"Le Discours" de Laurent Tirard : tu parles ? Tu parles !

ECRANS | Laurent Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby. Avec Sara Giraudeau et Kyan Khojandi.

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Photo : © Les Films Sur Mesure


C'est l'histoire d'un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c'est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce…

Le Discours n'est pas un film, c'est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s'amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l'aboutissement ou l'évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêchent pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l'espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental.

Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l'œuvre de l'auteur (et bédéiste) en l'accommodant de variations oulipiennes donnant à Benjamin Lavernhe l'occasion de déployer l'immensité de son registre dans le peau de ce Bartleby 2.0. Mais évitons verbiage, logorrhée et péroraison : il faut voir cette comédie — ne serait-ce que pour retrouver l'ambiance d'un repas de famille au moment de Noël. Parole !

★★★★☆ Le Discours
Un film de Laurent Tirard (Fr, 1h27) avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi…


Le discours

De Laurent Tirard (Fr, 1h27) avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi

De Laurent Tirard (Fr, 1h27) avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi

salles et horaires du film


Coincé à un repas de famille qui lui donne des envies de meurtre, Adrien attend. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Et voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un « petit » discours pour le mariage ! Adrien panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?

Le discours est à  l'affiche dans 13 salles le mercredi 23 juin

Cinéma Caluire

36 avenue du Général-de-Gaulle 69300 Caluire-et-Cuire
Mer 18h30 - jeu, ven, lun 20h30 - sam 19h - dim 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer 20h30 - jeu, mar 20h - ven 18h30 - sam, lun 16h15

Le Lem

62 avenue du 8 mai 1945 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Mer 16h30, 21h - jeu, ven 19h - sam, lun 21h - dim 17h

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 16h30 - jeu 20h30 - sam 16h15 - dim 18h - lun 18h30

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 14h30 - jeu 16h30 - sam 14h30, 21h - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15
Le discours est à  l'affiche dans 14 salles le jeudi 24 juin

Cinéma Caluire

36 avenue du Général-de-Gaulle 69300 Caluire-et-Cuire
Mer 18h30 - jeu, ven, lun 20h30 - sam 19h - dim 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer 20h30 - jeu, mar 20h - ven 18h30 - sam, lun 16h15

Le Lem

62 avenue du 8 mai 1945 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Mer 16h30, 21h - jeu, ven 19h - sam, lun 21h - dim 17h

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Jeu, lun 16h - ven 14h - sam 16h45 - dim, mar 18h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 16h30 - jeu 20h30 - sam 16h15 - dim 18h - lun 18h30

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 14h30 - jeu 16h30 - sam 14h30, 21h - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15
Le discours est à  l'affiche dans 12 salles le vendredi 25 juin

Cinéma Caluire

36 avenue du Général-de-Gaulle 69300 Caluire-et-Cuire
Mer 18h30 - jeu, ven, lun 20h30 - sam 19h - dim 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer 20h30 - jeu, mar 20h - ven 18h30 - sam, lun 16h15

Le Lem

62 avenue du 8 mai 1945 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Mer 16h30, 21h - jeu, ven 19h - sam, lun 21h - dim 17h

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Jeu, lun 16h - ven 14h - sam 16h45 - dim, mar 18h45

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15
Le discours est à  l'affiche dans 14 salles le samedi 26 juin

Cinéma Caluire

36 avenue du Général-de-Gaulle 69300 Caluire-et-Cuire
Mer 18h30 - jeu, ven, lun 20h30 - sam 19h - dim 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer 20h30 - jeu, mar 20h - ven 18h30 - sam, lun 16h15

Le Lem

62 avenue du 8 mai 1945 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Mer 16h30, 21h - jeu, ven 19h - sam, lun 21h - dim 17h

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Jeu, lun 16h - ven 14h - sam 16h45 - dim, mar 18h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 16h30 - jeu 20h30 - sam 16h15 - dim 18h - lun 18h30

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 14h30 - jeu 16h30 - sam 14h30, 21h - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15
Le discours est à  l'affiche dans 13 salles le dimanche 27 juin

Cinéma Caluire

36 avenue du Général-de-Gaulle 69300 Caluire-et-Cuire
Mer 18h30 - jeu, ven, lun 20h30 - sam 19h - dim 17h

Le Lem

62 avenue du 8 mai 1945 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Mer 16h30, 21h - jeu, ven 19h - sam, lun 21h - dim 17h

