de retour ! Toujours portée par la FNCF (Fédération nationale des cinémas français), la manifestation vise à attirer à l’entrée de l’été un maximum de public afin de : doper les entrées, vendre du pop corn, profiter de la clim’ et — surtout, quand même — voir des films. Le principe ne change guère : du mercredi 30 au dimanche 4 juillet inclus, chaque séance est accessible à un prix unique habituellement réservé au jeune public (soit 4€), hors dispositifs à majoration tels que les 3D, 4DX, etc. Seule modification par rapport aux années précédentes : la Fête s’allonge à 5 jours au lieu de 4, soit +25%. Par comparaison, la série 10% fait figure de piètre dégriffe ! S’il fallait une preuve supplémentaire de la supériorité du grand sur le petit écran…

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Mohamed Chihi : « reconnaître le champ de la nuit comme un espace de sociabilisation »

Politique | L'adjoint à la sécurité de la Ville de Lyon, Mohamed Chihi, confronté à différentes problématiques et polémiques — rodéos urbains, délinquance, ateliers théâtre pour la police — s'exprime : où l'on parle de la nuit, et de sa perception parfois très réductrice.

Sébastien Broquet | Mercredi 30 juin 2021

Mohamed Chihi : « reconnaître le champ de la nuit comme un espace de sociabilisation »

Chez les politiques, la nuit est le plus souvent réduite aux nuisances, au bruit, aux incivilités. Jamais — ou rarement — à l'économie, à la culture, au lien social, aux relations humaines, voire à la joie de vivre. Pourquoi résumer la nuit et les décisions que les politiques doivent prendre par rapport à elle à ce problème d'insécurité ? Mohamed Chihi : il faut avoir une lecture qui soit la plus large possible sur ce qui amène à tenir un discours public aussi négatif sur la nuit. C'est d'abord culturel : je vais être un peu provocateur, mais les productifs, les personnes qui comptent, qui travaillent de jour, se lèvent tôt — « la France qui se lève tôt », rappelez-vous M. Raffarin — ça s'appuyait sur un imaginaire qui était et qui est toujours celui de l'honnête citoyen et citoyenne qui fait les efforts et qui mérite après les avoir fait, de se reposer. Par conséquent, il y a une volonté de sacraliser ce temps-là. Un imaginaire qui nous amène à penser la nuit comme un espace de repos. C'est le début de notre histoire. La question qui se pose maintenant, c'est de savoir comment au travers de l'évolution de notre société

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Quais du Polar : un festival de littératures noires

Polar | Né en bord de Saône, Quais du Polar s’offre une résurrection post-Covid de luxe en bord de Rhône et à l’air libre. Coups d’éclats, de soleil et lunettes noires à prévoir.

Vincent Raymond | Lundi 28 juin 2021

Quais du Polar : un festival de littératures noires

À quelque chose, malheur est bon : forcée de se décaler à l’aube de l’été pour éviter la parenthèse covidienne, cette 17e édition de Quais du Polar s’est adaptée, démultipliant les interactions avec la ville et l’air libre. Point de Grande Librairie dans le Palais de la Bourse cette année, mais une farandole d’étals s’étirant quai Sarrail en face, le long du Rhône, à la manière des bouquinistes — c’est ici que les autrices et auteurs viendront dédicacer. Pas d’espace jeunesse en intérieur non plus : à l’instar de Lyon BD, le Parc de la Tête d’Or est réquisitionné pour accueillir les auteurs et leur public sur la pelouse des Ébats. Mais ce n’est pas tout : le festival a aussi créé de nouveaux formats, en théorie éphémères (2022 verra en effet le retour du festival à son calendrier normal) de “reconquête” de l’espace public. En plus de la traditionnelle Grande Enquête signée Christelle Ravey, saluons notamment l’hommage

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Summer Session : la flamme de danser

Le Transbordeur | Il n'y aura qu'une salle lors de cette Summer Session du Petit Bulletin – et d'ailleurs ce n'est pas une salle puisque c'est en plein air – mais quand (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Summer Session : la flamme de danser

Il n'y aura qu'une salle lors de cette Summer Session du Petit Bulletin – et d'ailleurs ce n'est pas une salle puisque c'est en plein air – mais quand même trois ambiances bien distinctes. En ce 3 juillet, on retrouvera le folk ombrageux de Raoul Vignal qui se fera une joie discrète de venir poser un voile argenté sur le ciel d'été qu'on imagine déjà brûlant du côté du parvis du Transbordeur, généralement assez prompt à monter en température dès lors que les premiers rayons de soleil apparaissent. Mais aussi la transe électronisante et orientaliste de Taxi Kebab, croisement de chaâbi (le chant de Lea Jiqqir est en darija, l'arabe dialectal du Maroc, et c'est propice à l'envoûtement) et d'un genre d'électro-new wave qui en jetant des motifs glacés sur le sable – ou le béton – brûlant, provoque des poussées de sueur. Oriental, Murman Tsuladze l'est tout autant mais le trio est à chercher quelque part entre la mer Noire et la Caspienne (Georgie

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Quais du Polar : Cantaloube Island

Série Noire | Héritier de la veine politique et sociale qui a marqué le polar français moderne, Thomas Cantaloube, désormais entièrement tourné vers la fiction, publie une seconde Série Noire scotchante, Frakas.

