Nicky Larson et le parfum de Cupidon

Vincent Raymond | Mardi 8 janvier 2019

Photo : © DR


Révélée au cinéma en 2014 par Babysitting, la “Bande à Fifi“ a depuis conquis les faveurs du public, multipliant les millions d'entrées avec notamment Babysitting 2, Alibi.com, Épouse-moi mon pote. Voici le nouvel opus réalisé et interprété par Philippe Lacheau, inspiré par la série animée nippone des années 1980, Nicky Larson et le parfum de Cupidon. L'interprète du rôle-tire sera présent lors de l'avant-première en compagnie de son comparse Julien Arruti. Avis aux amateurs…

Nicky Larson et le parfum de Cupidon
Au Pathé Vaise le mercredi 9 janvier à 18h30 et à 19h45 à l'UGC Confluence

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En odeur de sainteté ? : "Nicky Larson et le parfum de Cupidon"

Comédie | de et avec Philippe Lacheau (Fr, 1h39) avec également Élodie Fontan, Tarek Boudali…

Vincent Raymond | Mardi 5 février 2019

En odeur de sainteté ? :

Tsunami de neige à prévoir ? Signe annonciateur de la naissance de l’antéchrist ? Comprenez que l’on soit tourneboulé : voici que l’on s’apprête à vanter les qualités objectives d’un film signé par Philippe Lacheau. Preuve qu’il ne faut jamais désespérer de rien ni de personne et combattre en permanence ses préjugés — quitte à engloutir chaque année autant de navets qu’un troupeau meuglant. Peut-être fallait-il qu’il se plonge dans l’adaptation d’un souvenir d’enfance : la transposition française de l’anime Nicky Larson, lui-même adaptation du manga de Tsukasa Hōjō. Si l’original nippon était plutôt salé, la version hexagonale cultivait pour des raisons de censure une dérision égrillarde pas très éloignée des obsessions gonadotropes (liées à la reproduction...) de la Bande à Fifi. En cuisinant sa madeleine à sa sauce, Lacheau a intégré ce second degré français, et truffé le tout de références générationnelles assez discrètes pour qu’elles ne parasitent pas l’intrigue. Une intrigue taille string, certes, mais suffisante pour porter l’absurdité de

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"Alibi.com" : pas de quoi en être baba

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Vincent Raymond | Mardi 14 février 2017

Spécialisé dans la fabrication de fausses excuses pour particuliers mythomanes, Greg tombe amoureux de la fille d’un de ses clients, à laquelle il cache ses activités. Car elle ne supporte pas le mensonge. La suite ? Quiproquos, chassés-croisés, poursuites. Ronzzzzzz… L’équipe de Babysitting accélère la cadence en multipliant les productions surfant sur les thématiques au goût bien écœurant du jour : l’étalage obscène de sa réussite et de son fric, peu importe sa provenance. Le héros, un néo-bourgeois, est une crapule, et le pauvre ou le Gitan (bientôt le Rom, en attendant la prochaine minorité de saison), son faire-valoir sur lequel il peut s’essuyer les pieds, si ce n’est autre chose. Issu de la même mouvance, À fond — dont le scénario tient pourtant sur le ticket de métro d’une strip-teaseuse glabre — parvenait à décrocher davantage de sourires. Il faut beaucoup aimer Nathalie Baye pour comprendre son envie de défendre son rôle de belle-mère. Mais ceux qui l’ont applaudie dans Absolument fabuleux ou sa réclame pour les croisières trouveront les arguments…

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"Comme des bêtes" : la vie secrète des peluches

ECRANS | Un film de Yarrow Cheney, Chris Renaud (É-U, 1h26) avec les voix (VF) de Philippe Lacheau, François Damiens, Willy Rovelli…

Vincent Raymond | Mardi 5 juillet 2016

Très attendu depuis la diffusion d’extraits révélant “la vie secrète des animaux” — c’est-à-dire, ce que les peluches domestiques font en douce lorsque leurs propriétaires humains ont tourné les talons — Comme des bêtes démontre une fois encore le gouffre sidéral séparant une enfilade de gags raboutés à des fins de bande-annonce, d’un long-métrage d’animation ayant de vraies ambitions narratives et développant un univers original (Là haut ou Vice-Versa, au hasard). Reprenant sans vergogne la trame de Souris City (avec un soupçon de Volt, star malgré lui, histoire de brouiller les pistes), la paire Cheney-Renaud cultive ici la paresse avec une insouciance de glaneurs dans un champ de patates : puisque tout est déjà sorti de terre, il n’y a qu’à se servir. L’insupportable voix vrille-tympans de Willy Rovelli, en tel sur-régime qu’il se révèle incapable de la moindre modulation achève de vous convaincre que le court métrage présenté avec avant-programme (cinq minutes de Minions, la dose limite pour ne pas risquer l’indigestion) est le

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