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Jeu, lun 16h - ven 14h - sam 16h45 - dim, mar 18h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 16h30 - jeu 20h30 - sam 16h15 - dim 18h - lun 18h30

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 14h30 - jeu 16h30 - sam 14h30, 21h - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15
Le discours est à  l'affiche dans 13 salles le lundi 28 juin

Cinéma Caluire

36 avenue du Général-de-Gaulle 69300 Caluire-et-Cuire
Mer 18h30 - jeu, ven, lun 20h30 - sam 19h - dim 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer 20h30 - jeu, mar 20h - ven 18h30 - sam, lun 16h15

Le Lem

62 avenue du 8 mai 1945 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Mer 16h30, 21h - jeu, ven 19h - sam, lun 21h - dim 17h

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Jeu, lun 16h - ven 14h - sam 16h45 - dim, mar 18h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 16h30 - jeu 20h30 - sam 16h15 - dim 18h - lun 18h30

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15
Le discours est à  l'affiche dans 10 salles le mardi 29 juin

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer 20h30 - jeu, mar 20h - ven 18h30 - sam, lun 16h15

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h15 - 17h - 20h55 + mer, lun 10h45

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
16h15 (sf dim 16h05) - 18h15 (sf jeu, lun, sf dim 18h05) - 22h20 (sf dim 22h15) + mer, ven, sam 20h15, jeu, lun 14h10, dim 20h10

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
Mer, dim 16h55, 18h50, 20h50 - jeu 13h, 15h, 16h55, 18h50 - ven 12h40, 14h40, 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - sam 16h35, 18h30, 20h30, 22h20 - lun 13h, 15h, 16h55, 18h50, 20h50 - mar 13h 15h, 16h55, 18h50, 20h50

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Jeu, lun 16h - ven 14h - sam 16h45 - dim, mar 18h45

Cinéma CGR Brignais

Rue de l'Industrie 69530 Brignais
10h45 - 21h45 sf mar + mer 13h, jeu, lun 13h30, 15h30, ven 13h05, dim 16h15, mar 13h05, 19h50

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h15 sf mer, sam, dim - 17h45 - 21h45

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h55 - 19h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
14h sf mer, sam, dim - 16h sf mer, sam, dim - 17h40 - 19h30 - 21h20

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
18h45 (sf ven, sam 18h35) - 20h40 sf ven, sam + sam 20h25, 22h15

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Benjamin Lavernhe : « j’aime bien causer… »

Le Discours | À l’écran, on l’a connu odieux ("Le Sens de la fête"), irrésistible de drôlerie ("Mon inconnue"), fuyant ("Antoinette dans les Cévennes") mais à chaque fois impeccable. Benjamin Lavernhe — de la Comédie Française — poursuit sur sa lancée en tenant l’affiche (et le crachoir) du "Discours", adaptation ô combien cinématographique de Fabcaro par Laurent Tirard.

Vincent Raymond | Mercredi 16 juin 2021

Benjamin Lavernhe : « j’aime bien causer… »

Le Discours raconte une histoire des retrouvailles différées. Or le film, d’abord annoncé pour Cannes 2020, avait été repoussé en décembre, avant d’être à nouveau décalé pour le 9 juin. Il y a là comme une mise en abyme un peu ironique et cruelle, non ? Benjamin Lavernhe : Oui, c’est vrai que c’est tragiquement drôle ; après, on peut se dire que notre personnage du Discours se plaint beaucoup, se complaît un peu ; qu’il est peut être un peu pénible… Nous, on a eu l’impression que notre plainte, elle était légitime ; on n’a pas envie qu’elle soit vue comme nombriliste et qu'elle finisse par agacer. Comme disait Jean-Michel Ribes sur les réseaux sociaux : « la culture n’est pas au dessus du reste, mais elle existe ». Aux yeux du public, votre personnage peut passer pour nombriliste ; en réalité, c’est quelqu’un en attente et en souffrance. Une souffrance qui dévore tout le reste, et que le film ne fait que retranscrire avec justesse… Oui, c’est son caractère obsédant, sa névrose… C’est quelqu’un qui se débat, il est complètement obsédé par l’am

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Mariée dans l’ânée : "Antoinette dans les Cévennes" de Caroline Vignal

Comédie | ★★★☆☆ De Caroline Vignal (Fr, 1h35) avec Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivia Côte…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Mariée dans l’ânée :

