Malik Bentalah : « on cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Sonic, le film | Revendiquant son appartenance à la Génération 1990 comme sa culture gaming, Malik Bentalah ne s’est pas fait prier pour prêter sa voix au hérisson bleu de Sega. Un rôle qui lui a permis de dévoiler un registre plus sensible, que l’humoriste aimerait davantage explorer…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Photo : © Paramount / Sega / Doane Gregory


Quel joueur de console étiez-vous ?
Malik Bentalah :
C'est bien simple : à l'époque, il y avait la team Super Mario et la team SuperSonic, avec la MegaDrive, j'ai passé des après-midis entières à jouer… quand il n'y avait pas école, bien évidemment. Je joue moins, mais je suis toujours influencé par la culture gaming : j'ai grandi avec le Club Dorothée et les manga. Chez moi, il y a une pièce remplie de figurines, avec de petits tableaux DragonBall Z, Sonic… Quand j'y entre, j'ai l'impression de revenir en enfance, c'est mon bureau de travail, il y a un côté Pixar. Donc quand on m'a appelé pour faire la voix, j'ai dit oui tout de suite, alors que d'habitude je me fais désirer.

Comment avez-vous vécu la polémique portant sur la première physionomie du personnage de Sonic ?
Attention, je commence à être rodé au niveau des polémiques : Taxi 5, CopyComic… Là, je me suis dit que c'était bon signe, dans le sens où il y a eu un raz-de-marée mondial sur les réseaux sociaux. Bon, au début, je me suis dit : « aïe aïe aïe, je suis dans une galère ! » (rires) et puis avec du recul, en prenant la chose différemment, c'était une bonne nouvelle : si personne n'avait calculé le film, cette indifférence aurait été bien pire. Chez Paramount, je sens que c'est un gros film pour eux, et ça fait plaisir de faire partie de cette aventure — qui sait, peut-être qu'il y aura la suite…

Votre jeu est, à la base, dynamique et expressif. Comment avez-vous fait pour que cette énergie se concentre dans la voix afin de donner vie à un personnage lui-même hyper dynamique et expressif ?
J'ai eu la chance de faire d'autres doublages auparavant — Monstres Academy avec Catherine Deneuve, Ballerina avec Camille Cottin — mais je n'imaginais pas la charge de travail que Sonic allait représenter. Il est hyper actif, c'est une boule d'énergie, et il fallait trouver les propositions correspondant aux plus âgés comme aux plus jeunes, puisque c'est un film d'animation familial. On s'est torturé la tête et j'ai fait en sorte d'être au plus proche de ce que je suis : si Paramount est venu me chercher, c'est qu'ils trouvaient des similitudes entre Sonic et moi. J'en ai trouvé dans ses vannes, mais aussi dans son côté touchant — car il n'y a pas qu'une succession de vannes.

Et puis, il y avait une belle équipe autour de moi, notamment Hervé Rey qui travaille avec de grosse boîtes qui m'a drivé sur le doublage — c'est important quand on n'en a pas fait depuis un moment. Et j'ai eu la chance de croiser une légende vivante du doublage, Emmanuel Curtil, la voix de Jim Carrey. C'est fou comme ma génération, celle des années 1990, admire ces acteurs et toutes ces voix qui nous ont bercés… Le voir et l'entendre parler fait remonter plein de choses : The Mask, Ace Ventura… Quand il a dit " Splendide !", j'ai été obligé de le filmer.

Vous vous trouvez touchant ?
C'était la petite cerise sur la gâteau quand j'ai vu le film : j'ai pu proposer des choses que je ne fais pas forcément d'habitude. Si on regarde ma filmographie, je vais en Thaïlande je fais caca sur un nain, je conduis un taxi… J'aimerais bien qu'Alan Terzian me connaisse et on en est encore loin ! (rires) Ce sera peut-être l'occasion… Il faut assumer ce côté touchant ; pourquoi pas passer par le doublage, tout doucement, pour voir comment ça se passe ; peut-être qu'après on me proposera autre chose. Après Sonic, les gens auront vu quelque chose qu'ils n'auront pas vu dans Pattaya.

Mais il y avait déjà un côté touchant dans Le Doudou
Le Doudou, ça a été mal payé. J'ai adoré ce film, mais il est sorti quand la France est passée en quart de finale de la Coupe du Monde de football. Comme tous les Français voulaient revivre un 12 juillet 1998 et que l'équipe de France vivait une épopée incroyable, on aurait pu sortir Armaggedon... Même moi je ne serais pas allé voir Le Doudou si je n'avais pas été dedans ! C'est dommage qu'il n'ait pas rencontré son public parce qu'il n'avait pas la bonne date de sortie. C'est un de mes films préférés, un de ceux que j'ai eu le plus de plaisir à tourner et qui a ce côté touchant, c‘est vrai. Le cinéma est une bagarre perpétuelle. En France, Dany Boon ne doit faire que des comédies où il a l'accent du nord ; Malik que des films où il va en Thaïlande avec sa bande de potes… mais on cherche tous notre Tchao Pantin !

Comment êtes-vous passé de Bagnols-sur-Cèze à la Thaïlande ?
Par le biais d'une prof d'espagnol en terminale. ll m'arrivait de sortir la bonne vanne au bon moment — la salle de classe est un bon laboratoire quand on veut faire ce métier. Le challenge c'était de faire rire la classe et la prof aussi : c'était la meilleure manière de ne pas se faire punir. Mais je ne l'aurais pas fait avec un prof de physique-chimie ou de maths (rires). Les profs de maths, tu peux leur sortir la vanne du siècle et ils te disent : « OK, on va faire les logarithmes et tu vas rentrer vite dans le rang ». La prof d'espagnol a convoqué mes parents, leur a dit que j'avais du talent et les a persuadés de me laisser monter à Paris. Ma mère voulait que je sois architecte, mon père a dit « pourquoi pas un an » et je suis allé au Cours Florent.

J'y suis resté pour 15 000 euros (rires). Qu'est-ce que ça coûte cher ces écoles de théâtre quand on arrive de province ! J'avais trois boulots pour payer les neuf heures de cours hebdomadaire. J'ai bossé au Starbucks des Halles, pendant ma pause je regardais les affiches de tous les films qui sortaient. Un jour, je vais à l'avant-première de Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui et je vois Jamel. Je me suis dit que ce serait incroyable de pouvoir bosser avec lui un jour.

J'ai rencontré Alex Lutz qui a été mon ange-gardien alors que j'étais sur le point de tout arrêter et de redescendre dans le sud. Je n'avais plus d'argent, le théâtre ça m'allait, mais après avoir lu Koltès 73 fois et Feue la mère de madame de Feydeau, j'avais envie de faire du one man show. Alex m'a repêché au Point Virgule et s'est occupé de moi. Comme j'avais besoin d'argent, et que lui venait d'être pris pour le tournage de OSS 177 Rio ne répond plus au Brésil, il m'a proposé d'être nounou pour son petit garçon ; c'est donc en gardant son fils pendant six mois qu'on a commencé à travailler ensemble.

Par la suite, je suis allé au Jamel Comedy Club. Et comme il revenait sur scène, il recherchait une première partie et m'a emmené sur les routes. En fait, j'ai eu une carrière inversée, comme Benjamin Button, en démarrant dans des Zénith, en faisant des premières parties. Je n'avais jamais joué devant personne et Jamel m'a jeté dans des salles de 6000 personnes, comme on jette quelqu'un de force dans l'eau pour qu'il apprenne à nager. Forcément, au bout d'un moment on se stabilise, on trouve que c'est pas mal et on avance.

