Les Mauvais Gones

Julien Homère | Mardi 4 avril 2017

Photo : Des hommes sans loi © The Weinstein Company


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Casino au Pathé Bellecour

Reprise | Peu après avoir trouvé le style ultra-cut de sa deuxième période avec Les Affranchis, Scorsese regoûtait à la saga de gangsters pour cette évocation du Las Vegas (...)

Vincent Raymond | Mardi 26 novembre 2019

Casino au Pathé Bellecour

Peu après avoir trouvé le style ultra-cut de sa deuxième période avec Les Affranchis, Scorsese regoûtait à la saga de gangsters pour cette évocation du Las Vegas côté obscur (et néanmoins clinquant). Porté par un De Niro qui s’envoie en l’air dès les première images, avant l’ultime générique de Saul Bass, dynamisé par un Joe Pesci électrique et glamourisé par une Sharon Stone façon Gena Rowlands. Plus crédible et maîtrisé que le crépusculaire The Irishman. Casino Au Pathé Bellecour ​le vendredi 29 novembre à 20h

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Une expérience de gangster, deuxième édition

Festival | Les Mauvais Gones nous font une offre que nous ne pouvons pas refuser. Le collectif qui promeut le cinéma de gangster, lance la deuxième édition de son (...)

Pierre Deroudilhe | Jeudi 22 mars 2018

Une expérience de gangster, deuxième édition

Les Mauvais Gones nous font une offre que nous ne pouvons pas refuser. Le collectif qui promeut le cinéma de gangster, lance la deuxième édition de son festival. Trois films, trois séances, trois expériences thématiques différentes. Chaque soirée sera rythmée par des animations avant ou après la séance afin de faire vivre le film et son univers au-delà de la salle de cinéma. Au programme : The Usual Suspect de Bryan Singer (1995) dans lequel le labyrinthe des fragments mémoriels de Verbal Kint (Kevin Spacey) nous plonge dans une intrigue forte en suspense au sujet d’un mystérieux massacre dans le port de San Pedro. Dans Suburra de Stefano Sollima (2015), la bataille politique et criminelle pour la conquête d’Ostie révèle les ramifications de la corruption et de l’illégalité au sein de la mafia italienne. Enfin, pour la clôture du festival, La French de Cédric Jimenez (2014), met en scène le juge Pierre Michel (Jean Dujardin) dans une guerre sans merci contre l’intouchable parrain du milieu marseillais, Gaëtan Zampa (Gilles Lellouche), au cœur de la French Connection à Marseil

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Mauvais gones & belles bobines

Festival | Avis aux amateurs de Smith & Wesson, de chef-d’œuvres et de films moins connus, les gangsters de Casino, Les Lyonnais et Des hommes sans loi se (...)

Julien Homère | Lundi 20 février 2017

Mauvais gones & belles bobines

Avis aux amateurs de Smith & Wesson, de chef-d’œuvres et de films moins connus, les gangsters de Casino, Les Lyonnais et Des hommes sans loi se côtoient dans un nouveau festival, voisin en date et en genre de Quais du polar : Les Mauvais Gones. Braquage de la billetterie sur Facebook, tarif étudiant 8€ et adulte 9€50. Les Mauvais Gones L’UGC Ciné Cité Confluence du mercredi 5 au vendredi 7 avril

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Des hommes sans loi

ECRANS | De John Hillcoat (ÉU, 1h55) avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jessica Chastaing…

Christophe Chabert | Jeudi 6 septembre 2012

Des hommes sans loi

Un casting en or, un scénario signé Nick Cave, un cinéaste (John Hillcoat) jusqu’ici connu pour son intégrité, l’envie de transposer les codes du western à l’époque de la prohibition : sur le papier, Des hommes sans loi semblait être le film idéal, à la fois ambitieux et divertissant. Et pourtant, il n’est rien de tout ça. Phagocytée par la maniaquerie de sa reconstitution historique, la mise en scène ne prend jamais son envol, ne développe aucun style et échoue à rendre crédible ce qui se passe à l’écran. Le lien entre les trois frères est purement théorique, les relents mythologiques (l’invincibilité de Tom Hardy) sont si maladroitement amenés qu’ils finissent par virer au gag involontaire. Le sommet est atteint avec la prestation, à hurler de rire, de Guy Pearce en méchant dont l’acteur souligne à très gros traits l’homosexualité refoulée. Il faut dire qu’Hillcoat achève de lui savonner la planche lors d’une scène qui, au lieu de révéler au grand jour ce que tout le monde avait compris, noie stupidement le poisson pour éviter de se fâcher avec la censure. Timoré, impersonnel, d’une inexplicable lenteur, Des hommes sans loi n’est même pas un bon film de multi

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Les Lyonnais

ECRANS | D’Olivier Marchal (Fr, 1h40) avec Gérard Lanvin, Tchéky Karyo, Daniel Duval…

Dorotée Aznar | Mercredi 16 novembre 2011

Les Lyonnais

À l’origine, Olivier Marchal voulait retracer l’histoire du gang des Lyonnais, célèbres braqueurs des années 70, sur deux époques, à travers une fresque cinématographique dont le premier montage dépassait les deux heures quarante. Que s’est-il passé pour qu’à l’arrivée il accouche d’un fantôme de film centré sur la part la moins pertinente de son récit, celle, contemporaine, où Edmond Vidal reprend du service pour sortir de taule son ancien complice Serge Sutel ? Le rythme de ces Lyonnais pose assez vite question : tout est expédié, les enjeux sont flous, les personnages mal dessinés, les séquences (à l’exception d’une évasion assez spectaculaire) réduites à des clips esthétisants (la musique, éternel péché du cinéma de Marchal, insupporte par son omniprésence). N’assumant rien, ni la mélancolie de ces truands vieillissants (on est loin de Touchez pas au Grisbi), ni la fougue rock’n’roll de leurs alter-ego juvéniles, Marchal commet de plus une erreur fatale : privilégier à la sobre prestation de Karyo celle, grandiloquente de virilité constipée, d’un Lanvin en phase de «delonisation» (plus un film où il ne dit pas à un moment qu’il a «des couilles»). Plus ennuyeux qu’énervant, L

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