Institutrice et maîtresse du père d’une de ses élève, Antoinette décide de faire une surprise à son amant en le retrouvant dans les Cévennes où il doit randonner en famille avec un âne. Menant Patrick, un baudet têtu, elle part à l’aventure… Moquant les citadins et leurs lubies de reconnexion avec une “nature authentique” (dans des circuits ultra cadrés), ce trotte-movie sentimentalo-burlesque sort des sentiers de la prévisibilité grâce notamment à un défilé de personnages secondaires — dont la légitime de l’amant, subtilement campée par Olivia Côte —, parce qu’il constitue également la rencontre entre un rôle et une actrice. Abonnée aux seconds plans depuis une petite dizaine d’années, souvent employée sur un registre de légèreté fo-folle qui la piégeait, Laure Calamy avait accédé avec Nos Batailles et Ava à des personnages plus nuancés mais trop courts ; rebelote dans Seules les bêtes — film choral oblige. Elle s’épanouit ici totalement avec cette partition du mineur au majeur que Caroline Vignal

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Gavalda remix : "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"

Drame | Jean-Pierre, qui s’est jadis rêvé comédien, a depuis rejoint avec succès le négoce des vins. Aîné d’une fratrie comptant Juliette (une prof démangée par l’écriture et tout juste enceinte), Mathieu, employé timide et Margaux, photographe en galère, il traverse une phase difficile…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Gavalda remix :

En transposant à l’écran l’ouvrage homonyme d’Anna Gavalda, Arnaud Viard s’est attelé à un double défi. D’abord, d’unifier les nouvelles du recueil en une seule trame narrative sur le modèle de ce qu’avait accompli Robert Altman à partir de Neuf histoires et un poème de Carver pour bâtir son Short Cuts. Ensuite, de prendre le risque de décevoir les millions (oui oui) de lecteurs — voire adulateurs — de l’autrice qui avaient pu se forger du recueil leurs propres images. On ne contestera pas l’option choisie, évitant le morcellement du film à sketches, ni le choix de la distribution (les comédiennes et comédiens sont globalement bien trouvés, en particulier Rouve et Taglioni, quand la douleur les traverse comme un fantôme puis les habite). Mais quelle plaie de devoir, encore et toujours, subir ces destins de familles parisiennes pseudo normales, c’est-à-dire forcément pourvues d’une gentilhommière en province ou en grande couronne, où l’on se rend pour les anniversaires d’ancêtres et la Noël (et les chamailleries afférentes). Il y a quand même une douce contradic

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Aux Célestins, ça crayonne

Bande Dessinée | Lyon BD Festival et le Théâtre des Célestins s'associent autour d'une semaine dédiée à la bande dessinée : succulent.

Sébastien Broquet | Mardi 17 décembre 2019

Aux Célestins, ça crayonne

C'est le point de départ d'une année 2020 placée par le ministère de la Culture sous l'égide de la bande dessinée. Vaste sujet... qui peut laisser place à quelques événements bien sentis et par ici nous devrions être comblés puisque le pertinent Lyon BD Festival se charge de fédérer les bonnes énergies du territoire pour concocter un parcours débutant, donc, au Théâtre des Célestins durant ces vacances de Noël. Le rendez-vous est baptisé Strip en Scène et se déroule du 18 au 29 décembre sous plusieurs formes. Déjà, on guettera avec grande attention la nouvelle co-production initiée par le festival autour de la série à succès Les Carnets de Cerise d’Aurélie Neyret et Joris Chamblain, mutée en mode ciné-concert par Mathieu Frey et Fred Demoor, qui propulsent sur scène dessin projeté, animation, musique et comédiens en un grand opéra dessiné. Ça tient apparemment autant de la performance que du spectacle pour enfants et c'est plutôt prometteur. Dans le zaï

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Chambre avec vues : "Curiosa"

Drame | De Lou Jeunet (Fr, 1h47, avec avert.) avec Noémie Merlant, Niels Schneider, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Chambre avec vues :

