Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Festival Lumière | Le Festival Lumière, qui se déroulera (presque) comme prévu en octobre prochain, dévoile les premiers noms de sa programmation.

Vincent Raymond | Jeudi 28 mai 2020

Photo : © DR


Après deux mois d'extinction des feux et de quasi silence médiatique, l'Institut Lumière sort de sa veille. Dans la soirée du mercredi 27 mai, son directeur général Thierry Frémaux signait un communiqué adressé aux publics, adhérents et abonnés pour les informer que l'équipe, partiellement de retour depuis le 11 mai, réfléchissait « à une réouverture pertinente et cohérente de [ses] différents secteurs » — soulignant au passage que le mode de fonctionnement de l'Institut consistait « depuis plusieurs années (…) à ne pas faire abusivement et systématiquement appel aux subventions publiques, plus utiles à [ses] yeux pour d'autres causes et dont l'usage systématique a parfois dégradé dans l'opinion l'image des institutions culturelles. » Indiquant qu'il annoncerait ultérieurement les modalités diverses de remboursement ou de compensation pour les personnes n'ayant pu assister aux séances déjà payées, il glissait aussi que le Festival Lumière était dans la liste des tâches en cours.

Comme une confirmation ce jeudi 28 mai avec le premier communiqué officiel de cette 12e édition annoncée « du samedi 10 au dimanche 18 octobre 2020 dans les salles de Lyon et de sa Métropole ». S'il est trop tôt pour dévoiler le nom du récipiendaire du Prix Lumière qui succèdera à Francis Ford Coppola, on sait déjà que cette édition sera fortement conditionnée par la situation sanitaire — le Prix sera-t-il français, européen par nécessité ? Quid des séances géantes à la Halle Tony-Garnier ?

Michel Audiard, restauré

Côté programmation, le centenaire Michel Audiard sera célébré avec la publication d'un livre évoquant aussi Simenon, édité dans la collection de l'Institut chez Actes Sud, et la projection de plusieurs copies restaurées de ses films, en présence de Jacques et Stéphane Audiard, son fils et son petit-fils. On fêtera également les 130 ans de la naissance du réalisateur Clarence Brown (dont on peut espérer voir l'adaptation du roman de Saint-Exupéry, Vol de Nuit à cette occasion).

Deux ciné-concerts sont programmés à l'Auditorium, avec des classiques du muet non encore dévoilés accompagnés l'un par l'Orchestre National de Lyon dirigé par Timothy Brock (mercredi 14 octobre à 20h), l'autre par Paul Goussot à l'orgue (dimanche 18 octobre à 11h). Enfin, le Marché du Film, poumon économique du cinéma de patrimoine, se tiendra pour la 8e fois rue du Premier-Film. Une édition *presque* comme les autres, si tout va bien…

Festival Lumière
À Lyon et dans la Métropole du samedi 10 au dimanche 18 octobre 2020

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Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Festival Lumière | Discrète et indispensable égérie du cinéma de la fin des années 1960 à nos jours, Bulle Ogier figure parmi les invitées d’honneur de cette 13e édition du Festival Lumière. Sa présence, et celle de tous les personnages féminins libres qu’elle a incarnés, relève d’une évidence à quelques jours de la remise du Prix Lumière à Jane Campion, dont Bulle Ogier peut être considérée comme une inspiratrice et précurseuse. Conversation avec une idole…

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Trois films dans lesquels vous jouez vont être présentés durant le Festival Lumière. Avez-vous participé au choix de leur programmation ? Bulle Ogier : Thierry Frémaux et Maelle Arnaud ont choisi La Salamandre d’Alain Tanner et Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette. Même si je considère que c’est plutôt le film de Juliet Berto et de Dominique Labourier, je suis très contente de le présenter pour Juliet, Jacques et d’autres qui ne sont plus là comme Suzanne Schiffman qui a travaillé au scénario. Et parce que c’est un film joyeux de Rivette — peut-être même le seul qui soit joyeux. Un film d’été alors que Le Pont du Nord est un film d’hiver. Ils avaient aussi choisi La Vallée parce qu’ils disaient que c’était un tournant de la fin des années 1960-début des années 1970 ; à la place j’ai pris Maîtresse. J’ai appris après qu’il passait à la télé — ce que je ne pouvais pas imaginer, étant donné qu’on est dans une période de régression un peu puritaine — alors que

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Festival Lumière : les grandes projections

Classiques du Cinéma | La taille compte au cinéma. Pour d’évidentes raisons d’homothétie et de proportionnalité : plus l’écran sera grand, plus l’œuvre pourra l’investir et restituer (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Festival Lumière : les grandes projections

La taille compte au cinéma. Pour d’évidentes raisons d’homothétie et de proportionnalité : plus l’écran sera grand, plus l’œuvre pourra l’investir et restituer d’émotion, de plaisir… La section Grandes projections offre à TOUS les films cette seconde, troisième, millième occasion de renaître à leur dimension originelle, dans une salle. Populaires, spectaculaires, noirs ou introspectifs, les huit titres de cette édition font voyager dans l’immensité galactique du patrimoine. Au rayon western, on aura le choix entre l’école “néo-trad” incarnée par Impitoyable de Clint Eastwood (1992), la tendance philosophique représentée par Jeremiah Johnson de Sydney Pollack (1972) ou bien la parodie italienne incarnée par On l’appelle Trinita d’Enzo Barboni (photo, 1970). Pour le versant épique, on hésitera (ou pas) entre le Saladin de Youssef Chahine (1963), Out of Africa de Sydney Pollack (1985), voire avec Outrages de Brian De Palma (1989)

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Festival Lumière : silence, on ouvre !

Cinéma | Renouveler la cérémonie d’ouverture d’un festival dédié au cinéma de patrimoine tient à la fois de l’oxymore et du mythe de Sisyphe puisqu’il faut (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Festival Lumière : silence, on ouvre !

Renouveler la cérémonie d’ouverture d’un festival dédié au cinéma de patrimoine tient à la fois de l’oxymore et du mythe de Sisyphe puisqu’il faut sempiternellement refaire du neuf avec de l’ancien… tout en maintenant les plaisante traditions — notamment, la déclamation solennelle par le chœur des talents présents mâchouillant dans un sabir incompréhensible et désynchronisé le sésame lançant officiellement les festivités : « nous déclarons ouvert Lumière 2021 etc. ». Bien sûr, il faut s’attendre à des hommages à celles et ceux qui ne sont plus, aux devancières et devanciers de Jane Campion ; des surprises sans doute, mais aussi une prometteuse création originale conjuguant hier et aujourd’hui : un ciné-concert autour du Caméraman de Buster Keaton et Edward Sedgwick (1928), accompagné en direct au piano par Vincent Delerm. On peut difficilement trouver plus parfait symbole d’amour, de cinéma et d’amour du cinéma jusque dans la liturgie obstinée de sa fabrication que cette virevoltante comédie sentimentale où le héros, en se positionnant face à l’

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Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Cinéma | À moins d’un mois du début de la 13e édition du Festival Lumière, le programme se dévoile enfin. Conforme aux attentes et à ses habitudes, il convoque des films nouveaux ou en renouveau ainsi qu’un aréopage d’invités de prestige, sans négliger les hommages aux absents.

Vincent Raymond | Jeudi 16 septembre 2021

Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Évidemment, Bertrand Tavernier pour débuter. Rien n’aurait été possible sans l’ancien président de l’Institut Lumière. Sa disparition au printemps dernier se devait d’être marquée d’une célébration, ce sera une soirée hommage le dimanche 10 octobre. Mais aussi des projections de quelques-uns de ses films piochés dans sa considérable filmographie : L’Horloger de Saint-Paul (1973), Autour de minuit (1986), L.627 (1992), L’Appât (1995), Capitaine Conan (1996), La Princesse de Montpensier (2010) et Quai d’Orsay (2013) ont été choisis. Autour de sa figure tutélaire, un vaste menu éclectico-cinéphilique comme il les aimait : de Jane Campion (Prix Lumière 2021) à Gilles

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Festival Lumière : hello, Sydney Pollack !

Festival Lumière | Officiellement, le programme s’en tient toujours à ses premières annonces : Prix Lumière dévolu à Jane Campion, ciné-concert autour du Casanova (1927) restauré (...)