C'est l'énergie de Sonic qui vous a fait mincir ?
Quand on m'a dit que j'allais faire Sonic, je me suis dit qu'il fallait qu'on soit un minimum raccord. Ça faisait partie de mes projets : la forme physique au retour des vacances. Ça me fait penser à une vanne de Jérôme Commandeur — le mec qui me fait le plus rire : « un jour j'ai voulu démarrer un régime ; le déclic ça a été quand je me suis pesé. Je ne vais pas vous dire le poids, je vais juste vous donner un indice : “dalmatiens“. Et on en a fait entrer des petits chiots derrière : 102, 103, 104… »

Quand on monte sur la balance et que l'on voit trois chiffres, on se dit : « wow ! ». Dans le métier que je fais qui est un métier d'image, sur les réseaux sociaux, les gens n'ont pas de cœur : ils sont là pour voir du sang ! Alors on se pose et soit on fait preuve de caractère, soit on se met à courir. Vis-à vis de mes équipes, qui voient que je vais de l'avant, je pense que ça leur donne envie de se bagarrer pour moi. Ils ne pouvaient pas quand je me laissais aller. Et je ne pouvais pas faire la promo de Sonic dans cet état. Donc je cours une heure par jour, tous les jours. Je ne vais pas dire comme tous les connards : « c'est une drogue, le sport ». Mais quelque part, ils ont raison (rires). Le début est le plus dur : ce qu'on veut, c'est voir et au début on se donne du mal et on voit pas. C'est pour ça que je ne me suis jamais pesé. La balance est un piège. Sonic a été un vrai défi.


Sonic le film

De Jeff Fowler (EU, 1h39) avec Malik Bentalha, James Marsden, Tika Sumpter

De Jeff Fowler (EU, 1h39) avec Malik Bentalha, James Marsden, Tika Sumpter

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L'histoire du hérisson bleu le plus rapide du monde qui arrive sur Terre, sa nouvelle maison. Sonic et son nouveau meilleur ami Tom font équipe pour sauver la planète du diabolique Dr. Robotnik, bien déterminé à régner sur le monde entier.


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Satriale : une nouvelle cave à vin nature sur les Pentes, branchée bon son

Caviste | En bas des Pentes, une nouvelle cave à vins naturels : Satriale. Tenue par une bande d’amis, aussi exigeants en matière de bons sons que de bons pifs.

Adrien Simon | Mercredi 9 juin 2021

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L’entrée de la Grande Côte était jusque là gardée à main gauche par un tandoori, à main droite par une épicerie de nuit, qui ferma définitivement — c’était dans le monde d’avant. Elle a pris aujourd’hui les atours d’une cave à vins. Derrière de grandes baies vitrées, on voit de belles quilles dressées sur leurs piédestaux. Des bouteilles distanciées, remplies de vin nature. Donnez la définition que vous voudrez : liquide branché, piquette, nectar délicieux, vin véritable. La seule vérité c’est que le vin ici est nu (on dit "sans intrant"), fait de raisin juste pressé, fermenté, embouteillé. Les contenants on l’a dit, ne sont pas empilés, mais exposés, exhibant de belles étiquettes. L’équipe a travaillé avec Mačka pour éditer la sienne, qu’elle pose sur des bouteilles remplies de beaujo (signé Karim Vionnet), tirées d’un fut. Et derrière les apparences ? Les tauliers goûtent juste, et parlent bien. Par exemple d’un vin catalan, dont on vante la « complexité ludique. On aime quand il y a une information en bouche différente, c'est-à-dire qui te sort du domaine standard des

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Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Bande Dessinée | Officiellement, la 16e édition du Lyon BD Festival se tient les 12 et 13 juin. Mais chacun sait que, dans les faits, le rendez-vous de la bande dessinée a commencé depuis une septaine déjà. Rien à voir avec quelque éviction prophylactique : entre le off et le in, c’est tout le mois de juin qui est contaminé par le 9e art. Et aussi, surtout, l’ensemble de la vi(ll)e de Lyon…

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

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Les éditeurs feront sans doute un peu grise mine cette année du fait de l’absence de barnum place des Terreaux accueillant les stands à leurs couleurs — et leurs auteurs. Mais le pragmatisme l’emportant toujours sur la déception, ils se consoleront vite en considérant le verre rempli à ras-bord : la tenue en présentiel d’un des plus grands festival de bande dessinée de France, avec un programme conforme en ambition, en diversité et propositions, avec ceux déployés lors des éditions précédentes — on imagine les trésors d’inventivité qu’il aura fallu mettre en œuvre ! Fidèle à sa philosophie, Lyon BD poursuit en effet cette politique du “décloisonnement“ qui a fait son succès en révélant l’infini extraordinaire des interactions potentielles entre, d’une part, un art séquentiel lui-même multiple dans ses modes d’expression, et de l’autre toutes les disciplines culturelles et/ou les lieux les abritant dans la cité. En gagnant de nouveaux à sa cause chaque année, telle la Biennale de la Danse pour cette édition. Ça repart en live ! Au-delà des dédicaces (lesquelles ont toujours cour

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Création du Réseau Express Vélo : tout schuss

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Nadja Pobel | Dimanche 6 juin 2021

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Nos amis allemands en rigolent mais voici qu’arrive enfin à Lyon le Réseau Express vélo (dites REV). Et il est ambitieux, probablement à hauteur de la demande (14 000 usagers par jour la semaine dernière le long des quais). Plusieurs lignes vont être crées ou réaménagées durant ce mandat avec l’objectif d’offrir 250 km de pistes express en 2026 (budget 100 M€) et même 320 km à horizon 2030. Certes, certaines pistes existent (une centaine) et elles seront élargies à 4 mètres, les nouvelles seront larges de 3 à 4 mètres ; elles seront "bordées" et bien séparées des voitures et des piétons par des murets d’environ 50 cm de haut. Autre particularité : elles seront fléchées, avec des panneaux indicateurs dont le design sera annoncé à la rentrée en même temps que le tracé exact de cette ligne 1, encore en négociations pour les détails, dont on sait déjà qu’il reliera des communes — pauvres — jusque-là oubliées : Vaulx-en-Velin et Saint-Fons. Ces 17 km démarrent même au Mas-du-Taureau et, note sa maire Hélène Geoffroy (PS) dans une pique gratuite à Grégory Doucet, « pour une fois les pistes cyclables sortent des quartiers

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Dominique Lawalrée, un minimaliste à découvrir au festival Superspectives

Minimalisme | Le festival de musique contemporaine Superspectives consacre toute une soirée au compositeur belge Dominique Lawalrée. Une figure clandestine de la musique minimaliste au charme artistique aussi discret qu’irrésistible.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 9 juin 2021

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Quel est le point commun entre la Belgique, Led Zeppelin et la liturgie dominicaine ? Dominique Lawalrée. Né en 1954, le compositeur belge a sorti une trentaine de disques singuliers, traversé une crise mystique en 1994, tout en sortant coup sur coup en 2014 et 2015 un ouvrage fouillé et admiratif sur les Beatles, puis un autre sur Led Zeppelin ! Une carrière tout sauf monocorde donc, même si, à l’écoute de certaines de ses quelque cinq cents œuvres (pour piano, orgue, synthétiseur, orchestre à cordes ou musique de chambre), ressort son goût pour le minimalisme et la musique répétitive. Erik Satie, Brian Eno, Morton Feldman, John Cage, Messiaen sont parmi ses influences les plus importantes. Dans Taciturne, journal écrit en 1984-85, Dominique Lawalrée se qualifie lui-même de… « gros plein de sons » ! « Morton Feldman a dit que si l’on ouvrait le ventre de Stockhausen on y trouverait quelque part John Cage. Si l’on ouvrait le mien on y trouverait non seulement Stockhausen, Feldman et Cage, mais encore des dizaines d’autres musiciens… Je dois donc maigrir, condition s

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Edo : Fourvière en éphémère pour Mory Sacko

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Adrien Simon | Mercredi 9 juin 2021

