Court toujours !

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

Photo : © DR



Fête du court-métrage - carte blanche à Claude Barras

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Ma vie de Courgette : l'envers du décor

L'Expo | Après avoir dévoilé l’univers de Wes Anderson et son Grand Budapest Hotel, le Musée Miniature & Cinéma épluche celui de Courgette, tourné à quelques arrêts de bus de là. Quand on dit que le circuit court a du bon…

Vincent Raymond | Mardi 18 octobre 2016

Ma vie de Courgette : l'envers du décor

Dix années. C’est la durée qui s’est écoulée entre la découverte par Claude Barras du roman de Gilles Paris et la sortie du film qu’il lui a inspiré. Une décennie, quasiment une petite vie, pour concevoir et accomplir une œuvre dont chaque seconde aura nécessité d’être disséquée en une suite d’images minutieusement composées, photographiées, puis rassemblées pour donner l’harmonieuse illusion du mouvement… Un film en stop motion est, décidément, une drôle d’espèce cinématographique, ontologiquement contrariante : non seulement il dévore des quantités absurdes de temps pour en restituer une quintessence par la ruse, profitant de notre rémanence rétinienne ; mais en plus, il fait disparaître toutes les traces apparentes de sa chimérique création. Résultat ? Après la phase de tournage, poupées-marionnettes et décors sont rendus à leur état d’objets inanimés… c’est-à-dire inutiles, et promis à la destruction. Les précieux éléments de Ma vie de courgette auraient connu ce funeste destin si l’un des producteurs Marc Bonny, en voisin lyonnais du Musée Miniature & Cinéma, n’avai

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"Ma vie de courgette" : gratin d’amour sauce résilience

Le film | Avec ce portrait d’une marmaille cabossée par la vie retrouvant foi en elle-même et en son avenir, Claude Barras se risque sur des sentiers très escarpés qu’il parcourt avec une délicatesse infinie. Un premier long-métrage d’animation en stop motion vif et lumineux ; un chef-d’œuvre.

Vincent Raymond | Mardi 18 octobre 2016

Que vous soyez un enfant de 5 ou de 105 ans, accordez sans tarder un peu plus d’une heure de votre vie à cette grande œuvre ; elle vous ouvrira davantage que des perspectives : des mondes nouveaux. Ma vie de courgette est de ces miracles qui redonnent confiance dans le cinéma, qui prouvent sans conteste que tout sujet, y compris le plus sensible, est susceptible d’être présenté à un jeune public, sans qu’il faille abêtir les mots ni affadir le propos. « Tout est affaire de décor » écrivait Aragon en d’autres circonstances, ce film l’illustre en traitant successivement d’abandon, d’alcoolisme et de mort parentaux, des maltraitances enfantines, d’énurésie, d’éveil à l’amour et à la sexualité… un catalogue de tabous à faire pâlir le moindre professionnel de l’enfance. Des thématiques lourdes, attaquées de front sans ingénuité falote ni brutalité, amenées par le fil éraillé de l’existence des petits héros du film : Courgette et ses amis vivent dans un foyer, où ils tentent de guérir de leurs traumatismes passés. Où on les entoure de l’amour et l’attention dont ils ont été frustrés.

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Gilles Paris, l’auteur de "Autobiographie d’une courgette"

Trois questions à... | Publié en 2002, déjà transposé pour la télévision en 2008 par Luc Béraud, le roman Autobiographie d’une courgette est davantage qu’un phénomène littéraire. Conversation avec un auteur heureux.

Vincent Raymond | Mardi 18 octobre 2016

Gilles Paris, l’auteur de

C’est la seconde fois que votre Courgette est “adopté” (plus qu’adapté) par des parents de cinéma. Comment se passent la séparation, puis les retrouvailles du point de vue de l'auteur ? Gilles Paris : À la fois de loin (je laisse aux professionnels le soin d’adapter ce roman librement) et à la fois de près car je suis à la trace ce qu’ils font et je m’en émerveille chaque fois. Je suis comme le premier fan. J’aime que d’autres s’accaparent mon univers pour y insérer le leur. Claude Barras explique avoir « adouci » votre roman, rendant son film accessible à un jeune public dès 7 ans. Pourtant, il traite des mêmes thèmes graves que vous. Le cinéma, l’animation, atténuent-ils la crudité du sujet ? La mort de la mère par exemple était difficile à traiter à l’image, ce que je comprends bien. C’est beaucoup plus “acceptable” dès le début du film, ce qui, en effet ne l’a pas empêché d’être fidèle à l’esprit du roman, à sa poésie et à ce fond social qui rapproche ces enfants. Depuis sa parution, votre roman a été lu par des milliers d’adolescents et étudié par de très nombreux coll

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