Vincent Raymond | Jeudi 26 août 2021

Festival Lumière : hello, Sydney Pollack !

Officiellement, le programme s’en tient toujours à ses premières annonces : Prix Lumière dévolu à Jane Campion, ciné-concert autour du Casanova (1927) restauré d’Alexandre Volkoff, ajout de Kinuyo Tanaka à la section Histoire permanente des femmes cinéastes. Si la rumeur bruisse de la projection du Van Gogh de Pialat restauré, le directeur artistique du Festival Lumière Thierry Frémaux a surtout glissé au détour d’une interview accordée à Variety de possibles compléments. D’abord, une rétrospective Sydney Pollack (1934-2008). Comédien, puis cinéaste et producteur de premier plan, l’éclectique réalisateur de Out of Africa (1985) ou de Tootsie (1982) a touché à tous les genres, y compris au documentaire sur la fin de sa carrière. Ensuite, un hommage à Léa Seydoux qui aurait dû en juillet d

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Le Festival Lumière dévoile ses dates

Cinéma | L’annonce que les triskaïdékaphobes redoutaient, mais que les cinéphiles — qui sont quand même plus nombreux — attendaient avec impatience vient d’être (...)

Vincent Raymond | Mercredi 16 juin 2021

Le Festival Lumière dévoile ses dates

L’annonce que les triskaïdékaphobes redoutaient, mais que les cinéphiles — qui sont quand même plus nombreux — attendaient avec impatience vient d’être officialisée : le 13e Festival Lumière aura bien lieu « à Lyon et dans sa Métropole du samedi 9 au dimanche 17 octobre 2021. » Autrement dit, les multiples effets dominos post-Covid ayant frappé le calendrier des rendez-vous cinématographiques internationaux n’affecteront pas celui de la manifestation consacrée au cinéma classique et de patrimoine, qui demeure vissée à la première quinzaine d’octobre. S’il est trop tôt pour annoncer le ou la future récipiendaire du Prix Lumière (cela n’empêchera pas le ban et l’arrière-ban de recycler leurs pronostics), on peut sans trop s’avancer imaginer qu’un moment d’importance sera consacré à celui qui fut l’une des pierres angulaires de l’Institut et du Festival,

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Thierry Frémaux : projection particulière

Récit | Avant les tapis rouges, Thierry Frémaux a longtemps foulé avec une respectueuse gravité les tatamis de judo. Dans "Judoka", un récit où rien ne fait écran à cette part d’intime, le directeur général de l’Institut Lumière/délégué général du Festival de Cannes revient sur son rapport au sport et à l’intériorité.

Vincent Raymond | Vendredi 26 février 2021

Thierry Frémaux : projection particulière

On était ressorti avec un sentiment mitigé de la lecture Sélection officielle (Grasset, 2017), le précédent ouvrage signé Thierry Frémaux, journal d’une année calendaire type de l’homme occupant l’un des centres de gravité du cinéma mondial — le Festival de Cannes — et gravitant dans tous les autres. Précieux mémoire décrivant de l’intérieur la structuration d’une saison “normale” dans la vie du 7e Art (sa foultitude de coulisses organisationnelles, ses mondanités nécessaires, ses voyages à décalages horaires partout mais aussi ailleurs…), gagnant à se détacher de l’actualité immédiate pour offrir de la matière aux historiens des temps futurs, l’ouvrage était aussi constellé de séquences moins gracieuses. À commencer par les catalogues épuisants de célébrités de tous poils et l’avalanche de fleurs jetées sur chacune et chacun qui, entre deux petites forfanteries cyclistes, donnaient de l’homme une impression floue : comme s’il ne s’était pas résolu à aller au-delà de l’écorce, reflétant

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L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

Cinéma | Coutumier d’une certaine discrétion, parfois autarcique, l’Institut Lumière a été contraint à plusieurs séances de rayons X économiques prescrites par la Chambre Régionale des Comptes. Le bilan vient d’être rendu public : si la santé est plutôt correcte, le médecin formules quelques recommandations. Et pour commencer, de bien suivre les protocoles…

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2021

L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d’observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du Premier-Film : Association Institut Lumière, Société Cinémas Lumière, Société Sortie d’Usine Productions. Trois études connexes puisque la même entité, l’Institut Lumière, les unit et la même personne, Thierry Frémaux, les chapeaute. Trois mémoires mettant au jour non ces

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Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Falling | Le comédien aux mille talents vient de signer son premier long-métrage en tant que cinéaste, qu’il a présenté en première française durant le Festival Lumière à Lyon. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli se livrent un duel sans ménagement. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 4 novembre 2020

Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Comment se fait-il que ce soit cette histoire en particulier que vous ayez racontée pour votre premier film — car vous avez écrit plusieurs scénarios avant de réaliser Falling ? Viggo Mortensen : Je suppose que je voulais me souvenir de mes parents — de ma mère, pour commencer —, pour le meilleur et pour le pire comme tout le monde. Même si c’est devenu une histoire père/fils, l’inconscient de leur combat repose sur une différence d’opinion autour de leurs souvenir de leur femme et mère. Elle reste, à mon avis, le centre moral de l’histoire. Et c’est très important pour moi le casting de la mère, Gwen. Hannah Gross était parfaite, géniale : même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai fait mes débuts comme réalisateur et scénariste avec cette histoire, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé plusieurs fois, il y a 23-24 ans, avec un autre scénario, au Danemark, j’avais 20-30% du budget, mais pas davantage. Au bout du compte, je pense que c’était mieux que j’attende,

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Festival Lumière : à la revoyure !

Cinéma de Patrimoine | « Défiez-vous des premiers mouvements, écrivait Casimir de Montrond. Ils sont presque toujours bons. » Si les artistes revendiquent volontiers une part de spontanéité dans l’acte créatif, quid du premier regard porté sur une œuvre — en particulier de cinéma ? Est-il toujours définitif, ou bien supporte-t-il d’être… revu ?

Vincent Raymond | Mercredi 7 octobre 2020

Festival Lumière : à la revoyure !

On ne saura jamais par quelle subtile alchimie un film accède au statut de classique. Grand maître et vicieux comparse, le temps ne fait pas tout à l’affaire : d’antiques bobines, jadis prisées par des cohortes de spectateurs, peuvent aujourd’hui se dissoudre dans les abîmes de l’oubli quand d’autres, superbement ignorées à leur époque, jouissent enfin d'une considération éternelle… enfin, dans les limites toutes relatives et sans cesse révisées de l’éternité. Si le "goût de la beauté" ou le "plaisir des yeux" pousse les cinéphiles dans une quête infinie d’œuvres nouvelles, ces Sisyphe modernes hésitent rarement, lorsque l’occasion leur est donnée, à revoir un film — à condition qu’il ne leur ait pas laissé de souvenir d’une émotion tiède. Pour retrouver l’enthousiasme de la première vision. Pour laisser une seconde chance. Pour voir, simplement. Sections parallèles Festival de re-vision générale, Lumière fait se télescoper dans un maelström d’images et de visages, toutes les strates de l’Histoire du cinéma, sans exclusive ni distinction. S’il permet à travers ses grandes secti

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Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Covid-19 | La commission permanente de la Métropole de Lyon a voté ce lundi 14 septembre une subvention exceptionnelle de 200 000€ pour garantir la tenue d'un Festival Lumière fragilisé par la crise sanitaire.