Paris, fin XIXe. Pour sauver les finances familiales, Marie de Héredia est “cédée“ par son poète de père au fortuné Henri de Régnier, alors qu’elle aime son meilleur ami, le sulfureux Pierre Louÿs. Tous deux entretiendront malgré tout une liaison suivie, émaillée de photographies érotiques… Quand une chambre (noire) peut être le lieu de toute les passions… Lou Jeunet donne une vigueur nouvelle et réciproque à l’expression “taquiner la muse“ en animant son élégant trio — lequel ne restera pas longtemps prisonnier de sa relation triangulaire. La relation entre Pierre et Marie (où Henri fait figure d’électron satellite, ou d’observateur consentant) admet plus ou moins volontiers d’autres partenaires et inspire, outre des clichés porno/photographiques, une abondante correspondance ainsi qu’une féconde production littéraire chez les deux amants — sans parler d’un rejeton adultérin. Aussi paradoxal que cela paraisse, c’est le voyeurisme de l’érotomane Louÿs qui permettra l’émancipation de Marie : en découvrant l’exultation des corps, la jeun

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Je t’aime, je t’aime : "Mon inconnue"

Comédie | De Hugo Gélin (Fr-Bel, 1h58) avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Je t’aime, je t’aime :

Dix ans après leur coup de foudre, Raphaël et Olivia vivent ensemble. Lui est devenu auteur à succès, elle a remisé ses rêves de concertiste. Un matin, Raphaël s’éveille dans un monde alternatif où ils n’ont jamais fait connaissance. Il doit la séduire pour espérer reprendre sa vie d’avant… Plutôt enclin aux comédies de potes et d’enfants malades ruisselant de bons sentiments, Hugo Gélin aurait-il atteint avec ce troisième long-métrage le fatidique “film de la maturité“ ? Il s’inscrit ici en tout cas dans le sillage plutôt recommandable de Richard Curtis (et son charmant About time, 2013), voire d'Harold Ramis (pour l’indispensable Un jour sans fin, 1993), maître de cette spécialité anglo-saxonne qu’est la comédie fantastico-sentimentale se lovant dans les replis du temps — n’assumant qu’à moitié le fantastique et le côté “décalque“ de Coppola, Camille redouble (2012) de Noémie Lvovsky n’en fait évidemment pas partie. À la fois léger comme l’exige la romance et dense du point de vue nar

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Notre poison quotidien : "Sugarland"

Le Film de la Semaine | Pour prouver la nocivité du sucre, un Australien s’impose le régime moyen de ses compatriotes et observe les résultats sur son organisme. Une plongée terrifiante dans nos assiettes donnant envie de gourmander nos dirigeants. Sans aucune douceur.

Vincent Raymond | Mardi 23 janvier 2018

Notre poison quotidien :

Après avoir découvert ce documentaire, le moindre hydrate de carbone d’extraction industrielle vous semblera plus pathogène qu’un virus Ebola fourré au cyanure ; même l’écoute d’un titre de Sixto Rodriguez vous incitera à tester votre glycémie à jeun et d’expier par précaution avec une heure de step. Sortant sur les écrans en pleine période de détox, Sugarland aura-t-il une influence sur le consommation des crêpes au sucre durant la Chandeleur d’ici moins de dix jours ? Peu de chances, en tout cas, de le voir programmé dans des salles vendant du pop-corn : il y a des limites au masochisme. Le réalisateur australien Damon Gameau, lui, l’est tout de même un brin. Suivant le principe de Supersize Me! (2004), il s’inflige devant la caméra pendant deux mois le régime “normal” d’un de ses compatriotes comptant 40 cuillères à café de sucre quotidiennes (!) Des sucres cachés, présents dans l’alimentation transformée en apparence saine et/ou bio, qu’il ingurgite donc sans même recourir

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Hubert Charuel : « Une manière de dire au revoir à la ferme familiale »

Le Réalisateur de Petit Paysan | Petit Paysan deviendra-t-il grand cinéaste ? C’est bien parti pour Hubert Charuel, qui signe un premier long-métrage troublant. Entretien cartes sur étable.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

Hubert Charuel : « Une manière de dire au revoir à la ferme familiale »

De quelle(s) épidémie(s) vous êtes-vous inspiré ? Hubert Charuel : La maladie du film est fictive : elle présente plusieurs symptômes de maladies réelles, mais qui se soignent. J’ai grandi pendant la période de vaches folles et de fièvre aphteuse. On était dans cet esprit de paranoïa : l’angoisse de mes parents, de ma familles, des amis aux alentours était totale, personne ne comprenait ce qui se passait. Les vétérinaires ne savaient pas ce qu’était Creutzfeld-Jacob, n’avaient pas les résultats… Ça a vraiment choqué beaucoup de monde. Les abattages, c’est horrible : les gens arrivaient, on tuait tous les animaux, on creusait une fosse au milieu de la ferme, on brûlait les animaux sur place. Un traumatisme pour les éleveurs et les vétérinaires. Certains ne s’en sont pas remis, de faire des abattages totaux à la chaîne. D’autres ne s’en sont pas remis financièrement. Quand on dit à l’éleveur qu’il va toucher des indemnités, c’est plus complexe que ça. Elles viennent parfois un an, deux ans après. Ou jamais. En attendant, il y a un crédit à rembourser, des emprunts pour la mise

