Tu danses ?

Vincent Raymond | Lundi 24 septembre 2018

Photo : © Pyramide Distribution


Saviez-vous qu'il existait dans le centre de la France des bals folkloriques durant plusieurs jours (et nuits), drainant des centaines de passionnés impatients d'user leurs semelles sur les parquets et d'apprendre de nouveaux pas ? La documentariste Laëtitia Carton les a rencontrés et est entrée dans la danse pour les besoins de son nouveau film, Le Grand Bal, qu'elle vient présenter en avant-première, en résonance avec la Biennale, en compagnie du producteur Jean-Marie Barbe. D'ici à ce qu'ils esquissent un pas de deux en public…

Le Grand Bal
Au Comœdia le jeudi 27 septembre à 20h


Le Grand Bal

De Laetitia Carton (Fr, 1h39)

De Laetitia Carton (Fr, 1h39)

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C'est l'histoire d'un bal. D'un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.


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Ne nous emballons pas : "Le Grand Bal"

Documentaire | de Laetitia Carton (Fr, 1h39)

Vincent Raymond | Mardi 30 octobre 2018

Ne nous emballons pas :

Il y a une indéniable fibre d’ethnologue chez Laetitia Carton. Après avoir approché le peuple sourd dans J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd (2016), voici donc qu’elle s’intéresse à une tribu épisodique : les participants des Grands Bals, une manifestation traditionnelle du centre de la France, où se retrouvent pour guincher joyeusement pendant une semaine jour et nuit des centaines d’amateurs de danses folkloriques. Elle même faisant partie de longue date des adeptes, la cinéaste raconte donc le phénomène un pied dedans, un pied dehors — si l’on peut dire. Errant au milieu de participants extatiques, cueillant quelques témoignages de jeunes, de vieux, de vieux-jeunes et de jeunes-vieux ; ajoutant de sa voix blanche quelques commentaires ici ou là, Laetitia Carton parvient difficilement à faire partager l’ensorcellement collectif. D’accord, les danseurs sont passionnés, mais des collectionneurs de porte-clefs ou des fabricants de Tour Eiffel en allumettes le seraient tout autant. L’exploit serait de contaminer un public hermétique à ces polkas, mazurkas, bourrées

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