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On n’aurait pas parié sur l’esplanade de Fourvière comme l’un des hot spot de ce début d’été. Mais voilà que Mory Sacko y plante dès ce mercredi 9 juin son restaurant éphémère, expérimenté l’an dernier au Palais de Tokyo. La scénographie est signée Visual System, qui va dresser aux côtés de la basilique une structure de bois et de leds. Le chef explique l’intention : « croiser l’esprit des neon markets et de Shibuya la nuit avec les maquis, ces bars clandestins qu’on retrouve en Côte d’Ivoire, souvent cachés dans les broussailles — ici des éléments en bois. » On trouvera dans les verres des cocktails signés Julian Short, bartender sud-africain. Et évidemment, pour éponger, la street food de Mory Sacko : grillades de poulet, maquereau ou bœuf, tempuras de légumes, sandwich gatsby aux aubergines massala, frites de patates douces, crème sucrée au miso et glace café. Le projet est mené, entre autres (notamment en partenariat avec la Fondation Fourvière), par le groupe Assembly (le Silencio), qui devrait veiller à la programmation musicale. « C’est un endroit qui se veut aussi festif, avec un

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Mory Sacko : « on ne va pas au restaurant pour se nourrir »

Food | Quelques jours avant la réouverture de son resto Mosuke à Paris, mais surtout d'un atterrissage fracassant du côté de Fourvière avec le concept Edo, on a téléphoné au top chef Mory Sacko. Et parlé longuement confinement, partage et voyage. Et cuisines africaines.

Adrien Simon | Mercredi 9 juin 2021

Mory Sacko : « on ne va pas au restaurant pour se nourrir »

Vous disiez cet hiver, à propos du nouveau confinement : « faire des boîtes quand tu ouvres ton premier resto, c’est pas ce que tu préfères, deux ou trois mois pour tenir ok, mais si j’en suis encore là en mars… » Trois petits points. On est au mois de juin… Mory Sacko : Quand j’ai ouvert Mosuke [son premier restaurant, à Paris], on parlait déjà d’une deuxième vague de l’épidémie donc on savait qu’on allait sûrement devoir fermer, mais franchement personne n’imaginait que ce serait pour sept mois… Je ne suis pas tout à fait fou donc on était tout de même préparé à basculer sur une nouvelle formule [en l’occurrence des burgers au poulet frit], formule à emporter qui nous a permis de toucher une nouvelle clientèle, qui n’a pas forcément les moyens d’aller dans un restaurant gastronomique. Ça, c’est le côté positif, comme l’émission de cuisine que j’ai pu lancer sur France 3, mais il faut bien avouer que dans mon équipe tout le monde commence à fatiguer, surtout psychologiquement, et il était temps qu’on puisse rouvrir… Il y a beaucoup de

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Amphithéâtre des 3 Gaules : retour du Festival de la Basse-cour

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Nadja Pobel | Mercredi 9 juin 2021

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Berlin ? Non, Lyon. Amphithéâtre des 3 Gaules. Si vous passez par là, probablement que jamais ce lieu habituellement fermé ne vous aura paru si accueillant. Marion et Joseph à l’initiative de la salle, désormais fermée, du Nid de Poule, y présentent, en entrée libre et de 20h à 23h, la deuxième édition du Festival de la Basse-cour jusqu’au 2 juillet avec de jeunes talents du théâtre comme La Revue menée par La Grenade le 12 juin ou le très enthousiasmant Telle est la question les 15 et 16 juin. Karaoké le 10 juin et ciné en plein air à la fin du mois. La buvette se déploie après les représentions. On ne demande pas mieux !

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La route des Flandrin : trois artistes lyonnais au Musée des Beaux-Arts

Peinture Néo-classique | Le Musée des Beaux-Arts réunit les trois frères artistes Hippolyte, Paul et Auguste Flandrin, acteurs clefs de la scène lyonnaise du début du XIXe siècle. L’exposition foisonnante explore leur complicité artistique, et dévoile, dans un parcours thématique, nombre d’œuvres méconnues.

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"Nomadland" de Chloé Zhao : une reconquête de l’Ouest

Western | Une année en compagnie d’une sexagénaire jetée sur la route par les accidents de la vie. Un road trip à travers les décombres d’un pays usé et, cependant, vers la lumière. Poursuivant sa relecture du western et des grands espaces, Chloé Zhao donne envie de (re)croire à la possibilité d’un rêve américain. Primé au Tiff, Lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film.

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L’Ouest, le vrai : frappé par la désindustrialisation. Où les baraques préfabriquées sont ouvertes aux quatre vents et les villes devenues fantômes. Où une partie de la population, victime de maladies professionnelles, dort au cimetière et les survivants… survivent comme ils le peuvent. Certains, comme Fern à bord de son vieux van, ont pris la route et joint la communauté des nomades, enchaînant les boulots saisonniers au gré des latitudes. Loin d’ une partie de plaisir, son voyage sera tel un pèlerinage l’obligeant à se priver du superflu, l’autorisant à se défaire du pesant… Inspiré d’un livre-enquête de Jessica Bruder consacré aux victimes collatérales de la crise des subprimes de 2008 (des sexagénaires privés de toit poussés au nomadisme), Nomadland s’ouvre sur un carton détaillant l’exemple de la ville d’Empire dans le Nevada, passée de florissante à miséreuse, et nous fait suivre sa protagoniste en âge d’être à la retraite, cumulant des petits jobs précaires chez les nouveaux rois de l

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Lever de rideau pour l'Espace Gerson

Café-Théâtre | Après des mois de fermeture, l’Espace Gerson voit enfin le bout du tunnel et annonce sa réouverture le 9 juin ! Il nous plaît à penser que ce n’est pas (...)

Louise Grossen | Vendredi 11 juin 2021

Lever de rideau pour l'Espace Gerson

Après des mois de fermeture, l’Espace Gerson voit enfin le bout du tunnel et annonce sa réouverture le 9 juin ! Il nous plaît à penser que ce n’est pas un hasard si cette même date correspond à la journée mondiale du bien être… Coup d’envoi de ce retour donné par Karim Duval, qui raille les millenials dans Génération Y, avant une programmation bien fournie incluant Anthony Kavanagh lequel promet un spectacle dont on ressortira Happy. L'excellentissime Yanisse Kebbab reviendra lui conter ses histoires désopilantes dans That's my name. Le café-théâtre de la place Gerson dans le 5e pose pour l'instant les bases avec cette programmation à retrouver

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Lyon : RoofPop s'installe à la Part-Dieu

Street Food | C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour (...)

Louise Grossen | Vendredi 4 juin 2021

Lyon : RoofPop s'installe à la Part-Dieu

C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour profiter d’un afterwork. Ouvert depuis le jeudi 3 juin, ce nouveau spot fonctionne sept jours sur sept de 11h à minuit. Cette terrasse de 250 m2 gérée par Nomad Kitchens — qui pilote le Lyon Street Food Festival —, promet de rythmer l’été avec sa programmation bouillonnante de mixologues, de chefs et de DJs. Côté food, le RoofPop déballera sa caravane Airstream flambant neuve de laquelle abonderont burgers, tapas et diverses denrées estampillées street food. À accompagner d'une sélection de craft beers et de cocktails pop. Mais, car il y a un mais : le spot est éphémère, et f

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Street Reporters : allô le monde, ici la rue

Podcast | Où dormir ? Où manger ? Où se laver ? Où faire ses démarches ? Où trouver des protections périodiques ? Des questions auxquelles les personnes à la rue se heurtent quotidiennement. Le podcast Street Reporters initié par la Fondation Abbé Pierre offre aux personnes mal-logées l’occasion de prendre la parole et d’aborder leurs parcours de vie, leur expérience à la rue, et d’enfin rendre plus accessible une information parfois vitale.

