26e Drôle d'endroit pour des rencontres

Vincent Raymond | Mercredi 25 janvier 2017

Photo : © DR


Si l'année 2016 fut meurtrière parmi les musiciens, elle n'a pas non plus épargné les gens de cinéma : emportant le réalisateur François Dupeyron, elle laisse un peu orphelines les Rencontres brondillantes du cinéma français, baptisées en hommage à son film Drôle d'endroit pour une rencontre (1988).

Mais que cette légitime mélancolie ne dissuade personne de prendre part à la fête — au contraire ! Ramené à trois jours bien tassés, le festival conserve ce qui fait son sel et son âme : une programmation généreuse de films d'auteurs (dix longs métrages au total) présentés pour la plupart en avant-première et, surtout, par ceux qui les ont faits. Car le public des Alizés apprécie tout autant de découvrir des inédits que de converser de manière privilégiée avec les cinéastes et comédiens les accompagnants.

Pour cette 26e édition, la distribution demeure prestigieuse, convoquant une figure active des six dernières décennies — le vétéran Paul Vecchiali, autour de ses deux plus récentes réalisations, Le Cancre et C'est l'amour — ainsi qu'une myriade de visages ayant émergé depuis la création du festival à l'aube des années 1990 : de Manuel Sanchez (pour La DorMeuse Duval) à Dominique Cabrera (Corniche Kennedy), en passant par Zinedine Soualem (pour D'une pierre deux coups), Lolita Chammah, Pascal Cervo et Elise Girard (Drôles d'oiseaux) ou Gilles Marchand et Jérémie Elkaïm (pour l'inquiétant Dans la forêt).

Il accueillera également de jeunes bobines dont on reparlera, telle Anne-Dauphine Julliand et son documentaire Et les mistrals gagnants consacré aux enfants malades, mais encore Morgan Simon et son comédien fétiche Nathan Willcocks pour un drame intime aussi épidermique que rugueux, Compte tes blessures. Comptez donc sur Bron ce week-end.

Drôle d'endroit pour des rencontres
Au cinéma Les Alizés à Bron du vendredi 27 au dimanche 29 janvier


Le Cancre

De Paul Vecchiali (Fr, 1h56) avec Pascal Cervo, Paul Vecchiali...

De Paul Vecchiali (Fr, 1h56) avec Pascal Cervo, Paul Vecchiali...

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Laurent cherche sa voie, ayant vécu son enfance et son adolescence dans la paresse. Il traverse des moments conflictuels avec Rodolphe, son père : l'un et l'autre sont trop émotifs pour s'exprimer leur tendresse. Rodolphe, autour duquel gravitent les femmes de sa vie, n'a qu'une obsession : retrouver Marguerite, son premier amour...


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A Bron, drôle d'endroit pour des rencontres cinématographiques

Festival | Ajournée l’an passé, la 30e édition du festival dédié au cinéma français voit enfin le jour aux Alizés du 26 au 30 janvier. Et l’on espère qu’elle ne sera pas la dernière — de rocambolesques péripéties ayant affecté, on s’en souvient, la saison 2021 du cinéma brondillant.

Vincent Raymond | Mardi 18 janvier 2022

A Bron, drôle d'endroit pour des rencontres cinématographiques

On imagine la période doublement incertaine aux Alizés : une pandémie qui n’en finit pas et contraint les salles de la France entière à jongler avec les règles sanitaires, déprogrammations de dernière minute et évictions potentielles de personnels contaminés ou cas contact ; et puis cette épée de Damoclès pesant sur le cinéma que la Ville souhaite faire passer en délégation de service public à compter de septembre prochain, entre les mains d’un opérateur privé non encore désigné. Le rendez-vous du cinéma français, institution brondillante depuis 1991, y survivra-t-il ? Raison de plus pour savourer cette édition anniversaire ; cinq jours d’une vivifiante densité. Scandale politique en ouverture, meurtre en clôture Impossible (et inutile) de dérouler ici l’intégralité du programme, pointons quelques moments à ne pas manquer, comme le film d’animation Vanille de Guillaume Lorin (fabriqué chez Folimage

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Pol White présente "Les Olympiades" à Bron

Rencontre | Certes, le film de Jacques Audiard sera déjà sur les écrans depuis une semaine lorsque les Alizés (à Bron, le mercredi 10 novembre à 20h) programmeront (...)