Sébastien Broquet | Vendredi 2 juillet 2021

Quais du Polar : Cantaloube Island

Deux romans seulement. Mais c'est une nouvelle voix qui compte dans le polar français, tendance politico-sociale, héritage Pouy-Daeninckx, où l'on explore les tréfonds de la politique et creuse du côté des officines style SAC, tout en scrutant l'arrière-cour des grands faits historiques du pays — comme dans Meurtres pour mémoire du suscité Didier Daeninckx, car ici aussi, Maurice Papon traîne dans le paysage de Requiem pour une république. Et c'est Jacques Foccard, le monsieur Afrique du général De Gaulle, qui prend la lumière sur ce second volet, suite habile baptisée Frakas, tableau forcément sombre d'une Françafrique tordue, manipulatrice, meurtrière, alors naissante dans la foulée des indépendances qui se succédent sur le grand continent. Cette voix, c'est celle de Thomas Cantaloube. Ancien grand reporter ayant œuvré pour les Cahiers du Cinéma comme pour L'Humanité, dont il fût longtemps le correspondant aux États-Unis avant d'aller enquêter un peu partout sur la planète, il quitta le journal communiste en 2001, participa à la

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Le Lyon Street Food Festival de retour

Food | Le Lyon Street Food Festival fera son retour du 16 au 19 septembre. Supprimé l'an dernier, le rendez-vous des foodies se trouve confronté à une (...)

Sébastien Broquet | Dimanche 27 juin 2021

Le Lyon Street Food Festival de retour

Le Lyon Street Food Festival fera son retour du 16 au 19 septembre. Supprimé l'an dernier, le rendez-vous des foodies se trouve confronté à une nouvelle donne depuis sa dernière édition en 2019 : les food courts sont devenus monnaie courante dans la ville, les restaurants éphémères comme Edo, celui de Mory Sacko à Fourvière, marchent sur les mêmes platebandes : il va donc falloir assurer du côté des chefs invités, et bien s'imprégner du nouveau spot choisi — Fagor-Brandt succède aux Subsistances. L'on sait déjà que Anne-Sophie Pic, la cheffe de Valence, sera de la partie. Pour la suite, réponse bientôt : la programmation complète de cette cinquième édition sera dévoilée ce jeudi 1er juillet.

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Chez Pimousse, partage et beaujolais

Restaurant | Un bistrot à partager, en bord de Saône : Pierre-Michaël Martin régale chez Pimousse.

Adrien Simon | Lundi 5 juillet 2021

Chez Pimousse, partage et beaujolais

Il naviguait jusqu’à présent pour la flotte de Floriant Remont, Pierre-Michaël Martin a désormais accosté en bord de Saône, au pied de La Croix-Rousse. Ses cookies garnissaient les tables des Bistrots du Potager, Pimousse en reprend les codes : un intérieur soigné (ici blanc, bois clair, verre et lumière) pour des tables à partager et des magnums de beaujolais. Après quelques tapas — jambon noir de Bigorre, burrata (petits pois et fèves) ou thon rouge et pequillos (16€) —, de vrais plats : de pigeon (artichaut et figues), de bœuf (raturé), de cabillaud. Et surtout, les ris de veau (anchois et escargots) servis fumants à même la poêle (25€). En plus des cookies, une cave sans fond, dans laquelle piocher du Champagne Drappier (brut nature, 64€), un brouilly de Lapalu (46€), ou un mythique Silex de Dagueneau (148€). Chez Pimousse 27 quai Saint-Vincent, Lyon 1er Midi et soir ; fermé le week-end

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Jeune création : les Mondes d'après

Politique Culturelle | Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet, vient d'intégrer, avec entre autres Bruno Messina du festival Berlioz, le comité artistique chargé de mener à bien "l'appel à manifestation d'intérêt à destination des jeunes créateurs" lancé par le gouvernement dans le cadre du volet culturel du plan de relance. Un programme de soutien à la conception et à la réalisation de projets artistiques originaux doté d'un budget de 30 millions d'euros. Explications.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 juin 2021

Jeune création : les Mondes d'après

Déjà évoqué, et même promis, il y a presque un an dans le cadre du plan de relance, le gouvernement a lancé le 22 juin son appel à manifestation d'intérêt à destination des jeunes créateurs baptisé "Mondes nouveaux". Un programme doté de 30 millions d'euros (sur les 2 milliards du plan de relance dévolus à la culture) qui doit permettre à « des artistes ou collectifs d'artistes, français ou résidents en France » de concevoir des projets artistiques dans un éventail de disciplines telles que le spectacle vivant, les arts visuels, la musique, les écritures, le design et les métiers d'art. Des projets qui se feront, non pas au sein de lieux constitués de la culture (musées, centres chorégraphiques...), mais dans des lieux du territoires, par exemple en résonance avec des sites du patrimoine architectural et historique tels que gérés par le Centre des monuments nationaux ou avec des sites naturels placés sous la responsabilités du Conservatoire du Littoral, tous deux associés à cet appel. Les projet

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Concert post-minimaliste : Lang au chant

Festival Superspectives | À travers un programme en quatre œuvres, l’Ensemble Dedalus nous immisce dans l’univers musical de l’américain David Lang, un post-minimaliste qui fait la part belle au chant et à la voix dans ses compositions.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 5 juillet 2021

Concert post-minimaliste : Lang au chant

Né à Los Angeles en 1957, étudiant en musique brillant (il ira jusqu’au doctorat, puis enseignera à la prestigieuse université de Yale), David Lang fut membre d’un groupe de rock, prit des cours avec Hans Werner Henze ou Elliott Carter, tout en écoutant Steve Reich et Jimi Hendrix, puis opta pour le système D à New York avec deux autres compositeurs pour diffuser leur musique, en créant en 1987 le "groupe-organisation" Bang on a Can. Bref, David Lang répond au joyeux cocktail US de l’artiste tout à la fois hyper formé au classique, ouvert à tous les genres musicaux, épris de nouveauté, et capable d’aller se confronter à d’autres disciplines. Il ira du côté du cinéma (pour la musique du film Youth de Sorrentino), de la danse (en collaborant par exemple avec Edouard Lock), et encore et surtout du côté du théâtre et de l’opéra. On lui connaît d’ailleurs une bien singulière

