Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

Festival Lumière | À la veille de l’ouverture de la 10e édition du Festival Lumière, il nous semblait naturel d’interroger celui qui en est à l’origine, le dirige en assumant par ailleurs au cours de l’année les fonctions de directeur de l'Institut Lumière et de délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux. Il a choisi de répondre avec Cécile Bourgeat, secrétaire générale du festival — une première. L’occasion d’évoquer le passé, le futur immédiat, mais aussi l’avenir.

Vincent Raymond | Lundi 15 octobre 2018

Photo : © Marcel Hartmann et © DR


En neuf éditions, le festival a-t-il pris la forme que vous escomptiez et atteint sa forme d'équilibre : dix jours, des rendez-vous et des lieux clairement identifiés, et peu ou prou 180 films ?
Thierry Frémaux
: Le festival Lumière a pris la forme populaire dont nous rêvions, et plus encore. Nous voulions ça : un festival pour tous, une pâtisserie de cinéma classique qui donne le désir d'aller en salles voir ou revoir de grands films. À quelques jours du festival, nous avons déjà vendu 80 000 tickets !

Cécile Bourgeat : Le souhait au départ était de permettre au public de goûter le cinéma de multiples manières : en allant voir des films en salles, en écoutant des artistes dans des masterclass, en se rendant au village pour acheter des DVD et des livres, pour écouter des comédiens sur le plateau de Radio Lumière. C'est bien que la ville natale du cinéma le célèbre ainsi, avec le sentiment que tout le monde y participe. Et ce tout le monde, c'est aussi les professionnels, les grandes sociétés françaises et étrangères. Ainsi en dix ans, le Festival Lumière est devenu l'un des trois grands festival de cinéma français — Cannes, Lille, Lyon — et la vitrine internationale du cinéma classique.

Est-il la confirmation d'une cinéphilie lyonnaise particulière, que la haute fréquentation de la ville laissait supposer ?
TF
: N'oublions pas Annecy pour l'animation et Clermont-Ferrand pour le court-métrage. La France vire en tête en effet et le Festival Lumière s'est placé d'emblée comme le grand événement du patrimoine mondial doté de surcroît d'un marché. Les cinéphiles lyonnais sont repérés pour leur générosité et leur ferveur. Guillermo del Toro n'a rien de spécial à faire cette année, mais il revient, juste pour le plaisir.

CB : Le public lyonnais a rendu tout cela possible. Le festival Lumière a rassemblé du monde dès sa première année car c'était l'objectif. L'offre s'est naturellement enrichie. La collaboration avec les salles de Lyon et de la Métropole est aussi le signe d'une volonté commune de rendre possible un grand rendez-vous de cinéma sur tout un territoire. Peu de festivals rassemblent autant de partenaires.

Cette dernière décennie a vu évoluer considérablement l'industrie cinématographique : inflation exponentielle des nouveautés, passage au numérique pour les exploitants, arrivée de nouveaux opérateurs “dématérialisés“… Sachant que vous organisez conjointement pour les professionnels un Marché International du Film Classique, avez-vous des raisons d'être optimistes quant à la place qui sera alloué à ce dernier demain dans les salles, hors festivals ?
CB
: Le “cinéma classique“, comme on désigne désormais les “vieux films“ a de beaux jours devant lui car la multiplication des supports provoque une forte demande des restaurations. C'est sur cette conviction que le festival s'est aussi construit. En salle, c'est plus fragile, même si le succès des grandes rétrospectives laisse penser que la gourmandise du public est forte. Mais la France reste un pays unique en la matière, avec un CNC très actif. Et les festivals sont toujours le meilleur moyen pour promouvoir des films si anciens soient-ils.

TF : La question la plus large est en effet celle de l'arrivée des plateformes Internet.

Depuis longtemps, le cinéma n'est plus seul dans le monde des images mais s'il a résisté à la télévision, il lui faut maintenant faire face aux plateformes et aux nouvelles pratiques de visionnement des films.

Les salles sont inquiètes, à juste titre, mais elles ont toujours su se réinventer et le succès à Lyon et en métropole des salles indépendantes, de la grande banlieue, au Comœdia et aux cinémas Lumière, n'est pas anodin. Et les groupes comme Pathé et UGC sont bien ancrés sur leurs fondamentaux. Pour le reste, il faut se préoccuper aussi des générations à venir et anticiper le futur.

Inciter les enfants à prendre du plaisir à “aller au cinéma“ est une mission fondamentale, comme celle de les inviter à lire ou aller au théâtre ou à la danse.

Du fait de son absence de compétition et de sa convivialité entretenue, le festival est un terrain neutre qui accueillera cette année Roma et De l'autre côté du vent. Ces dérogations laissent-elles l'espoir d'une inflexion de la politique de Netflix en France (au moins pour ces films) ? Ne risquent-elle pas de vous mettre en délicatesse avec les associations professionnelles (CICAE, AFCAE, FNCF) qui, en fustigeant les choix de Venise, avaient salué votre décision à Cannes de ne pas retenir les films refusant de se prêter à l'exploitation dans les salles ?
TF
: En raison de la chronologie des médias qui les obliger à diffuser leurs films trois ans après leur sortie en salles,

Netflix préfère une exposition immédiate sur la plateforme sans passer par les salles. Pour les représentants de ces dernières, les films de la compétition cannoise doivent sortir en salles, et cela a été voté par le Conseil d'Administration du Festival de Cannes.

Un festival comme Lumière n'est pas touché par cette mesure, ce que m'a confirmé le président de la Fédération des exploitants qui sera à Lyon. Nous faisons juste pour Alfonso Cuarón ce que nous faisons pour Claire Denis ou Peter Bogdanovich, à qui nous rendons également hommage : nous montrons son dernier film. Il se trouve que c'est un film Netflix. Mais ça n'est pas la première fois que nous le faisons. Et par exemple, nous montrerons aussi le nouveau film de Stephen Frears, qui est une mini-série ou des documentaires de OCS ou d'HBO.

CB : Le débat actuel est aussi sensible que passionnant. Il est positif de voir qu'il reste très ouvert. Et nous sommes fiers d'accueillir à Lyon les représentants des salles comme ceux de Netflix. Et aussi Pierre Lescure, le président du Festival de Cannes. Si cela peut contribuer à faire avancer les discussions, tant mieux.

Cette édition poursuit l'histoire permanente des femmes cinéastes engagée dès l'origine, accueille une table ronde avec le CNC Femmes et cinéma : Les Défricheuses, décerne pour la deuxième fois le Prix Lumière à une personnalité féminine... En tant que festival de patrimoine, Lumière est-il concerné par la charte lancée par l'association 5050 pour 2020 ? D'une manière générale, l'électrochoc mondial #MeToo a-t-il eu un impact structurel sur le festival ? Souhaitez-vous que Jane Fonda use de son Prix Lumière comme d'une tribune ?
CB
: Jane Fonda est apparue comme une évidence pour la 10e édition en raison de ce qu'elle représente, ce qu'elle est et a été dans l'histoire du cinéma et pour l'Histoire de façon plus large. Je ne crois pas que le Prix Lumière a vocation à être utilisé comme une tribune sur la question de la Femme même si Jane Fonda est libre d'en dire ce qu'elle souhaite. Elle reçoit ce Prix comme personnalité du cinéma, au même titre que tous ceux qui l'ont reçu depuis 2009. Mais le contexte que vous décrivez lui donne en effet une résonance particulière.