Vincent Raymond | Mercredi 3 novembre 2021

Pol White présente

Certes, le film de Jacques Audiard sera déjà sur les écrans depuis une semaine lorsque les Alizés (à Bron, le mercredi 10 novembre à 20h) programmeront cette séance ; elle n’en sera pas moins événementielle puisque se déroulant en présence de l’un des comédiens du film : le Vénissian Pol White — qui campe le père du personnage masculin principal, Camille. Également vu cet été dans OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, Pol White profitera de la carte blanche qui lui est accordée pour projeter en première partie The Hangman’s Place (2019) un court-métrage de Julien Bertrand dans lequel il interprète le rôle principal et se déroulant à Cleveland. Mais a-t-il été tourné là-bas ? Il le dira…

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Les Alizés toujours dans la tourmente

Bron | Une semaine après nos révélations sur la situation compliquée affectant le cinéma municipal brondillant, l’incertitude est plus que jamais à l’affiche des Alizés. Et l’inquiétude de plus en plus grande du côté des salariés, des spectateurs et des professionnels du cinéma locaux…

Vincent Raymond | Lundi 21 juin 2021

Les Alizés toujours dans la tourmente

D’habitude, c’est sur l'écran que l’on voit des rebondissements rapides. Pas autour. Pourtant, aux Alizés, les coups de théâtre affectent bien les murs de la salle. Pas le bâti, non — enfin, pas pour le moment —, mais bien ceux qui font tourner ce cinéma quadragénaire. La semaine dernière, on apprenait que la Ville de Bron par la bouche de son maire Jérémy Bréaud (LR) avait annoncé qu’elle envisageait de retirer à l’association Les Amis du cinéma la gestion des Alizés (dont elle possède les murs) pour mettre l’établissement en DSP (délégation de service public). Une décision très politique qui inquiétait les salariés, sans étonner la présidente de l’association, Manon Vialle, qui évoquait même la possibilité de participer au cahier des charges permettant de lister les critères pour désigner le candidat à la fameuse DSP… sans exclure de présenter la candidature de l’association, sous réserv

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Bron : un drôle de vent souffle sur Les Alizés

Cinéma | L’un des plus anciens cinémas associatifs municipaux de la Métropole risque de changer de tête et de cœur : les Alizés de Bron sont jugés pas assez rentables par le nouvel exécutif, qui souhaite transformer sa gestion en les passant en DSP. Querelles à l’Est.

Vincent Raymond | Lundi 14 juin 2021

Bron : un drôle de vent souffle sur Les Alizés

Un coup de bambou. Trois semaines tout juste après la réouverture tant attendue de ses deux salles, l’équipe du cinéma Les Alizés de Bron voit son enthousiasme douché d’un coup. Conviés mercredi 9 juin pour une réunion à la mairie de Bron, les salariés ainsi que quelques membres de l’association Les Amis du cinéma — qui préside à ses destinées depuis une quarantaine d’années — apprennent du premier édile Jérémie Bréaud (LR) la décision de retirer la gestion des Alizés à l’association. À la place, la Ville (propriétaire des murs du cinéma) a décidé d’opter pour une DSP (délégation de service public). Presque tout le monde dans la pièce tombe des nues. Sauf la présidente de des Amis du cinéma, Manon Vialle. « On s’y attendait plus ou moins, détaille-t-elle. Il y avait eu un audit en 2016 par l’ancienne majorité municipale, qui avait été mis de côté ; et là, nouvelle majorité municipale… Ils avait dit qu’ils comptaient faire un nouvel audit. On se doute bien qu

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Décines : à l’Est, du nouveau

Avant-Première | La rentrée des salles se poursuit sur tous les écrans de la Métropole. Au tour des Alizés de Bron de proposer une soirée spéciale à destination de ses adhérents, avec (...)

Vincent Raymond | Vendredi 25 septembre 2020

Décines : à l’Est, du nouveau

La rentrée des salles se poursuit sur tous les écrans de la Métropole. Au tour des Alizés de Bron de proposer une soirée spéciale à destination de ses adhérents, avec une séance mercredi 23 septembre à 19h30 du film Les Apparences et un buffet (si vous voulez y assister, bah adhérez). Toujours à l’Est, le Toboggan de Décines fait coup double avec deux avant-premières et donc deux soirées inaugurales pour cette nouvelle saison : ADN de Maïwenn jeudi 24 à 14h et Un triomphe d’Emmanuel Courcol le lendemain à 19h — un duo se parant du label Cannes 2020, au passage. Chacune des séances étant accompagnée d’une présentation des temps forts à venir pour la saison. Là, il suffit juste de prendre son billet.

