Peines à voir : "Des hommes"

Documentaire | Après trois ans d'attente, les cinéastes ont obtenu de pouvoir filmer le quotidien des personnes incarcérées à la prison des Baumettes de Marseille — établissement tristement réputé pour sa vétusté et ses conditions d'accueil indignes. Images et paroles de condamnés…

Vincent Raymond | Mardi 18 février 2020

Photo : © Unité de production


C'est à un étrange parloir que Jean-Robert Viallet & Alice Odiot nous convient, cheminant dans des travées décrépites, ouvrant les portes de cellules surchargées d'un autre âge, assistant à des entretiens entre le personnel pénitentiaire et des détenus parfois psychologiquement dérangés voire à des auditions/procès à distance (!)… Il y a ce qu'on voit, et puis ce que l'on comprend de la violence crue ordinaire que le confinement provoque : ces règlements de comptes imposés par la loi du plus fort, souvent fatals et déclenchés par une œillade mauvaise, un malentendu ou le remboursement d'un “service“. Quand la privation de liberté se transforme en déshumanisation et condamnation à mort putative.

La galerie de portrait de Des hommes rappelle le tragi-comique de Ni juge, ni soumise de Libon & Hinant ou le chaud et froid de Délits Flagrants de Depardon ; ce hiatus permanent entre la Loi d'un côté et des justiciables à côté de la plaque, de la société… Bien sûr, certains avouent avoir compris le sens de la peine qu'ils purgent, d'autres — très jeunes — semblent collectionner les sanctions et les exhiber comme un pedigree. Et dire que pendant ce temps, des pays du nord de l'Europe ont renoncé au modèle carcéral, jugé inopérant

Des hommes
Un documentaire de Jean-Robert Viallet & Alice Odiot (Fr, 1h23)

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Lucas Belvaux : « il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Des hommes | Adapté du roman de Laurent Mauvignier, Des hommes rend justice à toutes ces victimes de la Guerre d’Algérie payant les intérêts de décisions “supérieures“ prises au nom des États. Et s’inscrit avec cohérence dans la filmographie du (toujours engagé) cinéaste Lucas Belvaux…

Vincent Raymond | Mardi 25 mai 2021

Lucas Belvaux : « il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Il y a un lien manifeste entre Chez Nous (2017) et ce film qui en constitue presque une préquelle… Lucas Belvaux : Il est un peu né du précédent, oui. J’avais lu le livre de Laurent Mauvigner à sa sortie en 2009, et à l’époque j’avais voulu prendre les droits et l’adapter. Mais Patrice Chéreau les avait déjà, et puis il est tombé malade et n’a pas eu le temps de le faire. J’avais laissé tombé et, avec le temps, ne voyant pas le film se faire, je m’y suis intéressé à nouveau. Surtout après Chez nous : il y avait une suite logique. J’ai relu le livre, je l’ai trouvé toujours aussi bon et mon envie de l’adapter était était intacte — ce qui est bon signe après dix ans. Outre “l’actualité” de votre désir, il y a celle du sujet : on a l’impression qu’on ne fait que commencer avec le traitement de “liquidation“ de la Guerre d’Algérie. C’est encore neuf… Étra

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Paola Pigani : retour au pays natal

Littérature | C'est une sorte de Far-West, d'Eldorado de verdure où la vie se mérite à la force du poignet mais où l'enfance s'ébat dans la joie et la nature, un mélange (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Paola Pigani : retour au pays natal

C'est une sorte de Far-West, d'Eldorado de verdure où la vie se mérite à la force du poignet mais où l'enfance s'ébat dans la joie et la nature, un mélange d'insouciance et de nostalgie précoce, aussi. C'est la Charente, profonde dirait-on, des années 60-70, où grandit Pia au sein d'une famille d'immigrés italiens, entre jeux, école, et travaux à la ferme. C'est une enfance, une région, une famille, que raconte Paola Pigani dans Des orties et des hommes, où l'autobiographie s'efface derrière un véritable geste littéraire. Une France aussi qui mute, se transforme, à mesure que la petite fille devenue adolescente change, fait l'expérience du monde en découvrant l'internat, les livres, les voyages un peu. S'arrache à sa condition. Ce beau roman d'apprentissage, de la vie et de ses chagrins, est le troisième de l'autrice installée à Lyon, découverte avec N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures et entrée en littérature par la poésie. Elle sera à la librairie Vivement Dimanche, jeudi 4 avril à 19h.

