Teen Movies, tour des sorties de juin

Théma | Place aux jeunes ! Devant (parfois aussi derrière) la caméra, les grands ados métaphorisent à l’écran les métamorphoses dont ils sont les témoins privilégiés. Il y en a pour tous les goûts…

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Photo : © Margaux Opinel


Débutons par une débutante très exposée, Suzanne Lindon et ses Seize Printemps (sortie le 16 juin), vraie fausse auto-fiction autour d'une néo-effrontée du (très) beau Quartier Latin parisien, tombant en pâmoison face à un comédien de théâtre trentenaire… Disons que c'est conforme à ce que l'on peut en attendre, pour le pire et le meilleur : naïf et autocentré (c'est le sujet), le fait qu'il soit interprété par la réalisatrice interroge sur la distance qu'elle veut poser par rapport à son personnage. Y a-t-il du recul, de l'ironie par rapport à certains clichés propres à ce genre de films, au milieu qui est le sien et qu'elle décrit, à son recours un peu gratuit à la comédie musicale (en hommage à Decouflé ?), à sa personne ? Il faudra attendre son prochain film pour être fixé.

Freaky de Christopher Landon (sortie le 23 juin) offre de son côté une vision franchement plus décalée de l'irruption dans le monde des adultes, puisqu'elle reprend en mode comédie horrifique, production Blumhouse oblige, le désormais classique switch de Freaky Friday : l'échange de corps entre deux personnages — la permutation se faisant ici entre une ado et un tueur en série pervers au possible. Le film fonctionne sur deux tableaux puisque le gore symbolisant les pulsions ou tabous obsédant les lycéens se trouve dédramatisé par le registre multi-référentiel et parodique. Efficace et distrayant.

Soyons sérieux

Connu comme comédien, Samir Guesmi passe derrière la caméra (mais reste aussi devant) pour Ibrahim (sortie le 23 juin), conte contemporain initiatique comme il est convenu de dire, d'un ado aux mauvaises fréquentations tentant de se racheter aux yeux de son père illettré (et édenté) en compromettant un peu sa jeunesse et sa fraîcheur. Entre les lignes, on retrouve des thèmes sociaux et des axes (mélo) dramatiques hugoliens dans ce qui ressemble à un court-métrage distendu, où Philippe Rebbot étonne en micheton fortuné amateur de chair fraîche.

Signé Fanny Liatard & Jérémy Trouilh, Gagarine (photo, sortie le 23 juin) est quant à lui la version prolongée d'un court-métrage homonyme et éponyme de la cité où les films ont été tournés. On y suit l'odyssée intérieure de Youri, ado livré à lui-même dans une cité proche de la destruction qu'il va investir avec, notamment, l'aide d'une Rom de son âge. Entre vision réaliste et méditation parabolique, cette observation des villes satellites que sont les banlieues raconte soixante ans d'histoire de France avec une mélancolie poétique digne de Bowie. Un premier film orbital et prometteur.


Gagarine

De Fanny Liatard, Jérémy Trouilh (Fr, 1h35) avec Alséni Bathily, Lyna Khoudri, Jamil McCraven

De Fanny Liatard, Jérémy Trouilh (Fr, 1h35) avec Alséni Bathily, Lyna Khoudri, Jamil McCraven

salles et horaires du film


Youri, 16 ans, a grandi à Gagarine, immense cité de briques rouges d’Ivry-sur-Seine, où il rêve de devenir cosmonaute. Quand il apprend qu’elle est menacée de démolition, Youri décide de rentrer en résistance. Avec la complicité de Diana, Houssam et des habitants, il se donne pour mission de sauver la cité, devenue son " vaisseau spatial ".

Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le mercredi 23 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20
Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le jeudi 24 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20
Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le vendredi 25 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20
Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le samedi 26 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20
Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le dimanche 27 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20
Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le lundi 28 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20
Gagarine est à  l'affiche dans 1 salle le mardi 29 juin

Lumière Bellecour

12 rue de la Barre 69002 Lyon
14h10 (sf mer, jeu 14h, dim 13h50) - 16h10 (sf mer, jeu 16h, sf dim) - 18h10 (sf mer, jeu 18h, dim 17h35) + mer 20h40, jeu 20h40, ven 21h, sam 20h50, dim 19h10, 21h10, lun 20h20, mar 20h20

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Jazz à Vienne 2021, premiers noms

Festival | Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 décembre 2020

Jazz à Vienne 2021, premiers noms

Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à l'entraînement et projetons nous vers l'été prochain. C'est à cette date que Jazz à Vienne gonflé d'optimisme nous propose d'atterrir aux alentours du 23 juin en dévoilant, comme si de rien n'était (ou ne sera), les premiers noms de son édition 2021, sise du 23 juin, donc, au 10 juillet prochain. à commencer par l'ami Jamie Cullum qui se verra ce jour précédé sur scène par la batteuse et chef d'orchestre Anne Paceo. Deux jours plus tard, se tiendra une soirée délicieusement africanisante avec la légende Salif Keita, le prince (et Dorian Gray) du blu-funk Keziah Jones et la mezzo-soprano Julia Sarr qui viendra livrer un message de paix à l'occasion de Sénégal en Isère 2021. On continue les 28 juin et 05 juillet avec d'autres habitués de la scène allobroge parce que furieusement incontpurnables d'abord les trompettistes Ibrahim Maalouf et Erik Truffaz en un double plateau d'envergure, puis le contrebassist

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En formule trio

Jazz | Ce n'est pas si courant dans nos contrées : trois pointures du jazz se succèdent en quelques jours dans les salles lyonnaises, avec Ibrahim Maalouf, Louis Sclavis et Herbie Hancock.

Sébastien Broquet | Mardi 15 octobre 2019

En formule trio

Ibrahim Maalouf Du jazz à la Halle Tony Garnier ? Rare sensation, mais il faut bien avouer que le parcours d'Ibrahim Maalouf est peu commun. Le trompettiste depuis longtemps ferraille dans les chemins de traverse, puisant dans les musiques latines et la pop mainstream d'autres pistes pour nourrir ses inspirations, pour aller plus loin que la figure déjà respectée qu'il aurait pu incarner, celle d'un descendant de Miles, de Jon Hassell et d'Erik Truffaz. Le Libanais, modèle d'ouverture et de subtilité, que l'on a pu voir au petit matin dans un studio de télévision après onze heures d'avion improviser avec Sami Pageaux-Waro une mélopée tirant des larmes à la maquilleuse en plateau, est capable d'initier des moments d'émotion intenses dans quasi toutes les configurations, et l'on ne doute pas que le gigantisme de cette salle ne soit même pas un obstacle pour celui qui fût récompensé en 2017 d'un César pour sa musique du film Dans les forêts de Sibérie. Depuis son premier album en 2007, le neveu d'

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Eau-delà : "Atlantique", premier film pour Mati Diop

Drame | Dakar, de nos jours. Lassés de travailler sans être payés, les ouvriers d’un chantier décident de quitter le pays dans une embarcation de fortune qui chavire en mer. Mais leurs esprits reviennent posséder les vivants et réclamer justice pour les vies qui leur ont été volées…

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Eau-delà :

La vie actuelle est-elle à ce point si désespérante qu’il faille se résigner à recourir à des extensions post mortem pour pouvoir la vivre pleinement ? C’est un peu le sentiment que l’on éprouve face à la déferlante de films de zombies, revenants et autres fantômes dont nos écrans sont les réceptacles depuis quelques semaines. Ces non-morts à qui la paix du repos a été refusée viennent hanter les vivants comme des incarnations — souvent désincarnées — de leur mauvaise conscience, dans un mouvement de balancier moral très judéo-chrétien. Amalgamant une situation sociale et géopolitique (le drame des réfugiés économiques) à une structure fantastique, Atlantique est représentatif de cette tendance. Et s’il parle d’une histoire d’amour interrompue entre Ada et Suleiman avant que d’avoir été consommée, il y est surtout question de possessions : celle du promoteur voyou qui ne paie pas ses employés ou du riche mari d’Ada, celle de ces corps hantés la nuit par les esprits des défunts ; celle d’Ada, enfin, revendiquée par deux amants. Tous les éléments sont présents pour faire symbole, mais il manque à ce conte un