TF : Le Festival Lumière, comme l'Institut Lumière, se montre attentif à cette question des femmes dans le cinéma. En montrant des œuvres connues ou méconnues, à travers en effet l'Histoire permanente des femmes cinéastes, aussi en donnant à toutes les femmes qui font le cinéma d'aujourd'hui la possibilité de jouer leur rôle, de parler de leur art, de leur cinéphilie et de leurs inspirations. Bref, d'obliger à l'adoption d'un point de vue féminin. Cette année, nous accueillerons entre autres Liv Ullmann, Biyouna, Claire Denis ou Françoise Arnoul et toutes les femmes invitées, artistes ou professionnelles, qui viendront rencontrer le public.

CB : La question, à l'avenir, est de savoir comment de plus en plus de femmes auront accès aux métiers du cinéma et comment favoriser cela. Et l'Institut Lumière participe bien sûr à cette réflexion, comme la Ciné-Fabrique, l'école de cinéma de Claude Mourieras ou le CNC qui est très impliqué.

Il fut question un temps de décliner le modèle, voire la marque “Festival Lumière“ — c'est-à-dire une célébration du cinéma du patrimoine — dans d'autres villes ou pays…
TF
: En effet, nous recevons de multiples demandes pour exporter le festival Lumière et notre réussite permettrait de l'envisager. Pour l'instant, nous nous concentrons sur son déploiement ici à Lyon.

L'équipe d'organisation n'est pas pléthorique non plus. Quant à moi, ma fonction de Délégué général du Festival de Cannes occupe la majeure partie de mon temps.

Le développement lyonnais (rachat des CNP, activités éditoriales et de production, librairie, extension en cours de l'Institut…) a-t-il ajourné ou mis un terme à ce projet ?
TF
: Non, non. Nous verrons. Nous recevons cette semaine des représentants de quelques pays étrangers qui songent à importer notre modèle.

CB: L'Institut Lumière se développe sur de nombreux métiers qui nous placent de plain-pied dans la réalité économique : en nous diversifiant, nous cherchons d'autres moyens de développement, afin de faire réussir notre projet culturel d'une autre façon qu'un apport toujours plus massif d'argent public.

Le festival s'est construit avec des subventions, principalement de la Métropole de Lyon ainsi que de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, mais il est aujourd'hui autofinancé à 75%, ce qui est une grosse performance.

TF : Il faut aussi rappeler que l'ensemble des activités de l'Institut ou du festival Lumière relève d'une mission “service public”,

d'où par exemple les prix très bas que nous pratiquons. Et concernant l'Institut, les salles Lumière en ville, les galeries, les projets de développement, les collections ou la nouvelle librairie font partie d'une stratégie de développement destinée à bénéficier à Lyon et ses habitants.

Actuellement implanté sur le lieu historique de la naissance du Cinématographe, le village de jour n'est-il pas à l'étroit ? Ne trouverait-il pas en Presqu'île (Terreaux, Bellecour…) plus d'espace et de festivaliers, en lui permettant de se recentrer sur Lyon ?
CB
: Chaque année, nous nous posons la question du développement des lieux centraux du festival. Nous aimons l'idée qu'il soit à Monplaisir, à l'endroit de la rue du Premier-film, entre le hangar et la Villa Lumière et depuis 2009, il s'est agrandi et se déploiera cette année de manière somptueuse et conviviale. Nous gardons cependant à l'esprit l'idée d'avoir un lieu sur la Presqu'ile — qu'il faudra quand même financer. Cette année, nous ouvrons un nouveau village : celui du Marché international du film classique à côté du Hangar sur des terrains mis à disposition par la Ville et la Métropole. C'est une nouvelle étape.

TF : Le principe d'un festival est d'occuper un territoire restreint afin que déplacements, projections, rendez-vous, hôtels soient au même endroit. Le meilleur exemple au monde est évidemment Cannes. En soutenant le projet du festival, la Métropole nous a demandé de faire le contraire : s'atomiser, aller partout, occuper des territoires lointains, aller dans les salles, les théâtres, les lieux de spectacle. C'était un défi, nous l'avons relevé.

Le village de l'Institut Lumière reste la charnière centrale, mais Bellecour ou Terreaux, oui, ça aurait de l'allure.

À quoi ressemblera le cinéma classique dans dix ans, et donc le Festival Lumière ? Sa pérennité est-elle garantie, quels que soient les aléas politiques ?
TF
: Dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout, sur tous les réseaux de diffusion, dans les salles, à la télévision ou sur les plateformes. Le cinéma classique est sorti des cinémathèques et un festival comme Lumière a pris acte de ce déplacement qui ouvre l'horizon de sa transmission.

CB : C'est le public qui fait le festival Lumière et si nous prenons en compte la croissance de sa fréquentation, il a de longs jours devant lui. Lumière s'est imposé comme le plus grand festival de patrimoine au monde. Il a rendu nécessaire le fait de montrer les œuvres classiques dans des salles de cinéma comme on ne se lasse pas de revoir une œuvre d'art et réinventé une nouvelle forme pour le faire et susciter l'envie du public.

TF : Les collectivités et l'État ont donné la première impulsion pour que ce festival émerge, et il faut rendre hommage à Gérard Collomb qui fut le premier maire à accepter que Lyon possède son festival de cinéma. Il a aussi respecté notre conviction de fond qui n'était pas évidente il y a dix ans : le cinéma classique peut attirer un large public et la rue du Premier-Film des personnalités du monde entier. Le festival, comme tous ses homologues, est bien sûr soutenu par l'argent public mais se développe désormais sur ses propres ressources. Le soutien des collectivités n'est pas que financier : il est aussi un engagement commun, une conviction de fond que nous partageons avec les élus de tous bords.

Serez-vous encore à sa tête ? Ou bien à la tête d'un OL Champion d'Europe : votre arrivée à la co-présidence d'OL Fondation, annonce-t-elle une reconversion ?
TF
: Aucune reconversion. Ma passion pour l'OL remonte à l'enfance et je suis très honoré qu'après quelques années à la fondation, on m'ait demandé d'en occuper, avec Camille Abily, la co-Présidence. Pour succéder en plus à Bernard Lacombe, l'idole de ma jeunesse ! La fondation effectue un travail important, dans une certaine discrétion mais avec beaucoup d'efficacité. Au fond, il y a beaucoup de similitudes entre un club de football et un festival de cinéma. Hors des matches ou des projections, notre mission reste de rassembler les gens et de distiller ce quelque chose d'un moment collectif qui ne s'arrête pas à la porte des stades et des salles.

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Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Après l’annonce de la sélection officielle du 73e festival de Cannes mercredi dernier, quel a été votre sentiment : du soulagement, des regrets ou de l’impatience ? Thierry Frémaux : Chaque année, je me demande ce qui va empêcher que Cannes se tienne, et chaque année — miracle — rien ne pose problème ; là on a bien vu que l’affaire était sérieuse. Le report au mois de juillet nous a permis d’espérer tout en n’y croyant guère et quand le président de la République a dit « il ne se passera rien cet été », on a compris. Mais on a eu la conviction qu’il fallait rester présent. On recevait des films — plus de 2000 –, ça nous a obligé. Cannes ne pouvait pas avoir lieu sous forme d’événement mais Cannes n’est pas que ça : c’est une distinction, c’est un goût, une façon de mettre le cinéma au cœur du monde ; on a décidé de lui faire prendre une forme différente et d’abord d’annoncer une Sélection officielle et de réunir les professionnels en ligne. Mercredi dernier, grâce à

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Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Festival Lumière | Le Festival Lumière, qui se déroulera (presque) comme prévu en octobre prochain, dévoile les premiers noms de sa programmation.

