"David Lynch : The Art Life" : plongée dans l'intimité d'un maître

Julien Homère | Lundi 20 février 2017

Photo : © Potemkine


Inutile de présenter le cinéaste David Lynch, auteur de films cultes et de chef-d'œuvres célébrés. Jon Nguyen (qui avait déjà co-produit un documentaire en 2007 à propos d'Inland Empire), Olivia Neergaard-Holm et Rick Barnes ont pourtant décidé de peindre son portrait. La qualité de ce long monologue du créateur iconoclaste réside dans le témoignage : The Art Life raconte Lynch, de son enfance à Washington jusqu'à la conception d'Eraserhead en Californie.

On ne peut pas dire que le film présente un point de vue neuf. Si la réflexion sur l'homme est inexistante, le projet Kickstarter se justifie par des vidéos prises sur le vif où l'artiste peint, sculpte, scie et modèle. Vrai cadeau aux fans, Lynch se raconte dans la plus grande intimité, avec le spectateur pour seul confident.

À voir pour tous ceux qui veulent comprendre la construction d'une icône.

David Lynch : The Art Life
de Jon Nguyen, Olivia Neergaard-Holm et Rick Barnes (E-U, 1h30) avec David Lynch


David Lynch: The Art Life

De Jon Nguyen (ÉU, 1h30) documentaire

De Jon Nguyen (ÉU, 1h30) documentaire

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Le film documentaire David Lynch: The Art Life est un portrait inédit de l’un des cinéastes les plus énigmatiques de sa génération. De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années. En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale.


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Bienvenue au Lynch-land !

MUSIQUES | Critique / Film-monstre, abscons, dément, INLAND EMPIRE représente une forme de suicide commercial de la part de David Lynch, mais aussi une expérience cinématographique qui encourage autant qu'il décourage le commentaire. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 14 février 2007

Bienvenue au Lynch-land !

Arrivé à une forme ultime de reconnaissance critique et même publique - du moins en Europe, quoique le DVD de Mulholland drive ait fait son beurre aux États-Unis... David Lynch a choisi non pas de capitaliser sur son nouveau statut, mais de casser définitivement son jouet. C'est le sentiment premier après les trois heures hallucinées d'INLAND EMPIRE. À côté, Lost Highway, Mulholland drive et même Eraserhead ont quelque chose de gentils films narratifs ; c'est dire si l'objet est déroutant. Et osons l'avouer, clairement moins plaisant à regarder, pour une raison simple : Lynch, ce grand maître du scope et de la pellicule, cet artiste du cadre et des textures, l'a tourné avec une DV qu'il utilise comme votre pépé son camescope : sans ajout de lumière artificielle et la plupart du temps à la main ! Il n'est pas impossible de faire quelque chose d'intéressant visuellement avec un tel parti-pris - et la toute première séquence d'INLAND EMPIRE le prouve d'ailleurs ! mais ce n'est visiblement pas le souci de Lynch. Idem pour la musique, d'ordinaire en complète adéquation avec les images, mais ici souvent à contretemps, sinon franchement décalée (la chanson de Beck sur la fin en est le mei

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