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Micro Sillon, ça tourne rond

Cave à Manger | ​Précédemment, on évoquait l'alliance entre vinyles et vins natures : ça se passait chez Satriale, dans les Pentes. Cette semaine, une cave (nature encore, dans le 1er toujours, mais où l'on mange, cette fois) a ouvert à l’enseigne Micro Sillon. Point cette fois d’histoire musicale. Mais une référence à un sacré épisode de la jeune bouffe lyonnaise. Remember 2014…

Adrien Simon | Mercredi 30 juin 2021

Micro Sillon, ça tourne rond

Cet énième déconfinement a vu les terrasses ressortir, et ressurgir des souvenirs. Jusqu'en -2 avant Covid, il y eut un resto qui replaça Lyon sur la carte du manger et du cool : le Café Sillon, né en 2014 — prix du Fooding dans la foulée. L'apothéose ? Une folle nuit, en clôture du festival Attable. Dans les cuisines de ce néobistrot du 7e se réunirent, jusqu'à tard, un bataillon de chefs stars (Troisgros père et fils, Carrette, Grébaut, Aizspitarte). Quelques mois plus tard, bim, le Sillon fermait. Et son chef, Mathieu Rostaing-Tayard, disparaissait des radars. La rumeur dit qu'il reprend du service. Mais du côté de Biarritz… Le Pays Basque n'est pas lyonnais, alors comment le fantôme du Sillon fait-il pour venir hanter Lyon en ce début d’été ? Mory Sacko disait dans notre dernier numéro qu’un resto ne saurait se réduire à sa nourriture. Qu'un resto ne tient pas que par un chef. Au Sillon, au côté de Mathieu,

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Regain : on dirait le sud

Restaurant | Après la fermeture il y a plus d’un an d’A la piscine, Thomas Rolland et Benjamin Sanchez rebondissent près des Terreaux avec Regain. Dans un espace presque chic, ils envoient un menu déjeuner bien roulé.

Adrien Simon | Lundi 5 juillet 2021

Regain : on dirait le sud

2018. Le festival Attable, co-organisé par Arty Farty (Nuits Sonores) devait envoyer le signal au reste du monde d’une cuisine lyonnaise à nouveau « dans le coup ». L’événement désignait le 7e arrondissement comme l’épicentre d'un tremblement gastronomique en cours. La Piscine du Rhône abritait alors un superbe spot accueillant de jeunes chefs étrangers qui dépotent, souvent à peine extirpés de restos bien placés au 50 Best (classement mondial, dont Andrea Petrini, l’ancien sélectionneur de À la Piscine fut l’un des chairman). Au quotidien, la bouffe était envoyée par Benjamin Sanchez (étudiant en relations internationales, reconverti cuistot, passé par le Café Sillon — décidément !) et Thomas Rolland

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Arandel : « aussi compliqué que se remixer soi-même »

Electro-Bach | Même si c'est une première partie, c'est l'un des événements des Nuits de Fourvière : la transposition du fabuleux InBach d'Arandel sur scène. Avec pour ce concert lyonnais, une pléiade d'invités et des arrangements de cordes. Un événement qui se double de la sortie d'InBach vol.2 composé d'inédits de la rencontre Bach/Arandel.

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Arandel : « aussi compliqué que se remixer soi-même »

Comment as-tu mis au point ce live d'InBach ? Arandel : Au départ, c'est un projet en trio avec Ornette aux claviers qui s'occupe de toutes les parties de Bach. Je voulais qu'il y ait quelqu'un sur scène pour les jouer, que ce ne soit pas uniquement de l'électronique ou des bandes. Il y a aussi Flore aux machines et moi sur plusieurs instruments, du chant, de la flûte, des claviers, de la batterie. On joue majoritairement InBach mais aussi quelques morceaux des albums précédents qui trouvaient leur place, ce qui n'était pas évident. Avant les live d'Arandel, c'était 1h10 sans pause, les morceaux étaient fondus, enchaînés, dans un format plus club. Là, c'est plus classique avec des pauses pour respecter les morceaux de Bach. À Fourvière c'est un peu spécial, avec des invités présents sur l'album... Oui, l'an dernier, on devait avoir ce live à Days Off à la Philharmonie de Paris. C'est le projet qu'on avait vendu à Fourvière mais les deux concerts

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En salles : un été en famille

Cinéma | Bénéfice collatéral de sept mois de disette : il n’y aura pas de pénurie estivale dans les salles. Tout particulièrement pour les films parlant des familles ou à leur destination, et du désir de se libérer de son emprise sur un mode tragique, comique… voire les deux.

Vincent Raymond | Mercredi 30 juin 2021

En salles : un été en famille

Variation multiple et ludique de Freaky Friday, Le Sens de la famille de Jean-Patrick Benes (30 juin) crée ainsi un chamboule-tout géant, où les esprits des parents, grands-parents et enfants naviguent dans les corps des uns et des autres sans fin pour une raison inconnue. S’ensuivent d’inévitables quiproquos glissant doucement vers un registre trash, changeant agréablement de l’injonction à faire de la comédie aseptisée. La fin qui ne résout rien permet (presque) de supporter le jeu de Dubosc — le seul à en faire des tonnes. Plus archaïque est la famille des Croods, une nouvelle ère, second opus signé Joel Crawford (7 juillet), revisitant dans une pseudo-préhistoire d’heroic fantasy aux couleurs criardes la querelle entre anciens et modernes, mâtinée d’un remix du Père de la Mariée et de Mon beau-père et moi. Là encore, le finale délirant offre un relief inattendu à ce qui semblait s’engager

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Fripes Machine : les Charly et Lulu de la sape

Friperie | On connaissait Le Frip Club rue Victor Hugo, on connaissait aussi le joli camion itinérant du Road Frip. La fusion de ces deux concepts fait naître Fripes Machine, une boutique partagée en plein cœur de Guillotière.

