"Joker" au Pathé

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Photo : © Warner Bros


Dans une semaine, il n'y a que sept jours. Mais lors de la seconde édition du Festival Première, ce sont bien huit films qui sont projetés en avant-première — on vous révèle tout de suite le prodige : le dimanche permet une double séance de films familiaux (Shaun le mouton : la ferme contre-attaque & Angry Birds : copains comme cochons). Plutôt éclectique, la programmation bouclée depuis fort longtemps embarque du lourd : Joker de Todd Philips, récent Lion d'Or à Venise fait partie du voyage, tout comme le très attendu Hors Normes de Nakache & Toledano, clôture de Cannes. À noter aussi Chanson douce, adaptation de Leïla Slimani ou Retour à Zombieland, entre autres…

Festival Première
Dans les cinémas Pathé du 2 au 8 octobre

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Ris amer : "Joker"

Le Film de la Semaine | La douloureuse naissance de l’antagoniste de Batman en mode rite initiatique sadique et parcours contre-résilient. Bouc émissaire virant bourreau, Joaquin Phoenix est plus qu’inquiétant dans cette copie-carbone du cinéma des 70’s. Un interloquant Lion d’Or.

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Ris amer :

Atteint d’un trouble mental lui provoquant d’irrépressibles fous-rires, Arthur Fleck vit seul avec sa mère grabataire. Effectuant des prestations de clown pour survivre, il ambitionne de se lancer dans le stand-up. Mais rien ne se passe comme prévu, et une spirale infernale l’aspire… Un déclassé humilié par tous dans une grande métropole en crise devenant un héros populaire après avoir commis un acte délictuel ; un humoriste raté se vengeant de ses échecs sur son idole… Une quarantaine d’années environ après Taxi Driver (1976) et La Valse des Pantins (1982), Martin Scorsese vient donc de recevoir (par procuration) le Lion d’Or de la Mostra pour un film portant nombre de ses “stigmates“ — ne manque guère qu’un petit fond de religiosité chez le personnage principal —, mais aussi payant un lourd tribut à Sidney Lumet (Network, Un après-midi de Chien) comme à DePalma, dont le Blow Out (1981) brille au fronton d’un cinéma de Gotham. Todd Philipps a en effet signé avec Joker un

Continuer à lire

C'est comme un tremblement de terre

MUSIQUES | Vous aussi vous l'avez senti, n'est-ce pas ? Ce grondement qui, depuis le début du mois, agite les fondations de notre bonne vieille capitale des (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 8 mars 2012

C'est comme un tremblement de terre

Vous aussi vous l'avez senti, n'est-ce pas ? Ce grondement qui, depuis le début du mois, agite les fondations de notre bonne vieille capitale des Gaules. Et vous avez remarqué la façon dont les muses de l'Opéra se cramponnent à leurs piédestaux lorsqu'il se fait entendre. À tous les coups c'est un incident à la centrale du Bugey, et on ne nous en informera qu'une fois que nos os brilleront comme des culs de lucioles, que vous vous êtes dit. Raté : ce grondement n'est pas le dernier râle d'un réacteur agonisant, mais le signal de ralliement de la deuxième édition du Rumble Festival, rendez-vous unique en son genre, en tout cas en France, car tout entier consacré à la bass music. Autrement dit aux musiques électroniques dont les concepteurs ne perçoivent du spectre sonore que les fréquences comprises entre 20 Hz à 200 Hz, à l'image de Goth-Trad, figure japonaise du wob wob wob wob (du dubstep quoi), de Joker et Indigo, qui, à coups de rusés emprunts au gangsta rap pour l'un et à l'electronica pour l'autre, président au renouveau du genre depuis l'Angleterre, des Noisia, darons holandais de la drum'n'bass, ou d

Continuer à lire