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Des hommes ou des arbres

Documentaire | La saison du renouveau pointe à peine dans le fond de l’air que déjà les documentaires fleurissent. Aux Printanières de Bron, L’Intelligence des arbres (de (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 17 avril 2018

Des hommes ou des arbres

La saison du renouveau pointe à peine dans le fond de l’air que déjà les documentaires fleurissent. Aux Printanières de Bron, L’Intelligence des arbres (de Guido Tölke et Julia Dordel) part à la découverte du langage des géants de la terre tandis qu’un printemps plus politique nous amène Des bobines et des hommes (en présence de la réalisatrice Charlotte Pouch) qui suit la vie des ouvriers d’une usine textile en plein redressement judiciaire. Des bobines et des hommes Au Zola le ​jeudi 19 avril à 20h30 L’Intelligence des arbres Au Cinéma Les Alizés ​le samedi 21 avril à 18h30

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Emmanuel Meirieu : « Donner des émotions fortes c'est mon boulot »

Théâtre | Il trace un sillon de plus en plus fin dans le théâtre contemporain. Emmanuel Meirieu revient là où il y a presque vingt ans il dézinguait les contes avec Les Chimères amères. Des hommes en devenir lui ressemble. Les fêlures de ses personnages se sont accrues mais en émergent une humanité proportionnelle. Avec ce spectacle, il atteint l'acmé d'une émotion déjà largement contenue dans Mon traître qui repasse cette semaine aussi. Conversation

Nadja Pobel | Mardi 10 octobre 2017

Emmanuel Meirieu : « Donner des émotions fortes c'est mon boulot »

Vous souvenez-vous de la raison pour laquelle vous avez voulu faire du théâtre au lycée alors que depuis que vous êtes metteur en scène, vous ne montez quasiment pas de textes de théâtre (mais des contes, des romans) ? Vous vouliez casser le théâtre ? Je n'en ai pas eu l'intention. Même au tout début, je n'ai jamais eu la volonté d'être original, ou décalé, de casser les codes. Je n'ai pas poursuivi une recherche formelle ou de langage du théâtre. J'ai pas cherché ça. Quelle langue vous alors donné envie de faire du théâtre ? C'est le vivant et l'humain. C'est ma passion. Ce sont les voix humaines. Le théâtre n'est que ça. Il n'y a pas ça au cinéma. Pour autant, vos références sont souvent cinématographiques. Quand vous montez À tombeau ouvert, c'est parce que vous avez vu le film de Scorsese. Pas parce que vous avez lu le texte. Oui c'est vrai pour A tombeau ouvert,

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Les Mauvais Gones

Festival | Envie de prolonger les rivages noirs de Quais du Polar ? Entre la fumée des cigares et des canons, trois films de mauvais garçons vous attendent pour (...)

Julien Homère | Mardi 4 avril 2017

Les Mauvais Gones

Envie de prolonger les rivages noirs de Quais du Polar ? Entre la fumée des cigares et des canons, trois films de mauvais garçons vous attendent pour un tour d’horizon rock'n'roll, à en faire saliver le plus coriace des affranchis. De l’ambiance vénéneuse Des hommes sans loi de John Hillcoat à la fièvre de Casino en passant par la nostalgie des Lyonnais, voilà “une offre qu’on ne peut pas refuser” comme le dirait Marlon. Les Mauvais Gones À l’UGC Ciné Cité Confluence du mercredi 5 au vendredi 7 avril

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Mauvais gones & belles bobines

Festival | Avis aux amateurs de Smith & Wesson, de chef-d’œuvres et de films moins connus, les gangsters de Casino, Les Lyonnais et Des hommes sans loi se (...)

Julien Homère | Lundi 20 février 2017

Mauvais gones & belles bobines

Avis aux amateurs de Smith & Wesson, de chef-d’œuvres et de films moins connus, les gangsters de Casino, Les Lyonnais et Des hommes sans loi se côtoient dans un nouveau festival, voisin en date et en genre de Quais du polar : Les Mauvais Gones. Braquage de la billetterie sur Facebook, tarif étudiant 8€ et adulte 9€50. Les Mauvais Gones L’UGC Ciné Cité Confluence du mercredi 5 au vendredi 7 avril

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L'Œil du Petit Bulletin #2

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo. Au sommaire ce (...)