Louise Grossen | Vendredi 11 juin 2021

Street Reporters : allô le monde, ici la rue

Initié en 2017 par L’agence régionale de la Fondation Abbé Pierre en Auvergne-Rhône-Alpes avec l’appui d’Atlantide Merlat, le podcast Street Reporters arrive en complément du Guide de l’Urgence sociale. Directrice de Péniche Accueil (lieu d’accueil journalier des publics en situation de rue, aide à la réinsertion et aide de première nécessité, située dans le 2e arrondissement), Atlantide Merlat, qui mène ce projet, nous explique : « le podcast était une alternative au livret qui existe déjà. On a vocation à le diffuser dans les structures d’accueil pour éclairer, informer, mais aussi dans des lieux de culture, les bibliothèques, etc. L’action, ça commence par un travail de sensibilisation et d’information pour tous. Je connais le monde de la précarité, je peux dire que le citoyen lambda, lui, ne le con

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Maître Grimme

Pop | Victor Roux aka Grimme nous avait sacrément tapé dans l'oreille avec son EP de 2015 et son album de 2017, The World's is all wrong but it's allright, qui (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 juin 2021

Maître Grimme

Victor Roux aka Grimme nous avait sacrément tapé dans l'oreille avec son EP de 2015 et son album de 2017, The World's is all wrong but it's allright, qui l'avaient installé, en ce qui nous concerne du moins, comme un des plus beaux artisans de la pop hexagonale chiadée. Et l'on était assez impatient de la suite aux annonces répétées de son changement d'idiome, le musicien passant de l'expression en anglais (alpha et oméga de la pop) à l'oral de français. Non sans une certaine appréhension. Totallement dissipée à l'écoute d'Un hôtel une étoile en 2020 et plus encore avec la sortie ce printemps d'Un manteau pour l'hiver, où la puissance cinématographique de ses chansons, l'onirisme de ses arrangements continuent de tisser une œuvre singulière, un monde à part. Grimme, Un manteau pour l'hiver (Vibrations sur le fil / Inouïe distribution)

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Raoul Vignal : de marbre et de douceur

Folk | Prince du finger-picking et des accords alternatifs – les lecteurs de Guitar Mag ou de La Gazette du Mediator comprendront –, le Lyonnais Raoul Vignal (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 juin 2021

Raoul Vignal : de marbre et de douceur

Prince du finger-picking et des accords alternatifs – les lecteurs de Guitar Mag ou de La Gazette du Mediator comprendront –, le Lyonnais Raoul Vignal n'en finit plus de livrer des albums impeccables qui après l'avoir installé comme ni plus ni moins que le Nick Drake français réussisent au fil du temps et des sorties à l'éloigner durablement de cette simple comparaison, certes flatteuse, mais à force sans doute un peu embarrassante. Car le chanteur-guitariste mérite, malgré le cousinage de son jeu et de sa voix avec ceux du barde de Tanworth-in-Arden, d'être jugé à l'aune de son propre talent et en toute indépendance. Plus que jamais son tout récent Years in Marble, troisième long format, devraient y inciter, où Vignal continue de s'imposer en orfèvre de la mélodie et de l'arrangement létal qui ne paie pourtant pas de mine. Une authentique leçon de folk, pastorale autant qu'urbaine, mélancolique autant que lumineuse et qui fait foisonner l'intime. Une merveille de plus à son actif.

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Samedi 12 juin, c'est le D-Day du disque

Disquaire Day | Le Disquaire Day c'est un peu la version pour adultes du dimanche de Pâques : ayant passé l'âge de traquer les œufs en chocolat dans le jardin de mémé, (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 juin 2021

Samedi 12 juin, c'est le D-Day du disque

Le Disquaire Day c'est un peu la version pour adultes du dimanche de Pâques : ayant passé l'âge de traquer les œufs en chocolat dans le jardin de mémé, l'amateur de vinyle se lance dans son annuelle grande chasse à la galette, avec une petite préférence pour les collectors – parfois dispensables, il faut bien l'avouer – édités spécialement pour l'occasion (un 45t live de Ziggy Stardust où Bowie a le hoquet à la fin de Starman ; un split single Adamo / Dinosaur Jr., ce genre). Et histoire de faire de la journée une fête qui ne soit pas que mercantile (on n'est pas des bêtes, enfin pas que), l'événement s'accompagne d'une poignée d'événements. Tels cette année, un showcase de la jeune Claire Days, ancienne finaliste du Ninkasi Musik Lab (dont le Creatures sort le 23 juin), au Village du Disquaire Day (situé à l'Away Hostel, du côté de Croix-Paquet), deux concerts d'After Geography (pop en survêt') et de Midnight Cassette (psyché pop franco-néo Z) au Groom. Ce dernier fera l'objet d'un enregistrement sur vi

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Les 100 ans de l'Institut Franco-Chinois avec Guillaume Degé

Art Contemporain | Il y a cent ans, la Chine installait sur la colline de Fourvière sa première université à l’étranger, et créait (avec la coopération de la ville de Lyon) (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 11 juin 2021

Les 100 ans de l'Institut Franco-Chinois avec Guillaume Degé

Il y a cent ans, la Chine installait sur la colline de Fourvière sa première université à l’étranger, et créait (avec la coopération de la ville de Lyon) l’Institut Franco-Chinois. Celui-ci reçut, entre 1921 et 1946, quelque 470 étudiants, en quête de savoirs et de technologies occidentaux. Le petit musée qui est consacré à cette histoire singulière vient de rénover ses espaces et son parcours, constitué d’une poignée de salles thématiques : reconstitution d’une chambre d’une étudiante en littérature, évocation de la bibliothèque de l’institut, présentation de quelques pièces asiatiques de la collection Guimet… Pour ce centième anniversaire, le Nouvel Institut Franco-Chinois a invité l’artiste (et sinologue) français Guillaume Degé à exposer ses gouaches sur papier chinois et ses céramiques récentes. Les premières laissent libre cours à des formes qui oscillent entre monde minéral et monde végétal, évocations sexuelles masculines et féminines, couleurs acidulées et tons de gris… Un univers non figuratif

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Institut Lumière : Spike Lee dans le rétro

Rétrospective | Films, pubs ou clips, ses “joints“ ont enflammé les écrans dès la fin des années 1980 et leur esthétique a en partie modelé celle des années 1990. Moins prolifique depuis une quinzaine d’années, Spike Lee est revenu au premier plan avec BlacKkKlansman en 2018 et préside le jury cannois cette année. Le bon timing pour une rétrospective à l’Institut Lumière.

Vincent Raymond | Lundi 7 juin 2021

Institut Lumière : Spike Lee dans le rétro

Il y a du Miles Davis chez Spike Lee. Comprenez : une conscience aigüe de son talent et des privilèges qu’il octroie lorsque l’on est issu d’une minorité visible politiquement ostracisée ; une carrière prolifique, la même excentricité tirée à quatre épingles, ainsi qu’une propension à l’indocilité et aux esclandres — ici, on dirait « à jouer les grandes gueules » — que seuls ne craignent pas de commettre les fils de bonne famille. Cela ne l’empêche pas de s’attacher aux quartiers populaires à ses débuts — Do The Right Thing (1989), comme à des sujets éminemment politiques — Malcolm X (1992), Get on the Bus (1996), son prisme principal demeurant de représenter à travers l’Histoire une communauté afro-américaine qui l’est fort peu à l’écran. Produit par sa société 40 Acres & & A Mule Filmworks (pied-de-nez à l’indemnisation jadis allouée au esclaves affranchis), son cinéma forme la part vis

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Lyon : Écrans Mixtes invite Gaël Morel et Ulrike Ottinger pour sa onzième édition

Festival | Depuis dix ans, Écrans Mixtes s’attache à brosser un panorama des cinémas queer des plus vastes, c’est-à-dire ouvert à toutes les chapelles, sans exclusive. (...)

