Vincent Dedienne : cap sur le cinéma !

Nadja Pobel | Jeudi 21 septembre 2017

Photo : © DR


Alors qu'il termine sa tournée le 31 décembre avec son seul-en-scène Il se passe quelque chose (à guichets fermés au Radiant et au Toboggan), Vincent Dedienne passe devant la caméra. Dans une interview qu'il nous a accordé ce mercredi 20 septembre, il nous précise qu'il tourne très prochainement dans un film de Marie-Castille Mention-Schaar (réalisatrice du Ciel attendra), un film choral dans lequel il joue le fils de Nicole Garcia. À leurs côtés se trouvent Clotilde Courau, Gustave Kervern, Carmen Maura.

Ensuite, il tournera dans Premières vacances, écrit par Camille Chamoux et réalisé par Patrick Cassir avec Camille Cottin, Jérémie Elkaim et Jonathan Cohen. Enfin viendra un film avec Josiane Balasko en janvier.

Au théâtre, il sera Porte Saint-Martin dès le 16 janvier dans Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, mis en scène par Catherine Hiegel avec Nicolas Maury (vu chez Cantarella et dans 10 pour cent) et Clotide Hesmes.


Vincent Dedienne

S'il se passe quelque chose
Radiant-Bellevue 1 rue Jean Moulin Caluire
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Vincent Dedienne

S'il se passe quelque chose
Le Toboggan 14 avenue Jean Macé Décines
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un seul être vous manque...

La rentrée théâtrale | Des spectacles par centaines au programme. Lyon et son agglo regorgent de propositions théâtrales mais il manque toujours des noms majeurs du théâtre contemporain.

Nadja Pobel | Lundi 10 septembre 2018

Un seul être vous manque...

Bien sûr, nous ne nous ennuierons pas cette saison en matière de théâtre à Lyon et dans les alentours, tant il y a un foisonnement d’offres et pourtant, lorsqu'à la fin du printemps, nous prenions connaissance de ce qui ferait nos soirées prochaines, s'imposaient d'abord les absents. Cruel constat qui n'est pas neuf sous nos cieux gaulois. L'ex-enfant terrible du théâtre français – qui désormais gesticule beaucoup, soit - Vincent Macaigne ? Jamais venu. Christiane Jatahy, metteuse en scène brésilienne qui a fait les beaux jours de la Comédie-Française avec sa version très populaire, limite démago de La Règle du jeu de Renoir et qui a signé une version des Trois sœurs tcheckhoviennes renversante et renversée par des écrans vidéo qu'elle manie parfaitement ? Pas là. Et surtout, Milo Rau, l'artiste européen majeur actuellement, de surcroît francophone ? Aucune trace. Les Lyonnais n'ont eu la chance de connaître son travail que via Hate radio programmé à Sens interdits en 2015 (le festival, off cette année, fait tout de même revenir la très agitante polonaise Martha Gornicka avec H

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Nuit de folie : "Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête"

Comédie | de Ilan Klipper (Fr, 1h17) avec Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto…

Vincent Raymond | Mardi 22 mai 2018

Nuit de folie :

Jamais remis d’avoir publié un roman encensé voilà vingt ans, Bruno traîne sa dépression, vivant en peignoir dans une colocation, lutinant sa voisine à l’occasion. Quand un jour débarquent à l’improviste famille, ami et une demoiselle, il n’imagine pas qu’on veut l’interner… Pour son bien. Inégale dans son rythme et dans sa forme — peut-être pour restituer le tempérament bipolaire de son héros — cette comédie a des allures de film court s’étant doté d’un prologue pour devenir un (tout juste) long-métrage. Ici chez lui comme sur scène, Laurent Poitrenaux s’y dénude volontiers pour meubler l’espace en soliloquant, se montrant tour à tour fragile, extraverti et inquiétant face à cet envahissement inquisitorial orchestré par une mère juive assez gratinée. On sombrerait dans l’anecdotique simple si Ilan Klipper n’avait l’idée avant le dénouement de dynamiter la structure de son récit en disséminant des flashes proleptiques, rappelant les éclats pulsatiles des étoiles de son

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Miou-Miou : « L’époque est à l’autocensure »

Larguées | La moindre des choses, quand on a eu 18 ans en 1968, est d’entretenir vivace l’impertinence de l’esprit. Miou-Miou ne s’est jamais conformée aux règles. Ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va commencer. Entretien à l’occasion de la sortie de Larguées d’Éloïse Lang.