Louise Grossen | Mercredi 30 juin 2021

Fripes Machine : les Charly et Lulu de la sape

Amandine Savi et Bastien Monhard viennent d’inaugurer leur dernier projet : 110m2 de pièces vintage sur deux niveaux avec une partie vente à la pièce (de 10€ à 70€), une autre au kilo (25€ le kg) et un étage dédié à l'échange de vêtements. Des néons roses, des vieux téléphones aux murs, des long-boards, des patins à roulettes suspendus, du papier peint bariolé, des vinyles, une ambiance musicale qui suffirait pour nous faire rester, et un distributeur de bonbons. Non, on n'a pas encore découvert la machine à remonter le temps, on est juste chez Fripes Machine. Ces deux Lyonnais nostalgiques n’ont rien laissé au hasard dans la boutique. « Le projet des fripes est né de notre tour du monde avec Amandine. On a flashé sur les concepts canadiens, genre temples de la fripe. Ici, on a reproduit un peu notre rêve version miniature. Et comme on est des enfants des années 90, Hit Machine, tout ça… l’univers était tout trouvé ! » L’espace agréableme

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"Présidents" d'Anne Fontaine : vieilles choses publiques

Comédie | Enchaînant films et sujets opposés, Anne Fontaine s’attaque après Police à l’étage supérieur : le pouvoir suprême et ceux qui l’ont exercé… lorsqu’ils en sont dépossédés. Entre fable et farce, une relecture des institutions et de l’actualité politique bien plus intéressante que ce que les teasers-sketches laissaient supposer…

Vincent Raymond | Mercredi 30 juin 2021

Reconverti en homme d’intérieur dépressif, l’ex président Nicolas S. prend pour prétexte la popularité grandissante de la candidate d’extrême-droite pour partir en Corrèze afin de convaincre son ancien adversaire et successeur François H. de monter un nouveau parti avec lui. La cohabitation sera d’autant plus rude qu’ils sont opposés en tout, et que leurs compagnes s’invitent dans la campagne… Une évidence en préambule : sur les arcanes de la Ve République — et ses bruits de cabinet, diront les mauvaises langues — il sera difficile de parvenir un jour à se montrer plus complet que le magistral L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller. Rien n’empêche toutefois d’attaquer le sujet par la bande, en se focalisant sur des espèces s’ébattant dans cet écosystème. Tels les Présidents du film homonyme d’Anne Fontaine construit comme une fable dont les protagonistes ne seraient pas de grands fauves, mais deux ex éconduits par leur bien-aimée, trompant ensemble leur déni dans l’illusoire espoir d’une reconquête. Sauf que la belle, de plus en plus v

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Le Grand Large s'installe à Gerland

Ateliers d'Artistes | L’association pour la jeune création en Auvergne-Rhône-Alpes (ex Adéra) se nomme désormais Le Grand Large, et, en mars dernier, a déménagé de Décines à Lyon, à proximité (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 30 juin 2021

Le Grand Large s'installe à Gerland

L’association pour la jeune création en Auvergne-Rhône-Alpes (ex Adéra) se nomme désormais Le Grand Large, et, en mars dernier, a déménagé de Décines à Lyon, à proximité des Usines Fagor dans le quartier de Gerland. Présidée par Isabelle Bertolotti (directrice du Musée d’Art Contemporain de Lyon), l’association regroupe les cinq écoles d’art et de design de la région, et soutient la professionnalisation des jeunes diplômés. Elle met notamment à leur disposition des ateliers au sein d’un espace de 900 m², facilite les rencontres avec des professionnels (collectionneurs, galeristes, etc.) et des expositions, soutient l’édition des jeunes artistes. Différents événements y sont aussi organisés pour le public en cours d’année, dont on peut s’informer sur le site Web du Grand Large.

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À l'Institut Lumière, on dirait les cinémas du Sud

Festival | Contraint à l’annulation l’an passé, le Festival des cinémas du Sud s’est déplacé de mai à juillet pour célébrer sa 21e édition dans un format certes compact (...)

Vincent Raymond | Mercredi 30 juin 2021

À l'Institut Lumière, on dirait les cinémas du Sud

Contraint à l’annulation l’an passé, le Festival des cinémas du Sud s’est déplacé de mai à juillet pour célébrer sa 21e édition dans un format certes compact (deux jours seulement) mais d’une appréciable densité. Au programme, six films du Maghreb et du Moyen-Orient à chaque fois présentés et assortis d’un échange avec la salle — À l’Institut Lumière les vendredi 9 et samedi 10 juillet. Contexte sanitaire oblige, l’événement accueillera moins d’invités, mais le public se consolera avec la sélection qui compte des œuvres déjà connues comme les très forts Abou Leila d’Amin Sidi-Boumédiène (en ouverture) et Tu mourras à 20 ans d’Amjad Abu Alala (en clôture, en présence du réalisateur — sous réserve), comme de nombreux inédits… par ailleurs identifiés à travers les festivals du globe. C’est le cas de Louxor de Zeina Durra (primé à la Roche-sur-Yon), Zanka Contact d’Ismaël El I

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Pop’sciences : imaginer de nouveaux tourismes

Entretien | Escale sur des réflexions parfaitement accessibles et stimulantes de chercheurs universitaires, le dernier numéro — gratuit — de Pop’sciences interroge les nouveaux imaginaires d’un tourisme de masse fortement modifié par la crise sanitaire. Son rédacteur en chef, Samuel Belaud, nous explique.