Sébastien Broquet | Mardi 15 septembre 2020

Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Cédric Van Styvendael, tout nouveau vice-président à la Culture de la Métropole de Lyon — et maire de Villeurbanne — l'annonçait dans nos colonnes en juillet : c'est une année compliquée pour le Festival Lumière et Thierry Frémaux, son directeur, n'avait alors pas réuni la totalité des fonds nécessaires à l'organisation du festival dans sa forme habituelle, suite au désistement de mécènes durant la crise sanitaire. Ce petit coup de pression d'une nouvelle équipe tout juste élue n'était pas passé inaperçu, d'autant que celui qui est présenté comme le "monsieur cinéma" de Lyon n'avait alors rencontré ni Cédric Van Styvend

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Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Institut Lumière | Alors qu’il vient de délivrer la liste des 57 films dotés du label Cannes 2020, Thierry Frémaux évoque la situation actuelle du cinéma post-Covid, et notamment ses impacts possibles sur l’Institut et le Festival Lumière qu’il dirige. Cela, l’année des 125 ans du Cinématographe Lumière. Une année particulière…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Après l’annonce de la sélection officielle du 73e festival de Cannes mercredi dernier, quel a été votre sentiment : du soulagement, des regrets ou de l’impatience ? Thierry Frémaux : Chaque année, je me demande ce qui va empêcher que Cannes se tienne, et chaque année — miracle — rien ne pose problème ; là on a bien vu que l’affaire était sérieuse. Le report au mois de juillet nous a permis d’espérer tout en n’y croyant guère et quand le président de la République a dit « il ne se passera rien cet été », on a compris. Mais on a eu la conviction qu’il fallait rester présent. On recevait des films — plus de 2000 –, ça nous a obligé. Cannes ne pouvait pas avoir lieu sous forme d’événement mais Cannes n’est pas que ça : c’est une distinction, c’est un goût, une façon de mettre le cinéma au cœur du monde ; on a décidé de lui faire prendre une forme différente et d’abord d’annoncer une Sélection officielle et de réunir les professionnels en ligne. Mercredi dernier, grâce à

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Festival Lumière : par où commencer ?

ECRANS | Des films par dizaines, des projections par centaines, des invités… par milliers ? Peut-être pas, mais suffisamment pour que chaque spectatrice ou (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Festival Lumière : par où commencer ?

Des films par dizaines, des projections par centaines, des invités… par milliers ? Peut-être pas, mais suffisamment pour que chaque spectatrice ou spectateur trouve son bonheur. Si cette édition du 10e anniversaire est ardemment attendue pour le prestige du récipiendaire du Prix 2019, Francis Ford Coppola n’étant présent qu’en fin de seconde semaine, vous aurez de quoi voir auparavant. Rappelons que le Village du Festival, rue du Premier-Film, organise sa fête de lancement vendredi 11 octobre à 19h et propose dès 20h tous les soirs dans le parc — nouveauté de l’année — des concerts gratuits : Éric le Rouge ouvrira le bal (il le fermera également le dimanche 20). Suivra samedi 12 dès 17h30 la traditionnelle soirée d’ouverture à la Halle Tony-Garnier devant un parterre de vedettes et un film surprise. Et dimanche, quand le Marché International du Film Classique ouvrira ses portes, accueillant également la première édition du Salon du DVD, le Festival recevra ses premiers hôtes d’honneur : Frances McDormand, Donald Sutherland, Vincent Delerm et Daniel Auteuil, mais aussi Barb

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Encore plus d’étoiles devant les yeux

Festival Lumière | Francis Ford Coppola, Bong John Ho, Ken Loach, Daniel Auteuil et Marina Vlady ne seront pas seuls à visiter les salles obscures lyonnaises en octobre prochain : Frances McDormand, Donald Sutherland, Marco Bellocchio, Gael Garcia Bernal ou Vincent Delerm seront aussi du voyage…

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Encore plus d’étoiles devant les yeux

Paradoxe n°1 : à Lyon, on le sait, plus les salles sont obscures, plus l’on a de chances d’y trouver des étoiles — surtout à l’automne. Paradoxe n°2 : il fallait se rendre au Cinéma du Panthéon à Paris pour découvrir les nouveautés de la programmation du 11e Grand Lyon Film Festival dévoilées par son directeur, Thierry Frémaux. Valaient-elles le détour ? Sans nul doute pour certaines. D’abord, toutes les annonces de juin ont été confirmées et complétées — la précision n’est pas superflue, si l’on se remémore la triste déconvenue du Projet Godard l’an passé. Auteur d’une « œuvre d’un chaos insensé » selon Thierry Frémaux, Coppola sera bien présent parmi les Ghosn… pardon, les gones. Et son Prix Lumière sera l’occasion de re-projections d’une part non négligeable de sa filmographie : des raretés de ses débuts comme Dementia 13 ou La Vallée du Bonheur, Les Gens

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Une rentrée en C majeurs

Institut Lumière | Cassavetes, Coppola, Carpenter, Clint… Étrange convergence d’initiales, mais surtout de prestigieuses signatures à l’affiche de l’Institut Lumière en ce mois de septembre, où l’on joue avec vertiges du rétroviseur et de la lorgnette.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Une rentrée en C majeurs

Navigant entre passé, futur — l’avant-première des Misérables le 25 — et anticipation d’un retour vers le futur (la reprise de films de Francis Ford pour annoncer sa venue lors du Prix Lumière), la programmation ressemble en effet à un délicieux travelling compensé. À force de sauts temporels, on en finirait presque à se prendre pour l’héroïne de Peggy Sue s’est mariée, l’un des films sélectionnés avec le rétro Outsiders et le palmé Conversation secrète en guise d’apéritif ! Du Festival Lumière, il en sera question aussi avec Mystic River de Clint Eastwood projeté en hommage aux 10 ans de la remise du Prix à son premier récipiendaire (jeudi 5). Tout aussi mélomane (mais dans un autre registre) que Clint et aussi féru de westerns que lui, John Carpenter sera également à l’honneur pour un format adapté à ses atmosphères : une nuit comptant quatre titres. The Thing, Fog, Les Aventures de Jack Burton et, pour finir, son prophétique chef-d’œuvre

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C’est encore au programme !

Festival Lumière | Le clap de fin ne claquera que dimanche soir. D’ici là, focus sur quelques-un des rendez-vous de cette seconde partie de festival…

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

C’est encore au programme !

Claire Denis convie Aurélien Barrau Faisant partie des invitées d’honneur de cette 10e édition, Claire Denis vient présenter Trouble Every Day (2001) ce mercredi 17 à 21h45 avec Béatrice Dalle et Alex Descas. Mais elle fait précéder à 19h cette séance à l’Institut Lumière de l’avant-première de son nouveau film, High Life, déjà montré à Toronto. Une œuvre de science-fiction portée par la musique de Stuart Staples des Tindersticks, qu’elle introduira en compagnie de sa comédienne Claire Tran et de l’un des astrophysiciens qui l’ont conseillée durant la préparation, Aurélien Barrau. Ce dernier n’est d’ailleurs pas un inconnu du grand public : son intervention en faveur d’un sursaut écologique lors du Climax Festival 2018 a été massivement vue en ligne et partagée sur les réseaux sociaux. La cinéaste donnera le lendemain une masterclass à 11h30 à la Com

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Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

Festival Lumière | À la veille de l’ouverture de la 10e édition du Festival Lumière, il nous semblait naturel d’interroger celui qui en est à l’origine, le dirige en assumant par ailleurs au cours de l’année les fonctions de directeur de l'Institut Lumière et de délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux. Il a choisi de répondre avec Cécile Bourgeat, secrétaire générale du festival — une première. L’occasion d’évoquer le passé, le futur immédiat, mais aussi l’avenir.

Vincent Raymond | Lundi 15 octobre 2018

Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

En neuf éditions, le festival a-t-il pris la forme que vous escomptiez et atteint sa forme d’équilibre : dix jours, des rendez-vous et des lieux clairement identifiés, et peu ou prou 180 films ? Thierry Frémaux : Le festival Lumière a pris la forme populaire dont nous rêvions, et plus encore. Nous voulions ça : un festival pour tous, une pâtisserie de cinéma classique qui donne le désir d'aller en salles voir ou revoir de grands films. À quelques jours du festival, nous avons déjà vendu 80 000 tickets ! Cécile Bourgeat : Le souhait au départ était de permettre au public de goûter le cinéma de multiples manières : en allant voir des films en salles, en écoutant des artistes dans des masterclass, en se rendant au village pour acheter des DVD et des livres, pour écouter des comédiens sur le plateau de Radio Lumière. C’est bien que la ville natale du cinéma le célèbre ainsi, avec le sentiment que tout le monde y participe. Et ce tout le monde, c’est aus

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La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

Festival Lumière | À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 juillet 2018

La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la présentation en juin dernier, Thierry Frémaux avait annoncé avoir déjà sélectionné le contenu de la traditionnelle Nuit de la Halle Tony-Garnier ; on en connaît la teneur : elle sera pour la première fois uniforme. C’est en effet la Trilogie de Peter Jackson inspirée de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, qui sera projetée, dans sa version longue (La Communauté de l’Anneau / Les Deux Tours / Le Retour du Roi). Trois mastodontes de fantasy, qui avaient littéralement régné sur le box office de 2001 à 2003 et valu à Peter Jackson une moisson de récompenses lors de la sortie de l’ultime volet de la saga.

