"Lilian" au Comoedia

Vincent Raymond | Mardi 26 novembre 2019

Photo : © Ulrich Seidl Filmproduktion


À l'occasion de l'European Cinema Night, le Comœdia met les petits plats dans les grands en organisant l'avant-première du film d'Andreas Horvath, Lilian, en provenance directe de la Quinzaine des Réalisateurs. Soirée de prestige puisque le réalisateur autrichien sera présent pour le vernissage de l'exposition des photos du film (accompagné d'un cocktail et d'une remise de cadeaux), puis il assurera la présentation de son film à 19h30 et enfin un débat à l'issue la projection. Merci Andreas !

Lilian
Au Comœdia ​le lundi 2 décembre dès 18h30

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Tu vas lire (en circuit court)

Littérature | Alors que la destinée des livres du printemps a été avalée par un pangolin mondialisé – quel pitch de roman cela ferait –, et que l'injonction présidentielle à lire s'est heurtée à la fermeture des librairies, les affaires reprennent pour les auteurs désormais prêts à « enfourcher le tigre ». Notamment les auteurs régionaux.

Stéphane Duchêne | Mercredi 27 mai 2020

Tu vas lire (en circuit court)

« Lisez ! » disait notre bon président, avant de fermer bibliothèques et librairies — c'était la guerre, faut dire —, ne nous laissant avec pour seules nouveautés que les chroniques confinées de Leila Slimani et Marie Darrieussecq, dont on a assez vite décroché. Après quoi on s'est vite aperçu qu'il était bien difficile de lire dans un tel contexte et on est parti faire du pain. C'est peu dire que ce virus aura fait du mal au livre, à la littérature et aux auteurs, notamment ceux dont le livre venait tout juste de paraître quand le confinement a fermé à double tour nos vies soudainement hydro-alcoolisées — ce n'était pas beaucoup mieux pour ceux dont les livres avaient paru fin janvier ou en février. On pense notamment à nos chers auteurs rhônalpins Milan Dargent qui a tout de même eu le temps d'aller présenter à la Fête du Livre de Bron (bien inspirée de s'être avancée en février), son Popcorn, délicieux abécédaire de souvenirs d'enfance et des années 70, paru à la

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Vol à la tire et repentir : "L'Homme à la moto"

Drame | De Agustin Toscano (Arg-Uru, 1h33) avec Sergio Prina, Liliana Juarez, Leon Zelarayan…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Vol à la tire et repentir :

Tirant le diable par la queue, Miguel se livre au vol à l’arraché sur sa moto. Jusqu’au jour où l’une de ses victimes, une vieille dame refusant de lâcher son sac, finit à l’hôpital, amnésique. Poussé par le remord autant que par l’intérêt, il prend soin d’elle, s’installant même à son domicile… Crime et châtiment ? Pas tout à fait. Si acte délictueux il y a bien au commencement, c’est de rédemption qu’il s’agit… avant d’autres rebondissements qui donneront du responsable comme de sa victime une image bien différente de la réalité. Portrait de la relation entre Miguel et son amnésique, L’homme à la moto est aussi — surtout — le portrait social d’une Argentine précaire et fragile, où chacun trompe son monde à sa manière pour préserver les apparences : chacun recouvrant sa vie d’un cosmétique social et la vérité des uns et des autres se fait jour derrière les façades, dans l’intimité des demeures. Voisins intrusifs, dissimulateurs insoupçonnés, parents maladroits, misère psychologique et économique… Ou comment un fait divers peut faire tomber les masques.

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Lilian Auzas : Anita année zéro

Littérature | Pour son quatrième roman, l'écrivain lyonnais Lilian Auzas dresse avec grâce et retenue le vibrant portrait d'une figure légendaire et un peu maudite du Berlin des années 20 : la danseuse Anita Berber, à la fois reine de la nuit et fantôme de la liberté.

Stéphane Duchêne | Lundi 10 septembre 2018

Lilian Auzas : Anita année zéro

« Les affres de la solitude, l'habillent d'un chaud manteau et c'est en reine qu'elle avançait (…) De la grâce, même jonchée sur un talus de tristesse, elle en avait à revendre. Elle pouvait franchir le Styx et en revenir vivante. » écrit Lilian Auzas à propos du sujet de son quatrième roman : Anita Berber – le Lyonnais avait notamment écrit sur Leni Riefenstahl. Et voilà posés en quelques lignes les contours de l'insondable mystère Berber que le peintre Otto Dix décrivait à la fois comme la « Joconde du XXe siècle » et la « putain écarlate de Berlin » - tout un programme. Danseuse expressionniste scandaleuse et provocatrice, Anita est l'une des premières à danser nue quand Nijinski et Isadora Duncan osaient à peine découvrir leurs pieds, la première aussi à investir le champ de la performance, s'inspirant largement de son goût pour le sexe (elle est ouvertement bisexuelle) et la drogue pour nourrir

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120 battements par minute

Débat | Le Grand Prix du Jury de Cannes n’en finit pas de faire débat… dans le bon sens du terme : il est l’occasion d’une nouvelle séance agrémentée de débat au (...)

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

120 battements par minute

Le Grand Prix du Jury de Cannes n’en finit pas de faire débat… dans le bon sens du terme : il est l’occasion d’une nouvelle séance agrémentée de débat au Comœdia. Cette fois-ci, en partenariat avec l'Université Populaire, c’est le sociologue, directeur de recherche au CNRS et membre du Centre Max Weber Lilian Mathieu qui viendra échanger autour du film de Robin Campillo. Au Comœdia le mardi 5 septembre à 20h

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Le spectacle d'Alex Lutz reporté

Humour | Alex Lutz étant tombé malade, le spectacle prévu ce jeudi 12 janvier au Radiant-Bellevue est reporté au vendredi 19 mai 2017 à 20h30. Encore quelques mois à (...)

