Alice dans la ville Blanche

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

Photo : Francis Blanche © DR


Alice n'est plus ici. Depuis l'été dernier, l'inséparable compagne de Bernard Chardère, le fondateur de la revue Positif et de l'Institut Lumière, n'est plus physiquement parmi nous. De son regard malicieux et de sa vivacité joyeuse demeurent des souvenirs dans la mémoire de ses amis, ainsi que de nombreux témoignages photographiques de cette grande, bien que discrète, figure lyonnaise.

Pour la saluer, davantage que pour lui rendre “hommage” (quelque chose nous dit que la pompe de circonstance attachée aux oraisons l'aurait agacée…), une exposition présentée par Christine Goyard réunit des portraits signés par, entre autres et excusez du peu, Rajak Ohanian, Gérard Amsellem, Mario Gurrieri, Jean Dieuzaide ou encore Bernard et Alice Chardère elle-même.

Faisant écho à la parution d'un numéro spécial de Jeune Cinéma lui étant consacré, cette célébration joyeuse marquera également le lancement de la nouvelle saison de ces rencontres cinéphiles que sont les Causeries du 3e. Une soirée tout sauf funèbre, puisqu'elle sera dédiée à l'un des talents les plus polyvalents du cinéma français, l'illustre Francis Blanche.

Essentiellement (re)connu aujourd'hui sous les traits de Me Folace, l'homme de loi des Tontons Flingueurs, cet auteur prolifique de chansons, canulars et sketches (avec son compère Pierre Dac) mais également dialoguiste (La Grande Bouffe) a laissé une œuvre d'une “kolossale finesse” dont Jean-Paul Valéry proposera pour l'occasion un montage “façon puzzle“, après le traditionnel verre de l'amitié. M'est avis qu'il aura comme un p'tit goût de pomme…

Les Causeries du 3e
À la Mairie du 3e arrondissement le mercredi 14 décembre à 18h

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Causeries du 3e : Tape m’en cinq !

Cinéphile | Quand on a traversé (presque) un siècle de cinéma, on a immanquablement fait des rencontres et noué des amitiés fidèles, transformant des entreprises parfois (...)

Vincent Raymond | Mardi 20 février 2018

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Quand on a traversé (presque) un siècle de cinéma, on a immanquablement fait des rencontres et noué des amitiés fidèles, transformant des entreprises parfois incertaines, mais passionnées, en aventures inoubliables. L’irremplaçable et volubile Bernard Chardère ouvre le livre de ses souvenirs pour évoquer cinq complices proches l’ayant accompagné aux moments-clefs de sa prolifique carrière : Michel Ciment pour la revue Positif, André Collombet pour Les Films du Galion, Max Schoendorff pour Premier Plan, Raymond Chirat pour l’Institut Lumière et naturellement Sonia Bove pour Les Causeries du 3e. Titrée “Comme les Cinq doigts de la main”, cette conférence forcément affable, ouverte par un petit pot, peut se poursuivre par une collation. Entre potes, bien sûr. Causeries du 3e À la Mairie du 3e (salle Eugène-Brouillard) le mardi 27 février à 18h

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Cinéma | Depuis 1991, Rhône-Alpes cinéma se pose en productrice des films produits sur son territoire. Naviguant entre échecs et beaux succès critiques ou publics, cette activité joue sur la santé économique de la région et son prestige extérieur. 25 ans après, alors que la fusion avec l'Auvergne vient de s’opérer, quels bilans retenir de cette entreprise soutenant l’audiovisuel local ?

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Vincent Raymond | Mardi 31 janvier 2017

Le combattant Bataillon

On a déjà évoqué les sympathiques Causeries du 3e, ce cycle de rendez-vous initié par Bernard Chardère et Patrick Picot, qui prend place dans la salle Eugène-Brouillard de la mairie du 3e arrondissement de Lyon. Conjuguant à chacune de ses soirées une rencontre avec une figure (pour ne pas dire une mémoire) du monde culturel et les tintinnabulements des verres de l’amitié — avec modération, bien entendu —, ce moment convivial accueille le 1er février un homme que les amateurs des scènes lyonnaises connaissent au moins de nom : Michel Bataillon. Homme de l’ombre très actif aux côtés de Roger Planchon à l’époque du TNP (de 1972 à 2002), ce fin germaniste à la voix forte travailla à la conception des programmes de ce haut lieu villeurbannais. Témoin autant qu’artisan de la question de la décentralisation, il s’est fait le mémorialiste de cette “aventure théâtrale”, dont il a tiré avec le regretté Jean-Jacq

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