À Meximieux, quatorzième édition du Festival du Film d'Animation

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Photo : © Studio Canal


Oui, évidemment, c'est un peu comme les feuilles mortes en cette saison de vacances de Toussaint : les festivals du film d'animation, il y en a partout. Mais celui de l'Horloge de Meximieux est seul doté d'un jury jeune à remettre la Pendule d'Or ! Ces considérations faites, il y a du bon au milieu d'une programmation éclectique, comme les reprises d'Avril et le monde truqué et du Géant de fer, les très réussis Ailleurs, Calamity et Lupin III ainsi que les avant-premières du Peuple Loup, de Fritzi et de 7 jours. Au total, 16 films pour tous les âges, (3, 6, 9, 14 ans) à découvrir jusqu'au 27 octobre.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Avril et le monde truqué

ECRANS | Si vous pensez qu’un film d’animation français alliant intelligence de l’écriture, maîtrise du style graphique et virtuosité de réalisation est impossible dans notre espace-temps, préparez-vous à changer de monde…

Vincent Raymond | Mardi 3 novembre 2015

Avril et le monde truqué

Voir fleurir avril sur les écrans début novembre tient déjà de la gageure, alors que dire d’un 1941 à Paris dépourvu du contexte de l’Occupation ! Avril et le monde truqué appartient à cette catégorie rare de films d’animation bouleversant les repères, renversant les habitudes, changeant les règles données pour fixes. Alors que la majorité d’entre eux sont construits en privilégiant leur essence graphique (et se trouvent, de fait, prisonniers des codes propres à sa narration), celui-ci, parce qu’il procède à l’inverse, transcende le genre. À l’instar du Tombeau des Lucioles de Isao Takahata ou du Géant de Fer de Brad Bird, il conjugue les bénéfices d’une histoire astucieuse qui aurait pu être racontée sous la forme d’un long métrage "traditionnel" et d’un traitement animé de luxe. Cette histoire, une uchronie dystopique, est le premier joyau du film : une expérience scientifique ratée (en apparence) a conduit à la mort de Napoléon III à la veille de la déclaration de la guerre contre la Prusse et scellé le sort de la révolution industrielle, bloquant l’humanité à l’âge du c

Continuer à lire

Rentrée cinéma : va y avoir de l’animation…

ECRANS | "​Le Petit Prince", discutable adaptation de Saint-Ex’ qui a ravi du public à "Vice-Versa", ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir : la fin 2015 s’annonce riche en productions animées enthousiasmantes.

Vincent Raymond | Mardi 1 septembre 2015

Rentrée cinéma : va y avoir de l’animation…

Le temps où "film d’animation" avait pour étroit synonyme "dessinanimédeoualdisney" (en un seul mot) est définitivement révolu. Si la concurrence a fait son œuvre et créé de l’émulation là où le studio aux grandes oreilles vivait confortablement de sa rente, il serait illusoire de croire que les seules majors ont permis à l’animation de connaître son boum actuel : l’évolution des techniques, les alternatives soumises par les indépendants (en particulier en Europe et en Asie) ont fait naître chez les spectateurs le désir de voir d’autres images. Depuis, la mondialisation des talents a rempli son office ; une relative uniformisation contamine Hollywood, qui lorgne sur le modèle esthétique et narratif (gagnant) développé par Pixar. La pompe aspirante californienne recrute à tout-va, consacrant les animateurs qui s’assimilent à son modèle. Dernier exemple en date, le Français Pierre Coffin, réalisateur des Minions, tombeur du Mission Impossible de Tom Cruise cet été. Mais la Nature a horreur du vide, et les départs outre-Atlantique favorisent l’émergence de nouvelles générations. Mieux : une démarcation plus nette s’opère entre

Continuer à lire