À voir cul sec : "Drunk" de Thomas Vinterberg

Comédie | Thomas Vinterberg s’empare d’une théorie tordue pour s’attaquer à un nouveau “pilier culturel“ scandinave : la surconsommation d’alcool. Une fausse comédie et une vraie étude de mœurs à voir cul sec.

Vincent Raymond | Jeudi 8 octobre 2020

Photo : © Henrik Ohsten


Ils sont quatre potes, au bas mot quadragénaires et profs dans le même lycée. Quatre à ressentir une lassitude personnelle et/ou professionnelle. Quatre à se lancer, « au nom de la science » dans une étude secrète : tester la validité de la théorie d'un chercheur norvégien postulant qu'un humain doit atteindre une alcoolémie de 0, 5 g/l pour être dans son état normal : désinhibé et créatif. Commence alors une longue descente — et pas qu'aux enfers…

Drunk se décapsule sur une séquence qu'on croirait documentaire, montrant ce qui ressemble à une soirée d'intégration entre étudiants (en réalité, il s'agit d'élèves de terminale), en train de se livrer à une sorte de compétition sportive. Sauf qu'ici, l'enjeu pour les participants n'est point tant de courir vite, mais pour chacun d'engloutir le contenu d'une caisse de bière, de le vomir, avant d'aller semer sa “bonne humeur“ éthylique dans les rues de la ville et ses transports en commun. Ce ne sont pas tant les débordements (somme toute minimes et potaches) causés par ces lycéens bien peignés qui choquent ; plutôt le regard bienveillant, amusé voire nostalgique de la plupart des adultes assistant à la scène. « Il faut bien que jeunesse se passe », hurle leur empathie muette en disant long sur la mentalité danoise, où la cuite collective, perçue comme un rite de passage, est en définitive légitimée à la façon d'une coutume innocente. Les chiffres attestent de ce drame sociologique : avec 37, 6% des filles de 15 ans (contre 39% des garçons) avouant avoir déjà été ivres par deux fois, le Danemark est le pays où l'alcoolisation précoce et massive des adolescentes est la pire en Europe.

Droit de cuite

Que Thomas Vinterberg jette son dévolu sur cette question embarrassante n'a rien d'étonnant, lui qui volontiers “porte sa caméra dans les plaies“ contemporaines, tout particulièrement celles de son pays. Ne s'était-il pas fait connaître avec la mise en pièces de la famille traditionnelle à l'occasion d'un anniversaire permettant de sortir les cadavres des placards (le cuisant Festen, 1998) ? N'avait-il pas raconté la fascination morbide pour les armes à feu aux États-Unis (Dear Wendy, 2005), l'instinct grégaire et l'hypocrisie de la bonne société danoise (La Chasse, 2012) ; la faillite de l'idéal collectif laminé par les égoïsmes et les individualités (La Communauté, 2016) ? Avec Drunk, il passe un calibre supérieur : l'alcoolisation endémique dans son pays aux abords si lisses, aux intérieurs dans des camaïeux de bois blonds, à la rectitude protestante et au tutoiement universel, comble la vacuité d'un quotidien orthonormé. Trompe une incertitude existentielle générale.

S'abritant derrière un pseudo-protocole scientifique pour couvrir leurs agapes à rallonge — protocole qui chapitre le film — les participants à cette Grande Beuverie évoquent irrépressiblement ceux de La Grande Bouffe (1973) de Ferreri : leur hédonisme sert de paravant (ou de catalyseur) à une pulsion suicidaire latente. Car leur fête est triste, comme le vin. Et leurs lendemains, après les premières extases de l'ivresse, naturellement faits de gueules de bois, de ruptures, de solitude accrue. C'est un conte cruel et désespéré qu'un faux happy end à la manière d'une comédie musicale rendra plus amer encore : certes, le personnage que compose Mads Mikkelsen (impeccable, comme à son habitude) virevolte dans les airs à s'en faire tourner la tête. Mais sa bouteille est tout de même à moitié vide…

À toutes fins utiles, on signalera que Thomas Vinterberg profitera du Festival Lumière pour présenter son film à Lyon ; c'est l'occasion ou jamais non pas de trinquer avec lui, mais de venir l'écouter parler de son cinéma.