Nadja Pobel | Mardi 6 juillet 2021

Pop’sciences : imaginer de nouveaux tourismes

L’édito de la revue Pop'Sciences mentionne que la crise sanitaire a « achevé le modèle du tourisme de masse et mondialisé ». Est-ce si sûr ? Samuel Belaud : Au moment où on réfléchit à ce magazine, on constate que le modèle du tourisme international est à terre. L’ensemble des discours sociétaux et politiques vont dans le sens d’un tourisme réinventé, des états généraux sur le tourisme en transition se font un peu partout. Vous évoquez le gigantisme du tourisme dans cette revue, dopée par « le désir de découvrir quelque part et la peur de rater quelque chose. » L’envie de voir ailleurs est inhérente à l’espèce humaine, la soif de tourisme est impossible à étancher. Elle a été organisée, mise en marché de telle manière qu’à force de développement, on est allé trop loin. C’est le cas du low-cost dont la dette écologique supplante les recettes économiques qu’il peut générer. L’enjeu qui traverse de nombreuses enquêtes que l’on propose est la polarisation de l’activité touristique. Celle-ci n’est pas un problème en soi, ma

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Les Alizés toujours dans la tourmente

Bron | Une semaine après nos révélations sur la situation compliquée affectant le cinéma municipal brondillant, l’incertitude est plus que jamais à l’affiche des Alizés. Et l’inquiétude de plus en plus grande du côté des salariés, des spectateurs et des professionnels du cinéma locaux…

Vincent Raymond | Lundi 21 juin 2021

Les Alizés toujours dans la tourmente

D’habitude, c’est sur l'écran que l’on voit des rebondissements rapides. Pas autour. Pourtant, aux Alizés, les coups de théâtre affectent bien les murs de la salle. Pas le bâti, non — enfin, pas pour le moment —, mais bien ceux qui font tourner ce cinéma quadragénaire. La semaine dernière, on apprenait que la Ville de Bron par la bouche de son maire Jérémy Bréaud (LR) avait annoncé qu’elle envisageait de retirer à l’association Les Amis du cinéma la gestion des Alizés (dont elle possède les murs) pour mettre l’établissement en DSP (délégation de service public). Une décision très politique qui inquiétait les salariés, sans étonner la présidente de l’association, Manon Vialle, qui évoquait même la possibilité de participer au cahier des charges permettant de lister les critères pour désigner le candidat à la fameuse DSP… sans exclure de présenter la candidature de l’association, sous réserv

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Enrico Casarosa, réalisateur de “Luca” : « je m’identifie beaucoup à Miyazaki »

Pixar | Le réalisateur du nouveau Pixar (exclusivement visible en streaming sur Disney+) évoque quelques-unes des inspirations ayant guidé son trait et sa palette vers cet univers bariolé peuplé de monstres marins et d’une Italie idéale : celle de la Dolce Vita et des côtes. Propos rapportés.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Enrico Casarosa, réalisateur de “Luca” : « je m’identifie beaucoup à Miyazaki »

Pourquoi cette décision de réaliser le film dans un décor du littoral Italien ? Enrico Casarosa : J’ai eu la chance de grandir à Gênes. J’ai passé tous mes étés sur le littoral Italien, en compagnie de mon meilleur ami qui s’appelait vraiment Alberto. Nous avons sauté des falaises pour plonger dans la mer ensemble… Enfin, il m’a surtout poussé ! Le littoral en Ligurie a une cote particulière, très escarpée : les montagnes paraissent s’élever droit au-dessus de l’océan. Et j’ai toujours aimé tout particulièrement les Cinque Terre. On dirait que ces cinq petites villes viennent de sortir de la mer et s'accrochent à la montagne afin de ne pas tomber. C’est un lieu vraiment unique, qui me semblait l’endroit idéal pour rendre hommage à la culture italienne : la petite ville ouvrière, le bleu de la mer… C'est très particulier, et ça me rappelle mes souvenirs d’enfance, notamment cette notion autour des amitiés qui nous changent et nous font grandir qui est cœur du film. Quelles recherches avez-vous faites pour ce film ? Concernant les villes qui nous ont inspirés, il y avai

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“Luca“ : Italia belle eau

Sur Disney+ | Le dernier Pixar en date, court et beau, dispo sur Disney+.

Vincent Raymond | Vendredi 25 juin 2021

“Luca“ : Italia belle eau

Aux abord des côtes italiennes, Luca est un gentil petit monstre marin tenu à l’écart des humains par ses parents. Jusqu’à ce qu’il rencontre Alberto : celui-ci lui révèle qu'il peut prendre forme humaine sur terre. Les deux amis vont s’enfuir et s’inscrire à un concours leur ouvrant le monde… Luca tranche par la simplicité de son intrigue — ce qui ne signifie pas qu’elle soit simpliste — comme en atteste la brièveté du film. Rappelant par son esprit “entre terre et mer“ Ponyo sur la falaise ou Lou et l’île aux sirènes, l'arc dramatique principal, la quête de Luca et d’Alberto, est elle-même basique, à hauteur de rêve d’enfant (même si la Vespa symbolise davantage qu’un deux-roues, la liberté et l’émancipation de leur quotidien, l’adolescence, etc.) ; l'unité de temps (l’été), de lieu (le village façon Cinque Terre), et d’action (la préparation du concours) est par ailleurs respectée. Cette épure presque nippone s’avère aussi bienvenue : en resserrant le film sur l’essentiel, sans digression, elle permet aux plus jeunes spectateurs de mieu

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Nuits de Fourvière : le Groupe Acrobatique de Tanger en forme(s) éclatante(s)

Cirque | Après Chouf ouchouf et Halka, le Groupe Acrobatique de Tanger revient à Lyon, aux Nuits de Fourvière, plus coloré que jamais !

