Just Philippot vient présenter La Nuée au Zola

Vincent Raymond | Vendredi 9 octobre 2020

Photo : © The Jokers / Capricci


Prenez d'ores et déjà rendez-vous ainsi que vos billets pour le mercredi 21 octobre au Zola à 18h15, où le réalisateur Just Philippot vient présenter son premier long-métrage, La Nuée. Un spectaculaire film d'un réalisme fantastique noir tournée en Auvergne Rhône-Alpes racontant à la fois le désarroi du monde paysan et le jusqu'au-boutisme sacrificiel d'une mère pour ses enfants, sur fond de sauterelles hématophages… Appétissant ? On avait déjà été mis en bouche par le talent du jeune cinéaste, passé par la Résidence SoFilm et auteur de plusieurs courts remarqués dont le dernier en date, Acide (2018), où figurait déjà Sofian Khammes. Ajoutons que La Nuée fait partie de la Sélection de la Semaine de la Critique 2020. La séance prévue le même jour à 20h au Comœdia est évidemment annulée du fait des nouvelles contraintes de couvre-feu.

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"La Nuée" de Just Philippot : du genre à sang à sillons

Horreur | Une éleveuse de sauterelles en difficulté découvre que nourrir ses bêtes en sang fait bondir le rendement… Aux lisières du fantastique et du drame social, le premier long de Just Philippot interroge les genres autant que notre rapport au vivant et à sa production. La nouvelle veine du genre français pulse bien.

Vincent Raymond | Mercredi 16 juin 2021

Agricultrice isolée, mère célibataire, Virginie ne s’en sort plus : est au bord de la faillite, et son élevage de sauterelles vivote. À la suite d’un accident, elle remarque que les insectes ayant goûté son sang se développent mieux, et plus rapidement. L’apparente aubaine la conduit à augmenter la capacité de son exploitation et à s’investir corps et âmes pour des sauterelles hématophages de plus en plus gourmandes… La Nuée peut se définir comme un “film de genre français d’horreur rurale“. L’allitération tord la langue, mais chacun des termes de cette appellation baroque est signifiant. Récapitulons. D’abord, “film de genre français d’horreur“ parce qu’issu du (plutôt fécond) programme monté par So Film visant à détecter des auteurs et des réalisateurs, puis à produire un style de cinéma codifié où la France recommence doucement à glisser l’orteil (Grave). L’argument éco

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Just Philippot : « emmener les spectateurs sur des univers plus glissants »

La Nuée | Avec son premier long-métrage, le réalisateur Just Philippot réalise un carton plein : sélectionné à la Semaine de la Critique, prix spécial du Jury (et de la meilleur actrice pour l’actrice Suliane Brahim) au Festival de Catalogne, La Nuée annonce un renouveau dans le cinéma de genre hexagonal. Fantastique !

Vincent Raymond | Mercredi 16 juin 2021

Just Philippot : « emmener les spectateurs sur des univers plus glissants »

Il y a des connexions nombreuses entre La Nuée et votre précédent court-métrage, Acide, réalisé au sein de la résidence So Film. Comment est-ce que tout a commencé ? Just Philippot : L’histoire et la trajectoire sont assez simples et folle. À la base, il y a la volonté de Thierry Lounas, fondateur de So Film et producteur chez Capricci — coproducteur de La Nuée avec Manuel Chiche de The Jokers — de se lancer il y a cinq ans dans un renouveau du cinéma de genre en changeant la façon d’écrire et de fabriquer les histoires. En initiant d’abord des résidences sur du court-métrage qui avaient pour but de faire se rencontrer les cinéastes, scénaristes, superviseurs VFX, compositeurs, illustrateurs, pour que des propositions graphiques, d’effets et de musiques collent tout de suite aux idées et donnent aux partenaires financiers plein d’indices et se concrétisent vite.

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Bon choc, bon genre : "4 Histoires fantastiques"

Genre | de William Laboury, Steeve Calvo, Maël le Mée, Just Philippot (Fr, 1h22) avec Sophie Breyer, Malivaï Yakou, Didier Bourguignon…

Vincent Raymond | Mardi 6 février 2018

Bon choc, bon genre :

Souvent défendu aux p’tits francophones pour des raisons culturelles et de moyens, le territoire du genre demeure, en dépit des assauts asiatiques, le pré carré des Anglo-Saxons. Lancé par la société Fidélité, un label (Bee Movies) avait tourné court il y a une dizaine d’années : les productions (Un jeu d’enfants, Bloody Malory…) étaient trop fragiles et de qualité inégale — même si elles assumaient leur identité de séries B. Espérons pour la nouvelle génération que 4 Histoires fantastiques connaisse un destin plus radieux. Car ce carré de courts-métrages initié par le magazine SoFilm, Canal+ et toute une flopée d’institutions, offre un bel écrin et un joli écho à l’émergence hexagonale ayant choisi de s’illustrer dans ce registre. Totalement indépendants, ce sont quatre univers qui s’enchaînent ici. Après deux films corrects mais classiques (Chose mentale, une sortie de corps par une jeune femme électrosensible et Livraison, la longue marche d’un fermier convoyeur de zombies), Maël le Mée nous o

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