Drunk
★★★★☆
Un film de Thomas Vinterberg (Dan, 1h55) avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe…


Drunk Drunk

Drunk

De Thomas Vinterberg (Dan, 1h55) avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe

De Thomas Vinterberg (Dan, 1h55) avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe

salles et horaires du film


Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

salles et horaires du film
Drunk n'est pas à  l'affiche à  LYON le mardi 18 mai
Drunk est à  l'affiche dans 15 salles le mercredi 19 mai

Cinéma Duchère

308 avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon
(en V0) Mer 14h30 - jeu, sam, lun 18h45 - ven 16h45 - dim 16h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Mer, sam, dim 16h - jeu 14h, 16h15 - ven, mar 14h

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Cinéma Alpha

24 avenue Lamartine 69260 Charbonnières-les-Bains
(en V0) Mer, dim 18h30 - ven 16h30 - sam 16h

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
(en V0) Mer, jeu, sam 18h30 - ven 16h15, 18h30 - dim, lun 18h15 - mar 16h15

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
(en V0) Mer 18h45 - sam 16h15 - lun 18h30 - mar 16h30

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Mer 18h30 - jeu 14h - ven 18h45 - sam, mar 16h30 - dim 18h30

Cinéma La Mouche

8 rue des Écoles 69230 Saint-Genis-Laval
(en V0) 18h sf jeu, lun, mar

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
(en V0) Mer, mar 18h - dim 11h

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer, sam, dim 18h30 - jeu 13h30 - ven 16h30

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20
Drunk est à  l'affiche dans 11 salles le jeudi 20 mai

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
(en V0) Jeu, mar 16h, 18h15 - ven 14h - sam 14h15

Cinéma Duchère

308 avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon
(en V0) Mer 14h30 - jeu, sam, lun 18h45 - ven 16h45 - dim 16h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Mer, sam, dim 16h - jeu 14h, 16h15 - ven, mar 14h

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Mer 18h30 - jeu 14h - ven 18h45 - sam, mar 16h30 - dim 18h30

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer, sam, dim 18h30 - jeu 13h30 - ven 16h30

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20
Drunk est à  l'affiche dans 14 salles le vendredi 21 mai

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
(en V0) Jeu, mar 16h, 18h15 - ven 14h - sam 14h15

Cinéma Duchère

308 avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon
(en V0) Mer 14h30 - jeu, sam, lun 18h45 - ven 16h45 - dim 16h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Mer, sam, dim 16h - jeu 14h, 16h15 - ven, mar 14h

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Cinéma Alpha

24 avenue Lamartine 69260 Charbonnières-les-Bains
(en V0) Mer, dim 18h30 - ven 16h30 - sam 16h

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
(en V0) Mer, jeu, sam 18h30 - ven 16h15, 18h30 - dim, lun 18h15 - mar 16h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Mer 18h30 - jeu 14h - ven 18h45 - sam, mar 16h30 - dim 18h30

Cinéma La Mouche

8 rue des Écoles 69230 Saint-Genis-Laval
(en V0) 18h sf jeu, lun, mar

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer, sam, dim 18h30 - jeu 13h30 - ven 16h30

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20
Drunk est à  l'affiche dans 15 salles le samedi 22 mai

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
(en V0) Jeu, mar 16h, 18h15 - ven 14h - sam 14h15

Cinéma Duchère

308 avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon
(en V0) Mer 14h30 - jeu, sam, lun 18h45 - ven 16h45 - dim 16h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Mer, sam, dim 16h - jeu 14h, 16h15 - ven, mar 14h

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Cinéma Alpha

24 avenue Lamartine 69260 Charbonnières-les-Bains
(en V0) Mer, dim 18h30 - ven 16h30 - sam 16h

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
(en V0) Mer, jeu, sam 18h30 - ven 16h15, 18h30 - dim, lun 18h15 - mar 16h15

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
(en V0) Mer 18h45 - sam 16h15 - lun 18h30 - mar 16h30

