Comment ça va avec la douleur ? : "Rester vivant - méthode"

Aïe ! | de Erik Lieshout (P-B, 1h10) avec Iggy Pop, Michel Houellebecq, Robert Combas…

Vincent Raymond | Lundi 14 mai 2018

Photo : © DR


De la douleur surmontée naît la création poétique. Tel est le postulat de l'essai signé par Michel Houellebecq en 1991, Rester vivant, méthode. Un bréviaire dont fait ici son miel Iggy Pop, jadis réputé pour ses performances scéniques limites conjuguant scarifications et auto-mutilations diverses. En vénérable pré-punk apaisé, l'Iguane s'emploie à lire devant la caméra quelques stances de l'ouvrage, à les commenter à la lumière de son parcours ; croisant sa propre vie avec celle d'autres artistes aussi marqués par la souffrance que lui. On y découvre les écrivains écorchés Claire Bourdin et Jérôme Tessier, ainsi que le vibrionnant peintre Robert Combas, témoignant tous de leur rapport intime à la maladie — schizophrénie, dépression ou autre plaie intérieure térébrante qu'ils ont convertie en carburant créatif.

Et puis il y a dans un recoin du film, à son extrémité caudale même, un certain “Vincent“, artiste reclus absorbé par un grand œuvre mystérieux. Il s'agit du seul “personnage“ fictif de ce documentaire hybride, interprété par Houellebecq en personne. Visage rongé de stigmates, voix souffreteuse et silhouette débile, l'auteur est l'incarnation idéale de son essai ; un cameo parfait.

Posé, voire léché, Rester vivant - méthode illustre et confirme par l'exemple la théorie houellebecquienne, près de trente ans après sa publication. Et cette validation s'achève par la mise en marche branlante mais triomphale des cinq protagonistes, de front dans une rue parisienne déserte. Connaissant le lest que traîne chacun d'entre eux, voir cette bande d'éclopés déambuler d'un pas vacillant mais décidé a quelque chose de sublime.


Rester vivant : méthode

De Reinier Van Brummelen, Erik Lieshout (Néer, 1h10) avec Iggy Pop, Michel Houellebecq

De Reinier Van Brummelen, Erik Lieshout (Néer, 1h10) avec Iggy Pop, Michel Houellebecq

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Iggy Pop nous présente une méthode pour rester en vie dans un monde impersonnel. L’essai Rester vivant : méthode de Michel Houellebecq et les expériences personnelles d’Iggy Pop sont les points de départ de cette quête qui s’intéresse au rôle du poète, aux artistes en difficulté et aux problèmes de santé mentale. "Un poète mort n’écrit plus, d’où l’importance de rester vivant", et c’est bien là le combat de ce feel good movie sur la souffrance.


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Lionel Martin : rhino féroce

Jazz | C'est aux commandes d'un EP tellurique en faux Solo(s) entièrement enregistré en extérieur avec Bertrand Larrieu qu'est réapparu cet automne, sans jamais avoir pourtant disparu, le saxo tellurique de Lionel Martin à la conquête des vibrations du monde et de ses dimensions parallèles.

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 décembre 2020

Lionel Martin : rhino féroce

Quiconque a un jour évoqué la personne de Lionel Martin aura souligné à quel point l'animal est singulier. Dans ses recherches musicales comme dans ses manières de les restituer et d'occuper le terrain, à commencer par la rue. Car c'est précisément, dans la rue, son jardin de grand enfant préféré que Lionel Martin est allé enregistrer son dernier projet. Un EP sobrement baptisé Solo(s). Après, entre deux embardées éthio-machinchose avec Ukandanz, un duo avec le pianiste bulgare Mario Stantchev à la remorque de la musique de Louis Moreau Gottschalk et un détour du côté de chez Count Basie et son Afrique, en compagnie de Sangoma Everett (un bon jazzeux est d'abord un jazzeux qui sait s'entourer), Martin est donc descendu en bas de chez lui — on exagère à peine — pour se livrer à une expérimentation

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Iggy Pop à Lyon en avril

Stooges | Increvable Iguane ! Quand la plupart de ses contemporains ont passé l'arme à gauche ou sont artistiquement rôtis, Iggy Pop est toujours aussi vaillant, (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 décembre 2019