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De mal en pis : "Petit Paysan" de Hubert Charuel

Le Film de la Semaine | Un petit éleveur bovin tente de dissimuler l’épidémie qui a gagné son cheptel. Ce faisant, il s’enferre dans des combines et glisse peu à peu dans une autarcie paranoïaque et délirante. Une vacherie de bon premier film à voir d’une traite.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

De mal en pis :

Difficile d’être plus en phase avec l’actualité qu’Hubert Charuel. Au moment où l’on s’interroge sur la pérennité des aides à l’agriculture biologique, et où l’on peine à mesurer les première conséquences du énième scandale agro-industriel, son film nous met le nez dans la bouse d’une réalité alternative : celle des petits paysans. Ceux qui n’ont pas encore succombé, rongés par l’ingratitude de leur métier et les marges arrières de la grande distribution, ni été aspirés par leurs voisins, gros propriétaires fonciers ou de fermes automatisées — on en voit ici. Sans foin ni loi Pierre est un petit paysan à la tête d’un domaine raisonnable — c’est-à-dire qu’il la gère tout seul, mais en lui consacrant tout son temps. Lorsqu'il détecte dans son troupeau des animaux malades d’une mystérieuse fièvre hémorragique, il redoute le pire : l’abattage de la totalité de ses bêtes. La dissimulation lui offre une illusion de répit, mais les conséquences ne font qu’aggraver le problème. Hubert Charuel signe un portrait “empathique” de ce pro

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Rosalie Blum

ECRANS | de Julien Rappeneau (Fr, 1h35) avec Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz, Anémone…

Vincent Raymond | Mardi 22 mars 2016

Rosalie Blum

On se réjouissait de voir portée à l’écran une BD parmi les plus originales de cette dernière décennie. Dommage que pour son premier film en tant que réalisateur, le scénariste Julien Rappeneau ait manqué le coche en signant cette adaptation de l’œuvre de Camille Jourdy. A-t-il été trop fidèle à l’original ? Pas assez rigoureux sur la direction d’acteurs ? Seul le décor urbain d’une province insipide (pardon pour la ville de tournage) semble ne pas souffrir de la transposition. Ce n’est pas le cas de certains personnages. Si Kyan Khojandi offre une neutralité bienveillante au sien, Noémie Lvovsky, dans le rôle-titre, surjoue l’effacement chuchoté avec une affection calamiteuse. Révélée dans des emplois pétulants, à l’aise lorsqu’il s’agit de faire passer force ou menace, la réalisatrice-actrice se montre beaucoup moins convaincante dans les minauderies. On se console ici avec des comédiens égaux à eux-mêmes (au point qu’ils doivent être inquiétants dans la vie quotidienne), Anémone et Philippe Rebbot. VR

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À la librairie Expérience, le tiercé de la BD d'humour dans le désordre

CONNAITRE | Le premier, Fabrice Erre, est professeur d'histoire et de géographie. Quand il ne donne pas vie à des dictateurs saisissants d'idiotie (dans le cas de (...)

Benjamin Mialot | Mardi 13 octobre 2015

À la librairie Expérience, le tiercé de la BD d'humour dans le désordre

Le premier, Fabrice Erre, est professeur d'histoire et de géographie. Quand il ne donne pas vie à des dictateurs saisissants d'idiotie (dans le cas de Guide Sublime) ou d'humanité (dans celui de Madumo, sorte de Truman Show renversé sur l'évaluation du poids des souvenirs), il raconte avec un sens consommé de l'auto-dérision les aléas administratifs et intellectuels du soi-disant plus beau métier du monde (Une année au lycée). Le second, Fabcaro, est l'un des principaux complices du premier – notamment sur la farce spatiale Mars. En solitaire, il renouvelle par l'absurde et avec une causticité toute anthropologique l'art très codifié du strip, par exemple dans Amour, passion et CX Diesel, variation plouc sur la sitcom pour ménagère, ou Talk show, défilé de vaniteux finis à la pisse dont la lecture mettrait Mireille Dumas dans tous ses états. Quant au troisième, le Lyonnais B-Gnet, on ne le présente plus – signalons toutefois que sa dernière publication, le recueil d'historiettes fantastiques Bonsoir, est à l'instar de son Lu