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Mer 18h30 - jeu 14h - ven 18h45 - sam, mar 16h30 - dim 18h30

Cinéma La Mouche

8 rue des Écoles 69230 Saint-Genis-Laval
(en V0) 18h sf jeu, lun, mar

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer, sam, dim 18h30 - jeu 13h30 - ven 16h30

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20
Drunk est à  l'affiche dans 14 salles le dimanche 23 mai

Cinéma Duchère

308 avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon
(en V0) Mer 14h30 - jeu, sam, lun 18h45 - ven 16h45 - dim 16h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Mer, sam, dim 16h - jeu 14h, 16h15 - ven, mar 14h

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Cinéma Alpha

24 avenue Lamartine 69260 Charbonnières-les-Bains
(en V0) Mer, dim 18h30 - ven 16h30 - sam 16h

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
(en V0) Mer, jeu, sam 18h30 - ven 16h15, 18h30 - dim, lun 18h15 - mar 16h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Mer 18h30 - jeu 14h - ven 18h45 - sam, mar 16h30 - dim 18h30

Cinéma La Mouche

8 rue des Écoles 69230 Saint-Genis-Laval
(en V0) 18h sf jeu, lun, mar

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
(en V0) Mer, mar 18h - dim 11h

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer, sam, dim 18h30 - jeu 13h30 - ven 16h30

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20
Drunk est à  l'affiche dans 9 salles le lundi 24 mai

Cinéma Duchère

308 avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon
(en V0) Mer 14h30 - jeu, sam, lun 18h45 - ven 16h45 - dim 16h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
(en V0) Mer, jeu, sam 18h30 - ven 16h15, 18h30 - dim, lun 18h15 - mar 16h15

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
(en V0) Mer 18h45 - sam 16h15 - lun 18h30 - mar 16h30

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20
Drunk est à  l'affiche dans 12 salles le mardi 25 mai

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
(en V0) Jeu, mar 16h, 18h15 - ven 14h - sam 14h15

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Mer, sam 16h15 - jeu, lun 14h - ven, dim, mar 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Mer, sam, dim 16h - jeu 14h, 16h15 - ven, mar 14h

Lumière Terreaux

40 rue du Président Édouard Herriot 69001 Lyon
(en V0) 10h20 (sf mer* 9h20) - 10h20 (sf mer 11h25) - 12h20 (sf mer 13h30) - 14h25 (sf mer 15h45) - 16h25 (sf mer 17h45) - 18h35 sf mer

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
(en V0) 10h50 - 13h30 - 15h55 - 18h20

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
(en V0) 14h25 (sf jeu, ven, mar 14h30) - 18h35

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 13h (sf mer, sam, dim 13h25) - 15h30 (sf mer, sam, dim 15h55) - 18h20 (sf mer, sam, dim 18h15) + mer, sam, dim 10h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
(en V0) Mer, jeu, sam 18h30 - ven 16h15, 18h30 - dim, lun 18h15 - mar 16h15

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
(en V0) Mer 18h45 - sam 16h15 - lun 18h30 - mar 16h30

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Mer 18h30 - jeu 14h - ven 18h45 - sam, mar 16h30 - dim 18h30

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
(en V0) Mer, mar 18h - dim 11h

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
(en V0) 11h05 sf jeu, ven, mar - 13h30 - 15h55 - 18h20

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Le film de la semaine | Thomas Vinterberg renoue avec son thème de prédilection — l’étude des dynamiques de groupes en vase clos — en exhumant des souvenirs de sa propre enfance au sein d’une communauté. Chroniques sans filtre d’un passé pour lui révolu.