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Dans la boîte de jazz

Jazz | Entre incontournables têtes d'affiche et indécrottables têtes chercheuses, entre péniches, sous-sol et salles extra-larges, voici quelques-uns des grands moments de jazz à piocher cette saison dans la boîte de Pandore jazz.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 septembre 2019

Dans la boîte de jazz

Le jazz, c'est pas très compliqué, c'est une affaire de grands noms et de défrichage, de types qui ont joué avec les plus grands (ou qui le sont eux-mêmes) et de laborantins flirtant avec les limites de leur genre. De grands noms, le Grand Lyon n'en manquera pas cette saison qui accueillera deux éternels revenants : Herbie Hancock (2 novembre) et Bobby McFerrin (18 novembre) tous deux à l'Auditorium (avec Jazz à Vienne), et dans des styles très différents Ibrahim Maalouf (27 octobre à la Halle Tony Garnier) et Michel Jonasz (23 novembre à l'Amphi 3000). Plus pointu : Sclavis se présentera en quartet au Périscope pour Characters on a wall, autour du travail du plasticien Ernest Pignon-Ernest (18 octobre) et en trio douze jours plus tard à l'Opéra Underground avec un projet pour cordes et clarinette baptisé Asian Fields Variations (26 octobre). Ce sont d'ailleurs bien dans ces lieux que se joue le jeu du défrichage et de l'expérimentation. Au Périscope qui fêter

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Leçons de son : "Buena Vista Social Club : Adios" de Lucy Walker

Documentaire | de Lucy Walker (É-U-Cu, 1h50) documentaire avec Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo, Manuel Mirabal…

Vincent Raymond | Mercredi 5 juillet 2017

Leçons de son :

Vingt ans ou presque après le documentaire de Wenders, y avait-il encore des choses à apprendre sur le groupe d’octo-et-nonagénaires cubains ? Étonnamment, oui. Réalisé à l’occasion de la tournée d’adieux du Buena Vista Social Club, ce film est davantage qu’une séquelle du précédent opus : il creuse aussi ses racines grâce à un luxe d’archives inédites. Si Lucy Walker opte pour une structure plus classique et une réalisation moins “virtuose” que son prédécesseur allemand, elle compense par un supplément de valeur informative et d’émotion : les maîtres du son dont elle établit le parcours médiatique (Ibrahim Ferrer, Compay Secundo, Rubén González…) avant leur entrée dans l’illustre orquesta sont désormais tous mort, exception faite de la vaillante Omara Portuondo. La cinéaste exhume par ailleurs des images (parfois tendues) de la conception de l’album de 1996, rendant au producteur Nick Gold des lauriers souvent indument tress

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"Wallay" de Berni Goldblat

ECRANS | de Berni Goldblat (Fr-Burk-Qat, 1h24) avec Makan Nathan Diarra, Ibrahim Koma, Hamadoun Kassogué…

Vincent Raymond | Mardi 27 juin 2017

Petite délinquance, chapardage des économies familiales… Ady a trop tiré sur la corde. Son père l’envoie donc en “vacances” chez son oncle au Burkina Faso. Sur place, l’ado apprend que son billet de retour en banlieue dépend de ses efforts. Un lent apprivoisement mutuel débute… Venu du documentaire, Berni Goldblat dessine dans ce film d’apprentissage une trajectoire géographique allant à rebours de la majorité des productions contemporaines traitant de l’axe Europe-Afrique : la question de l’immigration est ici présente en arrière-plan. Son jeune héros Ady doit certes obtenir un visa, mais c’est pour l’âge adulte ; non pour un supposé el dorado. Le réalisateur en profite également pour casser le cliché d’un bled rétrograde et miséreux, vivant hors la modernité : l’emprise consumériste y est réelle, mais pas aussi forte qu’au nord de la Méditerranée. Du (bon) grain à moudre pour de jeunes spectateurs s’interrogeant sur leur identité ou leur sujétion aux marques ! U

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15 concerts où emmener votre amant/e, votre petit cousin ou même votre maman

Sélection | Sortez vos agendas, montez le volume : voici 15 concerts où choper des acouphènes, siroter des mousses et accessoirement, parfaire votre culture musicale ; de la sono mondiale au hip-hop américain, en passant par l'underground finlandais, point de répit pour les esgourdes.

