Calamity “Cristal” Jane au Comoedia

Vincent Raymond | Vendredi 26 juin 2020

Photo : © Maybe Movies / Nørlum / 2 minutes / France 3 Cinéma


C'est une tradition si bien ancrée dans les habitudes qu'elle résiste à tout, même aux imprévus : la projection en avant-première du grand prix du festival du film d'animation d'Annecy, le Cristal du long-métrage. Ledit festival ne se tenant cette année qu'en ligne pour les raisons que nous savons, vous serez incroyablement chanceux en découvrant le film en salle avant même le public savoyard ET le jury. Quant au titre du film, sachez qu'il s'agit de Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé, qui nous avait déjà régalés avec Tout en haut du monde.

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Au Comœdia le ​dimanche 28 mars à 10h45


Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

De Rémi Chayé (Fr, 1h24)

De Rémi Chayé (Fr, 1h24)

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1863, dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.


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Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long-métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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