Vincent Raymond | Jeudi 28 mai 2020

Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Après deux mois d’extinction des feux et de quasi silence médiatique, l’Institut Lumière sort de sa veille. Dans la soirée du mercredi 27 mai, son directeur général Thierry Frémaux signait un communiqué adressé aux publics, adhérents et abonnés pour les informer que l’équipe, partiellement de retour depuis le 11 mai, réfléchissait « à une réouverture pertinente et cohérente de [ses] différents secteurs » — soulignant au passage que le mode de fonctionnement de l’Institut consistait « depuis plusieurs années (…) à ne pas faire abusivement et systématiquement appel aux subventions publiques, plus utiles à [ses] yeux pour d’autres causes et dont l’usage systématique a parfois dégradé dans l’opinion l’image des institutions culturelles. » Indiquant qu’il annoncerait ultérieurement les modalités diverses de remboursement ou de compensation pour les personnes n’ayant pu assister aux séances déjà payées, il glissait aussi que le Festival Lumière était dans la liste des tâches en cours. Comme u

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Lumière sur Nolan !

Rétrospective | L’Institut Lumière célèbre Christopher Nolan qui, en moins de vingt ans, s’est affirmé comme l’un des auteurs qui comptent à Hollywood et ailleurs : dix (...)

Élise Lemelle | Mardi 30 avril 2019

Lumière sur Nolan !

L’Institut Lumière célèbre Christopher Nolan qui, en moins de vingt ans, s’est affirmé comme l’un des auteurs qui comptent à Hollywood et ailleurs : dix longs-métrages ont suffi à imposer sa singularité. Cette rétrospective s’ouvrira sur Memento, incarnant à lui seul l’univers Nolan, et retracera sa filmographie complète : depuis Le Suiveur (1999) jusqu’à Dunkerque (2017). Elle sera agrémentée, notamment, par une conférence de Philippe Rouyer et la projection du film fétiche du cinéaste — 2001 de Kubrick — pour achever sa saison. La trilogie Batman - The Dark Night sera aussi de la fête, mais elle donnera lieu à une programmation autonome lors d’une nuit dont la date n’a pas encore été révélée : l’Institut Lumière ayant fait valoir son… Joker. Rétrospective Christopher Nolan À l’Institut Lumière ​du 24 avril au 16 juin

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C’est encore au programme !

Festival Lumière | Le clap de fin ne claquera que dimanche soir. D’ici là, focus sur quelques-un des rendez-vous de cette seconde partie de festival…

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

C’est encore au programme !

Claire Denis convie Aurélien Barrau Faisant partie des invitées d’honneur de cette 10e édition, Claire Denis vient présenter Trouble Every Day (2001) ce mercredi 17 à 21h45 avec Béatrice Dalle et Alex Descas. Mais elle fait précéder à 19h cette séance à l’Institut Lumière de l’avant-première de son nouveau film, High Life, déjà montré à Toronto. Une œuvre de science-fiction portée par la musique de Stuart Staples des Tindersticks, qu’elle introduira en compagnie de sa comédienne Claire Tran et de l’un des astrophysiciens qui l’ont conseillée durant la préparation, Aurélien Barrau. Ce dernier n’est d’ailleurs pas un inconnu du grand public : son intervention en faveur d’un sursaut écologique lors du Climax Festival 2018 a été massivement vue en ligne et partagée sur les réseaux sociaux. La cinéaste donnera le lendemain une masterclass à 11h30 à la Com

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En attendant Jane Fonda

Institut Lumière | Star majuscule de l’automne dans le quartier Monplaisir (et l’ensemble de la Métropole), la future récipiendaire du 10e prix Lumière verra un choix de ses (...)

Vincent Raymond | Lundi 3 septembre 2018

En attendant Jane Fonda

Star majuscule de l’automne dans le quartier Monplaisir (et l’ensemble de la Métropole), la future récipiendaire du 10e prix Lumière verra un choix de ses films projetés en guise d’hommage lors du festival. Pour mettre le public en appétit, et permettre à certaines œuvres risquant de ne pas bénéficier d’une séance entre les 13 et 21 octobre, l’Institut en programme trois extraites de la carrière de Jane Fonda ; trois moments assortis de présentation ou de conférences pour se remémorer le parcours de cette icône ayant marqué tant la pellicule par ses rôles que la vie politique mondiale par ses engagements. C’est Julia (1977) de Fred Zinnemann qui ouvrira le bal le 13 septembre, durant les séances de présentation du festival. Inspiré par un épisode de la vie de l’autrice et scénariste Lillian Hellman, ce drame se déroulant durant les prémices de la

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La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

Festival Lumière | À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 juillet 2018

La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la présentation en juin dernier, Thierry Frémaux avait annoncé avoir déjà sélectionné le contenu de la traditionnelle Nuit de la Halle Tony-Garnier ; on en connaît la teneur : elle sera pour la première fois uniforme. C’est en effet la Trilogie de Peter Jackson inspirée de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, qui sera projetée, dans sa version longue (La Communauté de l’Anneau / Les Deux Tours / Le Retour du Roi). Trois mastodontes de fantasy, qui avaient littéralement régné sur le box office de 2001 à 2003 et valu à Peter Jackson une moisson de récompenses lors de la sortie de l’ultime volet de la saga.

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10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Festival Lumière | Le patron de l’Institut Lumière avait promis une surprise pour marquer les 10 ans du Festival Lumière. Il a de fait pris tout le monde de court en annonçant la remise du 10e Prix Lumière la comédienne et productrice Jane Fonda, le 19 octobre prochain à Lyon.

Vincent Raymond | Lundi 11 juin 2018

10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Les pronostiqueurs en sont pour leurs frais, qui s’imaginaient déjà, après Wong Kar-wai, célébrer quelque prestigieux cinéaste étasunien rue du Premier-Film. C’était aller un peu vite en besogne et oublier que la règle définissant les modalités d’attribution du “Nobel“ du cinéma possède une élasticité remarquable : les récipiendaires sont désignés sur des critères reposant « sur le temps, la reconnaissance et l’admiration ». C’est ainsi que la comédienne Catherine Deneuve avait été distinguée, sans qu’elle ait jamais réalisé — à la différence de son prédécesseur Gérard Depardieu — le moindre film. Dès lors, tout était possible. Jane Fonda apparaît comme un choix indiscutable et logique. Indiscutable, car sa carrière d’actrice, sanctionnée par deux Oscar pour Klute (1971) et Retour (1978), compte une cargaison de classiques allant des Félins de René Clément (1964) à On achève bien les chevaux (1969) de Pollack, de La Poursuite impitoyable (1966) de Penn à La M

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Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Festival Lumière | Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante (...)

Sébastien Broquet | Lundi 11 juin 2018

Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante féministe de longue date, donc symbole fort en cette année post-Weinstein. Le festival se déroulera du samedi 13 au dimanche 28 octobre 2018 dans toute la métropole lyonnaise.