Vincent Raymond | Mardi 17 avril 2018

Miou-Miou : « L’époque est à l’autocensure »

Eloïse Lang affirme que vous êtes d’une liberté totale. C’est la liberté de Françoise, le personnage qu’elle vous a offert, qui vous a décidée à accepter le film ? Miou-Miou : Alors non ce n’est pas que pour ça ; c’est l’ensemble : l’histoire, l’écriture… Il y a des phrases que je n’avais jamais entendues, des tirades lapidaires, formidables, vraiment superbes. Et je me suis aperçue en lisant le scénario et en voyant le film que je pratiquais, moi, une autocensure inconsciente. De quelle nature ? Si j’avais fait un film, je n’aurais pas mis de la drogue, des clopes, du rhum, de la baise… Des trucs libres et naturels, finalement. C’est là que je me suis rendue compte que je pratiquais une autocensure inhérente à l’époque, aux réactions incroyables, aux interdictions, aux choses procédurières… Sans m’en rendre compte, inconsciemment, comme nous tous, j’ai l’impression. C’est dans le sens où : pas fumer, pas boire, toutes ces choses où on se dit que ça va être interdit au moins de 12 ans, etc. Toutes ces choses qu’elle a mis avec fluidité, et c’est là où je me suis rendu

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Réunion de Famille : "Larguées"

Comédie | de Éloïse Lang (Fr, 1h32), avec Miou-Miou, Camille Chamoux, Camille Cottin…

Aliénor Vinçotte | Mardi 17 avril 2018

Réunion de Famille :

Le scénario tient en une phrase : deux sœurs, Rose et Alice, l’une célibataire déjantée et sans-gêne, l’autre mariée responsable et sage, organisent un voyage à La Réunion pour tenter de remonter le moral de leur mère, Françoise, délaissée par son mari pour une trentenaire. Pas besoin d’éruption volcanique pour mettre le feu aux poudres... Même si, au premier abord, le synopsis manque d’originalité, avec ses personnages caricaturaux, on se laisse séduire par le cocktail étonnant formé par Miou-Miou et Camille Cottin — la première signant au passage son retour sur grand écran, avec pas moins de trois films cette année. Ici, les répliques fusent, les situations burlesques s’enchaînent grâce aux plans foireux de Rose, qui va devoir assumer de voir sa mère flirter avec l’animateur belge du club de vacances. Les deux actrices brisent les tabous du célibat et abordent sous un regard humoristique des sujets plus graves traversant toute vie. Comme celle de Félix, gamin venant de perdre sa mère, que Rose va prendre sous son aile — mention au jeune interprète, au jeu d’acteur touc

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Vincent Dedienne : « La scène, un lieu sacré »

Seul en scène | Alors qu'il s'apprête à jouer (à guichet fermé) les dernières dates de son seul en scène si émouvant, Vincent Dedienne nous parle, avec une sincérité qui n'est pas si commune, du théâtre, de son amour du jeu, du cinéma à venir et de cette diversion qu'est la télévision. Sans oublier la joie.