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10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Festival Lumière | Le patron de l’Institut Lumière avait promis une surprise pour marquer les 10 ans du Festival Lumière. Il a de fait pris tout le monde de court en annonçant la remise du 10e Prix Lumière la comédienne et productrice Jane Fonda, le 19 octobre prochain à Lyon.

Vincent Raymond | Lundi 11 juin 2018

10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Les pronostiqueurs en sont pour leurs frais, qui s’imaginaient déjà, après Wong Kar-wai, célébrer quelque prestigieux cinéaste étasunien rue du Premier-Film. C’était aller un peu vite en besogne et oublier que la règle définissant les modalités d’attribution du “Nobel“ du cinéma possède une élasticité remarquable : les récipiendaires sont désignés sur des critères reposant « sur le temps, la reconnaissance et l’admiration ». C’est ainsi que la comédienne Catherine Deneuve avait été distinguée, sans qu’elle ait jamais réalisé — à la différence de son prédécesseur Gérard Depardieu — le moindre film. Dès lors, tout était possible. Jane Fonda apparaît comme un choix indiscutable et logique. Indiscutable, car sa carrière d’actrice, sanctionnée par deux Oscar pour Klute (1971) et Retour (1978), compte une cargaison de classiques allant des Félins de René Clément (1964) à On achève bien les chevaux (1969) de Pollack, de La Poursuite impitoyable (1966) de Penn à La M

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Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Festival Lumière | Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante (...)

Sébastien Broquet | Lundi 11 juin 2018

Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante féministe de longue date, donc symbole fort en cette année post-Weinstein. Le festival se déroulera du samedi 13 au dimanche 28 octobre 2018 dans toute la métropole lyonnaise.

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Guillermo del Toro : « Le genre de mon film ? Un film de moi ! »

Festival Lumière | Lion d’Or à Venise pour La Forme de l’eau, Guillermo del Toro fait escale au Festival Lumière ce week-end pour présenter une sélection de ses œuvres de chevet. Il en profitera pour montrer en avant-première sa romance fantastique entre un homme aquatique et une femme de ménage muette…

Vincent Raymond | Samedi 14 octobre 2017

Guillermo del Toro : « Le genre de mon film ? Un film de moi ! »

Quand vous avez reçu votre Lion d’Or, vous avez dit « Si vous restez pur et fidèle à ce que vous croyez — et pour moi ce sont les monstres —, alors vous pouvez faire ce que vous voulez ». D’où vous vient cette fascination pour les monstres ? Guillermo del Toro : Tout d’abord, je veux revenir sur cette phrase : à Venise, ils avaient traduit « monsters » par « mustard », c’est-à-dire « moutarde » (rires), trouvant que c’était une métaphore géniale : « il aime les condiments ». Mais sinon pour moi, ça a commencé tôt, presque au berceau, quand j’avais deux ans. Mon psy dit que c’était un mécanisme d’inversion, tellement j’était tellement effrayé d’être né. Quand j’étais gosse, je me sentais étrange. Déjà, j’étais incroyablement mince — si si —, mes cheveux étaient extrêmement blonds, presque blancs, et j’étais tellement timide que je boutonnais ma chemise jusqu’au col. Je me battais si fréquemment que j’ai commencé à prendre du poids pour être capable de me défendre. Alors forcément, j’éprouvais de l’empathie pour les monstres : je voyais la cr

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Hello et Goodbye, Mister Wong

Festival Lumière | Adoucir le moment des adieux par un nuage de beauté et d’évanescence… Dimanche après-midi, quand viendra (déjà) l’heure de saluer Wong Kar-wai et de le (...)

Vincent Raymond | Mardi 17 octobre 2017

Hello et Goodbye, Mister Wong

Adoucir le moment des adieux par un nuage de beauté et d’évanescence… Dimanche après-midi, quand viendra (déjà) l’heure de saluer Wong Kar-wai et de le remercier de sa présence à Lyon, le public de la Halle Tony Garnier pourra en guise de consolation appliquer sur ses yeux embués cet élixir visuel qu’est In the Mood for Love (2000) — au risque de verser quelques larmes. Mais avant cette projection de clôture, l’homme aux lunettes noires aura promené sa silhouette vendredi de la scène du Théâtre des Célestins pour sa masterclass à l’Amphi 3000 de la Cité Internationale pour la remise solennelle de son Prix Lumière, suivie de la projection des Anges déchus (1995). Et samedi, il aura sacrifié au rite du tournage d’une Sortie d’usine, rue du Premier-Film. D’autres rendez-vous marquent la fin de la décade prodigieuse. On ne reviendra pas sur la visite d’Anna Karina (rencontre et projections notamment de son film

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Festival Lumière : qui pour accompagner Wong Kar-wai ?

La Programmation Dévoilée | À cinq semaines de l’ouverture du grand rendez-vous du film classique, la liste (presque) définitive des programmations et des premiers invités est tombée. Du 14 au 22 octobre, vous allez croiser du beau monde dans les salles…

Vincent Raymond | Jeudi 7 septembre 2017

Festival Lumière : qui pour accompagner Wong Kar-wai ?

On savait déjà depuis juin que Wong Kar-wai serait présent — logique, il est récipiendaire du Prix Lumière —, tout comme Georgio Moroder ; que Tilda Swinton, Diane Kurys et Guillermo del Toro feraient escale pour une masterclass. Et que Bertrand Tavernier viendrait avec un assortiment de westerns classiques… Le temps est venu d’en annoncer davantage. Par exemple, que del Toro fera l’objet d’une Nuit le soir de l’ouverture à l’Institut Lumière avec Le Labyrinthe de Pan, Hellboy, Cronos et Pacific Rim. Un concentré de fantastique qui vous dispensera de rêver, voire de cauchemarder, pendant quelques semaines. Il ne sera pas le seul cinéaste mexicain à être honoré : Alfonso Cuarón est de retour au festival Lumière pour présenter La Fórmula Secreta de Rubén Gámez, mais aussi à l’occasion de la Nuit

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Festival Lumière : Godard se fait la belle

Festival Lumière | L’un des programmes les plus ambitieux de cette 9e édition du Festival Lumière (du 14 au 22 octobre prochains) n'a pas survécu à l’été : la première (...)

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Festival Lumière : Godard se fait la belle

L’un des programmes les plus ambitieux de cette 9e édition du Festival Lumière (du 14 au 22 octobre prochains) n'a pas survécu à l’été : la première partie de l’Intégrale Godard — allant grosso modo pour les longs-métrages de À bout de souffle (1959) à La Chinoise (1967). On espère que cette annulation aussi subite que regrettable n’a rien à voir avec un veto du principal intéressé — connu pour ses redoutables mouvements d’humeur — et qu’elle annonce au contraire un événement encore plus prestigieux dans le futur. Le reste de la programmation sera, quant à lui, dévoilé lors des séances de présentation des 7, 9 et 12 septembre à l’Institut Lumière. Les spectateurs du Lumière Terreaux pourront néanmoins se consoler avec l’avant-première de l’évocation très réussie du “personnage” de Godard, croqué par Michel Hazanavicius dans Le Redoutable le lundi 4 septembre à 20h30. Ce sera le lancement des lundis d’avant-premières dans cette salle. Et là, il n’y aura pas de lapin…

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À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Institut Lumière | Un mois et demi avant l’ouverture de sa 9e édition, le Festival Lumière présente un solide avant-goût de sa programmation à l’Institut homonyme. Mais pas que.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Révision générale. Par le passé, l’Institut Lumière a déjà anticipé un Festival en programmant dès septembre des films de (ou avec) son Prix Lumière. Mais c’était surtout parce qu’ils ne figuraient pas dans le tableau final des projections. 2017 semble opérer un changement radical en proposant rien moins que cinq longs-métrages de Wong Kar-wai (soit la moitié de son œuvre) et deux conférences pour se remettre dans le bain. Des films de la première partie de sa carrière, scandant les années 1990 (de Nos années sauvages à Happy Together), qui l’ont inscrit avec insistance comme figure originale d’un renouveau du cinéma asiatique — et en définitive, mondial. Cette mise en bouche délestera les salles bondées durant la semaine festive, encourageant le public à découvrir des productions plus rares. Pour accompagner ces flamboyants zakouskis, deux comètes dont les univers sont aussi opposés que l’influence sur leurs confrères et consœurs considérable : u