Iggy Pop à Lyon en avril

Increvable Iguane ! Quand la plupart de ses contemporains ont passé l'arme à gauche ou sont artistiquement rôtis, Iggy Pop est toujours aussi vaillant, qui alterne entre sagesse bouddhique tongue-in-cheek (se souvenir de ses hilarants témoignages thé à la main dans le documentaire que consacra Jim Jarmusch aux Stooges) et sauvagerie musculeuse. Quand on pensait que son dernier disque Post pop depression s'avançait comme un testament, le Pop livrait cette année le flamboyant et exigeant Free où rugit mieux que jamais ou presque sa voix de crooner démâté, énième preuve que cet ancien grand allumé a décidément survécu à tous et à tout (se permettant même de faire réaliser un clip par Mac DeMarco qui pourrait être son petit fils). Eh bien le voilà en tournée et de passage à Lyon, en pompe gigantesque : à l'Amphi 3000 il livrera le 3 avril un set acoustique à la couleur très jazz raccord avec l'ambition esthétique de Free, justement. On vous dirait bien que c'est la

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Protomartyr de la cause

Rock | Dans une ville où le rock a toujours sonné différemment du reste de l'Amérique, Protomartyr fouille à grands coups de post-punk fracassant les décombres d'un Détroit économiquement rétamé. Et questionne, non sans émotion, la chute de l'Amérique toute entière dans les bras de Trump.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 avril 2018

Protomartyr de la cause

Dans le documentaire de Jim Jarmusch Gimme Danger, Iggy Pop rappelait combien le son des Stooges avait été modelé par le vacarme de l'industrie locale alors florissante, et notamment le "mega-clang" des presses industrielles de la machinerie automobile, explosant par delà les murs des usines. C'est aussi le son de Détroit, sa rumeur, que l'on entend sur les disques post-punk de Protomartyr, gang du cru, dont la totalité des membres s'est retrouvé au chômage en un claquement de doigts dans cette cité déclarée officiellement en faillite – ce qui leur a permis de se consacrer à plein au groupe. À ceci près que cette rumeur, ce son originel, résonnent bien différemment. Figurant la bande-son d'une ville où le rêve américain se serait retourné comme une crêpe avant de s'étaler sur un sol en proie au chiendent comme symbole d'une misère devenue incontrôlable. Vérité Ici, les guitares de Greg Ahee pleurent des larmes d'acier fondu, quand elles ne hurlent pas comme le corps d'un supplicié, comme le fant

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Saint Amour

ECRANS | Le millésime 2016 des plus illustres cinéastes grolandais est arrivé, et il n’a rien d’une pochade : derrière son nez rouge de clown, Saint Amour dissimule une histoire d’amour(s) tout en sobriété.

Vincent Raymond | Mercredi 2 mars 2016

Saint Amour

Pour un réalisateur seul, jongler les yeux bandés avec un baril de pétrole ouvert et un flambeau doit certainement se révéler plus sécurisant que diriger la paire Depardieu-Poelvoorde partant en goguette sur la route des vins. Sur le papier, Kervern & Delépine n’étaient donc pas trop de deux face au fameux duo. Cela dit, les risques étaient limités pour les compères, étant donné leur proximité avec les comédiens (déjà pratiqués dans Mammuth et Le Grand Soir) ; ils partageaient en outre leur science du jus de la treille. Cette… “communion d’esprit” explique comment et pourquoi les auteurs ont pu mener leur barque sans dériver, en nochers précis. Spirituel ou spiritueux Mais Saint Amour ne se limite pas à son germe éthylique : l’essence de ce road movie, c’est le voyage de quelques centimètres que vont parcourir un père et un fils l’un vers l’autre. Un rapprochement sensible et enivrant — facilité par leur hâbleur de chauffeur — donnant l’occasion d’apprécier Depardieu, plus fragile qu’un roseau dans son corps de chêne, lorsqu’il tente avec une maladresse rustaude de parler à son Bruno de fils,

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Soumission

CONNAITRE | de Michel Houellebecq (Flammarion)