Vincent Raymond | Mardi 17 janvier 2017

Les années 1970, au Danemark. Plutôt que de revendre la vaste demeure familiale qu'ils ont héritée, Erik, Anna et leur fille Freja la transforment en une communauté ouverte à une poignée d’amis ainsi qu’à quelques inconnus démocratiquement sélectionnés. Le concept est splendide, mais l’idéal se heurte vite aux murs de la réalité… À l’inverse de Festen (1998), film adapté en pièce de théâtre, La Communauté fut d’abord un matériau créé pour les planches à Vienne avant d’être transposé pour l’écran. Pourtant — et bien que le sujet s’y prête — Vinterberg ne se laisse jamais enfermer par le dispositif du huis clos. Prétexte de l’histoire, ce foyer partagé ne fusionne pas les personnages en une masse compacte façon “auberge espagnole” à la sauce nordique : il aurait plutôt tendance à les individualiser, à diffracter leurs trajectoires. À sa manière, la communauté agit en effet comme un accélérateur sur ces particules élémentaires que sont les individus, provoquant collisions et (ré)percussions, mais également des créations "d’espèces chimiques" inconnues — en l’occurrence, des situations inenvisageables auparavant… pour le

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Men & Chicken : décalé et incorrect

ECRANS | de Anders Thomas Jensen (Dan, 1h44) avec Mads Mikkelsen, David Dencik, Nicolas Bro…

Vincent Raymond | Mardi 24 mai 2016

Men & Chicken : décalé et incorrect

Pas étonnant que le nouveau Anders Thomas Jensen ait remporté les faveurs du public lors du festival Hallucinations collectives : Men & Chicken était carrossé pour une audience raffolant d’un cinéma de genre décalé, dynamique et incorrect. Un sorte d’hybride dont le Danois s’est fait le champion depuis Les Bouchers verts (2003), avec des réalisations baignées d’un humour noir mettant volontiers à mal ses personnages, comme ceux qui les interprètent. C’est encore le cas ici pour son comédien fétiche Mads Mikkelsen, qui subit niveau maquillage ce que Serrault acceptait jadis de Mocky : un enlaidissement gratiné lui donnant visage presque aussi inhumain que ses malheureux partenaires, joyeuses fratrie de freaks passant leur temps à se flanquer des peignées à coup d’oiseaux empaillés (quand ils ne fabriquent pas du fromage). D’aucuns trouveraient morbide ou malsaine cette inclination pour la tératologie, qui rapproche Jensen du Guillermo del Toro réalisateur du Labyrinthe de Pan et surtout de L’Échine du diable (2001). Tous deux usent de la monstruosité physique comme d’une extériorisation métaphorique des t

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Un Moi(s) de cinéma #6

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo.

Christophe Chabert | Mercredi 3 juin 2015

Un Moi(s) de cinéma #6

Au sommaire de ce sixième numéro : • Cannes 2015 : bilan rapide • Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg • Vice Versa de Pete Docter • Une seconde mère d'Anna Muylaert

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Loin de la foule déchaînée

ECRANS | De Thomas Vinterberg (Ang-ÉU, 1h59) avec Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Michael Sheen…

Christophe Chabert | Mardi 2 juin 2015

Loin de la foule déchaînée

Après La Chasse, où son savoir-faire virait à la manipulation contestable, Thomas Vinterberg continue sa carrière sinueuse avec cette nouvelle adaptation du roman de Thomas Hardy. Au XIXe siècle dans le Dorset anglais, une femme, Batsheba Everdene, va déchaîner les passions des hommes, d’abord celles de Gabriel Oaks, un berger taciturne, puis de William Boldwood, un propriétaire terrien psychologiquement fragile, et enfin du sergent Troy, un soldat dont elle tombera follement amoureuse. Vinterberg approche cette matière hautement romanesque avec une fidélité scrupuleuse, montrant comment d’une suite de hasards peut surgir une forme de fatalité : la perte d’un cheptel, un héritage imprévu, un mariage raté à cause d’une erreur sur le nom de l’église… Les personnages, malgré ces incessants revirements du destin, gardent tous leur rectitude et leurs principes : Batsheba cherche à préserver sa liberté et son indépendance, Oaks se pose en ange gardien dissimulant ses sentiments derrière sa droiture morale, Boldwood ronge son frein sans comprendre pourquoi elle se refuse à

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Michael Kohlhaas

ECRANS | Film difficile, qui cherche une voie moyenne entre l’académisme costumé et l’épure, cette adaptation de Kleist par Arnaud Des Pallières finit par séduire grâce à la puissance d’incarnation de ses acteurs et à son propos politique furieusement contemporain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 10 juillet 2013

