Les Inattendus

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

Photo : © DR


Désormais labellisé “festival de films hors normes“, Les Inattendus offrent comme à chaque rendez-vous biennal un copieux menu : 116 films pour ce millésime 2020 — dont beaucoup projetés en pellicule, chic ! — répartis entre la programmation généraliste et deux théma : "Territoire(s) commun(s)" et "Cinémagnétic" (visant à filmer l'indicible, beau projet). À cela il faut ajouter quelques temps forts, telle la soirée d'ouverture — “La Fête de la lumière“ — durant laquelle se succèderont trois performances alléchantes, avec ou sans pellicule 16mm. À noter également une invitation à une figure atypique du cinéma, le diariste-expérimenteur Boris Lehman le 17 février, délocalisée au Zola ; enfin deux événements pour le jour de la clôture : une performance d'Olivier Bosson puis une projection sonorisée en direct du documentaire Matkormano portant sur un étrange illuminé des années 1950, Maurice Gérard. Vous voici prévenu, mais rassurez-vous : il reste de nombreux inattendus…

Les Inattendus
À Chromatique ​du vendredi 14 au 22 février


Festival les Inattendus

Festival de films hors normes

Festival de films hors normes

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Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Un festival très indépendant

Plus de cent œuvres choisies parmi plus de 1100 films candidats, envoyés du monde entier… Loin des grosses machineries, Le Festival des Inattendus, 11e du nom, invite pendant neuf jours le public à visionner (gratuitement !) des courts-métrages de tous types (documentaire, essai, expérimental, film d’atelier…) qui sans lui n’auraient que peu — voire aucune — chance d’être diffusés. Ce qu’il attend à présent, en revanche, c’est que vous lui rendiez une petite visite. Festival Les Inattendus, du 7 au 19 février à MJC Monplaisir, Lyon 8e.

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Vincent Raymond | Mardi 19 janvier 2016

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Certes, la ligne droite est le chemin le plus court d’un point A à un point B. Mais celui qui mène un réalisateur indépendant (et son film) au public s’avère souvent plus biscornu. C’est pour corriger la géométrie non euclidienne de la diffusion de ces œuvres atypiques que l’association Les Inattendus a vu le jour, à la fin du siècle dernier. À son actif, la mise sur pied du festival éponyme, un rendez-vous gratuit, biennal et nomade. Élisant domicile à la MJC Monplaisir, sa 10e édition semble défier avec malice les dogmes restrictifs gouvernant ordinairement les sélections : parmi les 90 films présentés issus de 27 nationalités, tous les genres et supports seront présentés (nostalgiques de la pellicule, réjouissez vous : il y aura même du super 8, le format qui revient à la mode chez les geeks !). La sélection, si elle rend compte du foisonnement créatif contemporain, n’a rien d’un fourre-tout. Elle propose trois articulations majeures : une plongée dans la production actuelle indienne alternative au sein de la section Prayoga, une rétrospective du cinéaste expérimental espagnol José Val del Omar ; et un programme

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Les Inattendus à 24 notes par seconde

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Christophe Chabert | Mardi 21 avril 2015

Les Inattendus à 24 notes par seconde

On ne loue pas souvent dans ces colonnes le travail mené par Les Inattendus à la MJC Monplaisir autour du cinéma expérimental ; la belle journée que l’association consacre au cinéma, à la musique et au son ce samedi 25 avril est l’occasion de réparer cet oubli. La programmation y est non seulement variée mais aussi très ouverte à tous les spectateurs, à commencer par la projection inaugurale à 16h du Mécano de la générale de Buster Keaton, estampillée jeune public. À 18h, plus pointu et beaucoup plus rare, on pourra voir un superbe portrait du musicien Fred Frith, Step Across the Border, réalisé par Nicolas Humbert et Werner Penzel. Frith fait partie de la galaxie des grands expérimentateurs musicaux, ayant un temps gravité autour de John Zorn et de son label Tzadik, et associant son nom à d’autres musiciens mythiques comme Bill Laswell, Noël Akchoté ou Tom Cora ; ce film reste un document unique et exceptionnel sur son art — les cinéastes l’ont suivi pendant deux ans avant d’en tirer un montage de 90 minutes. La journée se terminera par la projection d’un film culte, Häxan, la sorcellerie à travers les âges, un des premiers fak

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Christophe Chabert | Mercredi 15 janvier 2014

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Retour aux sources à double titre pour Les Inattendus : non seulement le festival retrouve la MJC Monplaisir, mais il réaffirme plus que jamais son envie de montrer des films «très indépendants» dans le support de prédilection de leurs auteurs, la pellicule, qui n’a jamais été aussi vivante que depuis qu’on annonce sa mort. Le programme de ces dix jours (du 24 janvier au 1er février), qui fait le tour d’un cinéma que l’on dit expérimental mais qui recouvre des réalités très différentes, est assez tentaculaire. Il propose entre autres un focus sur les films d’Allemagne, un film-hommage de Stéphane Marti consacré au cinéaste Marcel Mazé qui sera mis en regard avec une rareté de Marguerite Duras, Les Mains invisibles, des œuvres venues des laboratoires les plus actifs en la matière (par chez nous, MTK à Grenoble ou le Gran Lux à Saint-Étienne), une rétrospective consacrée au collectif anglais Amber… On notera aussi la présence du film de l’acteur Lou Castel, habitué du cinéma de Philippe Garrel, baptisé… Acteur, et la suite du journal filmé du grand Boris Lehman, Mes sept lieux (photo), sans doute l’expérience la plus e

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Dorotée Aznar | Lundi 16 janvier 2012

À quoi s’attendre ?

Amis de la marge, des alternatives et du cinéma qui n’aura jamais droit de cité même dans la plus pointue des salles classée Recherche, rendez-vous du 20 au 28 janvier au Théâtre de l’Élysée pour une nouvelle édition du festival Les Inattendus. Difficile d’en définir le domaine (le festival parle de «cinéma très indépendant»), sinon en employant la catégorie, vaste et galvaudée, de cinéma «expérimental». C’est plutôt de résistance aux formes dominantes dont il est question, les films proposés allant de la fiction radicale au documentaire engagé, de l’essai visuel au ciné-tract. Trois grandes sections se dégagent de l’édition 2011 : un coup de projecteur sur Pierre Merejkowsky, qui élabore une œuvre dont il est le témoin et l’agitateur et dont les sujets sont profondément politiques ; un cycle rébus autour de Kaspar Hauser et des enfants sauvages, dans lequel on trouve un inédit de Werner Herzog, Pays du silence et de l’obscurité ; et un incontournable rendez-vous avec les «Images en révolte» de ce début de siècle, celles de Peter Watkins dans son film monstre La Commune, des vidéastes amateurs iraniens pendant la révolution avortée ou celles d

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