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Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

ECRANS | Passant après le calamiteux épisode Langmann, Laurent Tirard redonne un peu de lustre à une franchise inégale en misant sur un scénario solide et un casting soigné. Mais la direction artistique (affreuse) et la mise en scène (bancale) prouvent que le blockbuster à la française se cherche encore un modèle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 11 octobre 2012

Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

Dans quel âge se trouve le blockbuster français ? Économiquement, sans parler d’âge d’or, on peut dire que l’affaire roule ; même une chose laborieuse comme Les Seigneurs remplit sans souci les salles. Artistiquement, en revanche, on est encore à l’âge de pierre. La franchise Astérix en est le meilleur exemple : après le navet ruineux de Thomas Langmann, c’est Laurent Tirard, fort du succès glané avec son Petit Nicolas, qui a récupéré la patate chaude. Avec un budget quasiment divisé par deux (61 millions quand même !), il n’avait guère le choix : finies les courses de char dispendieuses et les packages de stars ; retour aux fondamentaux. Tirard et son co-auteur Grégoire Vigneron prennent ainsi deux décisions payantes : remettre le couple Astérix et Obélix au centre du film (ainsi que les comédiens qui les incarnent, Baer et Depardieu, excellents), et soigner un casting pour lequel chaque personnage semble avoir ét

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Le Discours d'un roi

ECRANS | De Tom Hooper (Ang-Austr-ÉU, 1h58) avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter…

Christophe Chabert | Mercredi 26 janvier 2011

Le Discours d'un roi

La razzia effectuée par "Le Discours d’un Roi" sur les nominations aux Oscars n’a rien d’étonnant ; le film semble calibré pour séduire l’Académie, répondant au cahier des charges du cinéma historico-culturel. Il y a un sujet, véridique — l’accession au trône du Roi Georges VI, contrainte et forcée, et ses déboires oratoires liés à un bégayement intempestif ; des numéros d’acteurs au cabotinage gênant — on a vu Colin Firth meilleur qu’ici, même s’il en fait moins que Bonham Carter en précieuse ridicule. Et il y a une forme, emphatique et arty, un surfilmage constant fait de décadrages voyants et de courtes focales sur des décors sans profondeur, qui donne parfois l’impression de regarder autant les tapisseries que les acteurs. Le film hurle si fort sa subtilité qu’il en devient lourd, notamment dans des dialogues qui ne ratent jamais l’occasion de récapituler avec des grandes sentences théâtrales le propos et les états d’âme des personnages. Les séquences de rééducation sont censées fournir un contrepoint comique à cette grandiloquence ; mais voir le futur Roi éructé tel un malade de la Tourette des «fuck» et des «shit» est amusant une fois, pas dix. On regrette amèrement la dis

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Les Fous du roi

SCENES | Théâtre / En résidence aux Célestins, la compagnie des Lumas profite de ce moment dans le plus duveteux des théâtres lyonnais pour fouiner au fin fond de nos (...)

Nadja Pobel | Jeudi 12 mars 2009

Les Fous du roi

Théâtre / En résidence aux Célestins, la compagnie des Lumas profite de ce moment dans le plus duveteux des théâtres lyonnais pour fouiner au fin fond de nos contradictions. Le temps est à la séduction tous azimuts ? Voilà qu'Angélique Clairand nous sert un coaching amoureux énergique (le mois dernier, La Bête a deux dos)… La pantomime du pouvoir bat son plein ? Voici Rirologie, un spectacle court et dense qui explore toutes les voies pour accéder au trône. De batailles électorales pinaillées à une voie près (ah ! la monarchie participative…) en putsch sans idéologie autre que d'écraser l'autre, Éric Massé met en scène (et en jeu) le texte écrit pour l'occasion de Laurent Petit. Le bouffon est mort, trois individus pleurnichent sa disparition avant de s'écharper pour prendre sa place, donnant libre court à d'ingénieuses inventions de costumes et de décors (une piste dorée mais... glissante). Comme à leur habitude, les Lumas incluent le public dans le jeu de manière intelligente et surtout justifiée par la démagogie des personnages et non par celle des artistes, au risque parfois que ce recours à la salle casse légèrement la fluide et rapide mécanique du spectacle. Nous sommes le pe

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