Michael Kohlhaas

L’honnêteté critique oblige à avouer que Michael Kohlhaas commence mal. Sa première demi-heure, trop longue, mal racontée, est une laborieuse exposition de ses enjeux. Arnaud Des Pallières semble pétrifié face au texte de Kleist qu’il adapte, et en respecte la lettre jusqu’à oublier la plus élémentaire des concisions cinématographiques. Il faut d’abord faire comprendre le conflit qui oppose le marchand de chevaux Kohlhaas aux autorités, puis son environnement familial, puis l’assassinat de sa femme et, enfin, sa décision de soulever le peuple pour réclamer justice. Le tout est mis en scène dans des plans lents et austères, cadrés au cordeau et soulignés par un boum boum de tambour en guise de musique. On voit bien que le cinéaste cherche à se tenir à égale distance de l’ascétisme façon Straub et de l’académisme européen en costumes, mais sa proposition semble surtout réconcilier les deux autour d’un ennui commun. Alors qu’on s’apprête à subir la suite, Des Pallières sort une séquence magistrale où la petite armée de Kohlhaas décime un château à l’arbalète. Chaque plan dessine une action millimétrée, fluid

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Royal affair

ECRANS | De Nicolaj Arcel (Danemark, 2h16) avec Mads Mikkelsen, Alicia Vikander…

Christophe Chabert | Jeudi 15 novembre 2012

Royal affair

Pour ceux qui se demandent ce que le mot "académisme" veut dire, on conseille la vision de Royal affair, véritable modèle du genre. Soit un sujet historique — la passion entre la Reine Caroline Matilde et le médecin du roi Christian VII, imprégné de philosophie des Lumières et qui va peu à peu, politiquement et sentimentalement, remplacer un souverain plus préoccupé par le jeu et les prostituées à gros seins que par le pouvoir — que Nicolaj Arcel prend soin de ne jamais bousculer par des idées de mise en scène. Il se contente de l’illustrer avec une reconstitution parfaite, une direction artistique top chic, de la musique bien pompière. Propret, Royal affair se contente d’exposer scolairement l’affair(e), sans jamais prendre le risque de l’ambiguïté ou de la zone d’ombre, faisant à la fois le musée et l’audio-guide, le roman et le dossier pédagogique qui l’accompagne. On serait bien en peine d’y trouver un quelconque point de vue, une once de trouble ou de regard contemporain. Christophe Chabert

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«Mes films parlent de la fragilité humaine»

ECRANS | Entretien avec Thomas Vinterberg, réalisateur de "La Chasse".

Christophe Chabert | Jeudi 8 novembre 2012

«Mes films parlent de la fragilité humaine»

Partez-vous toujours d’un sujet pour vos films et, dans le cas de La Chasse, s’agissait-il de la sacralisation de la parole de l’enfant ?Thomas Vinterberg : Mes films viennent d’endroits très variés, mais toujours de quelque chose qui relève de la fragilité humaine. Mon prochain film parlera du rejet d’une femme vieillissante, à cause de sa chair. Festen parlait d’un secret profondément enfoui chez un personnage. Dans La Chasse, j’étais intéressé à la fois par l’enfant et par l’homme en tant que victimes. Il y a entre eux une amitié très forte, presque une histoire d’amour. C’est un très bon couple, tous les deux rejetés par leur famille et c’est pour cela qu’ils se comprennent si bien. Pas sur un plan sexuel, évidemment… Dans le cas de la petite fille, à cause d’un mensonge, tout son monde s’écroule autour d’elle, ce qui est très touchant. Quant à l’histoire de Lucas, elle m’intéresse car il est sacrifié sur l’autel du besoin qu’ont les gens d’incarner leurs peurs à travers un bouc émissaire. Dans les cas réels que j’ai étudiés, les petites filles avaie

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La Chasse

ECRANS | La calomnie d’une enfant provoque un déchaînement de violence sur un innocent assistant d’éducation. Comme un contrepoint de son tube «Festen», Thomas Vinterberg montre que la peur de la pédophilie est aussi inquiétante que la pédophilie elle-même, dans un film à thèse qui en a la qualité (efficace) et le défaut (manipulateur). Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 8 novembre 2012

