La Vie scolaire

Vincent Raymond | Mardi 18 juin 2019

Photo : © Laetitia Montalembert - Gaumont


Basketteur devenu slameur à la suite d'un accident, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade, ne cesse depuis de renaître dans de nouvelles disciplines. En littérature, avec la publication de Patients, qu'il porte ensuite à l'écran et réalise avec Mehdi Idir. Le revoici derrière la caméra pour La Vie scolaire, à nouveau cosigné par Mehdi Idir, que tous deux viennent à point nommé présenter à quelques jours des vacances en compagnie des comédiens Soufiane Guerrab et Liam Pierron. En cas de retard, les mots d'excuses devront être visés par les surveillants.

La Vie scolaire
Au Pathé Vaise ​le mercredi 19 juin à 20h

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"Patients" : le combat d’une vie

ECRANS | Avec Mehdi Idir, Grand Corps Malade porte à l’écran le combat d’une vie, qu’il avait déjà romancé dans un livre. Le film narre sur une année l’histoire de (...)

Julien Homère | Mardi 28 février 2017

Avec Mehdi Idir, Grand Corps Malade porte à l’écran le combat d’une vie, qu’il avait déjà romancé dans un livre. Le film narre sur une année l’histoire de Ben (brillant Pablo Pauly), transporté au centre de rééducation Coubert après un grave accident le laissant partiellement tétraplégique. C’est le début d’une longue lutte pour retrouver son autonomie, bardée d’amitiés, de peines et d’amour. Les réalisateurs montrent le quotidien par moment insoutenable des malades. S’ouvrant sur une vision subjective clinique, la mise en scène privilégie une forme immersive à l’opposé du format documentaire, NTM et Lunatic en clins d’œil musicaux générationnels à l’appui. Une absence de prétention rend le propos sincère et l'empêche de tomber dans le misérabilisme. Aucune des questions sensibles n’est évitée : suis-je toujours un être humain ? Puis-je tomber amoureux ? Puis-je faire seul mes besoins ? Ai-je un avenir ? Le récit arrive à être touchant sans être plombant, dur sans être dramatique, à la recherche d’un équilibre subtil entre rires

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Grand Corps Malade et Mehdi Idir : « L’humour existe dans ces centres : il est trash et drôle »

3 questions à... | « L’important, ce n’est pas la chute mais l’atterrissage ». Avec Mehdi Idir, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade raconte le combat d’êtres brisés par la vie, adapté de son livre autobiographique. Diagnostic à échelle humaine d’une jeunesse aux espoirs figés.

Julien Homère | Mardi 28 février 2017

Grand Corps Malade et Mehdi Idir : « L’humour existe dans ces centres : il est trash et drôle »

Comment vouliez-vous faire ressentir visuellement la violence psychologique du handicap ? Mehdi Idir : On a décidé de ne pas en faire un documentaire. On filme à hauteur de fauteuil, et les valides sont montrés en contreplongée : c’était notre parti-pris. La réalisation a découlé du centre [de rééducation, NDLR] avec ses couloirs interminables et ses lignes. Pour cette raison, le début est fait de plans très serrés, comme l’introduction en vue subjective, qui jouent sur les cadrages pour ressentir l’enfermement du personnage jusqu’à ce qu’il arrive dans le fauteuil : là, l’image s’élargit. Pourquoi ne pas avoir choisi des stars pour les rôles principaux ? MI : Avec Fabien, on mate beaucoup de films français et les mêmes visages reviennent toujours : ça nous énerve. En faisant ce film, je cherchais de nouvelles têtes pour montrer un vivier de talents inexploités. Grand Corps Malade : J’ajouterai que ça rend le propos d’autant plus crédible car les spectateurs ne les connaissent pas e

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Jack et la mécanique du cœur

ECRANS | De Mathias Malzieu et Stéphane Berla (Fr, 1h34) animation

Christophe Chabert | Mardi 4 février 2014

Jack et la mécanique du cœur

La longue, laborieuse et coûteuse gestation de cette adaptation par Mathias Malzieu de son livre et de son concept-album n’explique pas intégralement l’indigence du résultat. Déjà fortement influencé par Tim Burton, l’imaginaire de Malzieu se confronte ici encore plus directement à son modèle, notamment dans un prologue enneigé qui évoque Edward aux mains d’argent ; la comparaison n’est guère flatteuse. C’est peu dire que le leader de Dionysos est un piètre narrateur, meublant les intervalles entre les moments chantés pour tenter de créer une introuvable continuité aux événements. Les chansons elles-mêmes paraissent déjà d’un autre âge — et leurs interprètes avec, Olivia Ruiz et Grand Corps Malade en tête — mais c’est surtout l’animation qui fait un bond de quinze ans en arrière. Froids pantins numériques lisses et inexpressifs, les personnages sont d’une rare laideur et évoluent dans des univers tout aussi impersonnels. Malzieu tente parfois d’inscrire son récit dans une évocation cinéphile qui relierait Méliès au western leon

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