Lisa Dumoulin | Mercredi 11 janvier 2017

Le spectacle d'Alex Lutz reporté

Alex Lutz étant tombé malade, le spectacle prévu ce jeudi 12 janvier au Radiant-Bellevue est reporté au vendredi 19 mai 2017 à 20h30. Encore quelques mois à attendre pour voir et écouter le blondinet juvénile qui se grime en secrétaire dans La revue de presse de Catherine et Liliane sur Canal +. Les billets du 12 janvier donneront directement accès au spectacle le 19 mai. En cas d'impossibilité, le Radiant propose un échange avec un autre spectacle de la saison 2016/2017. Pur tout renseignement complémentaire, contactez le 04 72 10 22 19.

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Haut les masques

SCENES | Chaque soir sur Canal +, Alex Lutz est Catherine, quadra maniérée et accroc à la presse people. Sur scène, il est une ado en crise, Karl Lagerfeld ou un directeur de casting odieux. Des personnages plus vrais que nature qui peuplent le one-man-show le plus épatant de la rentrée. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 13 janvier 2015

Haut les masques

Où se situe la frontière entre le traitement en réanimation et l'acharnement thérapeutique ? Au même endroit que celle qui délimite les états dans lesquels se trouvent actuellement "l'esprit Charlie" et "l'esprit Canal", les jours de dérision controversable du premier ne semblant plus en danger tandis que le second végète dans l'entre-soi grégaire depuis une bonne quinzaine d'années. Deux hommes, toutefois, incarnent encore le fameux mélange de décalage et d'impertinence qui fit les grandes heures de la chaîne cryptée dans les années 80 et 90. Ou plutôt deux femmes : Catherine et Liliane, les deux secrétaires de rédaction qui, chaque soir au Petit journal, décortiquent l'actualité avec un bon sens involontaire mêlé d'idiotie pure. Derrière leurs maquillages absolutely fabulous se cachent Bruno Sanches, habitué des feuilletons policiers franchouillards, et Alex Lutz, qui n'a pas attendu le succès de sa vamp de l'open space pour mettre à profit ses prédispositions naturelles au transformisme et à l'observation d'énergumènes en milieu naturel. Une bande à lui tout seul Cela fait même plus de sept ans qu'il tourne, en parallèle de ses activités de mette

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Œuvres à expérimenter

ARTS | «Vous pouvez, si vous le désirez, regarder, écouter, prendre conscience de vos sensations et de ce que ces œuvres évoquent pour vous» lit-on à l'entrée de la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 30 septembre 2014

Œuvres à expérimenter

«Vous pouvez, si vous le désirez, regarder, écouter, prendre conscience de vos sensations et de ce que ces œuvres évoquent pour vous» lit-on à l'entrée de la nouvelle exposition de l'Institut d'Art Contemporain. Cette invitation nous semble presque étrange, tant elle est pour nous habituelle et très souvent défendue dans ces colonnes. Reste que, pour beaucoup, l'art contemporain est une sorte de discours à décrypter, imposant un fastidieux travail à la Champollion. Saluons donc cette idée de l'IAC de mettre en avant la relation intime entre le visiteur et quelques-unes des œuvres de ses importantes collections, ici présentées par thématiques, par médiums ou bien par salles monographiques. Parmi ces dernières, on a pris particulièrement plaisir à (re)découvrir les œuvres poétiques de l'Italienne Liliana Moro ou les dessins en spirales dans l’espace de Michel François. La photographie est aussi très présente  avec de belles et étranges images signées Patrick Faigenbaum ou Jacques Damez, des travaux sur l'identité de Cindy Sherman ou sur la perception du corps de John Coplans...

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L’Œil du mal

CONNAITRE | Pour écrire "Riefenstahl" (Léo Scheer), son premier roman, Lilian Auzas s’est appuyé sur son admiration pour celle qui fut la cinéaste du régime nazi. Mêlant récit biographique et réflexions personnelles, l’auteur s’interroge sur sa fascination pour le travail de cette cinéaste controversée ayant choisi de mettre son talent artistique au service du mal absolu. Gaël Dadies

Gaël Dadies | Vendredi 19 octobre 2012

L’Œil du mal

Pour la postérité, Leni Riefenstahl sera cataloguée comme la cinéaste préférée de Hitler et la réalisatrice du Triomphe de la volonté (1935), tourné lors du congrès de Nuremberg de 1934. Ce film «forgé dans l’acier en sa conception même et flamboyant de passion créatrice» pour Goebbels, exalte la volonté de puissance de l’Allemagne hitlérienne et glorifie un Führer alors maître absolu du pays. Et si dans ces meetings, semblables à de grandes messes païennes dans leur mise en scène, «les nazis ont inventé l’esthétisation de la politique», Leni Riefenstahl y a contribué activement en léguant ce que Lilian Auzas qualifie «d’horribles chefs d’œuvres.» Font-ils de la réalisatrice une simple propagandiste à la solde d'Hitler ou une cinéaste à part entière dont le travail a été admiré par Francis Ford Coppola, Andy Warhol ou Mick Jagger ? Dans ce rapport de fascination parfois hypnotique qu’exerce le mal, est-il possible de considérer ces films comme de simples œuvres d’art et d’occulter toute l’idéologie qu’ils sont censés véhiculer ? «C’est une telle ombre sur ma vie…» Lilian Auzas, qui a longuement étudié à l’univ

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