Vincent Raymond | Jeudi 3 juin 2021

Lyon : Écrans Mixtes invite Gaël Morel et Ulrike Ottinger pour sa onzième édition

Depuis dix ans, Écrans Mixtes s’attache à brosser un panorama des cinémas queer des plus vastes, c’est-à-dire ouvert à toutes les chapelles, sans exclusive. Cultivant la fidélité (Philippe Vallois est un exemple) autant que le goût pour le patrimoine, sa programmation sait rendre compte des évolutions des genres — ce qui n’est pas un vain mot — comme de leur représentation en accueillant un public grandissant, séduit par ce mélange autant que par l’éclectisme de l’affiche et des invités. Décalée à l’entrée de l’été, cette édition 2021 reste prestigieuse : outre les rétrospectives à Gaël Morel et Ulrike Ottinger (en leur présence), l’hommage à Delphine Seyrig, féérique emblème de l’affiche, il faut noter le focus New Queer Cinema Female Gaze permettant de (re)voir des films des années 1990 pour la plupart, signés par des autrices lesbiennes et/ou abordant l’homosexualité féminine (Go Fish, Orlando, High Art

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Jean-Pierre Améris et Anne Fontaine présentent leurs nouveaux films au Pathé Bellecour

Avant-Premières | Un retour aux sources double, triple, quadruple même pour la première avant-première proposée par le Pathé Bellecour le vendredi 18 juin à 19h45, Profession (...)

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Jean-Pierre Améris et Anne Fontaine présentent leurs nouveaux films au Pathé Bellecour

Un retour aux sources double, triple, quadruple même pour la première avant-première proposée par le Pathé Bellecour le vendredi 18 juin à 19h45, Profession du père : il s’agit en effet de l’adaptation d’un roman de Sorj Chalandon inspiré de son enfance à Lyon, tournée principalement à Lyon par le Lyonnais Jean-Pierre Améris (présent lors de la séance) et co-produit par Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma. Suivra le mardi 22 à 20h25 Présidents de Anne Fontaine en sa présence, ainsi que celle de ses comédienne Doria Tillier et Pascale Arbillot (sous réserve) — l’équipe sera également présente le même soir à l’UGC Confluence à 19h30 et au Comœdia à 21h. Ah, et il se murmure qu’une autre équipe serait en voie de confirmer sa venue la même semaine. Restez branchés !

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Entendons-nous bien : trois films tournant autour du son et de l'ouïe à voir en salles

Théma | À force de louer les qualités visuelles du cinéma, on en oublierait presque qu’il marche sur une autre jambe : son oreille, si l’on ose dire. Et que son, musique ou écoute sont décisifs…

Vincent Raymond | Jeudi 10 juin 2021

Entendons-nous bien : trois films tournant autour du son et de l'ouïe à voir en salles

Sans un bruit 2 devait sortir en mars dernier. Et puis, crac ! Pandémie, confinement, fermeture des salles, silence radio… Un écho assez troublant pour cette suite au thriller survivaliste de (et avec) John Krasinsky, dont le succès (légitime) et surtout l’hallucinante rentabilité (20 fois la mise) avaient sans peine convaincu les producteurs de prolonger l’aventure. Seize mois après la date initiale — et après notre douloureuse promesse de maintenir le silence sur l’intrigue — sort donc le 16 juin cette séquelle parée d’un prologue décrivant l’invasion par le ciel de créatures chassant tout ce qui bouge à l’oreille ; des prédateurs monstrueux dont les fréquences des appareils auditifs de la fille de l’héroïne sont, avec l’eau, les seuls talons d’Achille connus. Dans cet opus, où Evelyn et sa famille partent à la recherche d’autres survivants, les rues désertes, la paranoïa galopante ou les zones censément à l’abri (des huis clos sur le point de devenir de nouveaux clusters) prennent dans le contexte du Covid un relief d’un réalisme insoupçonné. Le silence obligé des protagonistes contamine la salle et le susp

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Teen Movies, tour des sorties de juin

Théma | Place aux jeunes ! Devant (parfois aussi derrière) la caméra, les grands ados métaphorisent à l’écran les métamorphoses dont ils sont les témoins privilégiés. Il y en a pour tous les goûts…

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Teen Movies, tour des sorties de juin

Débutons par une débutante très exposée, Suzanne Lindon et ses Seize Printemps (sortie le 16 juin), vraie fausse auto-fiction autour d’une néo-effrontée du (très) beau Quartier Latin parisien, tombant en pâmoison face à un comédien de théâtre trentenaire… Disons que c’est conforme à ce que l'on peut en attendre, pour le pire et le meilleur : naïf et autocentré (c’est le sujet), le fait qu’il soit interprété par la réalisatrice interroge sur la distance qu’elle veut poser par rapport à son personnage. Y a-t-il du recul, de l’ironie par rapport à certains clichés propres à ce genre de films, au milieu qui est le sien et qu’elle décrit, à son recours un peu gratuit à la comédie musicale (en hommage à Decouflé ?), à sa personne ? Il faudra attendre son prochain film pour être fixé. Freaky de Christopher Landon (sortie le 23 juin) offre de son côté une vision franchement plus décalée de l’irruption dans le monde des adultes, puisqu’elle reprend en mode comédie horrifique, production Blumhouse oblige, le désormais classique switch de

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"Le Discours" de Laurent Tirard : tu parles ? Tu parles !

ECRANS | Laurent Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby. Avec Sara Giraudeau et Kyan Khojandi.

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c’est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce… Le Discours n’est pas un film, c’est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s’amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l’aboutissement ou l’évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêchent pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l’espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental. Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l’œuvre de l’auteur (et bédéiste) en l’accommodant de variations oulipien

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Nuits de Fourvière : bienvenue au théâtre des Flandres

Théâtre | Les Nuits de Fourvière s’apprêtent à faire souffler un vent de Flandres revigorant sur le théâtre lyonnais. Guy Cassiers, les comp. Marius et les tg STAN débarquent du Thalys avec leur art de l’immédiateté, que ce soit dans des décors minimalistes ou dans la sophistication des images. Au centre : le texte. Embarquement immédiat.

Nadja Pobel | Vendredi 11 juin 2021

Nuits de Fourvière : bienvenue au théâtre des Flandres

Il y a les flandriennes et les flandriens. Les premières désignent ces classiques cyclistes à se damner qui font les beaux jours du début du printemps et embarquent le peloton sur ses murs et ses monts. Les seconds sont les artistes que les Nuits de Fourvière accueillent dans cette édition : Guy Cassiers, les tg STAN et les comp. Marius. Le premier est un des symbole de la "vague flamande" qui a vu renaitre dans les année 90 sur la scène européenne les arts de la scène néerlandophone avec Jan Lawers, Jan Fabre, Anne Teresa De Keersmaeker… Les deux collectifs ont cheminé ensemble au Conservatoire d’Anvers ; Waas Gramser a co-fondé les tg STAN puis travaillé en compagnie avec Guy Cassiers de 1994 à 2005 avant de fonder les Marius avec Kris Van Trier. Auteurs vivants et mythes Tout trois ne travaillent pas avec les mêmes outils mais placent au cœur de leur réflexion le texte et la

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100 ans de la radio : « je n’ai jamais parlé dans un micro de ma vie »

Médias | Hommes de radio, pirates des ondes, doux dingues ayant senti le vent tourner à l’aube des années 80 quand Mitterrand élu s’apprêtait à libérer les fréquences : Serge Boissat et Christophe Mahé ont tous deux vécu pied au plancher l’époque baptisée "radios libres". Ils ne se parlaient pas, n’avaient rien à fricoter ensemble, l’un doit son succès aux cocos, l’autre ses débuts à Chirac. Mais ils partagent ce même amour inconditionnel d’un média qui a marqué des générations : la radio. Et sont les deux faces d’une même pièce ayant fait vibrer les ondes lyonnaises des 80’s. Au micro, les deux protagonistes de cette fabuleuse histoire : Serge Boissat, dictateur de la cultissime Radio Bellevue, décédé durant l’été 2018, et Christophe Mahé, entrepreneur à succès et patron de Espace Group. Ce sont les 100 ans de la radio : pump up the volume !

