"Au nom de la terre" avec Guillaume Canet

Vincent Raymond | Mardi 17 septembre 2019

Photo : © Nord Ouest Films


Au départ, il y eut un documentaire consacré aux suicides des paysans, signé par Édouard Bergeon lui-même fils d'un agriculteur ayant mis fin à ses jours. Touché par le sujet comme par l'histoire personnelle du réalisateur, Guillaume Canet accepte d'incarner le rôle du père dans sa transposition frictionnelle à l'écran. Dénonçant le modèle productiviste comme la toxicité de certains intrants phytosanitaires, Au nom de la terre sortira le 25 septembre mais il fait l'objet de nombreuses avant-premières en présence de l'auteur et de l'acteur.

À l'UGC Confluence le jeudi 19 septembre à 20h15 et au Pathé Bellecour à 20h30


Au nom de la terre

De Edouard Bergeon (Fr, 1h43) avec Guillaume Canet, Veerle Baetens...

De Edouard Bergeon (Fr, 1h43) avec Guillaume Canet, Veerle Baetens...

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Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début…


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Un champ d’amour pour Guillaume Canet : "Au nom de la terre"

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Vincent Raymond | Mardi 24 septembre 2019

Un champ d’amour pour Guillaume Canet :

Connaître l’origine du projet biaise fatalement la réception que l’on peut avoir du film : comment ne pas éprouver de la sympathie pour la démarche du réalisateur, fils du personnage joué par Canet, racontant la tragédie vécue par son père — et, au-delà, celle de milliers d’agriculteurs laminés par le système productiviste, saignés par les crédits et empoisonnés par les produits “phytosanitaires“ ? Car à moins d’être du côté de l’agro-business, on ne peut raisonnablement soutenir un modèle qui tue la terre, produit hors-sol, dévoie même les concepts bio tout en asservissant les paysans. En prolongeant par une “fiction“ — les noms ont été changés, pas les situations — portée par une star le documentaire qu’il avait consacré à la question, Édouard Bergeon espère sensibiliser un plus large public à cette question. Il le fera sans doute grâce à la force de frappe médiatique de Guillaume Canet. Tant mieux. Mais du point de vue cinématographique, son film se révèle d’une désespérante platitude, très loin de C’est quoi la vie ? de Dupeyron (1999) qui abordait le même sujet, ou du plus récen

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