Christophe Chabert | Mardi 6 janvier 2015

L'Œil du Petit Bulletin #2

Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo. Au sommaire ce mois-ci : • Hard day de Kim Seong-hun • Loin des hommes de David Oelhoffen • Bébé Tigre de Cyprien Vial • Imitation game de Morten Tyldum

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Loin des hommes

ECRANS | Adapté d’Albert Camus, le deuxième film de David Oelhoffen plonge un Viggo Mortensen francophone dans les premiers feux de la guerre d’Algérie, pour une œuvre classique et humaniste dans le meilleur sens du terme. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 13 janvier 2015

Loin des hommes

Il serait regrettable de faire à David Oelhoffen, dont on avait déjà apprécié le premier film, le polar Nos retrouvailles, un faux procès déjà à l’origine du rejet de The Search : voilà un réalisateur qui ose transporter le cinéma français ailleurs, via le genre ou grâce à un voyage plus littéral hors de nos frontières. Quoique, à l’époque où se déroule Loin des hommes (1954), l’Algérie est encore un territoire français, et c’est justement sur les premières fissures de la guerre d’indépendance que se bâtit le récit. Mais, là aussi, tout est affaire de dépaysement : l’instituteur Daru est une forme d’apatride, enseignant le français à des enfants algériens, mais dont les origines sont à chercher du côté de la Catalogne. Grande idée de David Oelhoffen : confier le rôle à Viggo Mortensen, lui-même sorte "d’acteur du monde" comme on le dit de certains citoyens, qui l’interprète avec son charisme habituel en mélangeant le français et l’

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L’Amérique au firmament…

ECRANS | Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas : de janvier à juin, c’est le retour des super auteurs du cinéma américain avec des films qu’on dira, par euphémisme, excitants. À l’ombre de ces mastodontes vrombissants, une poignée de cinéastes d’ici devraient leur donner le change. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 6 janvier 2015

L’Amérique au firmament…

Les Wachowski, Eastwood, Gonzalez Iñarritu, Paul Thomas Anderson, Michael Mann, Tim Burton, George Miller, à qui on ajouterait bien James Wan et Josh Whedon : le premier semestre 2015 se pose en miroir inversé du dernier semestre 2014. Fini le renouvellement générationnel, les cinéastes du monde entier qui arrivent à une forme de maturité créative, les francs-tireurs décidés à faire trembler le cinoche mainstream ou son frère jumeau, le world cinéma… Certes, il y en aura quelques-uns d’ici à fin mai ; mais ce sont bien les superauteurs américains qui risquent de faire la pluie et le beau temps sur l’actualité cinématographique d’ici là. Après un mois de janvier en forme de tour de chauffe, ce sont donc Larry et Lana Wachowski qui ouvrent le bal avec leur Jupiter Ascending le 4 février — que son distributeur français a, de manière particulièrement débile, rebaptisé Jupiter : le destin de l’univers. Après la fresque spatio-temporelle de Cloud Atlas, génial puzzle d’une ambition folle, les Wachowski s’envoient en l’air pour

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Le Cœur des hommes 3

ECRANS | De Marc Esposito (Fr, 1h53) avec Marc Lavoine, Jean-Pierre Darroussin, Bernard Campan, Eric Elmosnino…

Christophe Chabert | Mercredi 16 octobre 2013

Le Cœur des hommes 3

Le deuxième volet était déjà atroce, mais ce troisième épisode le surclasse encore dans l’infamie. Le cœur des hommes, ici, c’est plutôt leurs «couilles», terme généreusement employé tout au long de dialogues d’une absolue vulgarité, à l’avenant de la beaufitude satisfaite de ses quatre personnages. Qui, non contents d’accueillir chaleureusement le spectateur par une charge anti-fonctionnaires sur l’air du "on les paie à rien foutre avec nos impôts", vont ensuite s’employer à démontrer, dans un chorus de phallocrates rigolards, que les femmes ne serviraient à rien s’il n’y avait pas les hommes pour donner un sens à leur vie. La preuve : quand elles font chier, la meilleure chose à faire est de les virer — du pieu ou de leur boulot — ou de leur donner une bonne petite leçon en allant voir ailleurs. Et, bien sûr, tout cela se conclut par un éloge du mariage… Décomplexé politiquement, Le Cœur des hommes 3 l’est aussi, et c’est bien le pire, vis-à-vis de la forme télévisuelle, qu’il repique sans aucune mauvaise conscience : ouvertures de séquences avec le même panoramique sur les toits de Paris, mise

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Des hommes sans loi

ECRANS | De John Hillcoat (ÉU, 1h55) avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jessica Chastaing…