Sébastien Broquet | Mardi 1 juin 2021

100 ans de la radio : « je n’ai jamais parlé dans un micro de ma vie »

Serge Boissat : My name is Serge Boissat. 1973, j’ouvre ma boutique Bouldingue. 1975, mon frère et trois potes montent une structure nommée Veronica. Plein de petits concerts sont organisés, des trucs de rock progressif comme Van Der Graaf Generator ou Caravan. Et les Rolling Stones au Palais des Sports. À un moment, ils ont trop grossi. Jean-Pierre Pommier démarrait, en tant que banquier il a commencé à financer un concert ou deux. Pommier, il a plein de défauts, il m’horripile des fois, même tout le temps… Sauf quand il est bourré. Lui venait de faire Kevin Ayers, bien dans le même style que ce que faisait Veronica. Donc, ils se sont associés. Et ils ont ouvert le Rock’n’Roll Mops. J’y ai passé deux mois et demi. Le Rock’n’Roll Mops, c’est le début

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3iS : l'école de référence pour les métiers de l'image et du son

ACTUS | Post bac, réorientation, poursuite d’études… si vous êtes féru de cinéma, de séries, ou même de podcasts, et êtes à la recherche d’une formation en audiovisuel, cinéma ou son, c’est ici qu’il faut frapper.

Article Partenaire | Mardi 1 juin 2021

3iS : l'école de référence pour les métiers de l'image et du son

Avec déjà 4 campus en France, l’école 3iS s’est vite imposée comme la référence européenne des écoles dédiées aux métiers de l’image et du son. 3iS vous prépare avec professionnalisme, technicité et créativité à une multitude de métiers dans le monde du cinéma, de la télé, du web ou encore des jeux vidéo. Le campus lyonnais Situé depuis peu dans l’agglomération lyonnaise, le jeune campus 3iS accueille les étudiants en Cinéma & Audiovisuel et Son à Bron, ville limitrophe de Lyon. Parfaitement desservi par les transports en commun lyonnais (TCL), le campus 3iS à Lyon permet à ses étudiants de profiter de la vie lyonnaise en toute facilité. Sur plus de 2 400 m2 de locaux neufs, les étudiants du campus lyonnais bénéficient de 400 m2 de plateau de tournage, deux amphis, cinq salles de TD, un magasin, une salle informatique, et pas moins de 16 stations de montage pour permettre aux jeunes passionnés de cinéma, d’audiovisuel et de son de se former dans les meilleures conditions. Bref, au sein de 3iS, sont formés les futurs metteurs en scène, réalisateurs, régisseurs, perchmans, cadreurs monteurs ou ingé son cinéma, tv, radio… av

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Patrick Penot : « être plus international que jamais »

Sens Interdits | Malgré la crise sanitaire et les difficultés à circuler à travers le monde, Patrick Penot annonce que la 7e édition du festival international de théâtre Sens interdits se tiendra du 13 au 30 octobre prochain dans la Métropole de Lyon. Et le Chili sera à l’honneur. Interview et programme.

Nadja Pobel | Jeudi 3 juin 2021

Patrick Penot : « être plus international que jamais »

Comment la crise sanitaire percute-t-elle ce festival dédié à l’international ? Patrick Penot : La crise a accéléré le temps — on est tous déjà en 2023, 2024. Elle va laisser des traces durables qui vont peut-être nous amener à des choses plus importantes qu’auparavant. À l’heure actuelle, le mot "international" comporte immédiatement des ombres — ce n’est pas le moment pour la planète, pour nos économies, les compagnies d’ici souffrent… — et bien je me dis, au contraire, que c’est le moment ou jamais d’insister sur la nécessaire confrontation des cultures, des langues, des savoir-faire. On doit être plus international que jamais. Car il est question de solidarités avec les artistes. La crise nous oblige à ne pas être auto-centrés sur nos besoins et nos statuts. On appartient à un des rares pays au monde où la culture est aidée à ce niveau-là. Je suis entouré des gens qui n’ont aucun accompagnement social : au Chili, en Afrique, au fin fond de la Russie. Cette précarité les renforce encore plus dans leur détermination à donner de la voix aux sans-voix. Le Chili est invité d’honneur avec cinq spectacle

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Villeurbanne : au Zola, Ciné O’Clock is back

Festival | Rattrapage au Zola, la suite. Après la version 2020+1 du Festival du Film Court fin mai, place à Ciné O’Clock et au cinéma britannique et irlandais, condensé (...)

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Villeurbanne : au Zola, Ciné O’Clock is back

Rattrapage au Zola, la suite. Après la version 2020+1 du Festival du Film Court fin mai, place à Ciné O’Clock et au cinéma britannique et irlandais, condensé sur le week-end du 11 au 13 juin — ce qui ne l’empêche pas d’être diablement appétissant. Côté nouveautés ou inédits, Dream Horse de Euros Lyn, The Song of Names de François Girard, Louxor de Zeina Durra, Ammonite de Francis Lee, Crock of Gold de Julian Temple (documentaire sur Shane McGowan en avant-première), Sisters with Transistors de Lisa Rovner (un autre doc, sur les pionnières de la musique électronique, précédant un DJ set de Marion Bornaz aka Maria Rockmore

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Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Festival | Édition hors-série, limitée question lieux (deux seulement), jauges et horaires, mais édition aguicheuse et conservant l'ADN du festival : Nuits sonores pense futur sans renier ses basiques et convie aussi bien la star Jeff Mills que la newcomer Lala &ce en juillet 2021. On détaille.

Sébastien Broquet | Jeudi 27 mai 2021

Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Au milieu d'un torrent d'incertitudes (debout ou pas ? comment fonctionneront les bars et la restauration ? pass sanitaire ou pas ? ), le festival Nuits sonores a réussi à concocter une programmation fûtée pour gens couchés qui finalement se lèveront peut-être. Avec une grosse dose d'artistes locaux, parfois emblématiques de la ville (on pense à High Tone et Flore), de découvertes, de quelques stars des musiques électroniques aussi — tel Jeff Mills qui vit à Paris, ou Chloé. Bref, une programmation qui ne renie rien des engagements du festival et fait clairement envie. Avec même le groupe le plus excitant du continent africain contemporain, les natifs de Kinshasa Fulu Miziki, dont l'album doit paraître prochainement sur Crammed Discs. « Avec une édition hors-série et pour la première fois estivale, le festival se réinventera autour de nouveaux récits, d’une nouvelle temporaliteL

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Lyon : Mory Sacko ouvre Edo, resto éphémère sur l'esplanade de Fourvière

Food | Edo, tel est le nom de code de ce restaurant éphémère, entièrement en terrasse, que le chef acclamé et récemment étoilé Mory Sacko ouvre dès le 9 juin sur l'esplanade de la Basilique de Fourvière. Le spot de l'été, assurément.

Sébastien Broquet | Mercredi 26 mai 2021

Lyon : Mory Sacko ouvre Edo, resto éphémère sur l'esplanade de Fourvière

Après l'annonce du retour en ville de la team du Café Sillon et de Mathieu Rostaing-Tayard avec Micro Sillon, les nouvelles excitantes se succèdent pour les amatrices et amateurs de food à Lyon : c'est désormais Mory Sacko, l'acclamé jeune chef de MoSuke dans le 14e arrondissement à Paris — où il mêle les influences africaines, japonaises et françaises —, tout juste récompensé d'une étoile Michelin en janvier dernier après avoir été révélé en 2020 dans l'émission TV Top Chef, qui dévoile l'installation d'un restaurant éphémère cet été à Lyon... sur l'esplanade de Fourvière, avec vue panoramique sur la cité ! Edo, concept itinérant qui avait régalé l'été dernier en créant une immense terrasse sur le parvis du Palais de Tokyo face à la Tour Eiffel, part donc cette année en tournée — après Lyon, ce sont Marseille (au Cercle des Nageurs de Marseill

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"Vers la bataille" et "Si le vent tombe" : si loin, si proches

Cinéma | L’époque et la géographie les oppose, mais les protagonistes de "Vers la bataille" et de "Si le vent tombe" ont beaucoup en commun. À commencer par le fait d’être des Français temporairement expatriés et irrésistiblement attirés par le souffle de la guerre…