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Les séries des cinéastes : Hitchcock time

Institut Lumière | Hitch (re)présente ! L’Institut Lumière initie un cycle de projections consacrées aux séries télévisées réalisées par de grands cinéastes. La première séance propose (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 27 mars 2018

Les séries des cinéastes : Hitchcock time

Hitch (re)présente ! L’Institut Lumière initie un cycle de projections consacrées aux séries télévisées réalisées par de grands cinéastes. La première séance propose une rétrospective Alfred Hitchcock présente, une série de petites histoires noires à la chute inattendue et sans lien entre les épisodes. Si vous regardiez la télévision dans les années 1950, ou, de manière plus probable, si vous êtes familier de l’œuvre du maître du suspense, alors vous vous souvenez sans doute des « Bonsoir » sévères lancés par Hitchcock au début de chaque épisode et de l’épilogue moral, toujours chargé de son humour noir caractéristique, que le réalisateur servait aux spectateurs. Deux autres projections sont prévues à l’Institut Lumière dans les prochaines semaines : la première concernera l’inspecteur Columbo vu par Steven Spielberg, l’autre, sur les Maîtres de l’horreur, une série d’épouvante réalisée entre autres par John Carpenter… À consommer sans modération. Les séries des réalisateurs À l’Institut Lumière ​le mercredi 28

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On re-tourne rue du Premier-Film ?

Institut Lumière | Le 19 mars 1895, les frères Lumière tournaient leur premier film à la sortie de leur usine. En hommage, l’Institut Lumière organise chaque année à cette (...)

Aliénor Vinçotte | Mardi 13 mars 2018

On re-tourne rue du Premier-Film ?

Le 19 mars 1895, les frères Lumière tournaient leur premier film à la sortie de leur usine. En hommage, l’Institut Lumière organise chaque année à cette date une journée de tournage en ce lieu fondateur. Vous désirez vous inscrire dans cette histoire et cette nouvelle tradition ? Il suffit de vous inscrire à l’adresse ci-dessous. Famille, amis, collègues, chacun est le bienvenu pour faire un “remake” du premier film, avec ses idées de mise en scène, de costumes. Plusieurs horaires de prises de vues auront lieu dans la journée. Attention... moteur, ça tourne ! À l'Institut Lumière le lundi 19 mars de 10h à 19h Inscriptions : www.institut-lumiere.org/actualités/nouvelles-sorties-d-usine-2018.html

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Stalker à l'Institut Lumière

Reprise | Même si la soirée d’ouverture de la rétrospective Andreï Tarkovski (1932-1986) est prévue mardi 5 septembre autour de L’Enfance d’Ivan, cinq des six films (...)

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

Stalker à l'Institut Lumière

Même si la soirée d’ouverture de la rétrospective Andreï Tarkovski (1932-1986) est prévue mardi 5 septembre autour de L’Enfance d’Ivan, cinq des six films programmés seront déjà visibles dès le 1er septembre — autant dire la quasi totalité de cet hommage en copies restaurées, et la presque intégralité de l’œuvre du cinéaste soviétique. En un quart de siècle, Tarkovski a signé sept longs-métrages malgré des embûches politiques, censoriales, économiques et, en définitive, la maladie. Pourtant, chacun d’entre eux est un continent à part dans le paysage mondial, une source d’inspiration et de fascination, un insondable abîme mystique dont on ne saurait prétendre épuiser la déroutante richesse. À la lisière de la métaphysique, de l’introspection et de la science-fiction, ce cousin russe de Bergman entraîne ses spectateurs dans des expériences malaisantes. L’énigmatique Stalker (1979) en apporte une preuve irréfutable. On y suit le parcours en zigzag de deux hommes, guidés par un “stalker” à l’intérieur de la “Zone”, territoire interdit ayant

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À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Institut Lumière | Un mois et demi avant l’ouverture de sa 9e édition, le Festival Lumière présente un solide avant-goût de sa programmation à l’Institut homonyme. Mais pas que.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Révision générale. Par le passé, l’Institut Lumière a déjà anticipé un Festival en programmant dès septembre des films de (ou avec) son Prix Lumière. Mais c’était surtout parce qu’ils ne figuraient pas dans le tableau final des projections. 2017 semble opérer un changement radical en proposant rien moins que cinq longs-métrages de Wong Kar-wai (soit la moitié de son œuvre) et deux conférences pour se remettre dans le bain. Des films de la première partie de sa carrière, scandant les années 1990 (de Nos années sauvages à Happy Together), qui l’ont inscrit avec insistance comme figure originale d’un renouveau du cinéma asiatique — et en définitive, mondial. Cette mise en bouche délestera les salles bondées durant la semaine festive, encourageant le public à découvrir des productions plus rares. Pour accompagner ces flamboyants zakouskis, deux comètes dont les univers sont aussi opposés que l’influence sur leurs confrères et consœurs considérable : u

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Lumière : et la couleur fut

Exposition | La très réussie exposition consacrée aux frères Lumière s'installe dès cette semaine au Musée des Confluences, légèrement revisitée : une plongée dans l'histoire d'une famille, mais surtout aux origines du cinéma comme de la photographie couleur.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Lumière : et la couleur fut

Évidemment ! L'on pénètre dans le dédale en gardant un œil sur l'une des trois vues de La Sortie de l'usine : comme au Grand Palais à Paris et comme à Bologne où elle a fait halte auparavant, l'exposition Lumière ! le cinéma inventé, s'ouvre par le premier film de l'Histoire, tourné à quelques encablures. Car enfin, la voici à la maison, cette exposition : « nous avions souhaité débuter à Paris, au Grand Palais, à proximité de là où a eu lieu la première séance publique de cinéma » explique Thierry Frémaux, le directeur de l'Institut Lumière, qui s'est mis dans la peau du guide le temps d'une visite. Sa verve légendaire trouve ici matière à faire feu de tout bois : tout dans cette exposition prête à l'anecdote, à la digression, au plaisir de conter cet éternel sujet pour nuits blanches qu'est le cinéma. Mais pas seulement. Et c'est là, aussi, la grande richesse de ce rendez-vous avec le Musée des Confluences : la geste des frères Lumière ne se limite pas au cinéma. Frémaux le rappelle : « ils arrêtent le cinéma car ils pensent avoir rempli leur mission, et veulent inventer la photographie couleur

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Gérard Jugnot à l’Institut Lumière

Rencontre | De loin le réalisateur le plus prolifique de la bande du Splendid, mais aussi celui qui, parmi eux, aura le plus été réclamé comme acteur, Gérard Jugnot est (...)

Vincent Raymond | Dimanche 29 janvier 2017

Gérard Jugnot à l’Institut Lumière

De loin le réalisateur le plus prolifique de la bande du Splendid, mais aussi celui qui, parmi eux, aura le plus été réclamé comme acteur, Gérard Jugnot est convié par l’Institut Lumière à l’occasion de la publication d’un recueil de souvenirs, Une époque formidable - Mes années Splendid. Un premier bilan qui ne sonne en rien la fin de sa carrière, puisqu’il s’apprête à sortir en avril prochain sa douzième réalisation, C'est beau la vie quand on y pense. De ce film-là, il ne sera en théorie pas question lors de la causerie du vendredi 3 février à 19h — sauf s’il décide de livrer quelque cadeau pour remercier les Lyonnais de leur accueil. En revanche, il est prévu de poursuivre la soirée avec la projection de son quatrième film, Une époque formidable (1991), une histoire de crise, de SDF et de survie en milieu urbain avec Bohringer, Ticky Holgado et Chick Ortega, toujours d’actualité un quart de siècle après sa sortie. Une époque formidable À l'institut Lumière le vendredi 3 février à 19 et 21h

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"Lumière ! L’aventure commence" : retour en salles