Gabriel Cnudde | Mardi 20 septembre 2016

15 concerts où emmener votre amant/e, votre petit cousin ou même votre maman

HD Been Dope À peine 20 ans, une dégaine d'adolescent et il est pourtant l'un des poids lourds de la scène hip-hop new-yorkaise. Lui, c'est HD Been Dope, adulé par la critique et par ses confrères depuis sa première mixtape, sortie à 16 ans seulement. Avec son flow calé sur des instrumentaux très 90's, le jeune MC veut aller chercher ce qui se faisait de meilleur pendant l'âge d'or du rap de la Big Apple. Pour le moderniser, le modeler à sa sauce et en faire de l'unique. Au Périscope le jeudi 22 septembre Ibrahima Cissokho Cet inépuisable Sénégalais chante en anglais, en wolof et en mandingue, comme pour transcender les frontières du monde. Influencé par les musiques traditionnelles sénégalaises aussi bien que par toutes les musiques qui ont un jour croisé sa route (jazz, salsa, rock), Ibrahima Cissokho livre à ses auditeurs une musique que l'on pourrait bien qualifier "d'autour du monde" tant ses prestations sont des invitations à l'ouverture. Au Périscope le jeudi

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Jazz : ils re-Vienne

Jazz à Vienne | Quel est le comble pour un festival de jazz ? De faire du classique. Ce pourrait être une blague récurrente du côté du Théâtre antique de la cité allobroge, mais c'est aussi la formule qui fait de Jazz à Vienne un incontournable de l'été. Où, en sus, il reste toujours quelque chose à découvrir.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Jazz : ils re-Vienne

Toi aussi joue chaque année avec Jazz à Vienne au bingo des noms — c'est un peu comme compter les ponts ou les Peugeot rouge sur l'autoroute avec papa et maman lors des départs en vacances. Qui est venu ? Qui revient ? Quand l'a-t-on vu pour la dernière fois ? Qui opère son baptême du feu ? Et toi, dis, quand reviendras-tu ? Reste qu'un festival qui parvient à ce point à fidéliser ses invités ne peut être qu'un événement où l'on a envie de revenir, y compris en tant que spectateur. Il y a ce travail de défrichage de l'ombre avec les scènes dites annexes, depuis tant d'années, qui laisse aux jeunes pousses le temps de fleurir et de revenir en tête d'affiche (on pourrait appeler cela la jurisprudence Cecile McLorin Salvant / Chromb / Gregory Porter). Il faudra donc compter cette année, outre les précités, sur les présences de Diana Krall, l'immense guitariste John McLaughlin, l'incontournable Erik Truffaz, la désormais pop star internationale Ibrahim Maalouf, invité dans les plus grands raouts planétaires (cf. Cannes),

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Cinq bonnes raisons d’aller à Jazz à Vienne

MUSIQUES | Les festivals s'effeuillent en cette fin d'hiver : au tour de Jazz à Vienne de présenter son programme, relevé et concentré sur les valeurs sûres. Voici notre top 5 (et la programmation complète en bas d'article).

Sébastien Broquet | Mardi 29 mars 2016

Cinq bonnes raisons d’aller à Jazz à Vienne

Chic feat. Nile Rodgers Le retour en force du génial Nile Rodgers initié par sa collaboration avec Daft Punk et Pharrell Williams sur Get Lucky entraîne évidemment le come-back de Chic (ou ce qu'il en reste, c'est à dire Nile) sur les grandes scènes de festivals. Revue de tubes en approche : des pépites disco composées avec son acolyte Bernard Edwards (disparu en 1996) à celles concoctées pour d’autres (Sister Sledge, Diana Ross remise en selle par Upside Down, le Let’s Dance de Bowie…), le théâtre va onduler du bodjo, sévèrement. Plaisir pur. Au Théâtre Antique le samedi 2 juillet Ibrahim Maalouf Le génial trompettiste d’origine libanaise s’est imposé durablement sur la scène jazz et au delà, depuis son premier album Diasporas en 2007. Réussissant à se frayer un chemin original et à défricher des pistes inexplorées, si ce n’est parfois par Jon Hassell, Ibrahim Maalouf mêle sonorités orientales et jazz, parfois saupoudrées d’une fine influence hip hop ou électronique.