La Chasse

On sort de La Chasse un peu sonné, pris comme le héros dans un engrenage asphyxiant où chaque tentative pour rétablir la vérité l’enfonce dans le désespoir et renforce l’injustice à son encontre. Thomas Vinterberg a de toute évidence réussi son coup : il laisse peu de place à la réflexion durant ces 110 minutes — jusqu’à la fin "ouverte" narrativement, mais totalement close philosophiquement. Les interrogations viendront après, une fois la distance retrouvée avec un spectacle efficace mais fondamentalement pipé. La Chasse raconte comment Lucas, assistant d’éducation en bisbille avec sa femme pour la garde de son fils, va voir le ciel lui tomber sur la tête après qu’une des petites filles de l’école où il travaille l’ait accusé de «lui avoir montré son zizi». L’enfant a en fait une réaction d’amoureuse déçue face à un homme qu’elle avait identifié comme un possible père de substitution, lui prodiguant l’affection que son vrai paternel ne lui témoignait plus. La calomnie va prendre des proportions terribles : directrice, professe

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Concerts (très) spéciaux

MUSIQUES | RE : ECM, samedi 19 mai au Théâtre des Célestins Prenez une référence de la minimale et un pionnier de l'ambient, à savoir Ricardo Villalobos et Max (...)

Benjamin Mialot | Mardi 8 mai 2012

Concerts (très) spéciaux

RE : ECM, samedi 19 mai au Théâtre des Célestins Prenez une référence de la minimale et un pionnier de l'ambient, à savoir Ricardo Villalobos et Max Loderbauer. Confiez-leur le catalogue du visionnaire label de jazz ECM. Vous obtenez ce qui promet d'être l'un des moments les plus stimulants du festival. Mudhoney, dimanche 20 mai au Transbordeur Mudhoney, c'est d'abord une belle bande de losers, qui fuit toute sa carrière le microcosme grunge pour être finalement considérée comme son modèle. C'est surtout, près d'un quart de siècle après sa première répèt', un fuckin' grand groupe de rock'n'roll. New Order, dimanche 20 mai à la Sucrière «On n'a pas l'habitude d'inviter des têtes d'affiche de cette ampleur. On fait une exception, car New Order est pour nous un groupe matriciel, qui non content d'avoir fait la musique indé anglaise vers la dance, fait la synthèse entre les différents points de vue de l'équipe».

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Nouvel ordre sonore

MUSIQUES | Nouveaux programmes, nouveaux rythmes, nouveaux lieux, du 16 au 20 mai, c'est ainsi que se résumera cette année la 10e édition de Nuits sonores qui vient de dévoiler ses première pépites en attendant l'annonce à venir de la programmation complète. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Jeudi 26 janvier 2012

Nouvel ordre sonore

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps. Oh et puis si. Attention... Suspense. Ayé. C'est l'une des premières grandes nouvelles de cette 10e édition de Nuits Sonores, forcément porteuse de symbole – l'édition comme la nouvelle – l'événement du festival cette année : la venue exceptionnelle, le 20 mai, de... New Order ! Quel meilleur candidat que le groupe de Manchester, nés sur les cendres de Joy Division – ou plutôt de son chanteur Ian Curtis, savant mélange né des premiers balbutiements de l'électro et de l'âge d'or de l'indie rock anglais pour résumer 10 ans d'exploration électro et indie du petit festival lyonnais devenu grand ? Quand on songe en plus que le groupe inaugura le Transbordeur il y a plus de 20 ans, on boucle une sacrée boucle. Vagabondage L'autre des premières grandes nouvelles de la décennie anniversaire de Nuits Sonores c'est le «déménagement» du festival. Après plusieurs éditions au Marché Gare, désormais en voie de destruction, Nuits Sonores reprend ses vieilles habitudes vagabondes, du moins en partie. Toujours installé à l'Hôtel de ville (Village sonore et Labo), à la Galerie des Terreaux (accuei

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