Nadja Pobel | Lundi 5 juillet 2021

Nuits de Fourvière : le Groupe Acrobatique de Tanger en forme(s) éclatante(s)

Réveille-toi ! Voici la traduction de ce FIQ ! que le Groupe Acrobatique de Tanger porte haut en couleurs et dans l’espace pour donner un aperçu de l’état de la jeunesse marocaine : dynamique et révoltée. Mais plus encore, cette troupe s’exprime par ses gestes. Aux acrobates qui perpétuent la tradition millénaire marocaine des pyramides humaines, s’ajoutent quelques recrues issues du foot freestyle, taekwondo ou du hip-hop avec le DJ le plus en vue du pays, DJ Key. Ils sont saisissants aussi parce que le photographe Hassan Hajjaj les a habillé et a signé la scénographie en mêlant ses couleurs éclatantes qui surgissent du noir initial tout au long de ces 75 minutes. Pour donner une colonne vertébrale à toutes ces énergies, la directrice de ce collectif Sanae El Kamouni continue à s’entourer des meilleurs avec cette fois-ci Maroussia Diaz Verbèke. Cette spécialiste de la corde volante y est créditée, ainsi qu

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"Wendy" de Benh Zeitlin : île (et elle) était une fois

Conte | Une adaptation de Peter Pan par Benh Zeitlin : un régal.

Vincent Raymond | Mercredi 23 juin 2021

Quand le train fantôme s’arrête en bas de chez elle, la jeune Wendy n’hésite pas : avec ses deux frères, elle quitte le bouiboui familial et la Louisiane pour l’aventure offerte par Peter Pan. Sur son île fantastique, les enfants s’ébattent libres, sans vieillir. Seule condition : respecter les règles… Depuis Les Bêtes du Sud sauvage (2012) on attendait le retour — et la confirmation — de Benh Zeitlin ; quel plaisir de retrouver son empreinte intacte dans cette adaptation de Peter Pan somme toute cohérente avec son univers épique à hauteur d’enfants, où l’action progresse par envolées spiralées, autant portées par un irrésistible mouvement musical et la voix off que par un somptueux flamboiement visuel. À la fois conte, transe new age et opéra, le cinéma de Zeitlin — et tout particulièrement Wendy — fouille les sensations primales de l’enfance pour retrouver la sincérité originelle du regard. Ce qui n’exclut pas une certaine violence psychologique rappelant Sa Majesté des mouches

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Claude Viallat expose à la Galerie Ceysson & Bénétière

Art Contemporain | À quelques pas du Musée des Beaux-Arts, la Galerie Ceysson & Bénétière propose un nouvel et vaste espace d’exposition sur deux niveaux. Créée en 2006 à (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 30 juin 2021

Claude Viallat expose à la Galerie Ceysson & Bénétière

À quelques pas du Musée des Beaux-Arts, la Galerie Ceysson & Bénétière propose un nouvel et vaste espace d’exposition sur deux niveaux. Créée en 2006 à Saint-Étienne la prestigieuse galerie d’art contemporain s’est ensuite implantée à Genève, au Luxembourg, à Paris et à New-York. L’artiste "Supports/Surfaces" Claude Viallat inaugure les cimaises avec plusieurs œuvres récentes, jusqu'au 31 juillet : des bâches militaires découpées sur lesquelles il a peint sa fameuse "empreinte" (un quasi rectangle). Pierre Collet, responsable de la galerie lyonnaise, nous annonce pour la suite deux expositions monographiques prometteuses, l’une consacrée au pape du minimalisme américain Frank Stella, et une autre à ORLAN.

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Lyon : une Fête de la Musique en modèle réduit

MUSIQUES | Alors, Fête de la Musique ou pas ? Au-delà des errances du ministère de la Culture, de la contre-communication de la Ville de Lyon qui désire s'ériger en défenseur des artistes, entre annulations diverses, lundi soir et jauges vite complètes, il ne va pas être si simple d'écouter de la musique ce soir.

Sébastien Broquet | Lundi 21 juin 2021

Lyon : une Fête de la Musique en modèle réduit

« Nous vous avons invité cet après-midi pour vous informer que, à l'initiative du ministère de la Culture, en étroite coopération avec les grands médias, dans la soirée du 21 juin, soirée du solstice d'été, la musique (...) va prendre possession des trottoirs, des fenêtres, des places, des chaussées, des parcs, des jardins, des cours, des cours de casernes aussi bien que d'autres endroits moins inhabituels. » C'est ainsi que Jack Lang, le 1er juin 1982, annonçait la création de la Fête de la Musique, quelques mois après l'élection de François Mitterrand. 39 ans après sa création en vingt jours, c'est peu dire que l'édition 2021 ne suscite pas grande émotion en comparaison. Il aura fallu attendre le dernier moment pour écrire quoi que ce soit sur cette Fête de la Musique, chaotique à souhait dans son organisation, sa communication, sa validation. Ordres et contre-ordres, annulations et confirmations, reprogrammations et décrets contradictoires, déclarations de plus en plus ahu

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Aux Subs, le vivarium sous tornade de Mathilde Delahaye

Installation | Pour clore la série de créations sous la tornade de papier des Subs, la metteuse en scène Mathilde Delahaye a été conviée à inventer un spectacle. Ce sera une installation de fin du monde. Plus que prometteuse, au vu d’un de ses précédents travaux.