Vincent Raymond | Mercredi 26 mai 2021

La Guerre et ce qui s’ensuivit, écrivait Aragon. Quelle que soit l’âge du conflit, le déroulement sur le terrain est identique : les corps des belligérants (et des malheureux civils au mauvais endroit, au mauvais moment) finissent hachés par une pluie de boue et de mitraille, après avoir été laminés par l’angoisse d’être touchés. La raison commanderait de fuir à tout prix ces zones de haut péril, mais la raison, on la connaît, a parfois les siennes, hors de toute logique. Pour Louis dans Vers la bataille de Aurélien Vernhes-Lermusiaux, c’est d’aller photographier au plus près l’Expédition du Mexique de 1861 (et sa déroute) à la demande de l’armée française, histoire d'oublier la mort de son fis. Pour Alain dans Si le vent tombe de Nora Martirosyan, c’est d’aller observer de ses yeux cette ligne de front ayant justifié sa venue au Haut-Karabagh pour inspecter un aéroport afin de lui donner l’autorisation d’ouvrir ; cette même ligne de front exigeant que le rapport soit défavorables po

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Onigiri Records, un nouveau disquaire tourné vers le Japon

Disquaire | Onigiri Records, c’est la fusion des deux passions de Nils Helwig, qui s'apprête à ouvrir la boutique avec Fanny Durand : le Japon, dont le Nîmois (...)

Louise Grossen | Lundi 7 juin 2021

Onigiri Records, un nouveau disquaire tourné vers le Japon

Onigiri Records, c’est la fusion des deux passions de Nils Helwig, qui s'apprête à ouvrir la boutique avec Fanny Durand : le Japon, dont le Nîmois est tombé amoureux il y a plusieurs années, et son appétence pour la musique électronique qu’il a affinée à force de fouiller dans les rayons de feu Chez Émile. « Quand Chez Émile Records a fermé, il me manquait un endroit où chiner de la musique électronique. Entre-temps, je suis parti au Japon et j’ai vraiment découvert le funk japonais et la city pop. Le projet est né comme ça, j’ai eu envie de ramener ces influences dans une boutique et proposer une expérience cool. Il m'a fallu plusieurs années avant de trouver le local qui convenait. » Le local en question, c’est l’ancienne boutique de Danielle Bentito. Coiffeuse depuis plus de 40 ans rue Chevreul, elle est une figure emblématique du 7e à qui l’on doit notamment l’organisation de la grande brocante... Pour les diggers, et les autres La boutique en cours de rénovation se partagera en plusieurs espaces : 40m2 en intérieur surplombés d’une mez

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Nick Cave aux Nuits de Fourvière en 2022

Festival | Les fans de Nick Cave n'ont sans doute pas oublié, ni ne se sont remis du magistral concert perpétré par l'Australien en juillet 2013 à Fourvière, en sortie du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Nick Cave aux Nuits de Fourvière en 2022

Les fans de Nick Cave n'ont sans doute pas oublié, ni ne se sont remis du magistral concert perpétré par l'Australien en juillet 2013 à Fourvière, en sortie du classieux Push the sky away. Parmi ces fans, l'une des plus hardcore, Sophie Broyer arrivée l'an dernier aux fonctions de programmatrice des Nuits de Fourvière – et qui n'a guère eu l'occasion d'étrenner de manière satisfaisante ses grandes compétences. Elle se rattrapera manifestement l'an prochain puisque viennent d'être annoncés non pas un mais deux concerts du Cave et de ses Bad Seeds, les 6 et 7 juin 2022 sur la scène du théâtre antique. Certes, ce n'est pas demain la veille – et d'ailleurs la billetterie n'ouvrira pas avant l'année prochaine – mais c'est toujours de la belle perspective de vrai monde d'après. Ce soir là, on repensera sans nostalgie à 2020 et 2021 et on kiffera

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Matthias Schoenaerts : « Sons of Philadelphia, c’est plus un film social qu’un film de genre »

Polar | Le comédien belge désormais international accompagne l’auteur et scénariste de polars Jérémie Guez dans sa première aventure outre-Atlantique, le très réussi Sons of Philadelphia, où il compose un mafieux pris en étau entre vengeance familiale et morale…

Vincent Raymond | Mercredi 26 mai 2021

Matthias Schoenaerts : « Sons of Philadelphia, c’est plus un film social qu’un film de genre »

Dans Sons of Philadelphia, le personnage de Peter que vous interprétez présente une sorte de cousinage avec celui de Jacky dans Bullhead, qui vous a révélé. Sa fin est toutefois plus heureuse, puisqu’il a ici sa revanche… Matthias Schoenaerts : Ces similitudes me fascinent. En fait, ces deux personnages sont écartelés. D’un côté, il y a leur “public persona“ en accord avec l’univers dans lequel ils vivent ; de l’autre, leur vraie personne qu’ils n’ont jamais réussi à développer, et c’est une tragédie profonde. Si je regarde autour de moi, et sans porter quelque jugement que ce soit, beaucoup de gens vivent une vie qui n’est pas en accord avec qui ils sont vraiment. Ils prennent des décisions qui ne sont pas vraiment les leurs, ils vivent une vie qui n’est pas vraiment la leur mais qui au bout d’un moment, devient la leur même si ce n’est pas celle qu’ils devaient avoir. Pour moi, c’est une tragédie humaine et pour moi, ce film, c’est bien plus qu’un film de gangster, c’est vraiment une tragédie humaine pour cette personne qui ne sera jamais qui elle est. En cela, il y a effectivement une similitude ent

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Lyon : cinq expositions à voir en juin

Bons Plans | Des frères Flandrin à l’entreprise de bio-chimie Monsanto, en passant par l’enfance vue par Marine Joatton, le mois de juin est placé sous le signe de la diversité, dans les musées et les galeries du Grand Lyon.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 3 juin 2021

Lyon : cinq expositions à voir en juin

Aller voir ailleurs La galerie photo Le Réverbère a eu des envies d’ailleurs et a proposé à (presque) tous ses photographes de présenter un petit ensemble d’images autour de cette thématique. L’ailleurs ici peut être bien sûr le voyage lointain, mais aussi l’ailleurs intime et nocturne avec deux photographies prises depuis une voiture par Julien Magre, l’ailleurs des images avec un travail sur leur texture par Serge Clément, l’ailleurs dans le temps avec des images anciennes de Bernard Plossu. Envie(s) d’ailleurs ! Au Réverbère jusqu’au 31 juillet La fratrie Flandrin Auguste, Hippolyte et Paul Flandrin ont marqué la scène artistique lyonnaise du XIXe siècle, et au-delà. Artistes et frères, ils furent aussi et surtout complices dans leurs projets de création, formant une sorte de collectif familial. Le Musée des Beaux-Arts propose de (re)découvrir leurs œ

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Exib, un nouvel espace d’art hybride

Art Contemporain | Une nouvelle galerie d'art, Exib, s'installe dans le 7e arrondissement.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 26 mai 2021

Exib, un nouvel espace d’art hybride

Dans le quartier de la Guillotière, à deux pas de la galerie La Rage (une galerie d’art brut), un nouvel espace d’exposition est né : Exib. Rien de trop ici : des cimaises sur deux niveaux assez étroits, quelques tables dans un espace séparé et une mini terrasse dans une cour intérieure. Fondé et géré par Fabien Rambert, Exib se veut tout à la fois un lieu d’exposition, de restauration, d’ateliers et d’événements divers… Les artistes Mara Tchouhadjian, Alfredo Piola et Monsieur Caramel (artiste et pâtissier !) inaugurent les lieux avec des œuvres médiums hétérogènes (sculptures, peintures, photographies…) déclinant le motif du lien et du nœud. Bonhommes faits de nœuds, lignes dessinées ou en fil de laiton entrelacées… Un fil à suivre, en trois brins, dans cet endroit fort sympathique. Mara Tchouhadjian, Alfredo Piola, Monsieur Caramel, En boucles À Exib (5 rue d

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Un nouveau Ninkasi au cœur d'OL Vallée

Brasserie | La saison prochaine, les supporters de l’Olympique Lyonnais pourront retrouver la saveur d'une mousse d'avant-match dans un Ninkasi comme du (...)