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Je vous souhaite d'être follement aimée

ECRANS | De Ounie Lecomte (Fr, 1h40) Avec Céline Sallette, Anne Benoit, Elyes Aguis…

Vincent Raymond | Mardi 5 janvier 2016

Je vous souhaite d'être follement aimée

Ounie Lecomte n’en a pas fini avec la thématique de l’adoption. Un sujet intime qu’elle avait déjà abordé frontalement — sans laisser d’impérissable souvenir, d’ailleurs — dans Une vie toute neuve (2008), inspiré de son propre parcours. Plus abouti, ce nouveau film a pour figure centrale une kiné née sous X décidée à retrouver sa mère biologique pour calmer ses tourments existentiels ; il dresse cependant le portrait de trois, voire quatre générations chamboulées dans leur identité. Malgré des atouts de poids, allant de la musique d’Ibrahim Maalouf à la distribution "auteur" de prestige (une lignée Françoise Lebrun/Anne Benoît/Céline Sallette, tout de même…), malgré un questionnement légitime sur le droit de connaître ses origines, et une approche tactile des relations entre les personnages, Je vous souhaite d'être follement aimée se distend peu à peu, s’égare et se dissout dans ses propres interrogations, pendant que le spectateur anticipe sur des rebondissements cousus de fil blanc. Dommage.

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

ACTUS | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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Bons voyages

CONNAITRE | Villeurbanne n'a pas le monopole des festivals citoyens – autrement dit gratuits et participatifs. Ainsi de Vénissieux, qui chaque été depuis quinze ans (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 3 juillet 2013

Bons voyages

Villeurbanne n'a pas le monopole des festivals citoyens – autrement dit gratuits et participatifs. Ainsi de Vénissieux, qui chaque été depuis quinze ans organise Fêtes Escales, une manifestation articulée autour de «temps forts» bon enfant (pique-nique, feu d'artifices, bal...) et, surtout, de concerts en plein air pensés comme des cartes postales.   Cette année, à l'approche de la commémoration de la prise de la Bastille, le parc Dupic se parera ainsi successivement des couleurs d'Israël (là où le folk-rock de la pétulante Riff Cohen puise sa chaleur), de la Jamaïque (grâce au vétéran du reggae Winston McAnuff, accompagné pour l'occasion par l'accordéoniste néo-musette Fixi), de l'Amérique dite des grands espaces (où s'aventure Sanseverino avec un disque de bluegrass francophone aussi gouailleur et vigoureux que ses albums manouches) ou encore du Sénégal (pays d'origine du prodige de la

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"Je n'aimais pas la trompette"

MUSIQUES | Entretien avec Ibrahim Maalouf, trompettiste de jazz franco-libanais. À mi-chemin entre le jazz et la musique orientale, ses deux premiers albums ont été acclamés par la critique. Sur scène, c'est accompagné de son quintet, qu'il propose de redécouvrir sa musique, dans une version plus rock. Au festival Jazz à Vienne le 2 juillet. Propos recueillis par Laurence Magnaudet

Dorotée Aznar | Jeudi 1 juillet 2010

Petit Bulletin : Vous êtes issu d'une famille de musiciens. La musique a été une évidence pour vous ?Ibrahim Maalouf : Oui et non. Mon père m'a appris la trompette très tôt, mais j'avais envie de faire autre chose. Je voulais devenir architecte. Et puis, j'ai intégré le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, et j'ai commencé à participer aux concours internationaux. Je me disais que je devais aller le plus loin possible dans ce que je pouvais faire dans le registre classique. Je l'ai fait. Et puis j'ai voulu arrêter. Arrêter la musique ? Pourquoi ?D'abord je n'aimais pas la trompette. J'en ai fait parce que c'était l'instrument de mon père et que j'avais des facilités. Mais je trouvais le son trop dur. Si aujourd'hui je devais refaire d'un instrument, ce serait quelque chose de plus doux, comme le piano ou la guitare. La trompette, ça peut être doux, mais à l'époque, je ne le savais pas. Et finalement, vous avez décidé de continuer, mais dans un autre registre.Oui. J'ai rencontré Maurice André, qui m'a dit de trouver mon propre son. J'ai repris la trompette, mais en travaillant pour moi. Je me suis mis à composer de petites

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