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Prix Lumière 2017 : Wong Kar-wai et les autres

Festival Lumière | Retour aux fondamentaux pour le Prix Lumière 2017 : un cinéaste sera récompensé le 22 octobre prochain à Lyon et il s’appelle Wong Kar-wai.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juin 2017

Prix Lumière 2017 : Wong Kar-wai et les autres

On ne vous fera pas lanterner comme le patron de l’institut Lumière, qui avec son affable et coutumière cruauté a fait durer le suspense 90 minutes en truffant sa présentation de force anecdotes, digressions ou boutades : Wong Kar-wai sera le 9e récipiendaire du Prix Lumière. Un choix audacieux qu’il convient tout d’abord de saluer : à présent que le Festival est installé, avec des spectateurs·rices fidélisé·e·s et acquis·es à sa cause, il peut user de sa jeune notoriété pour célébrer des personnalités moins “évidentes” que Catherine Deneuve. Pour quitter l’axe Europe-Amériques. Et populariser le travail d’un artiste à la carrière plus discrète ayant cependant exercé une influence considérable sur ses contemporains. Car même si le monde entier a succombé à son hypnotique “hit” In the Mood for Love (2000), dont la rythmique visuelle et musicale est immédiatement reconnaissable par le grand public, l’œuvre du cinéaste shanghaïen appartient à un registre plus art et essai. Grâce à ce Prix, le grand public aura ainsi l’occasion de découvrir non seulement l’intégralité de ses

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Lumière : et la couleur fut

Exposition | La très réussie exposition consacrée aux frères Lumière s'installe dès cette semaine au Musée des Confluences, légèrement revisitée : une plongée dans l'histoire d'une famille, mais surtout aux origines du cinéma comme de la photographie couleur.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Lumière : et la couleur fut

Évidemment ! L'on pénètre dans le dédale en gardant un œil sur l'une des trois vues de La Sortie de l'usine : comme au Grand Palais à Paris et comme à Bologne où elle a fait halte auparavant, l'exposition Lumière ! le cinéma inventé, s'ouvre par le premier film de l'Histoire, tourné à quelques encablures. Car enfin, la voici à la maison, cette exposition : « nous avions souhaité débuter à Paris, au Grand Palais, à proximité de là où a eu lieu la première séance publique de cinéma » explique Thierry Frémaux, le directeur de l'Institut Lumière, qui s'est mis dans la peau du guide le temps d'une visite. Sa verve légendaire trouve ici matière à faire feu de tout bois : tout dans cette exposition prête à l'anecdote, à la digression, au plaisir de conter cet éternel sujet pour nuits blanches qu'est le cinéma. Mais pas seulement. Et c'est là, aussi, la grande richesse de ce rendez-vous avec le Musée des Confluences : la geste des frères Lumière ne se limite pas au cinéma. Frémaux le rappelle : « ils arrêtent le cinéma car ils pensent avoir rempli leur mission, et veulent inventer la photographie couleur

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"Lumière ! L’aventure commence" : retour en salles

ECRANS | de Louis Lumière et de nombreux opérateurs (Fr, 1h26) documentaire commenté par Thierry Frémaux

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

Qui a déjà assisté à une séance d’ouverture/clôture du Festival Lumière, voire à l’invitation à un(e) cinéaste ou à quelque personnalité rue du Premier-Film, a forcément entendu Thierry Frémaux s’acquitter d’un commentaire en direct de vues Lumière, dévidant force anecdotes historiques sur le mode badin — il est rompu à cet exercice depuis le Centenaire du Cinématographe, en 1995. Ces inestimables bobines des premiers temps du 7e art venant d’être restaurées numériquement, l’idée a germé d’en faire revivre une sélection sur grand écran, histoire que les yeux du XXIe siècle redécouvrent le monde du XIXe. Au bilan, 108 vues figurent dans ce programme composé suivant des chapitres thématiques plus que chronologiques ; 108 ultra courts métrages “escortés” par la voix du patron de l’Institut Lumière — son ton ici plus solennel qu’à l’accoutumée, atteste qu’il est conscient de l’éternité à laquelle il se soumet en posant son timbre sur ces enveloppes cinématographiques. Projetés dans le respect de la vitesse du tournage — donc sans ces odieux accélérés transformant le moindre plan en saynète comique

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Huit fois Deneuve à travers la publicité

Festival Lumière | Lumière 2016 : Huit fois Deneuve à travers la publicité La liste des rôles confiés à Catherine Deneuve durant le demi-siècle écoulé aurait de quoi donner le tournis : (...)

Vincent Raymond | Jeudi 6 octobre 2016

Huit fois Deneuve à travers la publicité

Lumière 2016 : Huit fois Deneuve à travers la publicité La liste des rôles confiés à Catherine Deneuve durant le demi-siècle écoulé aurait de quoi donner le tournis : Collégienne ou Grande Bourgeoise, Peau d'Âne ou Potiche, Belle de jour ou Reine blanche, la comédienne s'est illustrée avec bonheur dans tous les styles de personnages. Mais il lui est aussi arrivé de jouer à la marchande hors des plateaux cinématographiques, pour des écrans publicitaires, associant volontiers son image et sa notoriété à des marques représentant le prestige ou le luxe. Pourquoi la plus sélecte des actrices françaises a-t-elle consenti dès les années 1960 à devenir "ambassadrice", "égérie" ou "visage" de tel ou tel produit ? « Je ne prétends pas faire de la publicité pour une autre raison qu'un allégement des problèmes financiers », rapportait-elle sans ambages dans Les Inrockuptibles en 1997, ajoutant dansTélérama en 2000 que « faire des publicités, c'est le meilleur moyen d'éviter les compromis avec le cinéma, sans changer [sa] façon de vivre ». Une telle franchise méritait d'être saluée par une rétrospective quasi-intég

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8e Festival Lumière : On en sait (beaucoup) plus

ECRANS | Le voile est à présent levé sur la programmation du prochain festival, qui aura pour invitée centrale et Prix Lumière Catherine Deneuve du 8 au 16 octobre prochains.

Vincent Raymond | Mercredi 7 septembre 2016

8e Festival Lumière : On en sait (beaucoup) plus

Outre les annonces déjà effectuées en juin dernier (voir notre article : Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve), quelques jolies surprises viendront réjouir les amateurs de belles bobines… L’hommage à la Reine Catherine, Buster Keaton, Marcel Carné, la rétrospective consacrée au femmes à Hollywood ou à la réalisatrice Dorothy Arzner, on savait déjà. Tout comme l’invitation à Walter Hill (yeah !) ou à Jean-Loup Dabadie et la Nuit Bande de potes destinée à dérider un fond de l’air morose. Ce dont on ne se doutait pas, c’est qu’il y aurait encore des programmes complets qui pointerait le bout de leur nez ! À commencer par une sélection concoctée par un ancien Prix Lumière, Quentin Tarantino, qui a eu l’idée très habile de choisir des films portant le millésime 1970 — les associant pour certains en “double bill“ : Love Story, Deep End, L’Oiseau au plumage de cristal, La Dame dans l’auto avec des l

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Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve

Festival Lumière | Pour la première fois de sa jeune histoire, le Festival Lumière (étendu à neuf jours, du 8 au 16 octobre prochain) couronnera une reine, Catherine Deneuve.