ECRANS | de Louis Lumière et de nombreux opérateurs (Fr, 1h26) documentaire commenté par Thierry Frémaux

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

Qui a déjà assisté à une séance d’ouverture/clôture du Festival Lumière, voire à l’invitation à un(e) cinéaste ou à quelque personnalité rue du Premier-Film, a forcément entendu Thierry Frémaux s’acquitter d’un commentaire en direct de vues Lumière, dévidant force anecdotes historiques sur le mode badin — il est rompu à cet exercice depuis le Centenaire du Cinématographe, en 1995. Ces inestimables bobines des premiers temps du 7e art venant d’être restaurées numériquement, l’idée a germé d’en faire revivre une sélection sur grand écran, histoire que les yeux du XXIe siècle redécouvrent le monde du XIXe. Au bilan, 108 vues figurent dans ce programme composé suivant des chapitres thématiques plus que chronologiques ; 108 ultra courts métrages “escortés” par la voix du patron de l’Institut Lumière — son ton ici plus solennel qu’à l’accoutumée, atteste qu’il est conscient de l’éternité à laquelle il se soumet en posant son timbre sur ces enveloppes cinématographiques. Projetés dans le respect de la vitesse du tournage — donc sans ces odieux accélérés transformant le moindre plan en saynète comique

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Nuit Batman : Chauve(-souris) qui peut !

ECRANS | De tous les super-héros capés, Batman est celui auquel chacun(e) s’identifie le plus aisément, puisque sa force réside dans ses faiblesses. Ni extraterrestre, (...)

Vincent Raymond | Mardi 20 septembre 2016

Nuit Batman : Chauve(-souris) qui peut !

De tous les super-héros capés, Batman est celui auquel chacun(e) s’identifie le plus aisément, puisque sa force réside dans ses faiblesses. Ni extraterrestre, ni mutant de naissance ou du fait d’une exposition fortuite à un chiroptère radioactif, Bruce Wayne demeure sous le masque du vengeur un type banal. Enfin… sur le plan physiologique. Car au niveau psychologique, il subit encore le contrecoup de l’assassinat de ses parents auquel il a assisté enfant (voici pour le passif) ; et sur le plan bancaire, il doit s’accommoder d’un héritage de quelques milliards — voilà pour l’actif. Un tel cocktail ne pouvait qu’appâter des réalisateurs un peu secoués, aimant malaxer la matière cinématographique pour servir de nouveaux mélanges. Conscients du trésor qu’ils détenaient, les studios Warner ont (presque) toujours pris soin de confier leur ténébreux chevalier à des cinéastes plutôt bath. La preuve avec les quatre films déployés par l’Institut Lumière. C’est Tim Burton qui s’y colle le premier en faisant décoller la franchise en 1989. Fa

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Jane Birkin chez les frères Lumière

Institut Lumière | Alors que vient de débuter la rétrospective Varda, donnant l’occasion de (re)voir vendredi 16 septembre le portrait-fantaisie que la cinéaste avait consacré à (...)

Vincent Raymond | Dimanche 4 septembre 2016

 Jane Birkin chez les frères Lumière

Alors que vient de débuter la rétrospective Varda, donnant l’occasion de (re)voir vendredi 16 septembre le portrait-fantaisie que la cinéaste avait consacré à la jeune quadragénaire — Jane B. par Agnès V. (1988) —, Jane Birkin a droit à “son” invitation à l’Institut Lumière. Une soirée en deux parties, forcément trop courte pour évoquer l’étonnante carrière de l’Anglaise aux “yeux bleus, cheveux châtains, teint pâle”. À elle seule en effet, la muse et interprète de Serge Gainsbourg puis de Jacques Doillon, a beaucoup plus accompli durant le demi-siècle écoulé en faveur de la place du Royaume-Uni dans l’Europe culturelle que nombre de ministres de Sa Gracieuse Majesté. Comédienne de cinéma, puis chanteuse presque par hasard ; femme de théâtre et de lettres, réalisatrice enfin (Boxes, en 2007), l’artiste Jane Birkin est aussi une bel

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La rentrée de l'Institut Lumière : feux croisés

La rentrée cinéma à Lyon | À cinq semaines de la 8e édition de son festival — qui honorera Catherine Deneuve, faut-il encore le rappeler ? —, l’Institut Lumière fourbit bien d’autres nouveautés pour la saison 2016-2017. Pleins phares sur quelques rendez-vous attendus…

Vincent Raymond | Mardi 30 août 2016

La rentrée de l'Institut Lumière : feux croisés

Septembre n’est pas encore là que la salle du Hangar s’offre un 5 à 7 avec Cléo en guise de soirée d’ouverture de saison — et surtout de prémices à la rétrospective Agnès Varda. Une rentrée très dense rue du Premier-Film, où l’agenda déborde déjà : quelques invitations émailleront la fin de l’été — Jane Birkin (13 septembre), puis l’homme de cinéma mac-mahonien Pierre Rissient (21 septembre) —, une nuit Batman autour des films de Tim Burton et Christopher Nolan tiendra éveillés les citoyens de Gotham le 24 septembre ; enfin La Vie de château, Belle de jour et Ma saison préférée permettront "d’attendre" Catherine Deneuve. Car nombreux sont les spectateurs à avoir déjà en ligne de mire le Festiv

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Rétrospective Varda : Le B.A-BA d’Agnès V.

Rétrospective à l'Institut Lumière | Cela n’a pas dû être coton de cueillir (ou bien… glaner ?) des titres dans cet immense champ fleuri qu’est l’œuvre d’Agnès Varda : courts, longs, (...)

Vincent Raymond | Mardi 30 août 2016

Rétrospective Varda : Le B.A-BA d’Agnès V.

Cela n’a pas dû être coton de cueillir (ou bien… glaner ?) des titres dans cet immense champ fleuri qu’est l’œuvre d’Agnès Varda : courts, longs, fictions, documentaires ; fantaisies, reportages, objets autonomes et singuliers, épisodes de séries, montages photographiques, vidéos d’installations, téléfilms… Rien ne se ressemble de prime abord, et cependant tout porte sa marque ou sa voix incomparable et bienveillante. Alors, quelle ligne emprunter pour y vagabonder ? Ou quels détours ? Peu importe, en définitive : tous les chemins mènent à Agnès et à Varda. L’institut Lumière a privilégié une approche par les sommets, c’est-à-dire ses films les plus célèbres et célébrés. Des histoires imitant le réel comme La Pointe Courte, Cléo de 5 à 7, Le Bonheur, L’une chante, l’autre pas, Sans toit ni loi, à travers lesquelles on voit la société évoluer et les femmes conquérir leurs droits ; des portraits ou miroirs p

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Agnès Varda : « J’ai été photographe, un petit peu… »

Interview | Avant-gardiste malicieuse, toujours en mouvement — même si, de son propre aveu, elle ralentit sa cadence — Agnès Varda fait coup double à l’institut Lumière avec une rétrospective cinéma et une exposition photo. Petit préambule en forme de conversation.