Louise Grossen | Vendredi 21 mai 2021

Un nouveau Ninkasi au cœur d'OL Vallée

La saison prochaine, les supporters de l’Olympique Lyonnais pourront retrouver la saveur d'une mousse d'avant-match dans un Ninkasi comme du temps de Gerland. 160 places en intérieur, 100 supplémentaires en terrasse pour savourer les 17 variétés de bières de la marque ou découvrir la récente gamme des spiritueux maison, c'est le programme de ce tout nouveau Ninkasi qui ouvrira le 7 juin sur le site d'OL Vallée. À la direction : Olivier Milesi, ancien gérant du Ninkasi Sans Souci. Côté food, on se délectera des désormais traditionnels burgers, bagels et frites maison. Et la programmation viendra confirmer le concept "bières burgers musique" avec au menu : blind tests, concerts d'artistes locaux, soirée disco bingo & karaoké. Ninkasi OL Vallée 2 avenue Simone Veil, 69150 Décines-Charpieu Du dimanche au mercredi de 11h à minuit Du jeudi au same

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Jazz à Vienne : les deux dates de Marcus Miller annulées

Festival | Ce devait être l'un des moments phares de cette édition forcément un peu spéciale de Jazz à Vienne : deux concerts programmés les 4 et 6 juillet de celui qui est (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 21 mai 2021

Jazz à Vienne : les deux dates de Marcus Miller annulées

Ce devait être l'un des moments phares de cette édition forcément un peu spéciale de Jazz à Vienne : deux concerts programmés les 4 et 6 juillet de celui qui est l'un des grands habitués du festival, Marcus Miller. Malheureusement, le bassiste américain a pris la décision d'annuler sa tournée estivale en Europe dont évidemment les deux dates viennoises, invoquant notamment les difficultés liée à la circulation internationale dans le contexte de la Covid – qui a quasiment éradiqué la présence d'artistes américains dans les festivals ayant choisi de se produire cet été. Jazz à Vienne réfléchit à des solutions de remplacements qui devraient être annoncées dans les prochains jours.

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Le TNP, l’occupation, la reprise et la saison à venir

Théâtre | « Temps inédits ». Jean Bellorini a pesé ces mots le 20 mai dernier pour parfaire ce numéro d’équilibre qui consistait à présenter la saison 2021-22, lancer le résidu de miettes de 2020-21 et évoquer les occupants sur le site du TNP depuis des semaines. Avec tact et conviction, il est parvenu à tout cela. Résumé de situation et détail de ce qui s’annonce.

Nadja Pobel | Mardi 25 mai 2021

Le TNP, l’occupation, la reprise et la saison à venir

Il n’y a eu au TNP que neuf levers de rideaux cette saison. Jean Bellorini lui-même, nommé à la direction de ce centre dramatique national le 1er janvier 2020, n’a jamais présenté ses créations au public villeurbannais. Il ne le connait pas, a-t-il dit à plusieurs reprises ces derniers mois, ajoutant lors de la conférence de presse de la saison 2021-22, le jeudi 20 mai, avoir « le regret de ne pas avoir mené quelque chose de plus fou et franc-tireur comme si j’avais été en terrain connu comme à Saint-Denis [au Théâtre Gérard-Philipe CDN, qu’il a dirigé de 2014 à 2019] ». Comme si le silence était asphyxiant. « Ça fait un an et demi qu’on nous balade » Car, avant de présenter sa très dense saison à venir, il est revenu sur la façon dont cette pandémie a touché son secteur, l’incompréhension face à certaines prérogatives : « des enfants allaient à la piscine sous le TNP, ils pouvaient descendre quelques marches alors pourquoi ne pouvaient-ils pas les monter pour voir un spectacle ? » Dont acte, le TNP ira dans les écoles, lycées, universités avec Onéguine. De même, si l

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Pendaison de crémaillère : Fika

ACTUS | Tout nouveau coffee-shop apparu au bas des Pentes durant le confinement, Fika régale par ses pâtisseries et plats gourmands comme par ses cafés sélectionnés avec soin chaque semaine : visite !

La rédaction | Vendredi 21 mai 2021

Pendaison de crémaillère : Fika

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La Sucrière : Saint-Exupéry, l’aventurier

Exposition | Immersive mais pas que. L’exposition sur Saint-Exupéry à La Sucrière prouve, dans sa partie classique et biographique, qu’il n’est nul besoin d’épater pour être intéressant.

Nadja Pobel | Mercredi 26 mai 2021

La Sucrière : Saint-Exupéry, l’aventurier

Pilotée par Tempora, agence de conception d’exposition bruxelloise déjà en charge ici même de celle de Steve McCurry, Un Petit Prince parmi les hommes manie habilement trois parties bien distinctes les unes des autres. En introduction, le sculpteur Arnaud Nazare-Aga propose ses figurines blanches en résine de fibre de verre vernissées plongées dans une nuit étoilée ; en conclusion, une sorte de son et lumière résume la vie de cet écrivain-aviateur dont les épisodes sont déclinés chronologiquement dans une très solide deuxième partie. Ainsi, avec des objets, photos, panneaux de textes, c’est l’histoire d’un écorché vif humaniste et casse-cou qui se déploie via les archives conservées par son épouse Consuelo et quelques prêts du musée du Bourget. De la djellaba de son premier voyage à Cap Juby (où il écrira son premier roman Terre des hommes) à sa nomination à l’Aéropostale argentine, du thermos cabossé relique de son accident dans le désert libyen à ses films

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Mathieu Rostaing-Tayard et Joanna Figuet de retour à Lyon avec Micro Sillon

Bar à vin | Mathieu Rostaing-Tayard, l'ancien chef du Café Sillon et du 126, ouvre un bar-cave à vin dans le 1er arrondissement, confié à son ancienne sommelière et désormais associée, Joanna Figuet. Baptisé Micro Sillon, ce spot forcément très attendu ouvrira le mardi 15 juin.

Sébastien Broquet | Jeudi 20 mai 2021

Mathieu Rostaing-Tayard et Joanna Figuet de retour à Lyon avec Micro Sillon

C'est l'événément de l'été côté food à Lyon : Mathieu Rostaing-Tayard s'apprête à faire son retour, aux côtés de l'ancienne sommelière du Café Sillon, Joanna Figuet. Tous deux, associés, ont repris le Vin des Vivants, ancienne cave / bar où l'on adorait se poser en terrasse ombragée pour l'apéro, que Mathieu Perrin leur a cédé. Le nom de ce nouveau spot qui va obligatoirement draîner tout ce que la ville compte de fins gourmets et bon vivants : Micro Sillon. Of course. Mathieu Rostaing-Tayard nous détaille le concept : « c'est un projet que nous avons construit ensemble, tous les deux. C'est Joanna qui va le gérer au quotidien, car je vis maintenant au Pays Basque. Micro Sillon est une cave et bar à vin, où l'on présentera des vignerons que l'on aime comme Daniel Sage, Claude Courtois ou encore Philippe Valette. Avec de la petite restauration, uniquement le soir, des plats simples — enfin, simples... pour nous — et peu cuisinés. Avec des produits sélectionnés par mes soins, très bie

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Ils font la ville : Jean-Louis Musy (Expérience)

ACTUS | (...)

La rédaction | Mercredi 19 mai 2021

Ils font la ville : Jean-Louis Musy (Expérience)

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Pendaison de crémaillère : Le Périscope

ACTUS | (...)

La rédaction | Mercredi 19 mai 2021

Pendaison de crémaillère : Le Périscope

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