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve

Le voile a été levé sur les grandes lignes de la 8e édition du Festival Lumière et sur son invitée principale, la comédienne française Catherine Deneuve, qui se verra remettre le précieux Prix le 14 octobre prochain à la Salle 3000. Elle sera la seule des récipiendaires du Prix Lumière à n’avoir jamais réalisé de film. Mais faire figure d’exception n’aura rien pour lui déplaire : depuis plus d’un demi-siècle qu’elle trône au zénith du 7e art, l’actrice aux deux Césars a toujours cultivé son indépendance d’esprit — un sorte de chic bourgeois parfaitement libertaire qui la rend si fascinante. Égérie de Truffaut, après avoir été muse de Demy et de Polanski, inspiratrice absolue de Téchiné, sa filmographie est un paysage renversant d’intelligence et de continuité, allant de Buñuel et Chabrol à Bercot, en passant par Desplechin, Lars von Trier, Ozon et Cavalier. Sections spéciales Impossible pour le moment de connaître ni le nombre, ni les titres des films présentés (encore moins celui d’ouverture ; alors celui de clôture…). En revanche, les grandes rétrospectives ont été révélées. Poursuivant le travail accompli autour

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Présentation du Festival Lumière 2016

ECRANS | Si l’on sait déjà que le Festival Lumière durera désormais officiellement plus longtemps, soit du samedi 8 au dimanche 16 octobre (auparavant, il grignotait (...)

Vincent Raymond | Mardi 14 juin 2016

Présentation du Festival Lumière 2016

Si l’on sait déjà que le Festival Lumière durera désormais officiellement plus longtemps, soit du samedi 8 au dimanche 16 octobre (auparavant, il grignotait sur le week-end précédant son ouverture grâce à l’inauguration de son village), on ignore encore sa programmation. Pour tout connaître sur le futur Prix et les sections rétrospectives, plusieurs soirées emplies de révélations vous attendent. Une seule contrainte : vous inscrire préalablement au 04 78 78 18 85 ou à communication2@institut-lumiere.org. En attendant, faites vos paris… À l’Institut Lumière le lundi 20 juin à 18h30 et 20h, mercredi 22 juin à 19h et 20h30, samedi 25 juin à 11h, mercredi 29 juin à 18h30 et 20h

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Thierry Frémaux reste à l'Institut Lumière

ACTUS | L’information, publiée par Tribune de Lyon, s’est propagée dans la ville comme une traînée de poudre ces derniers jours : l’emblématique Thierry Frémaux, (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 5 février 2016

Thierry Frémaux reste à l'Institut Lumière

L’information, publiée par Tribune de Lyon, s’est propagée dans la ville comme une traînée de poudre ces derniers jours : l’emblématique Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière, âme du festival Lumière, également délégué général du Festival de Cannes, a été approché par un grand groupe du privé et pourrait céder aux sirènes d’un salaire mirobolant et d’un nouveau challenge. En laissant un vide à Lyon… Du côté de la Ville, un élu nous confirmait aujourd’hui même être au courant depuis décembre de cette sollicitation, sans sembler inquiet outre-mesure. Et pour cause : dès ce soir, Thierry Frémaux a choisi de clarifier la situation par le biais d’un communiqué sur le site de l’Institut Lumière : sans grande surprise, il reste. À Cannes comme à l’Institut Lumière. « L’information parue récemment dans la presse sur la sollicitation professionnelle dont je fais l’objet est exacte, même si cette offre date de plusieurs semaines. C’est après une longue réflexion que j’ai pris la décision de ne pas l’accepter et de conserver les fonctions qui sont les miennes au Festival de Cannes, ainsi qu’à l’Institut Lumière à

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114 films des frères Lumière sur grand écran

ECRANS | Ce fut l'un des événements du dernier festival de Cannes : la projection d'un montage de 114 films des frères Lumière, restaurés en très haute définition (...)

Benjamin Mialot | Mardi 25 août 2015

114 films des frères Lumière sur grand écran

Ce fut l'un des événements du dernier festival de Cannes : la projection d'un montage de 114 films des frères Lumière, restaurés en très haute définition pour l'occasion. Mardi 29 septembre à 20h, l'Institut Lumière vous invite à découvrir ces images historiques à l'Auditorium, le temps d'une projection commentée par l'inénarrable Thierry Frémaux (et accompagnée au piano en direct par Romain Camiolo). De quoi s'échauffer la rétine avant le grand raout cinéphile maison qui consacrera Martin Scorsese deux semaines plus tard.

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The Search en avant-première au festival Lumière

ECRANS | Après avoir présenté en ouverture de l’édition 2011 The Artist, Michel Hazanavicius revient au festival Lumière avec son nouveau film, The Search, qui sera (...)

Christophe Chabert | Mercredi 1 octobre 2014

The Search en avant-première au festival Lumière

Après avoir présenté en ouverture de l’édition 2011 The Artist, Michel Hazanavicius revient au festival Lumière avec son nouveau film, The Search, qui sera projeté en avant-première et en présence de son réalisateur le samedi 18 octobre à 18h à l’UGC Ciné Cité Confluence. Fraîchement accueilli à Cannes, ce mélodrame sur fond de guerre en Tchétchénie, remake d’un film de Fred Zinnemann, a depuis subi un sérieux remontage, le cinéaste ramenant sa durée de 2h40 à 2h14. On est curieux de découvrir cette version 2, tant la première laissait entrevoir, au milieu des longueurs et des lourdeurs, un vrai geste de mise en scène, comme on le disait sur notre blog cannois à l’époque. Les locations pour la séance ouvrent ce mercredi à 13h.

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Tout sur la clôture de Lumière

ECRANS | Les billets pour le Prix Lumière remis à Pedro Almodóvar (avec la projection de Parle avec elle) se sont arrachés en 45 minutes. Combien de temps faudra-t-il (...)

Christophe Chabert | Vendredi 26 septembre 2014

Tout sur la clôture de Lumière

Les billets pour le Prix Lumière remis à Pedro Almodóvar (avec la projection de Parle avec elle) se sont arrachés en 45 minutes. Combien de temps faudra-t-il pour ceux de la séance de clôture, où sera projeté Tout sur ma mère du même Almodóvar, en présence du réalisateur et de son actrice Marisa Paredes ? En tout cas, ils seront mis en vente ce mardi 30 septembre à partir de 13h, sur Internet et dans les points de vente habituels. La séance, elle, aura lieu le dimanche 19 octobre à 15h30 à la Halle Tony Garnier.

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Uma Thurman au Festival Lumière

ECRANS | Et hop, une nouvelle surprise de la part du fesival Lumière 2013 : la venue d'Uma Thurman. L'égérie de Quentin Tarantino sera présente à l'Amphithéâtre du (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 17 octobre 2013

Uma Thurman au Festival Lumière

Et hop, une nouvelle surprise de la part du fesival Lumière 2013 : la venue d'Uma Thurman. L'égérie de Quentin Tarantino sera présente à l'Amphithéâtre du Centre des Congrès, ce vendredi 18 octobre, pour lui remettre son Prix Lumière.

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Présentation du festival Lumière

ECRANS | Vous le savez, le cinéphile et de plus en plus radical Quentin Tarantino sera à l'honneur de la prochaine édition du festival Lumière, qui se tiendra du 14 au (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 22 août 2013

Présentation du festival Lumière

Vous le savez, le cinéphile et de plus en plus radical Quentin Tarantino sera à l'honneur de la prochaine édition du festival Lumière, qui se tiendra du 14 au 20 octobre. Mais quid du reste du programme ? Pour s'en faire une idée, vous pouvez soit relire l'avant-papier rédigé par nos soins au moment de l'annonce du festival, soit vous procurer à sa sortie notre numéro 722 (daté du 4 septembre), soit assister, sur simple inscription au 04 78 78 18 85, à l'une des huit soirées de présentation qu'animera Maelle Arnaud, programmatrice de l'Institut Lumière. En voici les dates : Mardi 10 septembre à 19h et 20h30Jeudi 12 septembre à 19h et 20h30Samedi 14 septembre à 11h30Jeudi 3 octobre à 19h et 20h30Mardi 8 octobre à 19h

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Le festival Lumière 2012 a fait le plein !

ECRANS | La 4e édition a été fréquentée par près de 100 000 personnes en six jours (du 15 au 21 octobre) avec 72 000 spectateurs de films, 27 000 visiteurs des villages (...)

Christophe Chabert | Jeudi 25 octobre 2012

Le festival Lumière 2012 a fait le plein !