Vincent Raymond | Mardi 30 août 2016

Agnès Varda : « J’ai été photographe, un petit peu… »

Avez-vous été associée au choix des films présentés à Lyon ? Pas du tout ! (sourire) Thierry [Frémaux] n’a pas besoin de moi pour choisir. Qu’y a-t-il comme films ? [elle étudie la liste] Ah, Les Cent et une nuits… Je suis contente qu’ils le montrent : en général, il n’est pas choisi dans les rétrospectives. C’est un film mal aimé ; une sorte d’hommage au cinéma traité avec décalage et humour. Une comédie assez légère, comme une fête foraine ou un carnaval, avec des acteurs éblouissants que je n’aurais pas cru diriger un jour : Gina Lollobrigida, Belmondo, De Niro…. J’avais joué la carte des acteurs, parce que l’idée des auteurs, elle passe chez les cinéphiles mais pas tellement ailleurs. Mais les gens ne l’ont pas compris : on ne me donne pas le droit de faire de comédie ! Peut-être les spectateurs pensaient-ils que vous adopteriez des codes que vous aviez toujours détournés, et que vous cesseriez d’être attentive aux marges de la société… Vous savez, par mon travail, j’ai acquis une position tout à fait marginale — je

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Doubles messieurs avec les Dardenne

Institut Lumière | À quelques jours de la conclusion de la rétrospective qui leur est consacrée par l’Institut Lumière, les frères Dardenne viennent y passer la soirée et présenter (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

Doubles messieurs avec les Dardenne

À quelques jours de la conclusion de la rétrospective qui leur est consacrée par l’Institut Lumière, les frères Dardenne viennent y passer la soirée et présenter deux films : l’un les a faits connaître au grand public, en révélant l’immense Olivier Gourmet — La Promesse (1996), à 17h. L’autre est leur plus récente réalisation à ce jour, La Fille inconnue, interprété par Adèle Haenel, à 21h, en compétition à Cannes cette année — et attendu sur les écrans le 12 octobre. Entre les deux, ils échangeront avec la salle et évoqueront leur travail, devenu œuvre. Jeudi 30 juin dès 17h l’institut Lumière, Lyon.

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L’Été en CinémaScope

Institut Lumière | Précurseur de la manifestation pluriculturelle Tout l’monde dehors, le rendez-vous estival de l’Institut Lumière joue chaque année à fond la carte de la (...)

Vincent Raymond | Mardi 21 juin 2016

L’Été en CinémaScope

Précurseur de la manifestation pluriculturelle Tout l’monde dehors, le rendez-vous estival de l’Institut Lumière joue chaque année à fond la carte de la gourmandise cinéphilique en brassant les styles et les époques. Il convoque d’une semaine sur l’autre un réjouissant coq-à-l’âne d’ambiances : d’une saignante critique sociale sur fond de football dans une quelconque ville de province digne d’être une sous-préfecture chabrolienne (Coup de tête, photo) l'on passe à un film à sketches d’Ophuls d’après Maupassant (Le Plaisir), puis l’on roule en Lancia dans l’insouciance de l’Italie ensoleillée (Le Fanfaron), avant de retrouver la vivacité baroque et transformiste d’Almodóvar (Talons aiguilles), l’ambiance lourde d’un thriller post-franquiste (La Isla Minima) et le destin brisé d’une icône autodétruite par ses addictions et son trop plein de souffrance comme de talent (

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Nuit blanche couleur Dario Argento

Institut Lumière | Manque de sommeil et d’appétit ? Envie de repeindre vos cauchemars dans des tons allant du giallo au rouge sang ? Optez pour la Nuit Dario Argento (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 juin 2016

Nuit blanche couleur Dario Argento

Manque de sommeil et d’appétit ? Envie de repeindre vos cauchemars dans des tons allant du giallo au rouge sang ? Optez pour la Nuit Dario Argento composée dans le cadre de l’Épouvantable Vendredi. Un menu de choix réunissant quatre longs-métrages extraits de la grande époque du maître italien (Les Frissons de l’angoisse, Suspiria, Ténèbres et Phenomena), agrémentés de divers documents façon friandises : interviews, bandes-annonces, etc. Pour les spectateurs dotés d’un estomac à toute épreuve, le petit déjeuner est offert à l’issue de ces agapes écarlates — et néanmoins stridentes. À l’Institut Lumière le vendredi 10 juin à 20h30

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Les frères Dardenne chez les frères Lumière

Rétrospective à l'Institut Lumière | Cinéastes, producteurs, découvreurs de plusieurs générations de comédiens belges, les Dardenne ne font jamais rien à moitié — n’ont-ils pas remporté deux Palmes (...)

Vincent Raymond | Mercredi 1 juin 2016

 Les frères Dardenne chez les frères Lumière

Cinéastes, producteurs, découvreurs de plusieurs générations de comédiens belges, les Dardenne ne font jamais rien à moitié — n’ont-ils pas remporté deux Palmes d’Or pour Rosetta (1999) et L’Enfant (2005) ? Incontournables depuis La Promesse (1996), leur troisième long-métrage de fiction, les “frères” incarnent avec Ken Loach dont ils sont proches, la conscience morale d’un cinéma contemporain qui témoigne de la réalité sociale, et refuse d’abdiquer ses idéaux humanistes de justice ou d’équité face au libéralisme ou à l’égoïsme dominant. Cet engagement irrigue la part la plus connue d’une œuvre qui a commencé assez logiquement par des documentaires, désormais peu visibles. La grande rétrospective que leur consacre l’Institut Lumière permet d’en découvrir plusieurs en format numérique, tels que Lorsque le bateau de Léon M. descendit la Meuse pour la première fois (1979), évocation des grèves de1960 ou R… ne répond plus (1981) sur l’aventure des radios libres. Tout aussi rares, les premières fictions Falsch (1987) et Je pense à vous (1992) seront programmées, comme La Fille inconnue, leur dernière ré

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Bernard Chardère, de Lumière à Brouillard

Les Causeries du 3e | Infatigable Bernard Chardère ! Créateur de la revue Positif en 1952, sauveteur de l’Institut Lumière dont il fut le premier directeur en 1982, le (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 mai 2016

Bernard Chardère, de Lumière à Brouillard

Infatigable Bernard Chardère ! Créateur de la revue Positif en 1952, sauveteur de l’Institut Lumière dont il fut le premier directeur en 1982, le bouillonnant cinéphile a ajouté une ligne à son imposant CV. En compagnie du consultant Patrick Picot, il a lancé ce printemps un nouveau rendez-vous culturel. Des conférences sur le 7e art… “améliorées” : « J’ose à peine le dire, confie-t-il malicieux, mais l’idée est d’abord née de l’envie d’organiser des pots avec des camarades partageant la culture des ciné-clubs ; de nous réunir autour de notre passion plutôt que d’attendre de voir nos noms figurer à la page des disparitions ! ». De réunion conviviale entre passionnés à discussion cinéphile structurée en présence d’invités, il n’y avait qu’un pas que le maire du 3e arrondissement, Thierry Philip, a permis de franchir en mettant à disposition la salle Eugène-Brouillard. « Impressionnante » pour les hôtes de ces Causeries, elle se fait intime et chaleureuse lorsque Olivier Barrot y évoque la mémoire de son ami historien Raymond Chirat, ou quand Philippe Roger « étonne » l’auditoire en dissertant sur la musique chez Gr

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Rétrospective Polanski : Roman d’un auteur

Rétrospective Polanski | 2016 nous a privés d’un génie-monstre franco-polonais en nous ôtant Zulawski (au fait, à quand sa rétrospective ?) ; Dieu ou diable merci, il en reste un, aussi (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