Christophe Chabert | Jeudi 6 septembre 2012

Des hommes sans loi

Un casting en or, un scénario signé Nick Cave, un cinéaste (John Hillcoat) jusqu’ici connu pour son intégrité, l’envie de transposer les codes du western à l’époque de la prohibition : sur le papier, Des hommes sans loi semblait être le film idéal, à la fois ambitieux et divertissant. Et pourtant, il n’est rien de tout ça. Phagocytée par la maniaquerie de sa reconstitution historique, la mise en scène ne prend jamais son envol, ne développe aucun style et échoue à rendre crédible ce qui se passe à l’écran. Le lien entre les trois frères est purement théorique, les relents mythologiques (l’invincibilité de Tom Hardy) sont si maladroitement amenés qu’ils finissent par virer au gag involontaire. Le sommet est atteint avec la prestation, à hurler de rire, de Guy Pearce en méchant dont l’acteur souligne à très gros traits l’homosexualité refoulée. Il faut dire qu’Hillcoat achève de lui savonner la planche lors d’une scène qui, au lieu de révéler au grand jour ce que tout le monde avait compris, noie stupidement le poisson pour éviter de se fâcher avec la censure. Timoré, impersonnel, d’une inexplicable lenteur, Des hommes sans loi n’est même pas un bon film de multi

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Des hommes et des dieux

ECRANS | Les derniers jours des moines de Tibéhirine reconstitués par un Xavier Beauvois fasciné par son sujet, mais peu inspiré dans sa mise en scène, qui emprunte les chemins les plus attendus et évacue systématiquement le politique au profit du religieux. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 1 septembre 2010

Des hommes et des dieux

Des hommes et des dieux, ce n’est pas 12 hommes en colère, mais 7 moines en paix. Comme pour son précédent Petit lieutenant, qui prenait ses aises avec le polar tout en en respectant les lieux communs, Xavier Beauvois retrace les derniers jours des moines de Tibéhirine avant leur massacre dans les montagnes de l’Atlas algérien en détournant les codes du huis clos «cas de conscience». Pas de procès cependant ; la décision finale n’a de conséquence que pour ceux qui la prennent : partir en abandonnant sa mission ou rester quitte à y laisser la vie. Le scénario du film est donc rythmé par trois grandes scènes de réunion où chacun doit prendre position, donner ses raisons puis finalement participer au vote. Le reste du temps, Beauvois alterne entre plusieurs modes de récit : la rencontre entre les moines et les habitants du village (les moments les plus libres du film, quoique non exempts de facilités didactiques), l’irruption des terroristes puis de l’armée au sein du monastère et les rituels liturgiques filmés dans leur continuité. Le goût du sacré Si le cinéaste fait preuve d’une indéniable ma

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Blog : Cannes, jour 7 : Indépendances américaines

ECRANS | Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Mon bonheur de Sergei Loznitza. Two gates of sleep d’Alistair Banks Griffin. The Myth of the Americain sleepover de David Robert Mitchell. Blue Valentine de Derek Cianfrance.

Christophe Chabert | Mardi 22 janvier 2013

Blog : Cannes, jour 7 : Indépendances américaines

Ça devient monotone de le répéter quotidiennement mais ça ne s'arrange pas en compétition. Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, troisième film français à concourir pour la Palme, a fait l'effet d'une douche glacée au réveil. Relatant l'enlèvement puis le massacre des Moines de Tibéhirine dans les montagnes de l'Atlas, le film se calque sur le rythme de la vie monastique, multipliant les plans tableaux, les rituels et les cantiques, Beauvois étant autant fasciné par le religieux que par l’humain, abandonnant tout point de vue sur son histoire au profit d'une contestable quête du sacré et du sacrifice au Christ. Cela passe aussi par de longues scènes de dialogue où chaque moine exprime son sentiment sur la situation, ses doutes et sa foi, jusqu'au vote final pour savoir s'il faut partir ou rester. La dialectique voulue est annulée par le côté panel des personnages qui ressemble à une énorme facilité d'écriture. L'académisme du film éclate lors des intrusions des terroristes et de l'armée algérienne, puisque Beauvoi

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La Terre des hommes rouges

ECRANS | De Marco Bechis (Ita-Brésil, 1h45) avec Claudio Santamaria, Chiara Caselli…

Christophe Chabert | Mercredi 10 décembre 2008

La Terre des hommes rouges

La facilité sur un sujet pareil (la spoliation des Indiens en Amazonie entraînant leur lente et inexorable disparition) aurait été de faire un documentaire choc. Marco Bechis a opté avec courage pour une fiction qui prend ouvertement parti, un film engagé qui témoigne d’un sens visuel incontestable (belle utilisation du scope et de l’espace, attention portée aux corps et aux visages). Mais La Terre des hommes rouges est comme rattrapé par son indignation évidente, et le spectateur a toujours une longueur d’avance sur un récit bien peu surprenant, alignant les scènes prévisibles pour meubler avant l’apothéose finale. Ni contemplatif, ni vraiment dans l’action, le film nage entre deux eaux, seulement électrisé par quelques fulgurances. CC

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