Everybody Knows

Margaux Rinaldi | Lundi 30 avril 2018

Photo : © DR


Asghar Farhadi avait déjà tourné hors des frontières iraniennes (c'était en France, pour Le Passé), le voici à présent en Espagne pour Everybody Knows, en compétition au festival de Cannes. Il a même été choisi pour en effectuer l'ouverture le 8 mai prochain et, chance pour les Majolans : ils pourront découvrir au même moment cette histoire de mariage que des évènements inattendus, accentués par la mélancolie d'un passé trop enfoui, viennent bouleverser. Javier Bardem et Penélope Cruz se retrouvent de nouveau, juste après Escobar, dans ce film où tout le monde est suspect, et où chacun sait les choses mais les tait.

Everybody Knows
Au Ciné Meyzieu le mardi 8 mai à 20h30


Everybody Knows

De Asghar Farhadi (Esp, 2h10) avec Penélope Cruz, Javier Bardem...

De Asghar Farhadi (Esp, 2h10) avec Penélope Cruz, Javier Bardem...

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A l’occasion du mariage de sa sœur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.


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Ce qui nous liait : "Everybody knows"

¿Quién? | Sous le délicieux présent, transperce le noir passé… Asghar Farhadi retourne ici le vers de Baudelaire dans ce thriller familial à l’heure espagnole, où autour de l’enlèvement d’une enfant se cristallisent mensonges, vengeances, illusions et envies. Un joyau sombre. Ouverture de Cannes 2018, en compétition.

Vincent Raymond | Mercredi 9 mai 2018

Ce qui nous liait :

Comme le mécanisme à retardement d’une machine infernale, une horloge que l’on suppose être celle d’une église égrène patiemment les secondes, jusqu’à l’instant fatidique où, l’heure sonnant, un formidable bourdonnement précipite l’envol d’oiseaux ayant trouvé refuge dans le beffroi. C’est peut dire que l’ouverture d’Everybody knows possède une forte dimension métaphorique ; sa puissance symbolique ne va cesser de s’affirmer. Installée au sommet de l’édifice central du village, façon nez au milieu de la figure, cette cloche est pareille à une vérité connue de tous, et cependant hors des regards. Elle propage sa sonorité dans les airs comme une rumeur impalpable, sans laisser de trace. Battant à toute volée sur une campagne ibérique ensoleillée, telle une subliminale évocation de l’Hemingway période espagnol, cette cloche rappelle enfin de ne « jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour [soi]. » Pour l’illusion du bonheur et de l’harmonie, également, dans laquelle baignent Laura et ses enfants, qui revient en Espagne pour assister au mariage de sa sœur. Et retrouver sa f

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