Rétrospective Polanski : Roman d’un auteur

2016 nous a privés d’un génie-monstre franco-polonais en nous ôtant Zulawski (au fait, à quand sa rétrospective ?) ; Dieu ou diable merci, il en reste un, aussi tourmenté qu’intrigant, inquiétant qu’enjôleur. Colosse minuscule, géant au parcours nourri d’accidents, de drames, de lauriers et de scandales, Roman Polanski a contribué à l’essor du nouveau cinéma polonais et au renouveau du britannique, participé à la Nouvelle Vague comme au Nouvel Hollywood. Épousant parfois les codes ou les styles de ses hôtes, Polanski conserve jalousement ses thématiques de prédilection : l’enfermement, le malin, la séduction perverse. À vérifier de toute urgence à l’Institut Lumière, qui offre de cauchemarder avec Rosemary’s baby, Repulsion, Cul-de-sac, La Neuvième Porte, de frissonner avec Frantic, La Jeune Fille et la Mort, Chinatown, de rire avec Pirates ou Le Bal des vampires, de se recueillir avec Le Pianiste. Une belle entrée en matière… Si la non-présence dans ce formidable panorama du très rare — voire quasi invisible — What ? (1971) n’étonne guère, comme celle moins dommageable de Lunes de fiel (1992), on se perd

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Institut Lumière : Silence, on (re)tourne !

ECRANS | Sans un bruit, un nouveau festival a vu le jour à l’Institut Lumière. Une discrétion toute naturelle, puisqu’il est dévolu au muet — vaste pan de l’histoire (...)

Vincent Raymond | Mardi 15 mars 2016

Institut Lumière : Silence, on (re)tourne !

Sans un bruit, un nouveau festival a vu le jour à l’Institut Lumière. Une discrétion toute naturelle, puisqu’il est dévolu au muet — vaste pan de l’histoire du cinéma, le parlant ne s’étant imposé qu’à l’orée des années trente. Voilà l’occasion de redécouvrir un patrimoine riche d’expressivité, paradoxalement loin d’être dépourvu de sons : nombreuses étaient les productions prévues pour être cadencées par la musique, accompagnées en direct dans les salles par des instrumentistes. Au piano, Raphaël Chambouvet aura sans doute des notes élégiaques pour le grand drame de Murnau, L’Aurore (1927), quand l’organiste Thierry Escaich donnera dans le grandiose pour escorter l’envol des Ailes (1927) de Wellman, en ciné-concert à l’Auditorium. On reverra également Louise Brooks, hors de son rôle de Loulou, mais toujours sous la coupe de Pabst, dévoiler le Journal d'une fille perdue (1929), ou Gloria Swanson, aiguillée par le Erich von Stroheim cinéaste, couronnée en Queen Kelly (1929). Outre les projections, ce cycle muet intègre des conférences (notez L’introduct

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Thierry Frémaux reste à l'Institut Lumière

ACTUS | L’information, publiée par Tribune de Lyon, s’est propagée dans la ville comme une traînée de poudre ces derniers jours : l’emblématique Thierry Frémaux, (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 5 février 2016

Thierry Frémaux reste à l'Institut Lumière

L’information, publiée par Tribune de Lyon, s’est propagée dans la ville comme une traînée de poudre ces derniers jours : l’emblématique Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière, âme du festival Lumière, également délégué général du Festival de Cannes, a été approché par un grand groupe du privé et pourrait céder aux sirènes d’un salaire mirobolant et d’un nouveau challenge. En laissant un vide à Lyon… Du côté de la Ville, un élu nous confirmait aujourd’hui même être au courant depuis décembre de cette sollicitation, sans sembler inquiet outre-mesure. Et pour cause : dès ce soir, Thierry Frémaux a choisi de clarifier la situation par le biais d’un communiqué sur le site de l’Institut Lumière : sans grande surprise, il reste. À Cannes comme à l’Institut Lumière. « L’information parue récemment dans la presse sur la sollicitation professionnelle dont je fais l’objet est exacte, même si cette offre date de plusieurs semaines. C’est après une longue réflexion que j’ai pris la décision de ne pas l’accepter et de conserver les fonctions qui sont les miennes au Festival de Cannes, ainsi qu’à l’Institut Lumière à

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Poulidor : La victoire en perdant

CONNAITRE | Après deux quintuples vainqueurs du Tour, Bernard Hinault et Eddy Merckx, le festival Sport, Littérature et Cinéma rend hommage à une autre légende du cyclisme : Raymond Poulidor, éternel second et perdant paradoxal, car unique coureur de l'Histoire dont le plus grand exploit est de n'avoir jamais gagné le Tour.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 février 2016

Poulidor : La victoire en perdant

« Cela faisait si longtemps que nous attendions ça. Et enfin ce 15 juillet 1975, dans les premiers lacets de la montée du Pla d'Adet de la 17e étape du Tour de France, Raymond Poulidor s'est échappé. Il avait 38 ans. » Ainsi démarre, par cet épisode tardif de sa carrière, bercé par la voix de François Morel, Poulidor premier, documentaire de Patrick Jeudy sur l'éternel second. « C'est l'une de ses plus belles victoires », ajoute le commentaire sans ironie. Au sujet de l'épisode, l'écrivain et journaliste cyclophile Christian Laborde abonde : « En 1974, des types pleuraient de joie dans le Pla d’Adet, après qu’il eut démarré dans le premier virage, laissant sur place Eddy Merckx et tout le gratin des pentes. (...) Mon père chialait : ce démarrage, il l’attendait depuis 1964, depuis l’envol de Raymond dans le col du Portillon. » Le Pla d'Adet ou la dernière salve victorieuse de l'homme qui ne gagnait jamais. En France, les seconds sont éternels, les perdants magnifiques et toujours pardonnés : les Verts 1976 et leurs poteaux carrés, les Bleus de Séville 1982, Fignon et ses 8 secondes manquantes, on s'en fait jusqu'à l'écoeure

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L'institut Lumière se remet au sport

ECRANS | Séparément, chacun exerce sur le public une attraction confinant à la fascination : que dire alors d’une rencontre entre sport, (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 janvier 2016

L'institut Lumière se remet au sport

Séparément, chacun exerce sur le public une attraction confinant à la fascination : que dire alors d’une rencontre entre sport, littérature et cinéma ? Elle se révèle forcément fusionnelle et des plus fécondes à l’écran, tant celui-ci transcende le mouvement, magnifie l’exploit, héroïse les sportifs dans leurs souffrances… Pour la troisième année, l’Institut Lumière mouille le maillot en consacrant un festival à l’art d’accommoder intelligence et muscles, en images ou en mots. Piochant dans le vaste corpus des œuvres dédiées au sport, la programmation mêle projections, débats, rencontres, colloque, hommages (l’immense cycliste Raymond Poulidor et le motard Giacomo Agostini seront célébrés), et quelques avant-premières (Free to run, de Pierre Morath - en sa présence - consacré au jogging, et Good Luck Algeria de Farid Bentoumi, présenté par ce dernier et Sami Bouajila). Sport parmi les plus cinégéniques, la boxe aura les honneurs d’une nuit, avec la projection des quatre premiers volets de la saga Rocky (au moment où Creed vient d’arriver dans les salles),

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L'Institut Lumière part en week-end avec Richard Brooks

ECRANS | L’institut Lumière n’attend pas des Journées dédiées pour s’intéresser à un patrimoine qu’il valorise quotidiennement. Si le week-end qu’il propose, concocté par (...)