Christophe Chabert | Mardi 27 janvier 2015

Soumission

Le bruit médiatique disait, avant l’arrivée en librairies de Soumission, que le dernier Houellebecq était un roman sur l’islam ; après sa sortie (le 7 janvier !), non seulement l’idée était incrustée dans les consciences des (non ou futurs) lecteurs, mais l’auteur était carrément devenu «islamophobe». Il aurait suffit de laisser passer l’orage et de le lire à tête reposée — si tant est que cela est possible vu le contexte — pour se rendre compte que tout cela était au mieux superficiel, au pire absolument faux. L’islam, dans Soumission, est autant un prétexte qu’un révélateur d’un état de la société française mais aussi, et surtout, du héros houellebecquien, nommé ici François, professeur de littérature à l’Université, quadragénaire désabusé et résigné à mourir seul. Lorsqu’en 2022 Mohamed Ben Abbes, fondateur d’un parti baptisé la Fraternité musulmane, parvient à la Présidence de la République avec le soutien des grands partis de gauche, du centre et de droite, François découvre que ce qui a changé — obligation de se convertir pour retrouver son poste, magasins de vêtements féminins fermés — est finalement moins fort que ce qui demeure immuabl

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Dans la peau de Michel Houellebecq

SCENES | Alors que son dernier livre, en rien le scandale islamophobe annoncé, continue de diviser les médias, Julien Gosselin, 27 ans, donne à voir avec sa version théâtrale des "Particules élémentaires" à quel point Houellebecq creuse depuis vingt ans un même sillon désenchanté. Créée à Avignon en 2013, voilà enfin livrée à domicile cette adaptation fidèle, énamourée et passionnante de ce grand roman d’anticipation.

Nadja Pobel | Mardi 27 janvier 2015

Dans la peau de Michel Houellebecq

Quand en 1998 sort Les Particules élémentaires, Michel Houellebecq n’est pas encore une figure publique. Julien Gosselin, qui met en scène pour la première fois en France ce texte, a lui à peine dix ans. A l'époque, la lucidité (le cynisme diront les bénis oui-oui) qui irradie de ce roman est une anomalie parmi les écrivains hexagonaux contemporains. Il y en a certes de très grands (Carrère, Modiano, Le Clézio…), mais aucun n’embrasse la société dans son ensemble comme Houellebecq, capable d’insuffler un vrai souffle narratif à des propos sans concession sur son époque. Le mérite premier de Gosselin et son collectif Si vous pouviez lécher mon coeur est de faire éclater à nouveau la qualité et la profondeur de ces Particules hautement autobiographiques, revendiquant l'hommage au point que l'auteur est doublement présent dans la pièce : sous la forme du personnage de Michel et sous celle d’un narrateur, saisissant double physique de l’écrivain. En s’emparant du théâtre-récit, en acceptant donc sans rougir de ne pas entrer dans un genre plus classique de spectacle dialogué, la troupe enchaîne des séquences souvent monologuées, donna

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Near Death Experience

ECRANS | L’errance suicidaire d’un téléopérateur dépressif en maillot de cycliste, où la rencontre entre Houellebecq et le tandem Kervern / Delépine débouche sur un film radical, peu aimable, qui déterre l’os commun de leurs œuvres respectives : le désespoir face au monde moderne. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 9 septembre 2014

Near Death Experience

Un jour comme les autres, Paul, téléopérateur chez Orange, décide de mettre fin à ses jours. Il laisse sa famille sur le carreau, enfile son maillot de cycliste Bic et part se perdre dans la montagne. Near Death Experience enregistre son errance suicidaire comme un retour à l’état primitif, tandis qu’en voix-off ses pensées sur le monde et sur sa triste existence bientôt achevée se déversent. Après la déception provoquée par Le Grand Soir, dans lequel leur cinéma de la vignette sarcastique virait au système, Gustave Kervern et Benoît Delépine effectuent une table rase radicale. Il n’y a à l’écran qu’une âme qui vive, celle de Michel Houellebecq, dont le tempérament d’acteur a été formidablement défloré par l’excellent L’Enlèvement de Michel Houellebecq ; les autres personnages sont des silhouettes dont on ne voit la plupart du temps même pas le visage, sinon ce marcheur avec lequel Paul entame une partie de Je te tiens, tu me tiens par la barbichette… Cette nudité est renforcée par une image sale et bruitée, fruit d’un tournage en équipe rédui

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Au-dessous des volcans

MUSIQUES | Points culminants d'une édition d'A Vaulx Jazz centrée sur le piano et la voix, ce sont quatre volcans monumentaux de l'histoire musicale qui rendront A Vaulx Jazz visibles de très loin. Éruption imminente, dans un Centre Charlie Chaplin qui promet de bouillir. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 18 mars 2014

