Petit Pays

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

Photo : © Éric Jehelmann


Quelques semaines après Chanson douce, Prix Goncourt 2016, le Goncourt des Lycéens 2016 Petit Pays de Gaël Faye voit son adaptation sortir sur grand écran, réalisée par Eric Barbier, qui s'était attelé précédemment à La Promesse de l'aube de Romain Gary. Ce film inspiré de faits autobiographiques donne lieu à une avant-première en compagnie de l'auteur du livre, du réalisateur ainsi que de l'interprète de la mère du héros, Isabelle Kabano. Littérature et cinéma n'ont pas fini de se faire les yeux doux. À noter que Gaël Faye sera en signature le même jour à 16h à la FNAC Bellecour.

Petit Pays
Au Pathé Bellecour ​le samedi 15 février à 18h


Petit pays

De Eric Barbier (Fr, 1h51) avec Jean-paul Rouve, Djibril Vancoppenolle, Dayla De Medina

De Eric Barbier (Fr, 1h51) avec Jean-paul Rouve, Djibril Vancoppenolle, Dayla De Medina

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Dans les années 1990, un petit garçon vit au Burundi avec son père, un entrepreneur français, sa mère rwandaise et sa petite sœur. Il passe son temps à faire les quatre cents coups avec ses copains de classe jusqu'à ce que la guerre civile éclate mettant une fin à l'innocence de son enfance.


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Woodstower dévoile sa programmation 2021

Festival | Réservez votre fin août, la programmation de Woodstower est tombée : beaucoup de musique (rock, pop, rap, soul, musiques urbaines, électro, découvertes...) et pas mal de stand-up. Revue d'effectifs.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 mai 2021

Woodstower dévoile sa programmation 2021

Après nous avoir annoncé et expliqué la tenue de son édition limitée — en présentiel —, Woodstower vient d'en livrer le plat de résistance, à savoir sa programmation artistique. Laquelle débutera le mardi 24 août avec une soirée résolument pop : où l'on pourra accueillir dans La Grande Prairie prévue à cet effet, les Lyonnais d'Arche, petite troupe psychédélique très en vue au dernier Ninkasi Music Lab, la très cinématographique P.R2B et ce qui se fait de mieux en matière de branchitude frenchy par les temps qui courent : L'impératrice et Feu! Chatterton — dont le dernier album vaut, il faut bien le dire, son pesant de Moderna. Le lendemain, mercredi 25 août, ce sera musiques dites urbaines, bien urbaines, dans la plaine, avec là encore du Ninkasi Musik laborantin, ou plutôt laborantine, Elina Jones qui donne d'ailleurs plutôt dans le funk-soul, mais aussi le phénomène Yseult et deux apôtres du parler-chanter Abd Al Malik et Gaël Faye. Urbanité toujours le 26 aoû

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Éric Barbier et Gaël Faye : « le film est une autre façon d’écrire l’Histoire »

Petit Pays | L’auteur du roman "Petit Pays" (Prix Goncourt des lycéens 2016) et le cinéaste qui l’a porté à l’écran conversent autour de l’adaptation et du ressenti d’une œuvre résonant avec l’Histoire… En sélection au festival d’Angoulême.

Vincent Raymond | Vendredi 28 août 2020

Éric Barbier et Gaël Faye : « le film est une autre façon d’écrire l’Histoire »

Avez-vous eu peur quand vous avez appris qu’on allait adapter votre roman ? Gaël Faye : Non, parce que c’est arrivé graduellement. La première fois où l’on m’a dit : « tiens, il y a producteur ou un réalisateur qui veut te rencontrer », je me suis dit « ah bon, tiens, mon roman plaît ». Ma plus grande crainte était de ne pas trouver la bonne personne. Ce que j’ai bien aimé, chez Éric [Barbier], c’est son côté beautiful loser : je lui ai demandé ce que je pouvais regarder après La Promesse de l’aube que j’avais vu en montage, et il m’a dit : « non, ne regarde rien : je n’ai jamais réussi à faire vraiment ce que je voulais. » J’ai trouvé ça très honnête, intéressant, et donc du coup j’ai tout regardé. Il était la bonne personne, parce qu’il y avait déjà la claque que m’avait mis La Promesse : j’avais trouvé le jeu de Charlotte Gainsbourg époustouflant — il l’avait emmenée dans un registre que je n’attendais pas du tout. Il y avait lien avec l’enfant, le casting, mais aussi le passage du roman au fil

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Les Incontournables

ECRANS | Comme chaque année, les cinémas UGC prennent de l’avance sur les désignations des candidats aux César en programmant durant une semaine sa propre sélection (...)

