Retour au Texas

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Immersion dans un western contemporain au fin fond du Texas, dans le contexte des années 1980 à la frontière des États-Unis et du Mexique, avec trafic de drogue et des millions de dollars : adapté d'un roman de Cormac McCarthy par les frères Coen, No Country For Old Men se construit autour du méchant Anton Chigurh, un exécuteur psychopathe incarné par Javier Bardem, qui vous fera considérer les compresseurs sous un autre jour. Sorti en 2007, ce thriller, récompensé par de nombreux prix (dont l'Oscar du meilleur film 2008), revient pour une seule projection. À ne pas manquer, même pour une poignée de dollars.

No Country For Old Men
À l'UGC Ciné Cité Internationale ​les jeudis 8 et 15 février


No country for old men

de Joel & Ethan Coen (ÉU, 2h02) avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem...

de Joel & Ethan Coen (ÉU, 2h02) avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem...

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La cavale, à travers le Texas, d'un homme ayant découvert une mallette lui ouvrant le chemin vers la richesse et.. les ennuis !


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The Big Lebowski : le retour du Dude

Culte | Visiblement, la Dude attitude, ça conserve. Vingt ans après ses premiers pas endormis sur les écrans, l’antihéros le plus dérangeant des frères Coen revient faire (...)

François Cau | Mardi 17 avril 2018

The Big Lebowski : le retour du Dude

Visiblement, la Dude attitude, ça conserve. Vingt ans après ses premiers pas endormis sur les écrans, l’antihéros le plus dérangeant des frères Coen revient faire un strike enfumé. Si l’on était taquin, on rappellerait ce que Télérama affirmait en 1998 à propos de The Big Lebowski : « le film ne laisse pas un grand souvenir cinéphilique »... Mais bon, on ne veut pas leur tirer dans les quilles, hein… The Big Lebowski à l’UGC le 22 avril

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No country for old men

ECRANS | Avec "No country for old men", les frères Coen réalisent un film rare, à la croisée du cinéma de genre (western, film noir) et du film d'auteur personnel, un concentré de cinéma brillant et intelligent. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 30 janvier 2008

No country for old men

Le désert, la route, des motels et des diners : un paysage américain traditionnel. Des tueurs, un magot, un shérif : des ingrédients empruntant autant au film noir qu'au western. Et un mélange d'humour noir, d'ultra violence et de métaphysique : l'archétype d'un film des frères Coen, tiré d'un roman de Cormac McCarthy. No country for old men pourrait se résumer à cette formule-là, et son commentaire à l'alchimie inexplicable qui s'en dégage. Difficile par exemple d'expliquer pourquoi les fusillades qui constituent le cœur du film sont si grisantes : une certaine perfection dans le traitement de l'espace, du temps et du son fait que l'on se sent immédiatement impliqué dans le suspense dément qui s'y instaure. Pareil pour la qualité du dialogue, point fort des frangins depuis un bail, mais atteignant ici un degré de maîtrise tel qu'il permet de rendre inoubliables les répliques laconiques du tueur implacable (Javier Bardem) comme le magnifique monologue final de Tommy Lee Jones. En cela, No country for old men est un film touché par la grâce. La musique du hasard Cependant, ce film impressionnant de maîtrise est aussi un film sur... le hasard. L

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Sur la route de Cormac

ECRANS | Livre / L'adaptation de No country for old men sort en salles au moment où le nouveau Cormac McCarthy, La Route, débarque dans les librairies françaises... et où on annonce déjà sa transposition sur grand écran. CC

Christophe Chabert | Mercredi 30 janvier 2008

Sur la route de Cormac

De si jolis chevaux Jusqu'ici, la seule adaptation cinématographique notable d'un bouquin de Cormac McCarthy était celle de De si jolis chevaux. Or, comme le révélait Peter Biskin dans son livre Sexes, mensonges et Hollywood, ce western bêtement mélodramatique et bourré de chromos, est en fait la version expurgée et dénaturée d'une fresque ambitieuse réalisée par Billy Bob Thornton. Mais Miramax a piqué un fard face à ce qui, au départ, était une œuvre sombre de plus de trois heures, a priori fidèle au roman original de McCarthy. A priori, car personne ne sait vraiment ce qu'il en est, le director's cut étant, comme souvent chez Miramax, passé à la corbeille... No country for old men Les fans de Cormac McCarthy ne sont pas forcément tendres avec Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, traduction française plutôt lourdingue du titre original. Ils n'y voient qu'une redite par rapport à ses ouvrages les plus prestigieux. Mais c'est peut-être le roman qui, par ses péripéties et la ligne claire de son récit, se prêtait le mieux à une transposition cinématographique. Notamment de la part des frères Coen, qui ont pu y propulser leur hum

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