La 4e édition a été fréquentée par près de 100 000 personnes en six jours (du 15 au 21 octobre) avec 72 000 spectateurs de films, 27 000 visiteurs des villages du festival, des expositions, de la bourse «Cinéma Monplaisir» et des animations et rencontres organisées autour des projections.Achevé devant 4000 spectateurs ayant assisté à la projection de La Porte du paradis en présence du réalisateur Michael Cimino et de l’actrice Isabelle Huppert, le festival a couronné cette année Ken Loach.Le réalisateur britannique s’est vu remettre des mains d’Eric Cantona, son acteur dans Looking for Richard, le Prix Lumière. Il succède ainsi à Clint Eastwood, Milos Forman et Gérard Depardieu.L'ex-joueur, devenu comédien, a décrit le cinéaste comme «un homme à la hauteur des convictions qu'il défend. Un des deux êtres exceptionnels rencontrés dans [sa] vie avec Alex Ferguson [entraîneur de Manchester United].» De son côté, le récipiendaire a voulu redire tout ce que la France et le Festival de Cannes avaient fait pour lui et, sou

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Michael Cimino sur le pas de la porte Lumière

ECRANS | La nouvelle de la diffusion de la version longue de La Porte du Paradis en clôture du festival Lumière était déjà excellente. Voilà qu'elle s'accompagne de la (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 16 octobre 2012

Michael Cimino sur le pas de la porte Lumière

La nouvelle de la diffusion de la version longue de La Porte du Paradis en clôture du festival Lumière était déjà excellente. Voilà qu'elle s'accompagne de la venue de son réalisateur culte, Michael Cimino. Le cinéaste viendra en compagnie d'Isabelle Huppert, déjà annoncée, présenter son film maudit et donc culte face aux 4000 spectateurs de la Halle Tony Garnier, sûrement ravis de rencontrer un artiste plutôt rare. 

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Une histoire de films

ECRANS | Dans une édition 2012 remplie d’œuvres fleuves, d’"Il était une fois en Amérique" à "La Porte du Paradis", Lumière 2012 propose un film qui les englobe tous, "Story of film", gigantesque encyclopédie filmée signée Mark Cousins. 15 heures pour résumer 115 ans d’Histoire du cinéma : un pari aussi fou que génial. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 12 octobre 2012

Une histoire de films

Il y aura deux manières de vivre intensément Lumière 2012. La première, classique, consistera à poser une semaine de vacances et à piocher dans la très riche programmation du festival, dans ses rétrospectives, ses événements, ses rencontres… La seconde, plus audacieuse, consiste à demander son jeudi à son généreux employeur et à se rendre au Pathé Cordeliers dès 9 heures du matin pour suivre les 15 heures de Story of film de Mark Cousins. Car si plus de 70 films seront projetés au cours du festival, Story of film est celui qui les contient tous. Vous voulez savoir quelle est l’importance de Vittorio De Sica et de son scénariste Cesare Zavattini dans le courant néo-réaliste italien et ce qui les oppose à Roberto Rossellini ? Vous vous interrogez sur l’importance du Septième sceau dans l’œuvre d’Ingmar Bergman ? Vous avez envie de découvrir pourquoi le Nouvel Hollywood s’est fracassé sur La Porte du Paradis ? Vous voulez saisir ce qu’il y a de neuf dans le regard que pose Agnès Varda sur Corinne Marchand dans Cléo de 5 à 7 ? Vous désirez retourner à la source du réalisme social anglais dont Ken Loach est aujourd’hui le dépositai

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L’esprit Loach

ECRANS | Pour avoir suivi de près les trois premières éditions de Lumière, on sait d’expérience à quel point le choix de la personnalité pour recevoir le Prix Lumière influe (...)

Christophe Chabert | Jeudi 11 octobre 2012

L’esprit Loach

Pour avoir suivi de près les trois premières éditions de Lumière, on sait d’expérience à quel point le choix de la personnalité pour recevoir le Prix Lumière influe sur l’esprit général du festival. La star Eastwood avait tout écrasé en 2009, et Depardieu avait laissé planer un parfum de nostalgie plombante sur l’édition 2011. En revanche, la simplicité et la vitalité de Milos Forman, son envie intacte de faire du cinéma au présent, expliquaient grandement la réussite de Lumière 2010, équilibré, joyeux et populaire. On s’avance sans doute, mais on pressent que l’édition 2012 sera du même acabit, tant Ken Loach est lui aussi un cinéaste peu enclin à regarder en arrière. C’est l’âme même de ses films, qui ne baissent jamais les bras même lorsqu’ils sondent des abîmes de noirceur et de désespoir. Mais son engagement politique et citoyen, sa passion pour le foot, son humour british, tout cela devrait irradier la fin de la manifestation. Dans la rétrospective de son œuvre, il y a de belles perles à découvrir pour toute une génération de spectateurs : Kes, bien sûr, mais aussi Raining stones, Ladybird, Land and freedom, Sweet si

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Paradis retrouvé

ECRANS | Morceau de choix pour terminer le festival : la version restaurée et intégrale de "La Porte du Paradis", film maudit devenu film mythique, date-clé de l’Histoire du cinéma qui marque la fin d’une utopie hollywoodienne mais aussi le purgatoire d’un cinéaste immense, Michael Cimino.

Christophe Chabert | Jeudi 11 octobre 2012

Paradis retrouvé

Qui a vu La Porte du Paradis ? Du moins, qui a vu sa version intégrale ? Aux Etats-Unis, où la sortie du film provoqua la faillite de United Artists, le studio qui l’avait produit, presque personne. En France, sans doute un peu plus puisqu’à l’initiative de Patrick Brion, infatigable animateur du Cinéma de minuit sur France 3, le film fut finalement distribué en 1989 dans le montage de 3h45 souhaité par Michael Cimino. Les bizarreries des droits ont voulu que seul le DVD américain reprenne cette version, le DVD français exploitant celle de 2h20, qui n’est pas seulement un "raccourcissement" mais une véritable réécriture de son propos. De toute façon, qui a envie de voir La Porte du Paradis en DVD ? Car ce film monde et monstre ne prend son sens que sur un très grand écran, avec ses centaines de figurants, sa passion du détail, son ampleur décorative, son sens de l’espace. Dernière frontière Le fiasco du film est resté comme une blessure profonde dans l’histoire hollywoodienne. On a parlé de la mort de United Artists, mais c’est surtout la fin d’une utopie que cet échec entérine : le Nouvel Hollywood, dont Michael Cimino fut le temps d

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Lumière, clap de début

ECRANS | Ce lundi, le festival Lumière démarre à la Halle Tony Garnier avec sa rituelle soirée d’ouverture pleine de "stâââârs" qui monteront sur scène pour en donner le (...)

Christophe Chabert | Jeudi 4 octobre 2012

Lumière, clap de début

Ce lundi, le festival Lumière démarre à la Halle Tony Garnier avec sa rituelle soirée d’ouverture pleine de "stâââârs" qui monteront sur scène pour en donner le coup d’envoi. OK. Mais il y aura aussi au cours de cette soirée un grand film et un grand cinéaste à l’honneur, ce qui est quand même l’essentiel pour un festival qui s’intéresse au patrimoine cinématographique. En l’occurrence Jerry Schatzberg et son Épouvantail daté 1973, parfait résumé de ce Nouvel Hollywood qui s’intéressait aux outsiders de l’Amérique et les emmenait sur les routes pour des trajets autant physiques qu’existentiels. Au centre, le tandem Hackman/Pacino, l’un jovial, l’autre torturé, soit une certaine idée de la perfection dans le jeu. La mise en scène de Schatzberg capte leur énergie entre désir de classicisme (le Scope, les grands espaces) et modernité (un fabuleux travail de déconstruction sonore et visuelle qu’il avait déjà expérimenté dans Portrait d’une enfant déchue, son premier film). Le lendemain, c’est bombance avec le début des grandes rétros

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Lumière est un long film fleuve tranquille

ECRANS | Plus éclatée que lors des éditions précédentes, la programmation de Lumière 2012 ménagera films monstres, raretés, classiques restaurés, muets en musique et invités de marque. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 6 septembre 2012