Vincent Raymond | Mardi 15 septembre 2015

L'Institut Lumière part en week-end avec Richard Brooks

L’institut Lumière n’attend pas des Journées dédiées pour s’intéresser à un patrimoine qu’il valorise quotidiennement. Si le week-end qu’il propose, concocté par Michel Ciment autour de Richard Brooks, coïncide avec les JEP, voyons-y le clin d’œil d’un destin certes malicieux, cependant bien conscient de l’importance de ce cinéaste dans le paysage hollywoodien. Un auteur attaché aux valeurs humanistes, préoccupé par les questions sociales et ayant un goût marqué pour les tempêtes sous les crânes… Voilà, pour ne citer que quelques-un des thèmes jalonnant son œuvre — comptant une vingtaine de films répartis en 35 ans de carrière. Le week-end ne permettra pas de revoir le fondateur Graine de violence (1955) — toujours d’actualité à la rentrée — ; en revanche, il alignera samedi de scintillantes pépites, à commencer par Cas de conscience (1950), première réalisation avec un Cary Grant ayant la vie d’un dictateur entre ses mains. Suivront La Chatte sur un toit brûlant (1958), magnifiant une Liz Taylor en épouse délaissée, se désespérant dans la moiteur du Sud et la touff

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114 films des frères Lumière sur grand écran

ECRANS | Ce fut l'un des événements du dernier festival de Cannes : la projection d'un montage de 114 films des frères Lumière, restaurés en très haute définition (...)

Benjamin Mialot | Mardi 25 août 2015

114 films des frères Lumière sur grand écran

Ce fut l'un des événements du dernier festival de Cannes : la projection d'un montage de 114 films des frères Lumière, restaurés en très haute définition pour l'occasion. Mardi 29 septembre à 20h, l'Institut Lumière vous invite à découvrir ces images historiques à l'Auditorium, le temps d'une projection commentée par l'inénarrable Thierry Frémaux (et accompagnée au piano en direct par Romain Camiolo). De quoi s'échauffer la rétine avant le grand raout cinéphile maison qui consacrera Martin Scorsese deux semaines plus tard.

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Bernard Hinault, Blaireau malgré lui

CONNAITRE | Invité à ouvrir le festival "Sport et Cinéma" de l'Institut Lumière, Bernard Hinault, quintuple – et dernier français – vainqueur du Tour de France fut aussi, à sa manière, un personnage de cinéma. Le héros de quelques-uns des plus beaux thrillers sur rou(t)e de son époque, tous marqués, à l'image du dernier, par une envie de gagner qui en toute circonstance et jusqu'au bout resta irrépressible et irraisonnable. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Bernard Hinault, Blaireau malgré lui

Quand on pense à Bernard Hinault, deux images viennent immédiatement en tête. La première, c'est celle de l'étape Autrans-Saint-Etienne sur le Tour 85, que Le Blaireau termine le visage en sang et le nez en charpie après une chute à 300 mètres de l'arrivée. La seconde : le même, un an plus tard, franchissant main dans la main avec son jeune coéquipier Greg Lemond la ligne d'arrivée de l'Alpe d'Huez. Image mythique scellant "définitivement" une réconciliation au sommet après des jours d'imbroglio tactique et de suspicion de trahison de parole. La tragédie grecque conclue, croit-on, par un triomphe romain. Voilà l'histoire : à la fin du Tour 85, remporté par Hinault avec l'aide d'un Lemond piaffant d'impatience – il avait un peu hésité à jouer sa carte après la défiguration stéphanoise d'Hinault – le maître faisait une incroyable promesse devant les caméras : son cinq

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Les CNP repris par l’Institut Lumière

ECRANS | Il y a deux mois à peine, l’Institut Lumière annonçait la reprise de La Fourmi via la société Cinéma Lumière qu'elle avait créée pour l'occasion ; aujourd’hui, coup (...)

Christophe Chabert | Jeudi 20 novembre 2014

Les CNP repris par l’Institut Lumière

Il y a deux mois à peine, l’Institut Lumière annonçait la reprise de La Fourmi via la société Cinéma Lumière qu'elle avait créée pour l'occasion ; aujourd’hui, coup de théâtre : l’Institut annonce que Galeshka Moravioff a choisi de lui céder les fonds de commerce des CNP Terreaux et Bellecour. On savait depuis quelques semaines que les deux salles étaient au bord du gouffre financier, mais les négociations ont, dixit le communiqué de presse envoyé par l’Institut Lumière, ont été «menées confidentiellement». Les CNP, qui devraient garder leur enseigne, fermeront leurs portes à la fin de l’année pour des travaux de rénovation avec l’objectif de rouvrir pour la saison 2015 / 2016. À suivre dans les semaines à venir, donc…

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La Fourmi remise à Lumière

ECRANS | Une jolie pancarte Leroy-Merlin accrochée sur ses grilles ne laissait plus trop planer le doute ces derniers jours, mais il aura fallu attendre sagement (...)

Christophe Chabert | Jeudi 25 septembre 2014

La Fourmi remise à Lumière

Une jolie pancarte Leroy-Merlin accrochée sur ses grilles ne laissait plus trop planer le doute ces derniers jours, mais il aura fallu attendre sagement que Thierry Frémaux s’entretienne avec nos confrères du Progrès et de Tribune de Lyon pour que l’affaire soit désormais officielle : oui, l’Institut Lumière va rouvrir La Fourmi, mythique salle de seconde exclusivité fermée il y a trois ans par son ancien propriétaire qui, à l’époque, nous l’avait annoncé par un simple coup de fil un lundi matin, en lieu et place de son tout aussi mythique «Bonjour, c’est La Fourmi, vous avez reçu nos programmes ?». Même si l’arrivée dans l’exploitation commerciale de la Cinémathèque de la Rue du Premier film et de son directeur, par ailleurs délégué général du Festival de Cannes, laisse à penser que l’ambition du cinéma sera, après son ouverture prévue début 2015, autrement moins artisanale, le projet reste modeste : de «l’art et essai pointu», du cinéma de «patrimoine» et des films en continuation pour freiner le turnover des sorties qui en chassent d’autres tous les mercredis, le tout dans trois salles rénovées — accessibilité et p

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Vade retro Satanas

ECRANS | Pour terminer sa saison, L’Épouvantable vendredi s’offre une nuit consacrée au Diable, avec trois films dont deux sont des exceptions par rapport à ses principes initiaux : l’un est un navet, l’autre est une (excellente) comédie. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 30 juin 2011

Vade retro Satanas

Quand Fabrice Calzettoni et Julien Pouget ont lancé leur série d’Épouvantables vendredis à l’Institut Lumière, ils s’étaient fixé quelques règles : alterner soirées thématiques et nuits consacrées à un cinéaste emblématique du genre, et ne passer que des films qui font vraiment peur. En mai, avec la nuit James Wan, on pouvait noter une première entorse à la règle : Death sentence n’est pas du tout un film d’horreur (mais bon, comme il n’avait jamais été projeté en VO à Lyon, ça s’excuse). Pour leur dernière soirée de la saison, les voilà qui prennent carrément de grosses libertés avec leur credo initial, même si le thème choisi (Le Diable) laissait pas mal de choix quant à la programmation. Clinique et critique Pour débuter cette nuit, L’Épouvantable vendredi rappelle dans quels murs il se trouve en projetant un classique : L’Exorciste de William Friedkin. Il est bon de rappeler la profonde modernité de ce film tourné en 1974 par une figure majeure du Nouvel Hollywood. Quelques années après Rosemary’s baby, Friedkin poussait le genre un cran plus loin en adoptant une mise en scène clinique pour décri

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