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Une parité hors pair

Drôle d’endroit pour des rencontres | Pourquoi attendre un compte rond pour célébrer les Rencontres du cinéma français de Bron ? Figure d’exception notable dans le paysage métropolitain, voire hexagonal, le festival des Alizés a souvent pris de l’avance sur les autres. Pas seulement grâce à ses avant-premières…

Vincent Raymond | Mardi 28 janvier 2020

Une parité hors pair

Chaque année depuis 1991, le festival brondillant consacré au cinéma français Drôle d’endroit pour des rencontres projette aux Alizés des films majoritairement inédits et accueille nombre de professionnels et professionnelles, en se souciant davantage de critères qualitatifs des œuvres et de la disponibilité des cinéastes que de leur genre. Toutefois, la proportion des réalisatrices, productrices, comédiennes, scénaristes et autres artistes ou techniciennes y paraît toujours plus importante qu’ailleurs — étant mis à part le Festival de Films de Femmes de Créteil, dont l’intitulé a, révérence parler, un je-ne-sais-quoi d’ostracisant ou de réducteur aujourd’hui. Si après octobre 2017 et le scandale Weinstein, l’ensemble de l’industrie et les tutelles ont multiplié les déclarations d’intentions (comme l’annonce d’un bonus de 15% dans les subventions pour les films dont les équipes sont exemplaires en matière de parité) ou les résolutions (la création du

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Drôle d’endroit pour des rencontres à Bron

Festival | C’est un fait acquis depuis bientôt trente ans : en janvier, le rendez-vous du cinéma français est brondillant. Aux Alizées, les équipes défilent, à la rencontre (...)

Vincent Raymond | Mardi 22 janvier 2019

Drôle d’endroit pour des rencontres à Bron

C’est un fait acquis depuis bientôt trente ans : en janvier, le rendez-vous du cinéma français est brondillant. Aux Alizées, les équipes défilent, à la rencontre d’un public toujours curieux (et nombreux) afin de présenter leurs nouveautés — et souvent des premiers-nés. Ce sera le cas avec le très bon film de prétoire — mais pas que — Intime conviction de Antoine Raimbault, inspiré de l’affaire Viguier, où Olivier Gourmet campe un très convaincant Éric Dupond-Moretti, de Les Drapeaux de papier signé par le tout jeune Nathan Ambrosioni avec Noémie Merlant (également présente), Christophe Lemasne pour Moi, Maman, ma mère et moi ou Romain Laguna pour Les Météorites. Quelques habituées feront le déplacement, comme Julie Bertuccelli, ici dans la veine fiction pour La Dernière Folie de Claire Darling (inaugurant le festival) ou Fabienne Godet avec Nos vies formidables — qui était venue en 2006 pour son premier long avec Sauf le respect que je vous dois. Vedette des festi

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Un bon vent aux Alizés

Festival | Janvier est un mois durant lequel on se souhaite une bonne année et où l’on espère effectuer de belles rencontres. Pour voir son vœu exaucé, inutile (...)

Vincent Raymond | Mardi 23 janvier 2018

Un bon vent aux Alizés

Janvier est un mois durant lequel on se souhaite une bonne année et où l’on espère effectuer de belles rencontres. Pour voir son vœu exaucé, inutile d’attendre les beaux jours : le festival des Alizés à Bron tient chaque année cette promesse de mettre en relation le public de ses salles avec les auteurs et talents émergents qui ont fait la saison écoulée ou qui feront celle à venir. En plus d’un quart de siècle d’existence, longue est la liste de ces cinéastes, producteurs, scénaristes et comédiens à avoir inscrit leur nom à l’affiche de Drôle d’Endroit pour des Rencontres. Une liste qui s’enrichit cette année de visiteurs combatifs. Dès l’ouverture jeudi 25, c’est le militant Gilles Perret qui chauffera la salle à rouge avec L’Insoumis, portrait (flatteur) de Jean-Luc Mélenchon suivi durant la dernière présidentielle. Suivra le lendemain l’inauguration avec le (mal nommé, pour le coup) La Fête est finie, premier long-métrage de Marie Garel-Weiss en sa présence ainsi que de ses comédiennes Zita Hanrot et Clémence Boisnard. Égalemen

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Rencontrons-nous pour de Bron !

ECRANS | Cinq jours d’une extrême densité, pour célébrer le cinéma français dans la convivialité. Bien que dépourvu de compétition — ou justement parce qu’il (...)

Vincent Raymond | Mardi 26 janvier 2016

Rencontrons-nous pour de Bron !

Cinq jours d’une extrême densité, pour célébrer le cinéma français dans la convivialité. Bien que dépourvu de compétition — ou justement parce qu’il fait l’impasse sur l’éprouvante course aux prix — le festival de Bron demeure parmi les plus populaires pour les cinéastes, ravis de soumettre leurs œuvres aux spectateurs sans aucun enjeu concurrentiel. Comptant 17 longs métrages cette année, sa sélection glane des films dans la production 2015 et en cueille par anticipation dans celle de 2016. Ainsi, En mai fais ce qu’il te plaît, À peine j’ouvre les yeux, Une jeunesse allemande et surtout l’excellent Les Cowboys de Thomas Bidegain bénéficieront-ils d’une nouvelle lecture ; tandis que Tempête de Samuel Collardey, Les Ogres de Léa Fehner, Médecin de campagne de Thomas Lilti ou Rosalie Blum (adapté de la BD de la Lyonnaise Camille Jourdy) signé par Julien Rappeneau feront l’objet de l

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