Lumière est un long film fleuve tranquille

Elle aura tardé à arriver, mais la voici, presque définitive — manquent encore le film d’ouverture et le film choisi pour la remise du Prix Lumière à Ken Loach : la programmation du festival Lumière 2012. Autant dire tout de suite que par rapport à ce qui avait été annoncé en juin, beaucoup de choses ont changé ou se sont affinées : ainsi, la rétro Ken Loach se concentrera sur la deuxième partie de sa carrière, de Raining stones à Route Irish, avec en guise de curiosité le téléfilm Cathy Come Home. En revanche, plus de traces des raretés du cinéma américain des années 70, remplacées par l’intégrale de la saga Baby Cart, fameux sérial cinématographique hongkongais avec son samouraï promenant un bébé dans une poussette. Six films qui auront droit à une journée de projection au Cinéma opéra, ce qui marque d’ailleurs une des tendances du festival cette année : les marathons cinématographiques. Que ce soient les quinze heures de The Story of film (documentaire monstre sur l’histoire du cinéma), les 4h15 d’Il était une fois en Amérique dans sa versio

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Lueurs et Lumière

ECRANS | Prix Lumière à Ken Loach, hommages à Max Ophüls, Vittorio De Sica, Dean Martin et Max Von Sydow, versions intégrales et restaurées de "La Porte du Paradis" et d’"Il était une fois en Amérique", ciné-concert autour de "Loulou" : le prochain festival Lumière a déjà ses contours, en attendant d’en remplir le centre. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 27 août 2012

Lueurs et Lumière

Tombée en plein milieu du mois de juillet, l’annonce du Prix Lumière aura donc été précédée de trois semaines de suspens et de rumeurs. C’est finalement Ken Loach qui viendra chercher le trophée à la Salle 3000 de la Cité Internationale le vendredi 19 octobre, et aura droit durant le festival à une rétrospective de son œuvre. Loach peut se réjouir : il vient de connaître un de ses plus grands succès public en France avec La Part des anges (en plus d’un très généreux Prix du jury à Cannes). Les cinéphiles semblent prêts à faire le tri dans sa filmographie, qui a avancé depuis vingt ans au pas de course, un film par an ou presque, dans des registres assez divers, avec comme dénominateur commun une vision politique de l’histoire passée et contemporaine de son pays, l’Angleterre. On s’amusera de l’ironie qui veut qu’un cinéaste d’ultra-gauche prenne la succession d’un acteur (Depardieu) qui, cette année, aura surtout fait parler de lui par son soutien tonitruant à Nicolas Sarkozy au cours de la dernière présidentielle : l’alternance, c’est aussi ce

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Ken Loach : un Prix Lumière en rouge et noir

ECRANS | Après trois semaines de suspense, c’est finalement le réalisateur anglais, chef de file d’un cinéma social plus noué qu’on ne le croit, qui se verra décerner le quatrième Prix Lumière en octobre prochain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 12 juillet 2012

Ken Loach : un Prix Lumière en rouge et noir

Les rumeurs laissaient entendre que le quatrième lauréat du Prix Lumière serait à chercher du côté des États-Unis. Surprise : c’est finalement un nouveau cinéaste européen qui fait figure d’heureux élu, puisqu’il s’agit du Britannique Ken Loach, 76 ans en juin dernier, et une filmographie imposante d’une trentaine de longs-métrages, dont la production s’est accélérée à l’aube des années 90, sans doute sa période la plus incontestablement passionnante. Loach démarre, comme beaucoup de ses compatriotes cinéastes à l’époque (Frears, Mike Leigh…) à la télévision, avant de franchir le cap du grand écran en 1967 avec Poor cow (Pas de larmes pour Joy), beau mélodrame avec un formidable Terence Stamp. Dès ce premier film, Loach, à travers un réalisme synchrone avec les nouvelles vagues qui naissent un peu partout dans le monde, s’intéresse aux classes populaires anglaises et à leurs difficultés d’existence, même si le film cherche aussi à capter l’élan amoureux de la jeunesse dans un mouvement pop typique de l’Angleterre sixties. Deux ans plus tard, Kes propulse Loach dans la cour des grands. Le film e

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Lumière pas tout à fait allumé

ECRANS | En l’absence d’annonce du prochain Prix Lumière, repoussée sine die, la programmation du prochain festival Lumière fait figure de poulet sans tête : on ne commentera donc que les plumes et les pattes. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 20 juin 2012

Lumière pas tout à fait allumé

Tout le monde attendait Scorsese pour le Prix Lumière 2012, et ce ne sera pas lui ! Qui à sa place (et pour prendre la suite de Eastwood, Forman et Depardieu) ? Eh bien, on n’en sait rien, car visiblement Thierry Frémaux et son équipe se sont retrouvés coincés par les disponibilités de leur invité(e) potentiel(le)… L’annonce du nom qui sortira du chapeau se fera donc sans tambour, ni trompette, ni date précise — on espère juste que cela ne se passera pas en plein cœur de l’été, quand tout le monde, critiques et cinéphiles compris, ont la tête et les jambes en vacances. La tête — car c’est bien de cela qu’il s’agit : une tête couronnée par un festival qui établit peu à peu un hall of fame de l’art cinématographique, manque donc pour cette future édition de Lumière, mais le reste du corps est déjà esquissé. À commencer par les rétrospectives qui oscillent entre classicisme et innovation. D’un côté, hommage à Vittorio De Sica, le cinéaste du Voleur de bicyclette, patron du néo-réalisme, confirmant après Leone, Visconti et l’an dernier, les deux beaux films d’Elio Petri, la relation privilégiée et transalpine entre Lumière

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Lumière, le week-end : Dernier atout

ECRANS | Bilan avant fermeture…

Dorotée Aznar | Lundi 10 octobre 2011

Lumière, le week-end : Dernier atout

Comme d’habitude, on a fini le festival absolument cramé des neurones, et trempé de la tête aux pieds, la météo ayant décidé à mi-parcours de passer de l’été à l’automne sans transition. Un peu indécis aussi, sur cette édition de Lumière 2011. Si on la juge à la quantité de bons films vus, il n’y a rien à redire. Si on mesure son succès à l’affluence des spectateurs, pas de souci, sinon peut-être celui des charters de scolaires ayant parfois servi à remplir les séances, selon la méthode bien rôdée du théâtre public subventionné qui va compléter ses budgets avec la manne de l’éducation nationale et le racket des parents d’élèves. Mettons que c’est de bonne guerre… Enfin, si on s’attarde sur les invités et surtout, sur la qualité de leurs présentations, il faut reconnaître que Lumière a fait un sacré bond : on n’oubliera pas de sitôt cette séance mythique où Depardieu, Kervern, Delépine, Gianolli et Dupontel sont venus parler de Pialat et de "Sous le soleil de Satan", arrivant à concilier analyse sérieuse, anecdotes drôlissimes et évocation émouvante. 30 minutes hallucinantes, passionnantes, qui résument la générosité avec laquelle Depardieu a empoigné l’hommage qui lui a été rendu,

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Lumière, jour 3. Ne travaillez jamais !

ECRANS | I Giorni contati d’Elio Petri. Édouard et Caroline de Jacques Becker.

Dorotée Aznar | Vendredi 7 octobre 2011

Lumière, jour 3. Ne travaillez jamais !

Après un petit moment de flippe le premier jour, où les films vus n’étaient jamais à la hauteur de nos attentes, et suite aux retours enthousiastes sur la rétrospective Wellman que l’on avait décidée de laisser de côté, on se demandait si le choix de traverser le festival Lumière en privilégiant raretés et inédits étaient la bonne solution. On enviait les gens qui, de retour d’une projection de "Loulou" ou de "Casque d’or" qu’ils découvraient pour la première fois, étaient encore sous le choc de ce qu’ils venaient de voir. Mais ce jeudi, deux films nous ont finalement donné raison et on a vu, dans des registres fort différents, du très grand cinéma, incontestablement. I Giorni contati, deuxième film d’Elio petri selon Alberto Barbera (troisième selon IMDb), a complètement effacé le souvenir un peu mitigé de "L’Assassin". Petri trouve ici à la fois son style et son ton, et fait bien plus qu’annoncer ses réussites futures : il est déjà au sommet de son art. Le film raconte l’odyssée de Cesare, un plombier qui, en prenant le bus un matin pour aller travailler, est confronté à une mort scandaleusement ordinaire. Le contrôleur demande son billet à un passager, avant

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