Au-dessous des volcans

«Un volcan s’éteint, un être s’éveille» dit le célèbre adage publicitaire. Il est pourtant des volcans qui ne s’éteignent jamais, ou plutôt continuent à faire jaillir boules de feu, laves et fumerolles bien longtemps après leur ultime éruption. C’est en tout cas ce que s’est dit cette année A Vaulx Jazz, au moment de s’atteler à une programmation qui, tout en faisant la part (très) belle aux pianistes (Craig Taborn, Robert Glasper, Sophia Domancich, Giovanni Mirabassi…) et aux voix (Sandra Nkaké, LaVelle et même Yasiin Bey/Mos Def !...) tout en continuant d’explorer des genres cousins ou non – folk, blues, funk, flamenco, électro – à coups de grands noms (Bill Frisell, Zombie Zombie, C. J. Chenier…) a décidé de se lancer dans la volcanologie musicale. Métaphoriquement s’entend. Encore que… Car les volcans en question sont bien entendu sonores – et d’ailleurs la plupart d’entre eux n’ont probablement jamais vu et encore moins bu une goutte de Volvic, de Quézac ou d'eau ferrugineuse de leur vie. Et ce sont à la fois leurs fantômes, leur souvenir et leurs ravages qu’on célébrera ici. Ils sont au nombre de quatre : Miles Davis, Nina Simone, Iggy Pop et John Zorn.

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Berlinale 2014, jour 2. Est-ce que le festivalier est content ?

ECRANS | Is the man who is tall happy ? de Michel Gondry. We come as friends de Hubert Sauper. L’Enlèvement de Michel Houellebecq de Guillaume Nicloux. ’71 de Yann Demange.

Christophe Chabert | Dimanche 9 février 2014

Berlinale 2014, jour 2. Est-ce que le festivalier est content ?

Pour l’instant, la chance n’est pas avec nous à cette Berlinale. Enfin, elle n’est pas sur la Berlinale tout court, si on en croit l’incroyable incident qui a provoqué l’interruption de la projo presse officielle de The Monuments Men de George Clooney, présenté hors compétition. Après une demi-heure plaisante quoique très futile et old school de ce film de guerre où Clooney, plus Clooney que jamais, monte une équipe de spécialistes pour aller préserver les œuvres d’art du pillage nazi en cours, des cris sont partis du balcon, puis un brouhaha intense entrecoupé de « a doctor ! a doctor ! ». Ensuite, les spectateurs réclamèrent qu’on rallume la salle, puis qu’on arrête le film. Ça peut arriver. Et ce n’est pas drôle. Sans savoir quand le film allait reprendre, et sachant que derrière nous attendait une des rares projections du nouveau film d’Hubert Sauper — on y revient — on a préféré aller prendre le temps de rédiger ce billet-là… Quant au Clooney, si la bonne fortune des billets encore disponibles nous sourit, ce sera pour demain… Chomsky / Gondry : communication réussie Juste avant, très belle surprise avec le nouveau film de Michel Gondry,

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Avignon - Jour 3 - Ultra moderne solitude

SCENES | "Les Particules élémentaires" et "Exhibit B"

Nadja Pobel | Samedi 13 juillet 2013

Avignon - Jour 3 - Ultra moderne solitude

Le buzz du festival n'est pas dans la cour d'honneur mais à quelques encablures d'Avignon, à Vedène, avec une adaptation improbable et inespérée du deuxième roman de Michel Houellebecq, qui contient tous les autres, Les Particules élémentaires. Aux manettes, un gamin de 26 ans, Julien Gosselin, pêche parfois par excès de jeunisme, comme si un micro et une séquence de coït à poil étaient les ingrédients indispensables d'un spectacle moderne. Passées ces quelques réserves, force est de constater que ce travail ne manque pas d'énergie. C'est toutefois quand on oublie le collectif (onze au plateau) et que le jeu comme le texte se resserrent sur un ou deux personnages, dans la deuxième partie de la pièce (sur près de quatre heures au total),  que ce travail trouve son point culminant. Par exemple dans cette magistrale et déchirante scène où Michel s'aperçoit, à quarante ans, qu'il est passé à côté de l'amour de sa vie, sa triste et désenchantée amie de collège. Gosselin parvient, sur un plateau nu, sans coulisses, avec des acteurs-musiciens en permanence en scène et une utilisation enfin judicieuse de la vidéo, à rendre l'abyssal individualisme q

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On n’arrête pas le Combas

ARTS | 97 374 visiteurs… Tel est le chiffre de fréquentation qu’a obtenu la (très longue : presque cinq mois !) rétrospective Robert Combas au Musée d’art (...)