Nadja Pobel | Lundi 5 juillet 2021

Aux Subs, le vivarium sous tornade de Mathilde Delahaye

Sortie en 2016 diplômée de la section mise en scène de l’école du Théâtre National de Strasbourg, Mathilde Delahaye livre depuis sa vision du théâtre déclinée sur un mode paysage. Régulièrement, elle s’installe dans des lieux très différents de ceux conçus pour une activité artistique. En 2019, après avoir donné un premier jet de Maladie ou Femmes modernes d’après le texte d’Elfriede Jelinek aux anciennes usines DMC de Mulhouse, elle se posait dans le port de commerce de Valence lors de la dernière édition du festival Ambivalence(s) initié par Richard Brunel. Dans l’immensité de cet espace, les gradins accueillant le public étaient ridiculement petits mais le spectacle s’en est trouvé agrandi, comme amplifié par ce gigantisme qui jamais — prouesse — n’a écrasé le propos ; Jelinek elle-même évoquant « une lande sauvage avec des rochers. Au loin, collines, eau, etc. » Les silos, les abords naturel

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Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

Lyon | L'appel à participation gratuite de musiciens à une scène ouverte estivale au sein du Grand Hôtel-Dieu est restée en travers de la gorge de nombre d'artistes qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux du centre commercial. L'adjointe à la Culture Nathalie Perrin-Gilbert a réagi vertement.

Sébastien Broquet | Jeudi 17 juin 2021

Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

« Une scène ouverte pour célébrer la performance artistique » : c'est ainsi qu'est présentée la programmation estivale et musicale du Grand Hôtel-Dieu, qui a installé dans la cour St-Henri une scène pour des concerts devant se dérouler tout l'été, dès le samedi 19 juin à 20h, jour où est programmée l'artiste folk Thaïs Té. Et c'est gratuit. Pour le public... Mais aussi pour les artistes : aucune rémunération n'est prévue pour eux. Et c'est bien là que se niche le problème. Le gros problème. Car nombre d'entre eux ont vivement réagi sur les réseaux sociaux à l'appel à projets lancé sur Instagram et Facebook. Pour résumer l'avis quasi général, le temps de l'artiste rémunéré en visibilité pour se faire connaître, c'est terminé. Musicien, c'est un travail, comme un autre. Sur Facebook, l'organisation a répondu ainsi : « cette scène ouverte s'adresse essentiellement à des artistes en devenir. Nous souhaitons permettre à de jeunes artistes et groupes locaux de présenter leur talent en mettant à leur disposition une scène et

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Najat Vallaud-Belkacem : « nous avons les moyens de construire un âge d'or de la culture »

Régionales 2021 | Najat Vallaud-Belkacem, tête de liste du Parti Socialiste pour les Régionales, était de 2004 à 2008 en charge de la culture au sein de cette collectivité, sous la mandature de Jean-Jack Queyranne. Nous l'avons questionnée sur ce volet culturel de son programme.

Sébastien Broquet | Jeudi 17 juin 2021

Najat Vallaud-Belkacem : « nous avons les moyens de construire un âge d'or de la culture »

Si vous êtes élue, vous doublez le budget culture : de 60M€ à 120M€. Ça veut dire que la culture redevient un enjeu politique à gauche ? Najat Vallaud-Belkacem : Je ne sais pas si on peut dire que la gauche avait abandonné ce sujet ces dernières années. Ce dont je suis persuadée, à titre personnel, c'est que l'on a énormément besoin de culture. Surtout à la sortie de cette crise Covid. Potentiellement, nous avons les moyens de construire un âge d'or de la culture. Tellement de gens ont manqué de spectacles, de concerts, de toute cette vitalité, coincés devant Netflix, que je pense qu'ils rêvent de ressortir. Toutes nos belles idées de démocratisation de l'accès à la culture, c'est maintenant qu'il faut leur donner corps. Or, démocratiser la culture, ça passe d'abord par un soutien à nos structures culturelles. Sur tous les sujets : la capacité de production, de diffusion, de médiation. Et j'insiste, car ce sont des mots qui peuvent paraître techniques — mais la médiation par exemple, c'est avoir des moyens humains qui permettent que les publics viennent, de les accompagner. J'assume clairement cette idée de doubler le budget de la culture : on

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Le Festival Lumière dévoile ses dates

Cinéma | L’annonce que les triskaïdékaphobes redoutaient, mais que les cinéphiles — qui sont quand même plus nombreux — attendaient avec impatience vient d’être (...)