Vincent Raymond | Mercredi 17 janvier 2018

Les Incontournables

Comme chaque année, les cinémas UGC prennent de l’avance sur les désignations des candidats aux César en programmant durant une semaine sa propre sélection de 23 films jugés “Incontournables“ par le réseau. C’est surtout l’occasion de rattraper, mais aussi de revoir (une dernière fois sur grand écran) quelques grands moments de 2017 parmi lesquels Le Caire confidentiel, Dunkerque, Le Redoutable, Blade Runner 2049, Au revoir là-haut, Petit Paysan, Numéro Une, Faute d’amour. Attention, les films peuvent n’être à l’affiche que durant un seul jour et dans un seul des deux sites participant à l’opération. Le prix, lui, reste constant : 3, 50€ la place. À l’UGC Confluence à l’UGC Cité Internationale du 17 au 23 janvier

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Hubert Charuel : « Une manière de dire au revoir à la ferme familiale »

Le Réalisateur de Petit Paysan | Petit Paysan deviendra-t-il grand cinéaste ? C’est bien parti pour Hubert Charuel, qui signe un premier long-métrage troublant. Entretien cartes sur étable.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

Hubert Charuel : « Une manière de dire au revoir à la ferme familiale »

De quelle(s) épidémie(s) vous êtes-vous inspiré ? Hubert Charuel : La maladie du film est fictive : elle présente plusieurs symptômes de maladies réelles, mais qui se soignent. J’ai grandi pendant la période de vaches folles et de fièvre aphteuse. On était dans cet esprit de paranoïa : l’angoisse de mes parents, de ma familles, des amis aux alentours était totale, personne ne comprenait ce qui se passait. Les vétérinaires ne savaient pas ce qu’était Creutzfeld-Jacob, n’avaient pas les résultats… Ça a vraiment choqué beaucoup de monde. Les abattages, c’est horrible : les gens arrivaient, on tuait tous les animaux, on creusait une fosse au milieu de la ferme, on brûlait les animaux sur place. Un traumatisme pour les éleveurs et les vétérinaires. Certains ne s’en sont pas remis, de faire des abattages totaux à la chaîne. D’autres ne s’en sont pas remis financièrement. Quand on dit à l’éleveur qu’il va toucher des indemnités, c’est plus complexe que ça. Elles viennent parfois un an, deux ans après. Ou jamais. En attendant, il y a un crédit à rembourser, des emprunts pour la mise

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De mal en pis : "Petit Paysan" de Hubert Charuel

Le Film de la Semaine | Un petit éleveur bovin tente de dissimuler l’épidémie qui a gagné son cheptel. Ce faisant, il s’enferre dans des combines et glisse peu à peu dans une autarcie paranoïaque et délirante. Une vacherie de bon premier film à voir d’une traite.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

De mal en pis :

Difficile d’être plus en phase avec l’actualité qu’Hubert Charuel. Au moment où l’on s’interroge sur la pérennité des aides à l’agriculture biologique, et où l’on peine à mesurer les première conséquences du énième scandale agro-industriel, son film nous met le nez dans la bouse d’une réalité alternative : celle des petits paysans. Ceux qui n’ont pas encore succombé, rongés par l’ingratitude de leur métier et les marges arrières de la grande distribution, ni été aspirés par leurs voisins, gros propriétaires fonciers ou de fermes automatisées — on en voit ici. Sans foin ni loi Pierre est un petit paysan à la tête d’un domaine raisonnable — c’est-à-dire qu’il la gère tout seul, mais en lui consacrant tout son temps. Lorsqu'il détecte dans son troupeau des animaux malades d’une mystérieuse fièvre hémorragique, il redoute le pire : l’abattage de la totalité de ses bêtes. La dissimulation lui offre une illusion de répit, mais les conséquences ne font qu’aggraver le problème. Hubert Charuel signe un portrait “empathique” de ce pro

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