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 20 août 2012

On n’arrête pas le Combas

97 374 visiteurs… Tel est le chiffre de fréquentation qu’a obtenu la (très longue : presque cinq mois !) rétrospective Robert Combas au Musée d’art contemporain (MAC). Si le MAC s’apprête maintenant à accueillir une exposition plus attendue et plus originale autour des liens entre John Cage et Erik Satie, Robert Combas et le mouvement de la Figuration Libre en général continuent d’avoir une actualité à Lyon. La Bibliothèque de quartier du 3e Arrondissement expose en effet, jusqu’au samedi 29 septembre, plusieurs estampes originales de représentants de ce courant : François Boisrond, Robert Combas, les frères Di Rosa, mais aussi d’autres artistes figuratifs travaillant dans cet univers esthétique, comme les Lyonnais Jean-Philippe Aubanel et Bernard Pelligand… Françoise Lonardoni, chargée des collections contemporaines de la Bibliothèque Municipale de Lyon, donnera une conférence le vendredi 14 septembre à 18h autour des liens entre la Figuration Libre, les graffitistes américains et la création des années 1980 en général. Jean-Emmanuel Denave

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Combas lasse

ARTS | À travers plus de 600 œuvres, le Musée d'art contemporain remet sous les feux de la rampe le peintre de la Figuration libre, un peu oublié, Robert Combas. Malgré son indéniable talent et sa puissance d'imagerie, sa peinture nous laisse indifférent sur le plan plastique et émotionnel. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 1 mars 2012

Combas lasse

Nous sommes en province en 2005, le pouvoir d'attraction de prêteurs d’œuvres et le budget du Musée d'art contemporain (MAC) ne sont pas illimités. Avec les moyens du bord, le MAC a alors la bonne idée d'organiser une exposition Warhol dévoilant une face méconnue de l'artiste, son "œuvre ultime". L'événement est intéressant et réussi et, mieux encore, le public s'y précipite (autour de 150 000 visiteurs). À l'époque déjà, conservateurs et pouvoirs publics ont les yeux rivés sur les chiffres de fréquentation des lieux culturels. La belle et astucieuse exposition de la Pop star Warhol se retourne alors en obligation un peu cauchemardesque : réitérer régulièrement ce genre d'événement «blockbuster». D'où les rétrospectives Keith Haring (sympathique), Ben (vide) et, aujourd'hui, Robert Combas. Soit un artiste relativement facile d'accès et connu, soutenu par une bonne campagne de communication. En plus, l'artiste a eu

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Podcast / Débat critique sur Combas au Mac de Lyon

ARTS | Le Musée d’art Contemporain de Lyon ouvre sa grande exposition Robert Combas intitulée Greatest Hits, jusqu’au 15 Juillet 2012. Qu’en est-il de cette tentative de réhabilitation d’un artiste connu mais souffrant également d’une image du passé, celle des années 80 ?

Dorotée Aznar | Mercredi 29 février 2012

Podcast / Débat critique sur Combas au Mac de Lyon

Date de première diffusion:  28 Février 2012Emission n°99 Durée: 29’45 minInvité: Cécile Carretti, responsable galerie Confluences IUFM; Hugo Pernet, artiste; David Gauthier, critique, commissaire et responsable des affaires culturelles à l’ENS Lyon.Contenu: Le Musée d’art Contemporain de Lyon ouvre sa grande exposition Robert Combas intitulée Greatest Hits, jusqu’au 15 Juillet 2012. Qu’en est-il de cette tentative de réhabilitation d’un artiste connu mais souffrant également d’une image du passé, celle des années 80? Chroniques: Marie Bassano et Simon Feydieu font parler Robert Altman et son ‘Short cuts’ dans leur capsule cinématographique; Quentin Maussang ouvre un nouveau chapitre de son histoire de l’art avec la chanson ‘brut, libre, putain il faut vivre’ en miroir de l’exposition Combas (avec Matthieu Schmittel pour la guitare solo et les choeurs, et Matthieu Peyraud pour la production). Liens utiles : Site web de Robert Combas Re