Vincent Raymond | Mercredi 16 juin 2021

Le Festival Lumière dévoile ses dates

L’annonce que les triskaïdékaphobes redoutaient, mais que les cinéphiles — qui sont quand même plus nombreux — attendaient avec impatience vient d’être officialisée : le 13e Festival Lumière aura bien lieu « à Lyon et dans sa Métropole du samedi 9 au dimanche 17 octobre 2021. » Autrement dit, les multiples effets dominos post-Covid ayant frappé le calendrier des rendez-vous cinématographiques internationaux n’affecteront pas celui de la manifestation consacrée au cinéma classique et de patrimoine, qui demeure vissée à la première quinzaine d’octobre. S’il est trop tôt pour annoncer le ou la future récipiendaire du Prix Lumière (cela n’empêchera pas le ban et l’arrière-ban de recycler leurs pronostics), on peut sans trop s’avancer imaginer qu’un moment d’importance sera consacré à celui qui fut l’une des pierres angulaires de l’Institut et du Festival,

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Lyon : Ceysson & Bénétière, nouvelle galerie d’art contemporain

Galerie | Excellente nouvelle pour les curieux d’art contemporain : la prestigieuse galerie Ceysson & Bénétière ouvre un grand espace à Lyon (300 m²), à (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 17 juin 2021

Lyon : Ceysson & Bénétière, nouvelle galerie d’art contemporain

Excellente nouvelle pour les curieux d’art contemporain : la prestigieuse galerie Ceysson & Bénétière ouvre un grand espace à Lyon (300 m²), à quelques pas du Musée des Beaux-Arts. Créée en 2006 à Saint-Étienne, la galerie Ceysson & Bénétière s’est ensuite développée à Paris, à Genève, au Luxembourg et à New York. L’ouverture à Lyon est prévue le vendredi 18 juin à partir de midi, avec une exposition de Claude Viallat, membre fondateur du groupe Supports/Surfaces, et artiste connu pour son motif d’empreinte décliné d’œuvre en œuvre… C’est un artiste emblématique de la galerie Ceysson & Bénétière qui défend les membres de Supports/Surfaces (Louis Cane, Daniel Dezeuze, Vincent Bioulès…), mais aussi bien d’autres figures de l’art contemporain comme ORLAN, Mounir Fatmi, Daniel Firman, Tania Mouraud, Bernard Venet… Claude Viallat, Bâches milit

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Bron : un drôle de vent souffle sur Les Alizés

Cinéma | L’un des plus anciens cinémas associatifs municipaux de la Métropole risque de changer de tête et de cœur : les Alizés de Bron sont jugés pas assez rentables par le nouvel exécutif, qui souhaite transformer sa gestion en les passant en DSP. Querelles à l’Est.

Vincent Raymond | Lundi 14 juin 2021

Bron : un drôle de vent souffle sur Les Alizés

Un coup de bambou. Trois semaines tout juste après la réouverture tant attendue de ses deux salles, l’équipe du cinéma Les Alizés de Bron voit son enthousiasme douché d’un coup. Conviés mercredi 9 juin pour une réunion à la mairie de Bron, les salariés ainsi que quelques membres de l’association Les Amis du cinéma — qui préside à ses destinées depuis une quarantaine d’années — apprennent du premier édile Jérémie Bréaud (LR) la décision de retirer la gestion des Alizés à l’association. À la place, la Ville (propriétaire des murs du cinéma) a décidé d’opter pour une DSP (délégation de service public). Presque tout le monde dans la pièce tombe des nues. Sauf la présidente de des Amis du cinéma, Manon Vialle. « On s’y attendait plus ou moins, détaille-t-elle. Il y avait eu un audit en 2016 par l’ancienne majorité municipale, qui avait été mis de côté ; et là, nouvelle majorité municipale… Ils avait dit qu’ils comptaient faire un nouvel audit. On se doute bien qu

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Osez les galeries : vingt galeries se réunissent pour un parcours commun

Art Contemporain | Vingt galeries d’art lyonnaises se sont réunies pour partager leurs énergies et défendre leur singularité. Singularité qui consiste notamment à défendre des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 16 juin 2021

Osez les galeries : vingt galeries se réunissent pour un parcours commun

Vingt galeries d’art lyonnaises se sont réunies pour partager leurs énergies et défendre leur singularité. Singularité qui consiste notamment à défendre des artistes contemporains, à vendre des œuvres, et aussi à inviter gratuitement un large public à découvrir leurs expositions. Pour sa seconde édition, Osez les galeries propose un week-end de parcours d’expositions de galerie en galerie dans toute la ville. « Pendant ces deux journées, nous invitons le public à "démystifier le rapport à l’art contemporain" : oser la découverte, Oser l’échange, le débat » indique le communiqué de presse de l’événement. Parmi ces expositions, nous vous conseillons notamment de ne pas rater le bel accrochage collectif de photographies du Réverbère, les images de Blaise Adilon à la galerie Chartier, les dessins et peintures de Marine Joatton à la galerie Françoise Besson... Osez les galeries Dans vingt galeries de Lyon les samedi 26 et dimanche 27 juin

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Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Summer Sessions | Retour des Summer Sessions le 1er juillet, avec en ouverture Pat Kalla & co. Hors d'œuvre d'une saison estivale qui s'annonce prometteuse aux abords extérieurs du Transbordeur.

Stéphane Duchêne | Lundi 14 juin 2021

Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Il était déjà revenu un peu timidement et reviendra sans doute encore bien plus fort mais voici que le live fait sa rentrée d'été au Transbordeur. En extérieur et selon la désormais bonne vieille tradition des Summer Sessions. Lesquelles fleurissent généralement avec le mois de juillet. Ouverture le 1er juillet donc avec Pat Kalla & le Super Mojo en release party du tout frais album Hymne à la vie, à la pochette (et musique) très Summer Session. Kalla qui sera accompagné ce soir-là du projet tout aussi solaire de Paola, Povoa et Jerge (appelez-les PPJ), trio né du confinement et dont le 1er EP vient de paraître. Un set encadré en ouverture du warm-up (où on fera chauffer les pneus, sauf qu'il n'y aura pas de pneus) d'Heavenly Sweetness Sound System (avec Hugo Mendez, fondateur du label Sofrito !) et du closing (c'est quand on ferme la soirée) dispensé par Pedro Bertho. Comme c'est l'ouverture, c'est gratuit (même si sur réservations, la cour du Transbo n'est pas extensib

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