Nadja Pobel | Mardi 26 septembre 2017

Vincent Dedienne : « La scène, un lieu sacré »

Vous avez suivi une des formations les plus solides pour un comédien en France, la Comédie de Saint-Etienne. Comment y êtes- vous arrivé ? Vincent Dedienne : Comme je voulais faire du spectacle quand j'ai découvert Muriel Robin, j'ai fait un bac théâtre. J'ai dû aller pour cela à Chalon sur Saône, le seul endroit où il y avait cette option dans mon département. Puis je ne savais pas quoi faire après le bac alors je suis allé à Lyon en fac d'art du spectacle. Alors c'était déjà... à Bron (rires). C'était très théorique or je pensais que j'allais jouer la comédie. J'y suis donc peu allé et j'ai entendu parler de l'école de la Scène du Saône. J'ai passé le concours l'année d'après. C'est là que je me suis fait tous mes copains et que j'ai joué beaucoup. Et un garçon de ma promo, Gabriel Le Chevallier, passait les concours des grandes écoles ; je lui ai donné la réplique à Rennes. On a fait 9h de train pour trois minutes de scène. Après il passait Saint-Étienne ; là je me suis inscrit aussi parce que ça faisait trop de train pour même pas avoir un peu de trac. Je n'ai passé que Saint-Étienne. J'ai été pris. Si je passais ces concours aujourd'

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6 pièces de théâtre à réserver sans tergiverser

Sélection | Les cadors on les retrouve aux belles places, nickel comme disait le chanteur. La preuve par six.

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

6 pièces de théâtre à réserver sans tergiverser

Vincent Dedienne Bien sûr, ce spectacle n’est pas neuf. Il date même de 2013. Mais voilà, c’est la fin d’une tournée triomphale méritée et largement médiatisée par l’aura de ce chroniqueur passé par Inter et Canal +, avant de livrer des revues de presse redoutables chez Yann Barthès. Au commencement, Vincent Dedienne est un comédien brillant qui, contrairement à la plupart des ses confrères solistes et humoristes, sait occuper un plateau. Et qui, à la place de blagues politico-foireuses se met à nu avec une délicatesse tout simplement bouleversante. Il signe là l’un des grands spectacles de théâtre de ces dernières années. Au Radiant les 19, 20, 25 et 26 septembre, les 20 et 21 octobre, et au Toboggan le 27 septembre Bovary par Tiago Rodrigues Il l'avait créé dans le Théâtre National de Lisbonne qu'il dirige. Devenu coqueluche de l'Hexagone (malgré l'ennuyeux Sopro présenté à Avignon cet été), le très doué Tiago Rodrigues présente sa version du roman de Flaubert, avec notamment Jacques Bonnaffé et Grégoire Monsaingeon (vu chez Gw

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"Faut pas lui dire" : Ni le voir non plus

ECRANS | de Solange Cicurel (Fr-Bel, 1h36) avec Jenifer Bartoli, Camille Chamoux, Stéphanie Crayencour…

Vincent Raymond | Mardi 3 janvier 2017

Trois sœurs-cousines complices décident de ne pas révéler à la quatrième, sur le point de se marier, qu’elles ont surpris son promis avec un homme. Mais aussi que son ex, disparu brutalement il y a des années, est de retour… C’est à n’y pas croire (ou à désespérer) : au 4 janvier, tiendrait-on déjà le plus médiocre long-métrage de l’année ? Croisement tératogène entre Comme t’y est belle (pour l’ambiance famille juive) et Le Cœur des hommes version féminine (pour le quatuor principal partageant ses petits secrets intimes), Faut pas lui dire appartient à cette catégorie de films que chacun regrettera d’avoir vu… ou fait — on a, à ce sujet, une pensée pour les malheureuses comédiennes et réalisatrice ayant à vivre lestées du poids de cette ineptie. À peine digne d’une production AB — manquent les rires enregistrés —, cette sottise tentant de rebondir sur des ressorts comiques distendus de vaudeville rétrograde, masque l’indigence de sa trame narrative en la parsemant des plus purs clichés. Tout y passe, sans aucune subtilité : la cougar nympho tombant enfin amoureuse, la femme parfait

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Un retour au désert trop surligné

SCENES | L’élaboration d’un casting de prestige (Catherine Hiegel, Didier Bezace, Isabelle Sadoyan) ne suffit pas à donner de l’entrain à la dernière création d’Arnaud Meunier. Statique et ankylosée, sa mise en scène du Retour au désert de Koltès ne convainc pas.