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Figurer, défigurer, transfigurer

ARTS | Panorama / Après une Biennale d'art contemporain assez exceptionnelle, la saison expos se poursuit avec une grande rétrospective attendue consacrée à Robert Combas et une multitude d'expositions plus discrètes et curieuses dans les galeries. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 21 décembre 2011

Figurer, défigurer, transfigurer

Après Warhol, Keith Haring et Ben, Le Musée d'Art Contemporain ouvre grand ses trois étages (du 24 février au 15 juillet) à l'un des héros de la Figuration Libre (aux côtés de Hervé Di Rosa, François Boisrond...) Robert Combas né en 1957 à Lyon où il passa sa crise d’œdipe avant de rejoindre Sète en 1961. C'est la première grande rétrospective consacrée à cet artiste ultra prolifique avec quelque 300 œuvres ressemblant à autant de jungles visuelles. Le parcours d'exposition sera rythmé en musique par une playlist rock concoctée par Combas et, au dernier étage du musée, l'artiste sera présent pendant deux mois pour créer de nouvelles œuvres sur place, jouer de la musique ou inviter d'autres artistes... En février aussi, à la galerie Pallade (du 2 février au 24 mars) et à la galerie Confluence(s) de l'IUFM (du 3 février au 23 mars), c'est une grande figure de la Figuration Narrative cette fois, Jacques Monory, qui viendra à Lyon présenter des œuvres récentes ou historiques. Proches de l'objectivité photographique, ses toiles à forte dominante bleue, représentent généralement des scènes de meurtres, de violence ou de rues, aussi frappantes qu'én

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Robert Combas, Greatest hits

ARTS | Après Warhol, Keith Haring et Ben, c’est au tour du peintre Robert Combas de remplir les trois étages du Musée d’Art Contemporain et d’attirer le plus de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 8 septembre 2011

Robert Combas, Greatest hits

Après Warhol, Keith Haring et Ben, c’est au tour du peintre Robert Combas de remplir les trois étages du Musée d’Art Contemporain et d’attirer le plus de spectateurs possibles pour une rétrospective «blockbuster». Une rétrospective annoncée comme bon enfant et rock’n’roll : l’artiste de la figuration libre, né en 1957, travaillera dans le musée durant son exposition, accompagnera le parcours chronologique de ses œuvres par une bande-son et invitera régulièrement des groupes de musique et des artistes proches sur une scène cabaret au sein du MAC ! Du 24 février au 15 juillet 2012, au Musée d’Art Contemporain.

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«LE chien des années 2000»

ARTS | Michel Houellebecq, termine le montage du film qu’il a réalisé à partir de son roman La Possibilité d’une île, et participe à la Biennale d’Art Contemporain où il expose les œuvres du «prophète» du film. Propos recueillis par Christophe Chabert et Jean-Emmanuel Denave

Christophe Chabert | Mercredi 26 septembre 2007

«LE chien des années 2000»

Petit Bulletin : Vous êtes invité par la Biennale d’Art Contemporain pour être un «joueur» cherchant à définir la décennie en cours… Comment s’est passé cette rencontre avec les commissaires de la Biennale ?Michel Houellebecq : (Long silence) C’est un ami commun. (Long silence) Au départ, je voulais quelqu’un pour faire des sculptures pour le film, La Possibilité d’une île. (Le téléphone sonne) Excusez-moi. Au départ, je voulais juste des sculptures, mais finalement, je me suis souvenu d’un musée que j’avais vu, le musée de la préhistoire, et je me suis dit que ce ne serait pas mal pour une scène d’avoir une salle avec des vitrines exposant les œuvres du prophète. Le prophète est censé être un artiste dont les œuvres reflètent sa vision du monde donc… (Long silence) donc c’est vrai que les mettre dans une exposition était assez naturel., car c’est déjà dans le film une espèce de lieu d’exposition. Les interprétations des œuvres du prophète sont différentes dans le film et dans le livre ?Ah oui, ça a complètement changé, car le personnage a changé. Il est plus sérieux, plus tourmenté, moins charlatan. La Possibilité d’une île devient une forme de work in p

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