Julie Gayet présente "FilmmakErs"

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

Photo : © DR


Comédienne, productrice, distributrice, Julie Gayet est aussi réalisatrice d'une série de trois documentaires s'intéressant à la place ténue dont les femmes cinéastes disposent dans ce métier décidément toujours très masculin — pourtant, 50/50 en 2020, toussa… En compagnie de Mathieu Busson, co-auteur de ce film (vive la parité !), celle qui fut interprète d'Agnès Varda comme de Dominique Faruggia, présentera donc l'ultime volet de FilmmakErs et sacrifiera à la tradition du débat.

FilmmakErs
Au Comœdia ​le lundi 17 février à 20h


FilmmakErs

De Julie Gayet, Mathieu Busson (Fr, 1h06)

De Julie Gayet, Mathieu Busson (Fr, 1h06)

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st-il plus difficile pour une femme de réaliser ? De trouver des financements ? D’être respectée par son équipe ? Son regard est-il différent ? Le cinéma a-t-il un genre ? Ces questions, terriblement dans l’air du temps, nous les avions posées à 20 réalisatrices puis à 20 réalisateurs en France, à travers deux documentaires. Mais, depuis longtemps, il nous brûlait d’élargir nos frontières, pour interroger les cinéastes femmes à travers le monde. C’est chose faite aujourd’hui, et de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Europe, toutes celles que nous avons rencontrées ont joué le jeu face à notre caméra.


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Comment naissent les guerres ? De différends entre des gens ordinaires, dont les ego trop sensibles sont heurtés par des broutilles. On pourrait trouver des résonances très contemporaines à cette définition, et c’est justement ce que Ziad Doueiri nous propose dans L’Insulte, tragi-comédie libanaise récompensée par un prix d’interprétation masculine à Venise. Brillant et brûlant, ce film d’actualité sera présenté par sa productrice Julie Gayet. L’Insulte Au Cinéma Comœdia ​le mardi 30 janvier à 20h

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Elle plie le linge de son fils sans nervosité particulière. Tout est calme si ce n'est sa petite sœur un peu survoltée qui lui annonce, par voies détournées, qu'elle est enceinte. Peut-être que ces vêtements, elle pourra les récupérer pour son petit à venir ? Non, il ne vaut mieux pas. Tout n'est pas si simple et déjà ça grince. Le texte de l'Américain David Lindsay-Abaire est ainsi construit : par strates, presque par devinettes car il traite de l'indicible : la mort d'un enfant. Dans cette entame de spectacle, ce procédé narratif s'avère un tantinet lénifiant, car dans cette maison de la middle class US, les sujets de conversation sont pauvres : offrir un set de salle de bain, jouer au tennis... Peu à peu l'intrigue va se densifier pour se resserrer autour de ce sujet tragique et les comédiens, de concert, vont s'engouffrer plus puissamment dans leur rôle. Claudia Stavisky, qui persiste avec raison à imposer sur le plateau des Célestins des auteurs vivants, contemporains, souvent anglophones (Harrower, Barker, Skinner...) trouve là une matière sobre, qui est universelle (le chagrin) mais ne prétend pas être

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Un titre à la Nicole de Buron, un sujet à la Patrick Braoudé, un décor des plus banals (le 9e arrondissement de Paris, 8 000€/m2 à la vente) dans lequel des enfants bien peignés, lassés de transbahuter leurs affaires d’une famille recomposée à l’autre, décident d’investir en colocation “sauvage” le vaste et cossu 7 pièces de la rue Turgot, inoccupé depuis qu’une aïeule a eu l’infortune de décéder. Amis touchant l’APL, familles monoparentales ; parents d’enfants déscolarisés, vous allez rire : malgré les apparences, il ne s’agit pas de science-fiction, mais d’une comédie ! Reste à savoir pour qui. Philippe Katerine sauve les meubles très indirectement, en nous révélant malgré lui ses secrets d’inspiration : le voir côtoyer ici Julie Gayet, après l’avoir découvert endossant le costume du président de la République dans Gaz de France, livre les clefs de composition de sa ballade champêtre À L’Élysée, figurant su

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