Nadja Pobel | Mardi 2 février 2016

Un retour au désert trop surligné

Un an avant sa mort prématurée, juste avant le Zucco qui fera polémique, Bernard-Marie Koltès veut s’essayer à la comédie avec Le Retour au désert, publié en 1988. La trame de fond est pourtant grave : la guerre d’Algérie. Mathilde, mère célibataire, revient du bled au terme de quinze ans d’exil et trouve sa maison occupée par son frère Adrien. Elle vient « récupérer ce qu’elle possède ». Lui a hérité de l’usine familiale. À travers ce duo, la confrontation de la France à son histoire brûlante s’incarne ici, ses fantômes et ses démons, sa nostalgie crasse et son incapacité à regarder ses exactions en face. Le texte ne fait pas dans les nuances pour opposer ces deux univers qui s’affrontent comme sur un ring : féminin et masculin, progressiste et conservateur, voyageur et rivé à sa terre : « la province française est le seul endroit du monde où l’on est bien, le monde entier envie (…) son calme, ses clochers, sa douceur, son vin, sa prospérité » clame Adrien. « Recommençons notre bonjour » Mais de ce monde en mouvement permanent, il ne subsiste sur le plateau qu’une déroutante atonie. Les acteu

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Vincent Dedienne de retour à la salle Rameau

SCENES | Vous n'avez toujours pas vu l'excellent seul-en-scène de Vincent Dedienne ? Alors qu'il l'a récemment joué pas moins de huit soirs à l'Espace (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 27 mai 2015

Vincent Dedienne de retour à la salle Rameau

Vous n'avez toujours pas vu l'excellent seul-en-scène de Vincent Dedienne ? Alors qu'il l'a récemment joué pas moins de huit soirs à l'Espace Gerson ? Vous ne faites aucun effort. Mais le successeur de Stéphane de Groot au Supplément de Canal + n'est pas rancunier : il sera de retour à Lyon le 12 mars 2016, à la Salle Rameau. Oui, ce n'est pas pour tout de suite. Mais comme notre coqueluche n'est plus uniquement la nôtre, on préfère vous prévenir en avance.

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Pas juste pour rire

SCENES | L'année café-théâtre 2014 s'est terminée sur une création hors-normes comiques de Dominic Palandri (New York Paradis). Amusant hasard : 2015 débutera sur une (...)

Benjamin Mialot | Mardi 6 janvier 2015

Pas juste pour rire

L'année café-théâtre 2014 s'est terminée sur une création hors-normes comiques de Dominic Palandri (New York Paradis). Amusant hasard : 2015 débutera sur une tentative similaire de son complice Jacques Chambon, Les Sentinelles (20 février au Karavan), une intrigante «tragédie burlesque sur l’incapacité des hommes à se reconnaître dans l’autre». Autre auteur et metteur en scène pas-que-drôle, Jocelyn Flipo présentera lui Sale mentor (à

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Annulation du spectacle de Vincent Dedienne

SCENES | Ce devait être l'événement (café)-théâtral de la semaine, il n'aura finalement pas lieu : la représentation du 26 juin à la salle Victor Hugo de S'il se passe (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 juin 2014

Annulation du spectacle de Vincent Dedienne

Ce devait être l'événement (café)-théâtral de la semaine, il n'aura finalement pas lieu : la représentation du 26 juin à la salle Victor Hugo de S'il se passe quelque chose, l'excellent seul en scène de Vincent Dedienne, est annulée. Informées ce matin d'un préavis de grève des personnels la Ville de Lyon (à laquelle appartient le lieu), les sociétés Rain Dog Productions et Ruq Spectacles ne se retrouvent plus en mesure de garantir son bon déroulement. Dans l'attente d'une éventuelle date de remplacement, les porteurs de billets pour ce spectacle pourront obtenir le remboursement de leurs places auprès des points de vente où ont été effectuées les réservations.

