The Big Lebowski : le retour du Dude

François Cau | Mardi 17 avril 2018

Photo : © DR


Visiblement, la Dude attitude, ça conserve. Vingt ans après ses premiers pas endormis sur les écrans, l'antihéros le plus dérangeant des frères Coen revient faire un strike enfumé. Si l'on était taquin, on rappellerait ce que Télérama affirmait en 1998 à propos de The Big Lebowski : « le film ne laisse pas un grand souvenir cinéphilique »... Mais bon, on ne veut pas leur tirer dans les quilles, hein…

The Big Lebowski à l'UGC le 22 avril


The Big Lebowski

De Joel et Etan Coen (1998, ÉU, 1h57) avec Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore…

De Joel et Etan Coen (1998, ÉU, 1h57) avec Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore…

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Retour au Texas

Reprise | Immersion dans un western contemporain au fin fond du Texas, dans le contexte des années 1980 à la frontière des États-Unis et du Mexique, avec trafic de (...)

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Retour au Texas

Immersion dans un western contemporain au fin fond du Texas, dans le contexte des années 1980 à la frontière des États-Unis et du Mexique, avec trafic de drogue et des millions de dollars : adapté d'un roman de Cormac McCarthy par les frères Coen, No Country For Old Men se construit autour du méchant Anton Chigurh, un exécuteur psychopathe incarné par Javier Bardem, qui vous fera considérer les compresseurs sous un autre jour. Sorti en 2007, ce thriller, récompensé par de nombreux prix (dont l’Oscar du meilleur film 2008), revient pour une seule projection. À ne pas manquer, même pour une poignée de dollars. No Country For Old Men À l'UGC Ciné Cité Internationale ​les jeudis 8 et 15 février

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Les frères Coen, un rêve américain tourmenté

ECRANS | Alors qu’ils s’apprêtent à présider le 68e festival de Cannes, Joel et Ethan Coen ont droit à une rétrospective quasi-intégrale de leur œuvre à l’Institut Lumière, ce qui permet de revisiter leur cinéma, où le rêve américain est transformé en cauchemar absurde et métaphysique, plein de bruit et de fureur et raconté par des idiots. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 5 mai 2015

Les frères Coen, un rêve américain tourmenté

«Tout ce que je connais, c’est le Texas.» En voix-off, sur fond de puits de pétrole au crépuscule, voilà ce que prononce le détective privé suant et meurtrier au tout début de Blood Simple (1984), œuvre inaugurale de Joel et Ethan Coen. Cela ne l’avait pas empêché, au préalable, d’ébaucher une balbutiante philosophie de l’existence, faite de bouts d’actualité mal digérés et de réflexions typiquement américaines. Une philosophie de traviole, mais une philosophie quand même, ramenée in fine au bon sens texan et à une inculture assumée. À l’autre bout de leur œuvre, les frères Coen retournent au Texas dans No Country for Old Men (2007). Adaptant le roman de Cormac MacCarthy, ils matérialisent une autre figure de tueur mémorable : Anton Chigurh, incarné par un Javier Bardem implacable, ange de la mort lancé à la poursuite d’un cowboy poissard ayant dérobé une fortune à un cartel de la drogue. Chigurh aussi possède une philosophie de la vie basée sur l’absurdité de l’existence, nettoyant les principes éthiques et spirituels de ses futures victimes par un appel au hasard («Call it !») comme derni

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