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Profession : amuseur

SCENES | Et si l’humour et le théâtre se réconciliaient ? C’est ce que propose le jeune comédien Vincent Dedienne avec son spectacle "S’il se passe quelque chose", un seul-en-scène alternant sketchs et textes plus personnels. Un véritable bijou, accessible, drôle et surtout excellemment bien écrit. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 juin 2014

Profession : amuseur

Comment un comédien de formation classique, après avoir joué divers grands auteurs comme Hugo, Molière ou Duras, se retrouve à faire un spectacle d’humour ? Vincent Dedienne : Parce que j’en rêve depuis que j’ai découvert le théâtre par ce biais. Muriel Robin, Pierre Palmade : ce sont eux qui m’ont donné envie de faire le métier de comédien. L’idée d’être seul en scène m’a toujours excité. Avant de connaître Shakespeare, Claudel ou je ne sais qui, je pensais que le théâtre, c’était ça : uniquement des gens qui écrivent leurs propres textes et qui les disent seuls en scène. J’y suis donc revenu quand j’ai eu un peu moins de travail, pour voir comment ça pouvait se réconcilier avec une formation classique [à l’école de la Comédie de Saint-Étienne, NdlR].  Avec l’idée d’être mieux armé grâce à cette formation  ? Ce n’est pas tant d’être armé... Dans une école supérieure d’art dramatique, quand tu fais justement de l’art dramatique, il y a l’idée que c’est honteux d’avoir l’ambition d’être un amuseur. Être acteur et amuseur, c’est une paire qui ne va pas de soi. Alors que je trouve que c’est le même méti

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Vincent Dedienne à la salle Victor Hugo

SCENES | Depuis sa création en mai 2013 à Paris, S'il se passe quelque chose, le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, fait beaucoup parler de lui – en (...)

Benjamin Mialot | Lundi 26 mai 2014

Vincent Dedienne à la salle Victor Hugo

Depuis sa création en mai 2013 à Paris, S'il se passe quelque chose, le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, fait beaucoup parler de lui – en bien, cela va sans dire. Du coup, Laurent Ruquier l'a récemment signé sur sa boîte de prod (qui ne s'occupe que de Gaspard Proust et Michael Gregorio), avec à la clé, notamment, trois mois non-stop à Paris à la rentrée. En attendant, ce spectacle mariant habilement humour et théâtre repassera par Lyon le mois prochain, après les dates de l'Espace Gerson en novembre dernier. Ce sera le jeudi 26 juin à la salle Victor Hugo, et c'est tout simplement immanquable.

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Drôlerie extrême

SCENES | Qu’un jeune comédien monte seul sur scène pour parler de lui : l’idée, sur le papier, semble complètement mégalo. Mais "S’il se passe quelque chose" est tout le contraire : un spectacle de théâtre à l’humour mitraillette conçu par un auteur-interprète bluffant, tant dans l’écriture que dans le jeu. Son nom ? Vincent Dedienne. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Dimanche 3 novembre 2013

Drôlerie extrême

Formé à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, Vincent Dedienne est ce que l’on appelle communément un comédien. Du Hugo, du Molière, mais aussi du Guibert : il a un CV qui fait son petit effet. Qu’un artiste au parcours classique se lance dans le one-man-show a quelque chose de surprenant. Et, dans ce cas précis, de captivant. Car il y a beaucoup de théâtre dans ce S’il se passe quelque chose. Un supplément d’âme (et de culture) qui se diffuse d’emblée sur le plateau, dès les premiers mots prononcés (ceux de Marguerite Duras). D’où l’idée que Vincent Dedienne ne fasse pas un one-man-show (terme sans doute trop connoté à ses yeux), mais un seul-en-scène (c’est même marqué sur l’affiche). Un glissement sémantique très Télérama comme dirait Gaspard Proust, qui devient une évidence ici. Oui, S’il se passe quelque chose est bien une pièce de théâtre, et Vincent Dedienne en est l’auteur-interprète ainsi que le sujet principal. «Mon autoportrait» Pendant 1h30, Vincent Dedienne parle donc de lui («un sujet qui n’a jamais été

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